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Temps de lecture estimé : 57 mn
11/07/22
Résumé:  Roxane prend sa vie en main. Au lieu de se reposer sur les autres, elle devient maitresse de son avenir, actrice et non plus simple spectatrice. Le bonheur de tous est au rendez-vous.
Critères:  #conte #domination fhhh amour fsoumise hdomine fellation pénétratio sandwich fsodo sm donjon attache bondage baillon fouetfesse
Auteur : Myhrisse            Envoi mini-message

Série : Roxane

Chapitre 06 / 15
Roxane (6)

Résumé de l’épisode précédent :

Roxane a gagné le championnat de France de dames. Elle parvient maintenant à être frustrée une semaine par Albert. Elle a repris des formes grâce à la surveillance constante de Nicolas concernant sa nourriture.







Roxane se saisit des bagages pour les amener vers la voiture d’Albert garée non loin.



Tandis que Roxane déposait les bagages de son père dans le coffre de la voiture d’Albert, elle constata que son père détaillait les deux hommes adossés au véhicule. Roxane referma le coffre puis désigna Albert de la main.



Daniel resta un instant figé puis il sourit.



Puis, il releva le nez et lança d’une voix amicale :



Roxane sourit.



Roxane grimaça.



Roxane soupira d’aise tandis que les trois hommes s’engouffraient dans le véhicule, Albert au volant, Daniel à côté de lui et Nicolas derrière. La première partie, la plus facile, venait d’être remplie. La seconde risquait d’être bien plus délicate.



Ce n’était pas une critique mais une simple constatation, dite sur l’habituel ton neutre et poli du majordome.



La voix stridente venait de traverser tout le quai devant l’aéroport. Roxane grimaça tandis que Ronald ne pouvait s’empêcher de ricaner, perte de contrôle fort rare pour le majordome qui reprit presque immédiatement contenance pour redevenir neutre.



Pendant la tirade, Ronald avait chargé les bagages de la maman de Roxane dans la calèche.



Roxane ne reconnut pas ce regard chez sa mère.



Roxane lança un regard ahuri à Ronald. « Charme ? Plastique de rêve ? » Depuis quand parlait-il d’elle de cette manière ? Isabelle gloussa et Roxane eut envie de vomir. Elle grimpa dans la calèche, désireuse de s’éloigner de ce moment gênant.



Roxane en rougit de honte. Le sous-entendu qu’elle mettait derrière ne pouvait venir que d’elle, c’était obligé. Ronald sourit en retour. Le majordome souriait ! Non ! Impossible ! Roxane était en train de rêver. Sa mère ne pouvait décemment pas être en train de draguer le majordome et lui de répondre favorablement !

Isabelle monta sur le siège du cocher et non à l’arrière. Ronald ne s’en offusqua pas. Isabelle n’échangea qu’avec Ronald de tout le trajet, gloussant à ses blagues, même les plus mauvaises, rebondissant à tous ses sujets de conversation, même les plus insignifiants, lui posant mille questions, répondant volontiers aux siennes.

Durant ce voyage, Roxane en apprit davantage sur Ronald que depuis qu’elle le connaissait. De plus, elle apprit certaines choses sur sa mère qu’elle n’était pas certaine d’avoir jamais eu envie de savoir. À l’arrivée au domaine, Isabelle s’enthousiasma et sembla enfin se souvenir de la présence de sa fille.



Roxane descendit rapidement de la calèche et secoua la tête. Elle avait des visions à faire disparaître. Tout en grimaçant et alors que la calèche se dirigeait vers les hauteurs du terrain, Roxane entra dans le château. Tout le monde se trouvaient au grand salon. Méline, seule femme au milieu de cette quantité débordante de testostérone, paraissait parfaitement à son aise.



Il s’occupait d’une jument. Roxane frémit à cette pensée inconvenante.



Albert fronça les sourcils mais décida de ne pas insister, sentant la gêne chez sa compagne.



Son ton était doux mais l’ordre ne laissait pas franchement de place au doute quant à l’identité de celui qui venait de prononcer ces mots.



Ronald avait tout préparé alors il suffisait de prendre les bons plateaux.



Roxane sourit.



La conversation s’arrêta naturellement étant donné leur entrée au grand salon.



Elle donna à chacun son verre sans avoir besoin de demander qui voulait quoi. Elle connaissait fort bien les goûts de toutes les personnes présentes. Son père ne sembla pas trouver cela surprenant. Il était en pleine discussion avec Philibert de Malt. Les petits fours servis, Albert fit signe à Roxane de le rejoindre.



Roxane haussa les épaules.



Albert en recracha le liquide qu’il venait de mettre dans sa bouche. Tout le monde se tourna vers lui, se demandant ce que Roxane venait de dire pour mériter une telle réaction.



Roxane haussa de nouveau les épaules puis tendit l’oreille.



Albert se concentra avant d’admettre :



Puis, elle tenta une imitation de la voix aiguë et stridente de sa mère pour dire :



Albert recracha l’alcool qui lui brûlait la gorge. Sans lui laisser le temps de se reprendre, Roxane prit une voix plus grave pour annoncer :



Albert en avala de travers la gorgée de scotch qu’il avait encore dans la bouche.



Il venait de jeter un œil à sa montre. Le dîner aurait déjà dû commencer.



Roxane remarqua du coin de l’œil que Charles venait de remuer son verre vide, signe convenu pour dire « ressers-moi ». Roxane s’éloigna d’Albert qui grommelait dans sa barbe pourtant inexistante. La soumise obéit à l’ordre muet du comte avant d’aviser que d’autres invités nécessitaient son attention.

Lorsqu’elle revint vers son fiancé, il ronchonnait toujours. Elle se plaça à califourchon sur lui et entreprit de l’embrasser pour lui rendre le sourire. Tandis qu’il passait les mains sous le chemisier pour caresser les seins de sa future femme, elle sentit son sexe se durcir. Elle se frotta contre lui tandis qu’Albert passait une main sous la jupe pour caresser l’abricot tendre.



Albert en grogna de dépit.



Il rit en la reposant sur le sol d’une caresse sur ses hanches. Les invités entrèrent dans la salle à manger vide. Tout le monde s’installa à table et seulement à ce moment-là, Isabelle fit son entrée, désireuse d’attirer l’attention à elle, comme à son habitude. Roxane constata que sa mère avait pris le temps de se changer et de rajuster sa coiffure et son maquillage.



Isabelle embrassa la tablée, afin de déterminer qui était qui. Albert s’était mis en bout de table. Nicolas à sa gauche et Méline à côté de son mari. Daniel avait été placé à côté de Méline, surtout afin de l’éloigner assez de son ancienne femme. En bout de table venait Philibert, Charles à sa gauche. La seule place vide se trouvait là, entre le comte Stethen et Roxane, assise à droite d’Albert, ce qui ne laissait guère de place au doute.

L’homme en bout de table à côté de Roxane était forcément leur hôte, le futur mari de Roxane, le seul inconnu à avoir plus de quarante ans. Isabelle ne laissa rien paraître de ses émotions et Roxane aurait aimé avoir les compétences mentalistes de Charles.



Roxane se mordit les lèvres pour ne pas rire. Isabelle ne respectait en rien les convenances. En admirant les lieux, elle complimentait le majordome qui en prenait soin et non le propriétaire. Elle aurait dû dire « C’est un honneur de vous rencontrer » ou « Vous êtes à l’image de ce que Roxane m’avait dépeint ». Là, elle rendait hommage à son argent – et donc celui de Roxane puisque c’était elle qui payait pour l’entretien et la rénovation du château. Cette parole ne valait rien dans le monde mondain.

Albert se garda bien de reprendre sa future belle-mère. Il se leva avec grâce, prit la main de la mère de sa fiancée, la leva pour y déposer un baise-main avant de la lâcher pour se rasseoir. Isabelle en resta figée de stupeur. Albert n’était pas peu fier de son effet. Tout le monde à table se contenait pour ne pas exploser de rire tant Isabelle déployait d’effort pour ne pas s’effondrer.

Finalement, elle reprit son souffle et Roxane put continuer les présentations.



Nicolas soupira mais ne releva pas non plus.



Isabelle prit place et Ronald entra pour servir les entrées. Rien sur son visage ne laissait apparaître la moindre différence. Le majordome se montrait aussi sobre et neutre que d’habitude.



Le majordome sortit de la pièce et des conversations plus neutres purent commencer.



Roxane en resta muette de stupeur. La phrase de sa mère venait de la blesser. Qu’elle pût la considérer de cette manière lui fut insupportable.



Roxane serra la mâchoire, s’enfermant dans sa bulle, désireuse de s’éloigner de ce moment difficile. Albert lui caressa doucement la main.



La mère de Roxane se figea, un instant déconcertée que quelqu’un ose lui parler de cette façon, mais ne se rebiffa pas. Elle se racla la gorge et se tourna vers Charles qui accepta de lui donner la réplique. Le dessert se termina sur un silence constant de Roxane qui ne toucha presque pas au contenu de son assiette.



Méline sourit.



Méline acquiesça. Elle-même ne les avait vues que lors de sa première fois, souvenir lointain duquel il ne restait surtout que le choc de découvrir cette pratique.



Méline ouvrit de grands yeux. Elle semblait surprise de n’avoir pas eu vent de cela auparavant.



Méline semblait très troublée.



Roxane confirma d’un geste.



Méline sourit. Les deux copines discutèrent encore un moment puis Méline s’éloigna pour retrouver Nicolas.



Daniel ronchonna. Depuis son arrivée, il n’avait pas entendu un mot d’anglais, tout le monde s’exprimant aisément dans la langue de Molière. Il en avait presque oublié qu’il se trouvait en Écosse.



Roxane observa son père, amusée. Il semblait vivre ce moment par procuration. Il tremblait d’excitation. Il cherchait à comprendre. Il n’y avait rien de malsain ou de critique dans ses questions. Il tentait d’assembler le puzzle.



Roxane, gênée, ne confirma pas mais son silence le fit pour elle.



Daniel ricana.



Daniel suivit sa fille qui demanda à Philibert de les rejoindre un peu à l’écart.



Philibert leva les yeux sur Daniel et sourit.



À ces mots, Roxane s’éloigna, peu désireuse d’entendre le reste de l’échange. La discussion avec son père avait été assez gênante pour ne pas en rajouter.



Roxane se tourna vers Du Moulin qui la fixait.



Elle redonna son attention à Albert. Il se tenait, la mâchoire serrée, les poings fermés.



Albert hocha la tête.



Roxane rejoignit Nicolas qui l’emmena au donjon. Il entreprit de la dévêtir lui-même et Roxane, en bonne poupée, se laissa faire sans intervenir, permettant aux mains expertes d’agir à leur guise. Nicolas ne toucha Roxane que le moins possible, se contenter de retirer les habits avec délicatesse.

Souvent, avant une séance de sadisme, Nicolas était d’une douceur extrême, comme s’il rassemblait son envie de faire souffrir dans un coin, la recentrait avant de la laisser exploser. Nicolas mena Roxane jusqu’au piloris, ses chevilles se retrouvant liées à des anneaux au sol.

Charles et Philibert arrivèrent au moment où le premier coup de martinet cinglait le dos de Roxane. Ils se saisirent également d’un martinet et Roxane put apprécier les différences de textures, de morsures, de douleur apportées par les uns et les autres. Sans surprise, Charles frappait les seins, Philibert le sexe et Nicolas les fesses.

Roxane ne pouvait que subir. Elle luttait toujours au début, criait, hurlait et pleurait. Nicolas changea d’instrument, proposant à chaque un paddle et les coups reprirent, chacun sur sa zone. Charles se montrait le plus imprévisible, caressant parfois, frappant très fort à d’autre sur les tétons durs et sensibles de la soumise.

Tout cessa brusquement. Nicolas se présenta accroupi devant Roxane. Il plongea son regard dans le sien puis dit d’une voix sensuelle et profonde :



Roxane hocha la tête. Il déposa un tendre baiser sur son front et les coups reprirent.



Roxane sentit une main titiller son clitoris sensible et elle gémit avant de hurler d’un coup de paddle sur les seins assorti d’une claque forte de Nicolas sur ses fesses.



Roxane tenait difficilement, tournoyant d’une sensation à une autre. Charles s’amusait à frapper un téton tout en caressant l’autre avant de changer brutalement. Philibert aussi alternait le chaud et le froid. Nicolas frappait puis effleurait les fesses offertes.



Roxane supporta mais elle estima que moins d’une minute plus tard, elle se trouvait déjà au bord. Elle le sentit. Elle ne tarderait pas à craquer. Pourtant, elle n’était pas en période de sevrage. Albert lui avait offert du plaisir pas plus tard que le matin même mais ces attouchements l’électrisaient de partout.



Elle répéta ses mots encore et encore jusqu’à ce que Nicolas dise « Tais-toi » et le silence tomba sur le donjon. Roxane subit en silence le traitement imposé pendant une, peut-être deux minutes de plus.



Roxane se tortilla de frustration dans le plus grand silence.



Attachée au piloris, Roxane ne pouvait voir ses tourmenteurs. Elle ne put que supposer qu’ils venaient de hocher la tête. Elle entendit des crissements de tissu. Charles et Philibert s’étaient probablement assis dans des fauteuils.



Roxane sourit mais Nicolas, dans son dos, ne pouvait pas le voir.



Roxane se demanda quel instrument il avait bien pu prendre en main. Elle n’avait rien entendu, perçu aucun déplacement. Elle n’avait pas le droit de se rendre seule dans le donjon et ne connaissait donc que fort mal les lieux, volonté des dominants pour que les soumis ne puissent jamais deviner la suite juste au tiroir ouvert.

Le coup tomba, en travers des fesses, sur le gras, un geste parfait, dosé puissamment et Roxane hurla puis fondit en larmes instantanément. La cane en bambou ! Le symbole même de la punition ultime. L’instrument qu’elle craignait le plus, le plus douloureux de tous.



La soumise ne répondit rien. Où se situait-elle ? Elle n’en avait aucune idée. Ce dont elle était sûre, c’était qu’elle ne supporterait pas de se faire battre par cette barre souple. C’était trop douloureux. Nicolas contourna le piloris pour venir se placer accroupi devant elle. Il tenait la cane dans sa main droite. Roxane la fixa en tremblant.



Il lui prit le menton pour l’obliger à le regarder lui et non plus la canne.



Il embrassa Roxane et le baiser souda un peu plus le lien. Grâce au psy, Roxane avait été en mesure, quelques mois plus tôt, de trouver la réponse tant cherchée : pourquoi n’avait-elle jamais été capable de trouver le subspace lors de ses mois de recherche en France ? Rien à avoir avec l’amour comme l’avait proposé Méline. Non, il s’agissait de confiance et de rien d’autre. Pour s’abandonner, s’offrir, accepter de devenir faible, vulnérable et misérable, il fallait avoir une confiance sans faille en son tourmenteur.

Or Roxane interdisait des relations longues, réclamant des séances uniques à des sadiques de passage. Elle avait elle-même crée le problème. Lorsqu’elle l’avait compris, elle s’était sentie tellement mieux. Aucun d’eux n’était la cause mais cela, elle n’en avait jamais douté. Avant tout : rien ne clochait chez elle et elle n’était pas dépendante de Nicolas pour être comblée. S’en rendre compte lui avait fait un bien fou. Il fallait juste qu’elle ait confiance et pour cela, il fallait du temps.

Avait-elle assez confiance en Nicolas pour accepter la canne et sa douleur cuisante ? Saurait-il la mener plus haut sans la blesser durablement, tant physiquement que mentalement ?



L’assurance dans sa voix était totale. Il n’y avait aucune place pour le doute.



Roxane secoua négativement en gémissant.



Nicolas se releva pour se remettre en position.



Il y eut un petit silence mais Roxane n’entendit aucun mouvement.



Elle ne voulait pas que les deux compères doutent. Elle plaça dans son esprit de penser à les remercier plus tard de leur intervention avant de se recentrer sur le moment présent et le coup suivant lui fit rompre sa position. Maintenir les jambes tendues lui était difficile mais le piloris ne laissait guère de latitude. Surtout, Roxane ne voyait pas Nicolas, qui pouvait donc frapper n’importe où et à tout instant. Impossible de prévoir.

Le coup suivant tomba sur les seins. Puisque Roxane refusait de se cambrer pour offrir son cul, Nicolas visait une autre cible. Roxane remonta immédiatement ses fesses alors que sa poitrine cuisait. Le coup cingla immédiatement les fesses, accompagné d’un autre et Roxane s’enfuit de nouveau.

La cane glissa entre les cuisses pour s’écraser sur le clitoris et les petites lèvres. Roxane hurla et cette fois-ci, se mit à se débattre furieusement contre les liens.



Les coups pleuvaient, toujours parfaitement adaptés à la position de Roxane qui, de ce fait, pouvait maintenant anticiper la zone d’arrivée. Elle craignait par dessus tout les seins alors elle se forçait à supporter le plus possible, offrant son cul pour qu’il n’aille pas chercher son plaisir ailleurs. Elle n’y arrivait pas toujours si bien que sa poitrine hurlait.

Tout s’arrêta brutalement. Nicolas se déplaça dans le donjon, ouvrit des portes et des tiroirs. Roxane ne voyait rien de ce qu’il faisait. Elle profita de ce moment de répit pour reprendre son souffle. D’habitude, elle ne supportait pas deux coups de canne. Combien s’en était-elle pris ? Nicolas devait être léger sur son poignet pour qu’elle supporte de cette manière.



Roxane hurla lorsque ses tétons martyrisés par le paddle de Charles et la cane se retrouvèrent serrés dans des pinces japonix et pleura lorsque des poids les firent s’étirer.



Le premier coup fut tellement difficile que Roxane sentit son esprit défaillir. Les larmes ravalaient son visage et quelque chose de merveilleux envahit tout son être : un calme complet, une sérénité, l’assurance d’être au bon endroit. Le coup suivant la porta plus haut et elle commença à s’envoler.



Le sadique s’en donna à cœur joie. La cane fut remplacée par le fouet, puis Roxane sentit son cul se faire remplir tandis que ses seins hurlaient leur douleur, quelque chose que la soumise aurait été incapable d’identifier la frappait. Sa bouche fut forcée et ses cris cessèrent tandis qu’elle suçait Charles qui riait, visiblement incapable de s’arrêter.

La bite dans son cul la labourait et soudain, un doigt vola vers son clitoris.



Jouir tout en étant en subspace ? Roxane se laissa porter et le voyage la mena plus loin qu’elle ne le pensait possible. Ses seins et son cul criaient de douleur. Que faisait Nicolas ? Impossible à dire. Roxane en aurait hurlé tant cela faisait mal mais cette souffrance la maintenait dans les nuages, tandis que Philibert, qui lui défonçait le cul de sa verge, les doigts dans son ventre, lui donnait orgasme sur orgasme tout en s’occupant de son clitoris.

Charles finit par jouir dans un rire tonitruant. Philibert le suivit et les deux amis s’éloignèrent. Roxane entendit des tintements. Ils venaient de se servir à boire. Pour Roxane, cela attendrait car Nicolas se présentait devant son cul et l’encula avec douceur. Une magic wand posée sur son clitoris, Roxane jouit encore tandis que ses seins, étirés par les poids, hurlaient à chaque mouvement.

Nicolas se pencha pour retirer lentement les pinces, sans arrêter pour autant la magic wand ou la sodomie et ce retrait atrocement douloureux lui déclencha un orgasme puissant qui la submergea.



Nicolas se retira. Roxane avisa qu’il n’avait pas joui. Il déposa sur ses lèvres un verre et Roxane but avidement.



Il se leva et quelques instants plus tard, annonça :



Roxane libéra sa vessie dans cette position indécente et dépravée. Elle aurait voulu s’enterrer sous la terre.



À peine eut-elle terminé que deux doigts fouillèrent son intimité. Elle gémit. Elle n’en pouvait plus. Elle voulait qu’on la laisse tranquille. Elle avait eu sa dose.



Elle aimait tellement qu’il lui parle de la sorte, qu’il prenne, qu’il l’emmène plus loin, plus haut, vers une jouissance qu’elle n’aurait jamais atteinte si elle s’était écoutée. Il savait la guider vers des sommets terrifiants mais aucun combien réjouissants.



Elle s’abandonna complètement aux doigts qui la fouillaient et qu’elle reconnut aisément comme étant ceux de Philibert. Lui seul la titillait de cette façon, comme s’il lisait en elle à cœur ouvert. Il savait toujours où se placer, quoi caresser, comment, avec quelle intensité. Ce type était redoutable. Des lanières de martinet vinrent agacer les seins et Roxane gémit mais ne broncha pas, totalement docile.

Le sexe dur de Nicolas se représenta devant son cul et s’y enfonça, tandis que Philibert continuait ses œuvres dans le ventre de la soumise. La magic wand retrouva le chemin du clitoris et Roxane pleura. Elle n’avait d’autre choix que de se soumettre à leur volonté. Elle leur appartenait corps et âme. Ils faisaient d’elle ce qu’ils voulaient.

Bien qu’étant à bout de force, elle jouit de nouveau pour eux mais Nicolas en demanda encore et elle dut le faire une deuxième puis une troisième fois avant qu’enfin, il ne se laisse aller à son plaisir et que son foutre envahisse les intestins de la belle.

Les trois hommes s’éloignèrent et Roxane les entendit s’installer confortablement. Aucun ne vint s’occuper d’elle, la laissant chancelante.



Roxane gémit en se tortillant. Rien à faire, ses chevilles ne bronchaient pas et le carcan de bois lourd la maintenait fermement. Elle entendit un mouvement. La main de Charles se posa sur la fesse droite.



Le coup cingla juste après. La cane venait de tomber. Roxane hurla.



La zone était très sensible. Elle ne proposait que quelques marques de martinet qui auraient disparu dans deux jours. Nicolas l’avait évitée, non par crainte, mais parce que la position ne lui permettait guère de les atteindre. Nicolas expliqua la difficulté à Charles qui détacha la cheville droite de Roxane. La jeune femme sentit sa cheville être remuée mais ne pouvait voir ce que Charles faisait.

Soudain, son pied se releva et Roxane ne put rien pour l’en empêcher. La corde était clairement reliée au plafond, probablement via une poulie mais la soumise n’en était pas certaine. La corde se tendit encore, et encore, et encore, avec douceur. Charles ne voulait pas blesser la soumise, lui laissant le temps de se positionner et d’apprécier chaque centimètre de liberté en moins.

Enfin, sa jambe droite fut largement relevée, dévoilant son sexe et ses cuisses.



Charles défourailla et se présenta devant la bouche de Roxane.



Charles se recula, avisa la situation puis s’éloigna avant de revenir avec son bâillon écarteur et Roxane se retrouva la bouche maintenue ouverte de force par les deux barres reliées par un ressort, la balle molle de sécurité dans la main. Charles profita immédiatement de la gorge chaude et offerte, ses yeux ne perdant rien du spectacle en cours du côté de Nicolas.

Philibert ne resta pas en arrière. Il s’avança pour enculer Roxane. Il fit courir un doigt sur son clitoris tandis qu’un autre envahissait ses zones sensibles dans son ventre. Nicolas fit tomber la cane sur les cuisses.

Roxane se sentit partir en subspace, en même temps en orgasme sexuel, tout en étant dans une impuissance totale face à Charles. Elle n’avait jamais connu un tel débordement émotionnel. Elle ne contrôlait plus rien. Elle ne luttait plus, ne fuyait plus, n’évitait plus. Ce n’était plus possible. Elle était avec eux, totalement, entièrement. Elle était à eux.

Philibert agissait avec une délectation évidente. Charles jouit. Son sperme coula sur le sol, Roxane n’étant pas en capacité d’avaler. Philibert suivit peu après. Nicolas s’en donnait à cœur joie. Les cuisses zébrées de Roxane la brûlaient mais ce n’était qu’une sensation parmi des dizaines d’autres.

Finalement, Nicolas caressa les blessures de Roxane, la faisant ronronner de plaisir.



Roxane, dont la poitrine était sensible, ne broncha pas sous cette assertion. Elle leur appartenait totalement. Ils pourraient faire ce qu’ils voulaient. Elle subirait.



Roxane fut détachée. Nicolas la mena jusqu’à une baignoire où il la lava tandis qu’elle tenait à peine debout. Elle s’endormit dans l’eau, la tête contre le torse nu du sadique.


Roxane s’éveilla. Elle voulut s’étirer comme à son habitude mais fut incapable d’effectuer les mouvements requis. La douleur était trop forte. Elle avisa le baby phone sur la table de chevet. Depuis sa chambre, Albert pourrait l’entendre. Elle sourit mais ne l’appela pas. Il était tôt et il apprécierait sûrement de dormir encore. Elle se leva doucement, prenant garde à chaque geste.

Le pire étaient les fesses. Elles la lançaient. La respiration venait en deuxième car ses seins zébrés hurlaient leur désapprobation à chaque inspiration. Jamais Roxane n’avait vu l’intérieur de ses cuisses ainsi. Elle se leva et se planta devant le miroir en pied de sa chambre pour s’admirer. Difficile de trouver une zone sans marque. Roxane en eut les yeux brillants de joie.

Vint le moment de s’habiller. La culotte fut relativement facile à mettre mais Roxane rouspéta contre la robe. Chaque tentative se solda par un échec et Roxane gémissait de plus en plus, ronchonnant contre ses épaules endolories, son dos douloureux, sa poitrine sensible.



Daniel venait de prononcer ces mots. L’avait-il entendue ronchonner depuis le couloir ? La porte n’était pas fermée à clé afin de permettre à Albert de venir en cas de problème. Si son père entrait, il… se figea sur le pas de la porte qu’il venait d’ouvrir. Il resta immobile, découvrant les marques recouvrant presque entièrement le corps de sa fille.



Albert enroula sa future femme dans un peignoir long, masquant son corps aux yeux de son père.



La phrase sembla enfin sortir Daniel de sa torpeur. Il secoua la tête puis se rendit dans le couloir en fermant la porte derrière lui.



Roxane n’était pas contre. Ce qu’elle voulait était les marques, pas forcément la restriction de mouvement. Elle tenait à pouvoir profiter de son mariage !



Cela attisa la curiosité de Roxane.



Il l’embrassa et les deux amants descendirent dans la salle à manger à vitesse réduite car Roxane peinait à marcher, ses cuisses hurlant leur désapprobation à chaque pas. S’asseoir ne fut pas moins difficile. Daniel, déjà installé, sourit en constatant les grimaces de sa fille. Isabelle sembla ne se rendre compte de rien.



Le majordome resta imperturbable devant cette déclaration. Albert lança une conversation. Daniel y entra le premier puis Isabelle poursuivit, tandis que Roxane, tremblante de douleur, peinait à se connecter au moment présent.



Elle avait faim mais la simple idée de devoir porter la cuillère à sa bouche une vingtaine de fois la faisait gémir de douleur d’avance.



Roxane regarda la table, cherchant quelque chose.



Daniel sourit tandis qu’Isabelle observa, interloquée, Roxane manger dans la main d’Albert. Leurs regards profonds et rieurs ne laissaient aucune place au moindre doute.



L’arrivée des cerises fit glousser Roxane. Albert en prit une qu’il mit dans sa bouche. Il approcha sa main de son visage pour retirer le noyau puis colla ses lèvres sur celles de Roxane, offrant au passage le fruit à sa compagne. Roxane mâcha en se sentant frissonner de plaisir. Tout le bol fut partagé de cette façon, Albert frustrant parfois Roxane en avalant lui-même le fruit tant convoité.



Isabelle fronça les sourcils.



Albert restait sobre, comme si la conversation ne le concernait pas. Roxane était mortifiée. Non seulement sa mère venait de faire une connerie mais en plus, voilà que ses parents s’engueulaient à table dès le matin. Elle était morte de honte.



Albert sourit doucement tandis que Roxane secouait la tête. Sa mère semblait vraiment considérer comme une réussite sociale que d’apparaître sur cette encyclopédie en ligne.



Réellement ? Elle l’ignorait totalement.



Roxane en eut les larmes aux yeux. Son père s’occupait de sa vie numérique. Il ne le lui avait jamais dit. Elle lui en était profondément reconnaissante.



Cette conversation avait eu le mérite de faire totalement oublier la question dérangeante d’Isabelle. Roxane se promit de prendre le temps d’aller faire un tour sur cette fameuse page biographique. Elle était curieuse de découvrir sa propre vie à travers le prisme Internet.

Cela clôtura le petit-déjeuner. Tout le monde se leva. Isabelle rejoignit la bibliothèque d’où elle passa des coups de téléphone. Albert partit en ville rejoindre Nicolas, Philibert et Charles pour un match amical de polo.



Roxane se rendit au bureau. Elle commença par appeler le traiteur afin de s’assurer que tout était prêt pour le lendemain. Les animateurs et les serveurs n’avaient aucun problème majeur à dénombrer. Les vêtements de tout le monde étaient déjà sur place. La coiffeuse et la maquilleuse viendraient au château. Roxane chercha ensuite un opéra en particulier. Il tournait en ce moment au Royal Opera House de Londres.

Roxane se leva en grimaçant puis se rendit dans les cuisines où elle trouva aisément la personne qu’elle cherchait, agréablement surprise par l’absence de sa mère.



Ronald resta un instant interdit puis reprit ses activités. Roxane retourna au bureau.



Elle fut mise en attente puis le service demandé décrocha.



Roxane attendit quelques instants. Elle savait que tout le monde cherchait qui elle était.



Il y eut un silence à l’autre bout du fil puis la voix chanta :



Le reste ne fut qu’une formalité. Albert avait transmis à Roxane son goût de la perfection et du contrôle. Elle n’avait rien laissé au hasard. Satisfaite, elle se leva et retourna en cuisine. Il restait une dernière chose à faire, et pas des moindres.



Ronald transperça Roxane des yeux et sourit à demi.



Roxane contacta un traiteur et arrangea la livraison du dîner. Pour le thé et le petit-déjeuner, Roxane s’en chargerait elle-même. Éreintée, elle retourna voir Ronald.



Roxane grimaça. Elle détestait tellement qu’il l’appelle ainsi. Le corps en morceaux, elle s’endormit presque immédiatement.



Elle ouvrit les yeux pour découvrir son père.



Roxane ferma la porte – mais pas à clé, son état ne le permettant pas – puis se plaça devant le grand miroir et souleva la robe comme elle put pour admirer les marques. Elle devait admettre que Nicolas avait raison : celles laissées par la cane étaient magnifiques. Roxane en sourit de bonheur.

Le déjeuner fut calme et tranquille. Roxane parvint à manger dans des quantités qu’elle jugea correctes.



Après tout, Ronald ne lui avait rien dit puisque c’était l’inverse qui s’était produit. Devant cette réponse sèche, Isabelle recula et n’insista pas. Le repas terminé, Isabelle disparut dans sa chambre pour se préparer.



Albert déverrouilla son téléphone et consulta les comptes.



Albert l’embrassa tendrement. Isabelle hurla de sa voix stridente en découvrant son moyen de transport atterrissant au milieu du jardin tandis que Ronald grimpait calmement, fidèle à lui-même. Une dizaine de minutes plus tard, Méline et Nicolas arrivaient au domaine.



Nicolas ne se fit pas prier. Il lui retira sa robe sur la terrasse tandis que Méline occupait Albert en bavardages. Nicolas en profita longuement, un incroyable sourire sur son visage, en jumeau de celui de Roxane.



Roxane ne put s’empêcher de rougir intensément tandis que Charles la détaillait à son tour.



Nicolas aida Roxane à remettre sa robe et la soumise monta dans sa chambre où elle s’enferma, offrant ainsi aux joueurs l’intégralité du domaine, extérieurs, pièces diverses et donjon. Aucune chance qu’elle jette un œil. Son père participait. Elle n’avait aucune envie de le voir à l’œuvre. Elle réalisa deux belles parties puis s’endormit, pour être tirée de ses songes par le réveil de son téléphone.

Elle se sentait bien mieux. Elle descendit en cuisine et prépara les biscuits pour le thé avant de les poser sur la table du petit salon, bien en vue. Les tasses, le thé et la bouilloire furent posés à côté puis Roxane s’éclipsa avant d’envoyer un message à Albert. « Le thé et les biscuits sont servis ».

Le bruit en provenance du château lui indiqua que les joueurs s’étaient dépêchés de venir profiter de la collation. Roxane sortit accueillir la livraison du traiteur puis mit en place pour le dîner.



Des muffins au chocolat, prévus normalement pour le dîner, tous justes apportés par le traiteur. Tant pis, Roxane allait cuisiner un dessert. Daniel prit les desserts et disparut. Roxane se mit aux fourneaux, joua aux dames pendant la cuisson pour laissa refroidir avant de sortir sur la terrasse pour finalement s’endormir sur un transat. Ce fut Méline qui l’éveilla.



Roxane se leva d’un bond… Plus exactement, ce fut ce qu’elle tenta de faire mais la douleur l’en empêcha et elle retomba lourdement en grimaçant.



Le dîner fut animé. Tout le monde était joyeux. Roxane se sentait à l’écart mais fatiguée, cela ne la dérangeait pas.



Roxane sourit.



Roxane rit doucement.



Méline tira la langue à Roxane en retour.



Daniel écoutait l’échange en ricanant. Visiblement, il passait un excellent moment.



Roxane sourit pleinement, pencha la tête et ses yeux sur Nicolas brillèrent.



Roxane aida Louis à débarrasser.



Il disparut dans le couloir en sautillant. Une fois la cuisine impeccable, Roxane remonta dans sa chambre, prit un long bain chaud puis s’endormit le corps lourd.

Elle fut ravie de pouvoir s’étirer sans souffrir le lendemain matin. Nue, elle s’admira devant le miroir. Les marques étaient magnifiques et ne la faisaient qu’à peine souffrir. C’était parfait. Elle passa une robe simple à manches longues et sortit préparer le petit-déjeuner. La merveilleuse odeur qui se répandait lui prouva qu’elle n’était pas la première levée. Elle trouva Albert aux fourneaux. Elle l’embrassa tendrement sur la nuque et l’observa cuisiner en silence. Il était tellement craquant !



Albert posa sa poêle loin du feu, se tourna vers sa fiancée, parcourut l’espace qui les séparait en moins de deux secondes.



Roxane s’exécuta en souriant. Dès que la bite fut dure, Roxane dut se mettre à quatre pattes et Albert la pilonna en lui tirant les cheveux. Il se retira sans jouir et demanda :



Roxane réfléchit et annonça :



Il lui mit une claque sur les fesses et lança :



Roxane se dit que décidément, la veille avait été une bonne journée pour ses parents. Elle frappa à la porte de la chambre de son père qui répondit d’un grommellement.



Roxane aida Albert à tout apporter dans la salle à manger. Daniel apparut, les cheveux en vrac et le visage tiré.



Roxane sourit doucement.



Albert soupira devant cette réplique mais ne la contra pas. Roxane et Albert accueillirent les préparateurs pour la fête. Le domaine se métamorphosa doucement, se remplissant de tables, de chaises, de tentes, de fontaines à champagne et de ballons.

L’hélicoptère fut obligé de se poser derrière, plus dans les hauteurs, tandis que Roxane se trouvait déjà entre les mains de la coiffeuse.



Roxane grimaça intérieurement mais se composa un sourire parfait.



La seconde coiffeuse commença à laver les cheveux d’Isabelle, qui, de son côté, se mit à raconter à sa fille toutes les merveilles que Ronald avait prévu pour elle, sa prévenance et comme il semblait deviner ses préférences, lui offrant toujours ce qu’elle préférait.



Roxane sourit. Sa mère pensait-elle vraiment que Ronald devinait ses préférences ? Ne se doutait-elle vraiment pas que Roxane fut derrière tout ça ? Elle reconnaissait bien là la grande naïveté et le côté fleur bleue de sa mère.

Isabelle passa toute la coiffure et son maquillage à raconter sa journée. Roxane fut dégoûtée que les femmes s’occupant d’elles ne parlent pas le français, l’obligeant à être la seule interlocutrice disponible pour sa mère. Roxane passa ainsi deux heures à dire des « hunhun » et des « Oh » et des « Super ».

Enfin, la torture fut terminée. Roxane se leva pour rejoindre la chambre rose, transformée temporairement en salle d’habillage.



Isabelle grommela puis s’éloigna. Roxane soupira d’aise, faisant rire les coiffeuses et la maquilleuse qui accompagnèrent Roxane jusqu’à la pièce aux murs blancs remplie d’accessoires roses. Le tailleur, un homme d’une quarantaine d’années, se tenait là avec son apprenti.



Elle portait une culotte et un soutien-gorge noirs, masquant donc les marques principales sur ses fesses et pourtant, un silence accueillit la découverte de son corps zébré de coups de fouets. La maquilleuse fut la première à reprendre contenance. Elle aida Roxane à changer de soutien-gorge puis de culotte tandis que le reste de l’assemblée, figée, respirait difficilement.

La salle reprit vie lorsque Roxane enfila la première chemise fine sur laquelle la robe de mariée se placerait. Seul l’apprenti resta figé, incapable de bouger ou de parler pendant toute la séance d’habillage. Même l’appel du tailleur ne parvint pas à le dérider.

Les quelques retouches du tailleur terminées, la coiffeuse put terminer son chef d’œuvre et ce fut le départ pour la mairie. Le reste ne fut que des mondanités d’une banalité affligeante. Isabelle, restreinte par la langue, se tint correctement. L’Église suivit, union religieuse dont Roxane se serait volontiers passée mais incontournable dans ce pays en tant que duchesse.

Puis, tout le monde se rendit au domaine pour le repas et la fête dans les extérieurs. Roxane tint son rôle du mieux qu’elle put.



Roxane haussa les épaules. Elle s’en fichait. Elle s’était bien amusée.



Albert, Nicolas, Charles, Philibert, le prince et trois autres hommes de l’assemblée partirent. Méline soupira.



Roxane ricana. Elle ne comptait pas faire punir ses amis. Ni l’un, ni l’autre. Elle avait sous-entendu qu’elle tricherait pour que Nicolas se fasse punir uniquement pour avoir la joie de voir l’inquiétude dans son regard. En aucun cas elle n’amènerait de fessée à ses amis.



Roxane se figea à cette demande à laquelle elle ne s’attendait pas du tout.



Ronald sourit doucement en hochant la tête.



Ronald resta sans bouger puis précisa :



La duchesse s’excusa auprès de son interlocutrice et rejoignit Roxane.



Méline se tourna vers le majordome avant de le détailler de la tête aux pieds.



Roxane lui envoya un regard incendiaire auquel Méline céda rapidement. D’un geste brusque, elle retira la clé de son cou et la transmit à Ronald qui la remercia d’une légère révérence de la tête.



Roxane l’observa partir, abasourdie par cet échange. Ainsi, Ronald connaissait l’existence du donjon. De plus, il avait envie de l’utiliser… avec sa mère ! Roxane chassa les images qui lui venaient à l’esprit. Elle ne voulait surtout pas savoir !

Ronald reparut un peu plus tard dans l’après-midi. Méline confirma qu’il lui avait rendu la clé. Roxane ignora cet évènement pour se concentrer sur son mariage. Les hommes revinrent en début de soirée. Le prince était ravi : il avait gagné à de nombreuses reprises.

Chacun rentra chez soi et Roxane put souffler un peu. Après avoir indiqué à ses amis que Méline et Nicolas avaient été parfaits, Roxane put passer une robe plus légère. Les jardins retrouvèrent leur calme et leur sérénité. Ronald servit le dîner, léger après cette journée passée à boire et à manger.



Roxane grimaça. Elle n’aimait pas ce titre dont elle ne voulait pas. Elle aurait préféré pouvoir l’ignorer. Elle allait devoir faire avec mais aurait préféré ne pas en entendre parler dans sa vie personnelle.



Ronald se déplaça légèrement afin de se trouver dans le champ de vision d’Isabelle, et par là même dans celui de Roxane. Albert et Daniel se trouvant en face, le majordome leur était invisible.

Roxane vit Ronald lever sa main droite et faire un « V » de son index et de son majeur. Isabelle blêmit et lança :



Roxane en resta muette de stupeur.



Sa voix était suppliante mais Roxane constata qu’elle alternait les regards vers Ronald et vers Albert. Le duc allait ouvrir la bouche pour accepter les excuses mais Roxane secoua négativement la tête, le faisant taire. Si sa femme ne voulait pas qu’il accepte ses excuses, il la suivrait.

La chose espérée se produisit. Ronald leva les quatre doigts de sa main droite. Roxane en fut ravie mais son visage ne montra qu’un calme total. La remarque de sa mère l’avait réellement blessée. Elle était ravie de la savoir doublement punie, de quelque manière que ce soit. Roxane voulait que sa mère cesse de prononcer des paroles blessantes. S’il fallait qu’elle souffre pour y parvenir, qu’il en soit ainsi !

Isabelle, mortifiée et silencieuse, retourna à son assiette. Après le dîner, Roxane se rendit dans la cuisine pour y retrouver Ronald.



Ronald lui sourit tendrement.



Ronald rit carrément.



Il se figea en constatant la bonne humeur. Voir son majordome rire ne devait pas arriver souvent au duc. Mais qu’il rit avec sa femme le dérangeait clairement.



Albert en resta muet de stupéfaction, puis il se reprit et lança :



Albert lança un regard doux à sa femme.



Ronald vivait dans une dépendance, à quelques pas du château, près des écuries, une maison ressemblant davantage à un manoir, adorable et pittoresque, au milieu des arbres.



Les trois compères explosèrent de rire.