| n° 23480 | Fiche technique | 50180 caractères | 50180 8849 Temps de lecture estimé : 36 mn |
03/02/26 |
| Présentation: Cette histoire historique est une suite possible aux textes « Sans Dot (23429, 23455 et 23462) ». Attention, la mentalité sous le règne de Louis-Philippe n’était pas la nôtre. Cette fois-ci, il a plusieurs narrateurs. | ||||
Résumé: Tandis que je me dirige chez moi, je transite sur les terres de Belgency, mon voisin. Je trottine à deux pas de son petit château. Je décide de faire une petite pause, afin d’informer Eugénie et les siens que je suis de retour après plusieurs semaines d’absence. | ||||
Critères: #marivaudage #historique #initiatique fh | ||||
| Auteur : Patrik (Carpe diem diemque) Envoi mini-message | ||||
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Cette histoire historique est une suite possible aux textes « Sans Dot (23 429, 23 455 et 23 462) ». Attention, la mentalité sous le règne de Louis-Philippe n’était pas la nôtre. Cette fois-ci, il a plusieurs narrateurs. Bonne lecture :)
Rocque de Laderclos est l’actuel époux d’Æmilia de Laderclos, née de Solinon. Il pourvoit petit à petit à sa « ré-éducation ».
Son cousin, Louis-Joseph, ne bénéficie pas d’une aussi bonne réputation, faisant souvent fi des conventions établies. En revanche, tel un chat, il a l’art de retomber sur ses pattes. Récemment, il a sauvé des flammes Eugénie de Belgency qui jure plus que par lui.
Le nom du narrateur ou de la narratrice est indiqué dans le titre du chapitre.
Tandis que je me dirige chez moi, je transite sur les terres de Belgency, mon voisin. Je trottine à deux pas de son petit château. Je décide de faire une petite pause, afin d’informer Eugénie et les siens que je suis de retour après plusieurs semaines d’absence.
Je m’engage sur la grande allée qui mène au château. Je vois distinctement mon voisin sortir de chez lui, descendre les marches et venir à moi. Quand je suis assez près, il me demande à brûle-pourpoint :
Le père fait la grimace. Intrigué, je mets pied à terre :
Je suis étonné :
Il se tortille sur place :
Le père semble embêté :
Il se lamente :
Il regarde ailleurs :
Je reconnais moi-même que, sur le moment, dans le feu de l’action, je n’avais pas songé à cette histoire de couverture. J’ai préféré foncer dans le brasier. Il bredouille :
Le père ne répond rien. Sa femme, qui l’a rejoint depuis quelques instants, reste muette. J’en profite pour changer de conversation :
C’est la mère qui prend la parole :
Regardant ailleurs, elle fait la grimace :
Le père intervient :
Soudain, je me fige :
Je me dirige à présent vers ma demeure. Eh bien, il y a eu du mouvement chez mes voisins ! Néanmoins, je me demande où est passée Eugénie, elle ne connaît pour ainsi dire rien à la vraie vie et à ses mille tourments.
Je suis en train de me balader avec Æmilia dans le petit bois qui jouxte notre demeure. Elle se met à parler de Louis-Joseph :
Je lève fugacement les yeux vers le ciel :
Je rapporte ses paroles :
Je ne mens pas en répondant :
Elle rosit un peu, tout en s’accrochant un peu plus à mon bras :
Elle me demande :
Ma femme me regarde d’une étrange façon :
Elle se met à rougir. Amusé par sa réaction, j’enchaîne :
Ma réponse est toute faite :
Je lui adresse un sourire un peu insolent :
Je ne réponds pas à sa question, je bifurque :
Peu après, je me régale avec cette poitrine dont je bénéficie quotidiennement, de jour comme de nuit, sans oublier au petit matin. Comme les bonnes choses sont décidément trop bonnes, je décide de profiter encore un peu plus : ma verge s’encastre entre ces deux doux monts blancs, un plaisir de connaisseur dont je ne me prive pas !
Hélas pour moi, je ne suis qu’un homme, rien qu’un homme. Bien vite, trop vite, j’inonde cette poitrine trop appétissante, la tapissant de ma crème épaisse et luisante. Mais comme je n’en ai jamais assez, c’est dans sa bouche si accueillante que je finis mes vilenies.
En attendant de venir ensuite lui offrir une suave réciproque du bout de ma langue entre ses cuisses si fraîches…
Comme j’avais télégraphié ma prochaine venue, mes gens n’ont pas été pris par surprise par mon retour un peu plus tôt que prévu. Ce piquet, avec des bras articulés, perché sur un de mes toits, n’est pas très esthétique, mais il est pratique. Hélas, il faut entretenir au moins deux opérateurs qui se relayent pour scruter l’horizon quand le ciel est assez dégagé. Mais ça me permet de faire des affaires au lointain sans partir de chez moi, et avoir des nouvelles fraîches avant tout le monde. Et souvent, celui qui sait en premier est fortement avantagé.
Pour ma part, j’ai convenu avec mes contacts de diverses plages horaires particulières pour les communications, ça simplifie les choses, aussi bien pour eux que pour moi. Surtout mes opérateurs qui sont, de ce fait, beaucoup plus attentifs.
Tout souriant, mon majordome vient à ma rencontre :
Je descends de ma monture. Valentin sourit à nouveau :
Un serviteur prend la bride de mon cheval, tandis que je commence à monter une à une les marches du grand escalier extérieur. Présent à mes côtés lors de ma montée, Valentin affiche un petit sourire différent :
Surpris par cette réponse, je m’arrête à mi-chemin. Me tournant vers mon voisin, je fronce des sourcils :
Avant qu’il ouvre la bouche pour me répondre, j’enchaîne aussitôt en haussant maintenant des sourcils :
Fébrile, je recommence à gravir l’escalier en pierre, en hochant la tête :
Nous arrivons face à la double porte d’entrée, mon majordome se penche sur moi :
Je pose mon pied dans l’entrée :
Je me précipite dans ma chambre où m’attend déjà un baquet partiellement rempli d’eau froide. Peu après, deux serviteurs apportent un grand chaudron dont ils déversent le contenu bouillant dans mon bain. L’instant d’après, je goûte les joies apaisantes et relaxantes d’un bain.
Ce soir, je joue à faire (un peu) peur à ma femme, en effleurant de très loin les écrits de ce Marquis qu’elle a pu lire, alors que je le lui avais déconseillé. En effet, je viens d’attacher Æmilia, couchée nue sur le ventre, aux quatre montants du lit.
Je commence par des caresses de la nuque aux mollets, je sais qu’elle aime, puis je la mordille délicatement ci et là, surtout du côté de ses fesses bien rebondies. Elle soupire d’aise, ça va faire un certain temps qu’elle ne se refrène plus dans ses élans sonores.
Je me couche le long de son corps offert, murmurant à son oreille :
Elle frissonne légèrement. Puis elle répond d’un air mutin :
L’instant d’après, je la bâillonne avec un foulard. Puis je me repenche à son oreille :
Ma chère épouse frissonne à nouveau. Soudain, sa main droite tapote sur les draps.
Elle tape à nouveau de la main.
Æmilia tape un seul coup. Je continue :
J’entends alors deux coups.
Je caresse ses belles fesses :
J’entends alors trois coups hésitants. Elle tourne la tête pour essayer de regarder mon visage, mais trop tard, je suis derrière sa nuque. Je donne une petite fessée sur ce beau popotin que je connais si bien :
Je fais vibrer ce beau popotin avec les diverses claques que j’applique à ces deux masses offertes à ma concupiscence. Le jeu est de faire rougir ces deux monts blancs, pas de jouer au bourreau de l’Inquisition. Entre deux tapes, je caresse pour apaiser. Le but est de faire découvrir à Æmilia d’autres contrées, sans toutefois verser dans l’excès. Ce n’est pas parce qu’on sait marcher une lieue entre deux villages qu’il faut se mettre dans l’idée de partir à pied jusqu’à Jérusalem !
Et moi-même, je ne suis pas un grand expert, même si j’ai déjà un peu joué, il y a quelques années, dans diverses circonstances. Mais Æmilia ignore que je suis finalement un néophyte avancé. De toute façon, le but final reste le plaisir, pas d’imiter ce qui a pu se passer dans les profondeurs de certains donjons ou prisons.
Après une longue caresse sur des fesses déjà échaudées, accompagnée de quelques baisers appuyés, je me penche à l’oreille de ma femme toujours entravée :
Sa main indique un seul coup. Très bien, passons donc à la suite avec cette cravache fort souple. Essayons de garder le poignet souple, sans se laisser aller. Une fois de plus, le but est d’exacerber, l’extrémité étant perpendiculaire pour mieux frotter et picoter l’épiderme.
Plus tard, impitoyable, je me vautre sur et entre les fesses écarlates de ma prisonnière, bien décidé à lui faire sentir qu’elle est complètement à moi, qu’elle est mienne, tandis que j’inonde des entrailles pour apaiser nos deux feux intérieurs…
Oui, c’est terriblement bon ! En témoignent nos cris de jouissance qui se mélangent.
D’autres nuits, d’abord timidement, puis de façon plus affirmée, Æmilia me demande de recommencer.
Ah qu’il est bon de se prélasser dans un bon bain chaud, surtout après avoir passé du temps sur les routes ! Certains médecins, qui ont eu leur diplôme je ne sais où, prétendent que l’eau, c’est mauvais pour la santé. Je préfère que ça soit mauvais pour ma santé, plutôt que de sentir comme une étable pas nettoyée depuis des mois et d’avoir diverses petites bestioles qui prennent mon corps pour habitation.
C’est vrai que j’ai rencontré certaines Dames de haute noblesse qui étaient des souillons sous leurs robes très coûteuses. Honnêtement, ça ne m’a jamais donné envie de continuer mon exploration paysagère, devenue très passagère !
Je sursaute, je tourne la tête vers la porte pour voir Eugénie qui se fige sur place :
Elle passe outre ma réponse :
Un peu hésitante, elle s’approche :
Elle s’approche toujours. Décidément, Eugénie n’est pas tout à fait comme la majorité de ses consœurs. Je pense que l’incendie y est pour quelque chose, un verrou a dû se briser avec certaines de ses illusions. Elle bredouille :
Je saisis la balle au bond :
Elle est maintenant à mi-chemin entre la porte qu’elle a refermée et le grand baquet en bois dans lequel je me baigne. Je demande :
S’apercevant qu’elle est maintenant à la limite de pouvoir voir l’intérieur du baquet, Eugénie se fige sur place :
Je vais essayer cette piste avec cette jouvencelle qui cherche toujours à me mettre le grappin dessus. Ce qu’elle dit ensuite m’étonne, je ne l’attendais pas sur ce sujet :
Mes avant-bras en appui sur le rebord du baquet, je souris :
La demoiselle avait compris ce qu’il fallait faire pour envoyer un message caché dans une lettre tout à fait banale. Sa première réponse masquée fut assez anodine, avec quelques allusions. La deuxième fut plus hardie. Quant à la troisième…
Elle se tortille sur place :
Tout en me savonnant, je m’amuse :
Elle se tortille sur place :
Eugénie se contente de sourire. Mon esprit frondeur reprend le dessus :
Tendant le bras par-dessus mon baquet, je pose mon savon dans ses mains.
Il n’y a pas de mal à se faire du bien. Avec le recul, j’adore le double sens de cette phrase, surtout quand je songe à certains de nos jeux de couple.
Loin de moi l’idée de torturer ma femme, mais le décorum qui habille certains jeux est fort stimulant. À tel point qu’Æmilia redemande souvent que nous distrayions ainsi. J’ai conclu un accord avec elle :
Elle affiche un large sourire ravi :
Ce soir, Æmilia est attachée à une croix en bois patiné et verni, démontable et construite selon mes plans par un artisan discret. Ce qui est bien dans divers châteaux, c’est qu’il y a souvent des portes dérobées, des couloirs cachés et parfois des pièces secrètes. Ce qui ouvre bien des possibilités, sans que son entourage le sache. Du moins, je l’espère.
À ce propos, mon cousin Louis-Joseph a moins de soucis que moi : s’il se baladait ostensiblement avec une femme presque nue au bout d’une corde ou d’une laisse, ça ne changerait pas grand-chose à sa réputation !
Ma femme n’a fait aucune difficulté pour être revêtue d’un corset ébène présentant sa poitrine en plateau, avec des bas de la même couleur. Elle n’a opposé aucune obstruction quand j’ai attaché ses quatre membres aux extrémités de la croix. Et on ne peut pas dire que ce soit précisément la peur et l’angoisse que je lis sur son visage !
Et pour le lui démontrer, je mordille le haut de son sein, juste au-dessus du téton. Elle pousse un petit cri étouffé, mais ne s’offusque pas pour autant. Ne réalise-t-elle pas que dans les écrits du Marquis, je pourrais la torturer jusqu’à la mort ?
Avant d’en arriver à ces extrémités que je ne souhaite pas, quelques menues tortures seront les bienvenues. J’exhibe deux courtes ceintures à crans avec lesquelles j’entoure la base de chaque sein qui devient ainsi plus horizontal.
Æmilia glousse tandis que je m’occupe de ses appas et de ses tétons. Après quelques agaceries, je resserre un peu plus les deux ceintures. Elle pousse un petit cri. Puis je recommence mes afféteries sur sa poitrine.
Une fois de plus, je joue avec ses mamelons aux pointes dures comme fer, tandis qu’elle soupire d’aise. Peu après, je décide de passer à l’étape suivante. Une pince vient mordre un premier téton, puis un second.
Je ne réponds rien, je m’accroupis pour être à la hauteur de son bosquet que j’entretiens et que je taille depuis quelques mois, bien décidé à lui offrir une forte jouissance mélangée à la douleur de ses seins.
Quelques secondes plus tard, j’ai confirmation que ce n’était pas une mauvaise idée…
Savon en main, intriguée, elle me demande :
Lui tournant le dos, je me lève, lui dévoilant ma nudité arrière du cou à mes genoux. Elle pousse un petit cri de surprise. J’explique ce que j’attends d’elle :
Ses mains sont d’abord malhabiles et un peu tremblantes, ce qui ne m’étonne pas. Puis, je sens qu’elle surmonte son appréhension et qu’elle s’applique. D’après ce que je ressens, tout mon dos est à présent savonné.
Sans doute agenouillée derrière moi, elle est plutôt en train de masser mes fesses avec ses mains mouillées que de me les laver. Je sais que je joue avec le feu, mais Eugénie se doit d’avoir une petite récompense à ma façon. Elle sera un peu moins niaise, ce qui lui sera toujours utile par la suite. Et puis, peut-être que ma lubricité la détournera de son idée fixe de mariage !
En tout cas, ses mains et ses gestes sont doux et attentionnés.
Puis elle passe à mes cuisses. Quelques secondes plus tard, ayant fini son savonnage, Eugénie rompt le silence :
J’ai parlé un peu trop vite, ma franchise finira par me perdre ! Je laisse passer un ange, puis j’enchaîne :
Elle ne répond rien, elle s’applique à ôter toute la mousse, descendant lentement, le long de mon dos. Une fois de plus, j’ai l’impression qu’elle s’attarde au niveau de mes fesses. Je lui demande :
Je décide de tester Eugénie en lui proposant :
Je tourne la tête vers la jeune fille qui est agenouillée derrière moi. Je vois qu’elle hésite tout en étant tentée. Elle est sur la ligne de crête.
Puis elle s’exécute, appliquant un premier baiser furtif, puis un second plus appuyé.
Sans prévenir, je me retourne, je suis déjà en pleine forme. Son nez à la hauteur de l’extrémité de ma colonne de chair, Eugénie s’exclame :
Elle recule un peu, pour me contempler de haut en bas. Elle dit simplement :
Toujours agenouillée à la hauteur de mon phallus, elle lève les yeux vers ma tête :
Elle secoue la tête :
Toujours debout en érection, je lui offre une porte de sortie :
Elle proteste :
Pour toute réponse, elle dépose un furtif bisou sur le sommet arrondi de mon cinquième membre. Je ne m’attendais pas trop à cette riposte, mais j’apprécie. Devenue assez écarlate, elle se justifie aussitôt :
Elle s’exécute aussitôt. Pour une débutante, je trouve qu’elle ne se débrouille pas mal. Je serais bien tenté de lui demander si elle n’aurait pas joué à certaines choses qu’il ne convient pas de crier sur tous les toits, mais connaissant ses parents, je ne pense pas qu’elle aurait eu de temps devant elle. Quoique…
Maintenant que j’y songe, la fameuse bassine à l’eau de violette n’était-elle pas prévue pour ses pieds après ses promenades ?
Mon sexe maintenant fermement en main, elle tergiverse :
Tout dépend de l’endroit dont on se dit vierge… mais je préfère ne pas le lui dire. Je réponds à la place :
J’ai le grand plaisir de constater qu’elle y met de l’ardeur. Eugénie est une fausse ingénue. Elle n’a peut-être pas franchi le pas décisif, mais elle n’est pas innocente comme l’agneau qui vient de naître. Je suppose qu’un certain nombre de jeunes filles se sont offert certains amusements avant de se retrouver mariées.
Comme cette jeune fille est terriblement efficace, je préfère la prévenir :
Puis elle redouble d’ardeur. J’en conclus qu’elle souhaite vraiment que je vienne dans sa bouche. Ce que je me fais un plaisir de faire, me déversant avec délectation dans cette bouche faussement innocente qui semble avoir quelques expériences en la matière. Je sens que je vais réviser mon opinion à son sujet, mais en attendant, je profite pleinement :
Faisant preuve, soit d’une certaine habitude, soit d’un don inné, elle avale chacun de mes jets en elle. Puis, sans que je lui demande, elle m’offre un nettoyage en bonne et due forme, tandis que je reprends peu à peu mes esprits.
Une fois qu’elle a fini, elle me demande d’un air presque effronté :
Nous nous regardons en silence. Ma verge est à présent au repos, mais je sens qu’elle ne va pas trop tarder à se manifester. C’est alors que je décide de faire franchir une étape supplémentaire à cette fausse ingénue :
Ce qui ne l’empêche pas de passer à l’acte, révélant peu à peu un corps plutôt juvénile, mais déjà plein de courbes intéressantes. C’est un peu malhabile, mais l’intention de séduire est nettement présente dans ses gestes.
Quand elle est nue comme Ève, après l’avoir contemplée en silence, je lui annonce :
Ce qui ne l’empêche pas de me sourire. À peine est-elle assise entre mes cuisses que je la plaque contre moi, tout en capturant ses seins avec lesquels je joue immédiatement voluptueusement, déployant ma science en la matière. Sans oublier ses tétons pointants…
Sans lâcher sa poitrine, je l’embrasse dans le cou, elle frémit. Puis je fais glisser une main le long de son ventre afin que mes doigts s’entremêlent ensuite avec son bosquet, à la recherche d’un endroit fort sensible.
Elle frissonne, puis elle s’abandonne.
Jour après jour, Rocque me fait découvrir de nouvelles choses très embarrassantes, mais si excitantes. Il m’offre une version très édulcorée de ce que j’ai pu lire dans cette copie des écrits de ce méchant Marquis. Pourquoi celui-ci a-t-il sombré dans le crime, plutôt que de rester dans le plaisir pour toutes les parties concernées ?
Il y a quelques jours, Rocque m’avait expliqué :
C’est vrai que j’avais trouvé injuste mon premier mariage. Le Ciel m’en a délivré assez vite, comme il a fini par délivrer ma cousine, mais en prenant son temps.
Il marque une légère pause avant de dire :
Cette réponse me surprend et m’émeut en même temps.
Répondant à une question à demi-muette, Rocque énonce :
Et c’est alors qu’il m’embrasse et qu’il m’embrase. Dieu que cet homme me rend folle de lui ! Pour lui, je serais capable de marcher pieds nus sur des charbons ardents. Je n’aurais jamais cru ça possible avant de le rencontrer !
Ah toutes ces nuits et aussi ces jours avec mon sauveur, je ne pensais pas que ça pouvait être si… excitant ! J’ai sans doute un bon professeur, ceci doit expliquer cela. Maintenant, j’en suis totalement convaincue : c’est Louis-Joseph qu’il me faut. Lui seul est capable de me comprendre, de me guider, voire de me domestiquer.
Me domestiquer ! Jamais je n’aurais eu pareille pensée auparavant. Est-ce ça être femme ?
Toute tremblante, le premier soir, je lui ai offert ma virginité, Louis-Joseph a su m’initier avec douceur et doigté. J’avais vaguement entendu dire que cette première fois n’était pas une grande joie, les suivantes souvent aussi. Ce ne fut pas mon cas, même si j’ai franchement cru mourir, tellement j’ai éprouvé du plaisir !
C’était fou, totalement fou !
Jamais, on ne m’a parlé de ça au couvent, on m’a même martelé le contraire, que c’était très mal, que c’était grand péché ! Pour certaines personnes, il faudrait passer sa vie à genoux, tout en priant, en jeûnant, en se flagellant, et en se mortifiant. Ça ne m’a jamais paru être un avenir très réjouissant.
Je commence franchement à me demander si tout ce qu’on m’a dit être interdit ne serait pas en réalité très jouissif !
Tiraillée entre ce qu’on m’avait inculqué et ce que j’ai découvert avec Louis-Joseph, je me suis dit que, peut-être, la première fois, c’est l’apothéose dans toute sa splendeur et ensuite ça devenait le désert de Gobi, tel que le décrit Marco Polo…
Mais non, les nuits suivantes m’ont confirmé que tout ceci pouvait allégrement perdurer, avec de belles découvertes supplémentaires, des choses parfois surprenantes, mais toujours positives et séduisantes. Je me demande jusqu’où il est possible d’aller ainsi. Je veux tout savoir, je veux tout avoir !
Même si Louis-Joseph s’en défend de temps à autre, je sais qu’il éprouve quelque chose pour moi, je le vois à la façon dont il veille sur moi, quand il croit que je ne le regarde pas. C’est le genre d’homme fort et protecteur qui ne souhaite pas être surpris en position de « faiblesse ». C’est mignon !
Parfois, il essaye de me faire peur, comme s’il était un démon sans scrupule, mais sa façon de se comporter dément ce qu’il vient de dire. De temps à autre, il aime choquer, mais moi, ça m’amuse, ça rajoute encore un peu plus d’épices à mon séjour auprès de lui, un plat déjà bien relevé et très éloigné de mon ancienne vie.
Oui, c’est un homme comme ça qu’il me faut, je le savais depuis le départ, d’abord intuitivement, puis consciemment.
Parfois, Louis-Joseph possède d’étranges lubies, mais jamais je n’ai été lésée, bien qu’au début, quand il m’en parle ou quand il l’entreprend, je me demande bien où ça va nous mener. Décidément, je suis une toute petite débutante ; très souvent je n’arrive même pas à savoir vers quoi une idée saugrenue peut déboucher. Et les rares fois où j’entrevois une finalité, je constate que j’ai visé à côté !
Mais j’apprends…
Ces diverses lubies sont multiples, comme me lutiner dans des endroits non prévus pour ça, même si ça ne fait que peu de jours que je suis avec lui, je ne compte plus toutes les fois il m’a fait sentir à nouveau que j’étais une femme ! Sans compter les postures, les positions…
Oui, Louis-Joseph est bien celui qu’il me faut, et tant pis si je me répète !
Pas question que je rentre chez mes parents, et encore moins que je sois la fiancée d’un homme que je ne connais pas. J’ai choisi le mien. Il ne le sait pas encore, mais un jour, il sera totalement mien, comme je serais totalement sienne !
Du moins, je l’espère…
Deux semaines plus tard, en compagnie d’Eugénie (qui n’en mène pas large), je suis actuellement présent chez Æmilia et Rocque.
Comme le télégraphe optique est utile, j’ai demandé si je pouvais passer chez eux, mais pas tout seul, sans préciser qui. Intrigué, mon cousin avait acquiescé. En découvrant ma nouvelle maîtresse, Rocque a été assez étonné, je n’ai pas bien compris pourquoi. Il faudra que je lui demande la raison exacte.
Pour sa part, mon accompagnatrice a été elle aussi abasourdie de découvrir que mon cousin est presque mon double, en plus âgé. Curieusement, elle était presque intimidée devant lui, comme une petite fille.
C’est Æmilia qui a coupé court en prenant carrément ma maîtresse par la main pour venir s’asseoir dans la partie salon, autour d’une table basse ronde.
Amusée, Eugénie me regarde furtivement du coin de l’œil :
La femme de mon cousin sympathise tout de suite avec ma nouvelle maîtresse, et c’est visiblement réciproque. Vraiment une histoire d’atomes crochus, dixit Démocrite, il y a maintenant bien des siècles, deux millénaires, quand j’y songe. On croit que certaines notions sont modernes, alors qu’elles existent depuis bien longtemps…
Une bonne heure plus tard, m’ayant pris à part, loin de Rocque et d’Eugénie, Æmilia sourit malicieusement :
Ma réponse la surprend, elle n’avait pas songé à cette possibilité :
Je la réconforte :
Æmilia fronce des sourcils :
Mon interlocutrice comprend assez vite certains sous-entendus :
Elle écarquille les yeux :
J’affiche un large sourire :
Je lui demanderais bien si elle accepterait de m’épouser si elle devenait veuve à nouveau, mais je ne pense pas que ce soit le bon moment de le lui demander. J’en profite pour regarder Eugénie qui discute avec Rocque, peut-être que cette question ne se posera plus dans quelques semaines, j’ai évolué quant à la jeune fille qui est devenue ma maîtresse, alors que ce n’était aucunement dans mes plans initialement.
Comme Eugénie et Rocque reviennent vers nous, la conversation que j’avais avec Æmilia s’interrompt. Nous discutons à présent tous les quatre, la conversation sautillant sur divers sujets très éclectiques.
Un peu plus tard, tandis que nous sommes seuls, loin des oreilles indiscrètes, Eugénie fait une sorte de point avec moi :
À ces mots, je souris :
Aussitôt, elle s’accroche à mon bras :
Je tapote sur sa main rivée à mon bras :
Elle ouvre de grands yeux :
Eugénie affiche un large sourire :
Nous nous regroupons à nouveau dans le salon, autour d’une table basse ronde. La conversation est joyeuse, même Rocque semble s’amuser, ce qui m’étonne un peu, lui si sérieux, trop sérieux même. Peut-être que son épouse a une certaine influence positive sur lui, bien qu’elle soit béate d’admiration devant lui. Quelle idée d’être ainsi devant mon cousin !
Un peu plus tard, tandis que les femmes bavardent, je rejoins Rocque sur la terrasse arrière. Ne craignant pas de mettre les pieds dans le plat, je demande carrément à mon hôte :
J’avoue une certaine erreur de ma part :
Je me contente de grogner. Rocque regarde les deux jeunes femmes en train de bavarder :
Assez dubitatif, me demandant si j’ai bien entendu et bien compris, je regarde mon cousin :
Rocque se met à rire :
Je dois reconnaître que mon cousin vient de me surprendre et quasiment d’inverser les rôles !