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Temps de lecture estimé : 21 mn
19/01/26
Présentation:  Cette histoire ’historique’ est une suite possible au texte « Sans Dot (23429) ». Attention, la mentalité sous le règne de Louis-Philippe n’était pas la nôtre. Cette fois-ci, il n’y a plus de narrateur spécifique.
Résumé:  Depuis qu’elle est mariée avec Rocque de Laderclos, Æmilia n’arrive toujours pas à poser un pied sur le sol, tant elle plane sur son petit nuage.
Critères:  #jeunesmaries #historique fh
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Série : Sans dot

Chapitre 02 / 05
Sans dot - Une suite

Cette histoire historique est une suite possible au texte « Sans Dot (23429) ». Attention, la mentalité sous le règne de Louis-Philippe n’était pas la nôtre. Cette fois-ci, il n’y a plus de narrateur spécifique. Bonne lecture :)




Æmilia de Laderclos, née de Solinon



Depuis qu’elle est mariée avec Rocque de Laderclos, Æmilia n’arrive toujours pas à poser un pied sur le sol, tant elle plane sur son petit nuage. Elle adore sa nouvelle demeure, ses nouveaux beaux-enfants, sa nouvelle belle-famille, et plus encore, l’attention que lui porte son mari.


Ayant mis une bonne centaine de lieues entre Marie-Soulange de Breuille et elle, la jeune mariée respire, car elle possède toujours au fond d’elle la peur panique que la trop belle cousine de son père n’arrive à mettre la main sur son époux adoré.


Elle se demande toujours pourquoi Rocque l’a épousée, elle qui n’a pas une grande beauté, ni une grande culture, et encore moins une riche famille. Elle entrevoit un commencement de réponse dans le fait qu’elle est facile à vivre, peu exigeante. De plus, peu de femmes de la noblesse auraient accepté de s’exiler en province, près de Nantes et loin de Versailles.


Néanmoins, malgré cinq enfants assez turbulents à gérer et la proximité de la famille de son époux, elle se dit que sa nouvelle vie est bien meilleure qu’avant. Sans oublier tout ce que Rocque lui fait découvrir, au sens propre comme au figuré.




Rocque de Laderclos



Rocque se félicite d’avoir mis la bague au doigt d’Æmilia. Il aurait pu en faire simplement sa maîtresse (elle était d’accord), mais la bonne entente entre sa nouvelle épouse et ses enfants l’a convaincu qu’il a fait le bon choix. De plus, ses beaux-enfants ne sont pas du tout un souci. La nouvelle famille recomposée se porte comme un charme.


Quelques jours après le mariage, le père de Rocque (celui qui a sauvé sa femme des brigands) confie à son fils :



Avec un grand sourire, le patriarche tapote sur l’épaule de son fils :



Peut-être que les choses auraient tourné autrement si Marie-Soulange avait été libre, songe alors Rocque. Passant à un autre sujet, les yeux du père pétillent :



Avec le recul, Rocque sait très bien que Madame de Breuille aurait fait une épouse nettement plus raffinée, mais beaucoup moins manœuvrable. Quand il compare sa défunte épouse Antonine à Æmilia, il admet divers points communs, sans qu’il y ait toutefois copie conforme.


Mais cyniquement, il est clair qu’Æmilia est plus facilement manipulable et modelable, d’autant qu’elle est en pâmoison devant lui, ce qui flatte l’orgueil du nouveau marié. De plus, la jeune épouse accepte sans souci diverses expériences polissonnes, ce qui flatte aussi sa virilité.


Avec tact, Rocque s’y prend lentement étape par étape, et le résultat actuel est largement valorisant. De plus, Æmilia est avide de caresses, de baisers, de jouissances. Elle a plusieurs fois avoué qu’elle avait un certain retard à rattraper.


Et son nouveau mari est tout disposé à l’aider…




Nouvelle famille



Parfois, à ses moments perdus, quand il n’est pas avec elle, Rocque se demande la nature exacte de son amour pour Æmilia. Il existe diverses façons d’aimer une femme. Ce qu’il éprouve pour son actuelle épouse n’est pas identique à ce qu’il ressentait pour sa défunte aimée. Et c’est encore autre chose envers Madame de Breuille.


Trois façons différentes, avec deux assez proches l’une de l’autre quand même…


Chose curieuse, la question ne se pose plus quand il est en présence de sa femme. On dirait qu’il est détendu par le simple fait qu’elle soit là, présente à côté de lui. Il lui semble évident qu’elle soit sa compagne.


Rocque se demande s’il n’est pas en train de se compliquer inutilement la vie. Tout va bien autour de lui, sa situation est assise et fructueuse, il a de bons enfants et il est aimé de sa femme. Bien des hommes tueraient pour avoir sa place. Sans doute est-il dans la nature humaine de ne pas être satisfait.


En tout cas, sa nouvelle épouse est fort bien acceptée par sa famille au sens large, même par Louis-Joseph de Borenval, le cousin doté d’un esprit sarcastique, qui joue la brebis galeuse et scandaleuse. Après avoir été surpris (comme bien des personnes) en découvrant pour la première fois Æmilia, il a vite adouci ses propos et son comportement, au grand étonnement de celles et ceux qui le connaissent depuis des années.


Depuis, Æmilia et lui s’entendent plutôt bien, badinant de tout et de rien. Ce qui n’empêche pas certaines réflexions venant de l’entourage plus ou moins proche, du genre « la vice appuyée sur le bras du crime » …


Nota : « vice » dans le sens de vice-reine.




Du haut de la colline



Les jeunes mariés sont souvent en balade, une façon pour eux d’être à deux, sans personne aux alentours. Rocque fait découvrir les environs, y compris l’océan. Æmilia n’a pas encore osé se baigner, mais le moment est proche, puisque l’été s’installe peu à peu.


Pour le confort, ils se déplacent en briska (calèche légère), le phaéton n’étant pas très adapté aux chemins locaux. Rênes en main, Rocque se tourne vers son épouse :



Quelques instants plus tard, Rocque invite son épouse à contempler la belle vue, lui expliquant ce qu’elle voit. Quelques minutes plus tard, il se glisse derrière la jeune femme, se plaquant contre son dos, tout en l’enlaçant. Se laissant faire et aller, Æmilia aime beaucoup ces marques d’affection.


Peu après, tout en continuant ses explications, Rocque pelote les seins offerts. Il dépose de temps à autre des baisers brûlants dans le cou de son aimée. Celle-ci soupire d’aise, se disant intérieurement qu’il y a une nette différence entre son premier mari et l’actuel ! Si seulement elle avait pu rencontrer Rocque en premier, mais la vie ne se déroule pas toujours comme on l’aurait souhaité.



Le jeune couple a convenu d’attendre un peu avant d’enrichir la famille en nombre d’enfants, ce qui convient parfaitement aux deux parties. Æmilie développe son point de vue :



Disant ces mots, Rocque soulève l’arrière de sa robe. Æmilia constate tout de suite quelque chose de dur contre ses fesses à présent sans tissu pour les couvrir. Le mari remue afin que sa colonne de chair vienne se coincer entre les deux douces masses blanches. Puis une main quitte un sein pour glisser sur le ventre, puis le pubis de la jeune femme. Peu après, elle disparaît sous la robe et les jupons.


Déjà à moitié alanguie, Æmilia demande à voix basse :



Il se met à rire :



Peu après, délaissant un sein, il lui met presque sous le nez un objet sculpté en bois poli et verni. En le voyant, Æmilia rougit :



Comme souvent, elle hésite, elle tergiverse, puis elle franchit le pas, s’étonnant que le passage du gué se soit si bien déroulé. Oui, ce n’est pas la première fois qu’elle joue avec cet engin factice, mais ça restait toujours dans les murs de leur chambre.


Æmilia songe fugacement que ça lui donne l’impression que deux hommes s’occupent d’elle en même temps. Elle frémit à la pensée que ça devienne réellement le cas, un prochain jour.


Une fois de plus, le couple parvient plusieurs fois à l’extase, tout en bénéficiant d’une vue quasiment imprenable sur les environs. Précisons simplement que les positions et postures furent multiples et variées.




Madame de Breuille



Les parents d’Æmilia sont venus rendre visite au jeune couple avec des nouvelles fraîches de la famille Solinon. C’est ainsi que le père aborde le sujet de sa cousine :



Assis à côté de son épouse, Rocque répond :



Le gendre reste neutre :



Le père d’Æmilia semble plus ou moins rassuré par les déclarations de Rocque. La conversation s’oriente ensuite vers le Nouveau Monde du Nord situé de l’autre côté de l’Atlantique où Anglais, Espagnols et Français cohabitent, non sans peine, malgré l’immensité du territoire.


Un peu plus tard dans la chambre conjugale, avant de se coucher et tout en ôtant un à un ses vêtements, Rocque dit à son épouse :



Intrigué, le mari regarde sa femme debout de l’autre côté du lit :



S’agenouillant sur le lit pour se rapprocher un peu de son époux, après avoir regardé autour d’elle, Æmilia révèle à voix basse :



Rocque pense que ça le confirme dans son choix. Marie-Soulange libre, il aurait eu en face de lui bien des rivaux, et certainement pas l’assurance de l’emporter. Comme l’a si bien dit un certain Cæsar : il vaut mieux être le premier ici que le second à Rome.


À quatre pattes sur le lit, offrant une belle vue à son époux, Æmilia le regarde d’un air un peu étrange :



Sans quitter des yeux sa femme et surtout ce qu’elle lui présente plus bas, Rocque soupire :



Elle se tortille sur place :



L’épouse rougit un peu. S’agenouillant à son tour sur le lit, son mari s’en amuse :



La faisant se relever, l’homme capture sa femme dans ses bras :



Délaissant momentanément sa proie, Rocque s’allonge de dos sur le lit, sa verge pointant vers le plafond, la tête bien calée dans les oreillers. Puis il explique à sa femme ce qu’il attend d’elle :



Peu après, la jeune épouse est empalée sur un pieu de chair qu’elle commence à bien connaître. Mais cette fois-ci, elle constate une nouveauté dans la façon qu’elle est farfouillée. Aidée par les conseils de son mari, elle oscille, elle pivote, elle virevolte autour du pal fermement enferré en elle, prenant peu à peu le contrôle.


Les sensations sont fortes, autres, différentes, mais elle apprécie énormément, à la fois la découverte et le réel plaisir qu’elle en tire. Æmilia a l’impression qu’une chaîne vient de se briser en elle, qu’une nouvelle porte s’ouvre sur un ailleurs qu’elle ne connaît pas.


Mais elle n’a pas le temps d’y réfléchir longuement, une fulgurante jouissance l’emporte au lointain. La première de plusieurs autres…


Par la suite, Æmilia demande de temps à autre à son mari en catimini de lui « subir » quelque chose de différent comme l’autre fois…




Tranche de vie et de lecture



Tandis qu’il pleut dehors, Æmilia entre dans le petit salon où son époux est en train de lire et d’écrire en même temps. D’une voix douce, elle lui demande :



La jeune femme tend la tête :



Se tortillant sur place, Æmilia explique :



Étonnée, Æmilia demande :



Cependant, la curiosité de la jeune femme est piquée, d’autant que son mari réprouve visiblement ce qu’avait pu écrire ce Marquis. Rocque demande à son épouse :



Rocque affiche un large sourire :



Rocque l’interpelle, pointant du doigt le haut de sa robe :



Peu après, Rocque se met à téter goulûment un sein que son épouse vient de révéler. Depuis quelques temps, leur vie de couple est émaillée de divers petits défis et amusements de la sorte. Et à prime vue, Æmilia ne déteste pas…




Marquisat



Ayant fait des pieds et de mains pour l’obtenir, Æmilia se met carrément à trembler quand elle commence à lire le début de cette copie manuscrite du livre qu’on dit maudit. Puis aléatoirement, elle consulte à la sauvette d’autres pages ci et là, pour ensuite sauter directement à la fin.



Assez circonspecte et toute rouge, elle s’offre néanmoins le luxe de lire quelques passages. Mais au bout du troisième, elle referme définitivement le cahier.



Elle regarde ce qu’elle tient toujours en main :



Puis elle enferme ce cahier au fond d’un tiroir d’une armoire. Elle avait vite compris que, seul, Louis-Joseph de Borenval, le cousin de Rocque, pouvait lui prêter l’ouvrage. Avant de lui remettre plus tard en main propre, il l’avait à nouveau mise en garde :



Le lendemain, après avoir fait des rêves assez agités, tandis que le couple se balade seul, un petit rituel mis en place depuis le début de leur vie ici, Æmilia se confesse à son mari :



Celui-ci sourit :



Rocque est tellement étonné qu’il ne sait pas quoi dire de plus, sa femme enchaîne :



Rocque n’en revient pas :



Fidèle à une habitude qu’elle possède depuis toujours, elle se tortille sur place :



Æmilia a vraiment l’air fautive, telle une petite souris prise sur le fait, ce qui désarme Rocque qui lui lance, moqueur :



Elle s’exécute. Une fois qu’elle est assise et enlacée, Rocque reprend :



Curieuse, elle questionne :



Ouvrant de grands yeux, Æmilia est sincèrement horrifiée :



Enlaçant fermement son épouse, il la regarde dans les yeux :



Rocque se dit que c’est peut-être le bon moment pour passer à des pratiques un peu moins usuelles. C’est ainsi que les liens et les entraves s’invitent petit à petit dans leurs jeux. Et visiblement, Æmilia ne déteste pas, mais à condition que ça ne devienne pas routinier. Son mari est d’accord : la routine tue souvent l’intérêt et l’excitation.


Pour preuve d’une certaine influence, Æmilia est actuellement attachée sur le lit sur le ventre, toute nue, son corps et ses membres dessinant un grand X. Rocque alterne caresses et bisous avec quelques fessées très légères, le but étant de faire plaisir et non de faire mal.


Se penchant sur sa proie entravée, Rocque s’enquiert :



Son mari confirme :



Puis il mordille délicatement le popotin rougi. Æmilia pousse un petit cri de surprise et non de douleur. Elle songe momentanément à tout le chemin parcouru, se disant que c’est un don du ciel que d’avoir croisé le chemin de Rocque, aussi bien pour ce qui est de jour et aussi pour ce qui est de nuit.



Passant outre ce faible reproche, Rocque s’allonge posément sur le corps de sa femme qui sursaute quand ses fesses piquantes sont écrasées sous le poids de son mari. Celui-ci lui glisse à l’oreille :



Ce qui survient ensuite est tellement ignoble que le couvert est remis plusieurs fois.




Duel de cousins



Le fameux livre-cahier dans sa besace, Rocque de Laderclos profite qu’il doit faire une tournée d’inspection pour rencontrer Louis-Joseph de Borenval, son turbulent cousin. Très vite, le mari d’Æmilia rentre dans le vif du sujet :



Sans sourciller, Louis-Joseph reprend son bien que son cousin lui tend. Un peu surpris de l’apologie envers sa femme, Rocque répond d’une façon adoucie :



Changeant plus ou moins de sujet, Le cousin tend un verre à Rocque en lui disant :



L’explication arrive tandis que Louis-Joseph s’assied :



Clignant des yeux, Rocque s’exclame :



C’est un bon résumé, Rocque ne répond pas. Louis-Joseph continue :



Ayant bu une partie de son verre, Rocque dit :



Resté muet, Rocque a un frisson dans le dos : ça lui rappelle l’époque où il songeait : soit d’enlever Marie-Soulange, ou soit tuer son mari. Il a la nette impression qu’il est devenu la cible. Son cousin le rassure à moitié :



Louis-Joseph devient philosophe :



Le mari d’Æmilia fronce les sourcils, il n’aime pas le sous-entendu. Maintenant, Rocque est prévenu, il a peut-être un rival qui semble plus manipulateur qu’il ne l’est lui-même. De plus, que sait précisément son cousin ?


Rocque devient songeur : non, Æmilia ne lui est pas définitivement acquise, bien qu’elle soit une forteresse très difficile à conquérir par n’importe quel homme autre que lui. Peut-être se lancer doucement un peu plus loin sur certaines traces lointainement inspirées de ce faquin de Sade, il semblerait que son épouse ne déteste pas certains jeux, à condition de rester à la surface de l’eau.


Ce qui ouvre assurément de belles et nouvelles perspectives. Oui, avoir un pseudo rival aux alentours a du bon, ça augmente l’émulation, la compétition. D’autant que ce cousin est presque un jumeau…


Et il est indéniable que cette chère Æmilia est le parfait terrain de jeu !