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Evaluations de Sorel
Les dernières histoires selon ses appréciations

Tri par note Dernières notations

Sorel Sorel
Moyenne des notations = 17.474. Ecart Type = 0.881.
Elle est basée sur 19 notes. Au total 26 appréciations.


Date
Titre, auteur(e), série Nb car Not Commentaires Moy
23623
(09/05/26)
co
La fumée dans l'air suivi de Les lendemains de fête
11930 Utiliser la langue pour marquer cette distance qui est instaurée aussi systématiquement dans la relation avec les hommes — et qui est source d’une forme d’érotisme déjà amplement codifiée : encore faut-il que la langue soit parfaitement exécutée. Ici, ce n’est pas le cas. Elle trébuche sur quelques subtilités, comme si des talons hauts n’étaient pas maîtrisés sur tous les sols. Mais au fond, un gravillon devient peut-être ce qui rend à son humanité même la plus distante des femmes.

Attention, me rétorquerais-je à moi-même, dans un admirable pléonasme : qui n’a jamais péché lui jette la première pierre…
++++
23619
(06/05/26)
fh
Nus dans le bleu
11077 J'aime beaucoup la qualité du style, cette art de l'écriture subtile, qui sait faire passer plus qu'elle ne dit. Voilà pourquoi, parfois, je me mets à espérer plus de pronfondeur. Plus de densité des personnages, plus d'épaisseur dans les histoires (Marrant comme, dans tes textes, les femmes sont toujours plus à l'aise, plus reliées à leur désir, simplement, que les hommes, toujours plus hésitants, plus friables, quelque part !).

PS : un peu au sud de Paulilles, je connais une crique où on croise sans soucis des gens nus et des amants. Et je remarque que l'air, comme les couleurs, les parfums, la mer, bref, la vie, a l'insouciance de tes textes).
++++
Atmosphère
23607
(24/04/26)
bl
La lettre
Empire des sens (2)
30311 J'aime que, dasn ce texte, le sexe soit au service de l'histoire et des personnages, et non l'histoire au service du sexe. D'ailleurs, c'est pour ça que j'aurais aimé que le sexe ne soit pas décrit que très mécaniquement, mais aussi comme un ressenti, une altération de soi, un ressort d'affects. J'aime beaucoup que se dégagent à travers vos textes des thèmes très "littéraires", comme la mort, la disparition, l'effacement. Ca donne une profondeur bienvenue, qui participe à replacer le sexe ou l'érotisme comme un moteur de l'existence, non un but. ++++
23503
(14/02/26)
ne
Les envahisseurs
14896 Ce texte trébuche sur deux points forts regrettables. De un, les chats en général ne sont jamais incapables de s'assumer. S'ils *semblent* l'être, c'est par ruse. De deux, vouloir nous faire croire que les étudiants en Bretagne ne font pas la fête... sérieusement ? ++++
23381
(24/11/25)
co
Le souffle d’Éros
Les petits secrets que l'Histoire vous a cachés (0)
21599 Excellent - 18 Si toute thèse philosophique est sujette à débat (et si ce débat est souvent plus fécond et jouissif que la thèse elle-même), celles présentée ici est magnifiquement amenée et écrite ! l'érotisme comme mystique de l'amour, qui est lui-même mystique... (au sens : surgissement d'un excès qu'on ne peut décrire ! ) Au fond, n'épuisant pas l'érotisme dans une quelconque finitude, pour qu'il puisse lui-même être constamment recherché. C'est une très belle sagesse érotique ! ++++
Jeu d'écriture
23341
(17/10/25)
ne
Empreintes fugaces
9655 Excellent - 18 Ecrire pour faire naitre des vies qu'on n'aura jamais. Ecrire pour exorciser, pour rompre les frontières, pour arracher un rêve au temps qui désespère.

J'adore ce genre de texte. On pourrait y passer une vie à le ciseler, à déplacer un mot, un seul, encore et encore, pour tout changer, pour s'offrir le droit de n'être jamais satisfait.
++++
23261
(30/08/25)
ne
Notifications, ou La Centrale des Songes
11541 Ce qui se passe dans le CE a tendance, je dois dire, à me laisser froid - j’ai passé ma vie à fuir les microcosmes. Mais au détour d’une phrase, ce texte m’a emmené bien à delà de ce que je croyais. Au delà de l’absurde, dans un pays où fleurissent les trésors de langue.

« Pattie : Nous allons parler en adultes jusqu’à la fin de l’acte. C’est déjà pas mal. ». J’ai trouvé ça magistral. Et tant d’autres.

Comme si tous ces personnages étaient en suspension dans leur prompte tragédie. Ça doit être l’effet de Collioure. L’odeur de miel et d’anchois.
++++
23252
(21/08/25)
co
Le serment des cendres
Légendes Vikings (2)
37415 Excellent - 18 C'est tellement bon, tellement... captivant ! La suite de mon commentaire... en mail. Plus simple ! ++++
23246
(14/08/25)
co
17 rue des Myosotis
39586 Excellent - 18 C’est vif, acide, délicieusement subversif. Et élégant. Une sorte de Desperate Housewives - version parisienne franchouillarde - qui rencontrerait Eyes Wide Shut. ++++
23121
(04/06/25)
dn
Paméla, mon amour de CP
Renaissance, retrouvailles avec Paméla (1)
22933 Excellent - 18 Un véritable petit miracle de vie, de vie telle qu'elle est, avec ses hésitations, ses doutes, ses envies. Loin de la séduction facile et des amours évidentes que l'érotisme offre souvent, ici on se prend à vivre avec vos héros leur réalité, leur délicatesse, leur sensibilité. leur lenteur, aussi, qui n'est pas un effacement de soi mais au contraire, l'art de vivre, de ne rien gâcher, de ne rien précipiter. Oui parfois certaines phrases mériteraient de faire paragraphe, ou d'être développées, mais en même temps, ce style accompagne parfaitement je trouve cette lente marche vers un amour vrai. Le style ne vient pas noyer sous des effets la naissance sensible d'un sentiment qui ne demande qu'à s'envoler.

Tellement de beauté dans ce couple, au fond.
++++
23103
(29/05/25)
fh
J’ai toujours un film en tête pour elle
26553 Excellent - 18 Un texte magnifique, très bien écrit, qui rend si bien l'espace infime de silence dans lequel le plus beau des désirs fleurit. Il fallait des personnages en marge pour le faire ressortir, de ceux qui n'écoutent pas les injonctions. Elle est belle comme un mystère, il est immense de son amour pour les films. ++++
23076
(20/05/25)
ne
Mélodie du crépuscule
Une chanson, une histoire (0)
7783 Quand Gainsbourg sort son album, c'est une oeuvre concept qui emprunte au rock anglais et à Nabokov. Plus qu'une provoc, un scandale, immoral. J'aime la façon dont ton texte se réapproprie cette oeuvre pour en dessiner un autre aspect, pour en explorer un territoire de non-dit. Pour délaisser l'immoralité des amours d'un homme mûr avec une lolita de 14 ans, au profit de l'immense silence qui entoure le geste de celui qui, ici, écrit. Ça redonne une fragilité à l'oeuvre de Gainsbourg que l'atmosphère mélancolique du disque raconte mais que le texte scandaleux tait. Et alors s'ouvre un abime... derrière la provoc, que faut-il lire ? Que faut-il comprendre ? Merci de ce texte. ++++
Jeu d'écriture
23066
(16/05/25)
ne
El paso del Ebro
Une chanson, une histoire (0)
6975 S'il est une langue où le chant est une lutte, un poing levé pour la liberté, c'est bien l'espagnol. De là où je vis, je vois ces cols où les vaincus de l'Ebre sont passés, horde de sans visages qui surent ne jamais renoncer à leur idéaux. Dans le silence des montagnes, on entend encore Hijos del Pueblo, El Paso del Ebro ou A las Barricadas fredonnées par le vent. ++++
Jeu d'écriture
23020
(28/04/25)
co
Le plus dur est derrière toi
49686 Très bon - 16 Me souviens d'un flasher justement, un bon en plus, qui s'appelle X. Un délire autour du tournage d'un porno dans les années 70. Je retrouve ce même côté déjanté, décalé, drôle, follement absurde dans ton texte. Le genre de texte qu'on aime aimer en cachette, une gourmandise qu'on n'avoue pas mais qui régale. Et puis vient la fin, qui nous questionne justement sur notre propre regard, sur nos propres plaisirs coupables - une réminiscence du premier épisode de black mirror.

On se croit dans de la très bonne littérature de genre, et on se retrouve un peu au delà - au fond, c'est tellement bon de se faire bousculer.
++++
23010
(16/04/25)
co
Les Petits Pieds de Vénus
29401 Excellent - 18 Il y a, dans vos textes, un art des mots qui disent nos travers, nos renoncements, les absurdités de notre société avec un humour tendre ou gentiment féroce mais qui ne renonce jamais à la douce sensualité d'un abandon, au goût sucré de l'instant. Comme une crème glacée, un jour de soleil trop fort, dans les parfums de la Méditerranée. La légèreté des textes nous soulage, nous transporte et nous manipule gentiment - car au fond, elle est une tromperie qui sourit avec nous, pour mieux nous emmener là où elle a envie - au pays du plaisir sans brutalité, sans entrave, un plaisir de mille abandons et ressentis. ++++
23004
(11/04/25)
ne
Eulogie
7599 Très bon - 16 magnifique plaisir coupable que ce texte. Devrait-on célébrer la mort de quelqu'un ? Bien sûr que non. Et pourtant... magie de l'écriture... on s'en vient, avec elle, à ressentir une forme de joie à la terrible cruauté des mots quelle prononce... ++++
23002
(07/04/25)
fh
Une Empreinte dans le Sable
19020 Excellent - 18 Les catalans de chez moi sont plus poilus et moins sensibles. llàstima.
Une rencontre facile, évidente (ah ! si seulement !) mais pleine d'une esthétique très parlante et joliment écrite
++++
22970
(13/03/25)
ne
L'étude
Les clichés ont la vie dure (0)
13373 Excellent - 18 Et bien voilà. Mo aussi, assailli par un torrent de pensées inavouables, j'ai oublié de mettre une note. ++++
22956
(04/03/25)
fh
À l’aube, tombent les masques...
26548 Excellent - 18 Le sortilège du carnaval, la ronde des sens et des mystères est si bien rendu dans ce texte. Une si belle écriture, une telle ivresse dans les mots, juste ce qu'il faut. ++++
22944
(26/02/25)
hh
Les garçons de Minos
1426 Très bon - 16 La beauté de ces corps - qu'on devine et qu'on recréé. Et c'est tout un imaginaire qui renait et enivre. Un dernier plaisir avant de mourir - un plaisir joliment rimé. ++++