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Temps de lecture estimé : 18 mn
06/03/22
Résumé:  Un fils tué accidentellement, une épouse qui en meurt de chagrin, une belle-fille à consoler.
Critères:  fh hplusag alliance amour caresses cunnilingu pénétratio -diffage
Auteur : Roy Suffer  (Vieil épicurien)            Envoi mini-message

Série : Belles (-) Filles

Chapitre 02 / 03
Storia di famiglia

Résumé de l’épisode précédent :

Une autre version de « Il professore », toujours en Italie.








Chez nous en Italie, la famille est très importante, « molto importante ». C’est pourquoi nous vivons souvent tous ensemble. Mais pas comme chez vous les Français quand autrefois, à la campagne, tout le monde partageait un seul logement dirigé par le patriarche. Non, chez nous, c’est ensemble mais de façon indépendante. Quand on construit une maison, c’est pour soi et ses enfants. Pour soi, on construit le rez-de-chaussée, parfois sur une cave, un garage ou un sous-sol, mais toujours avec un vestibule sur le côté.


Quand les enfants grandissent et se marient, on démonte le toit et on ajoute un étage, avec un escalier dans le vestibule. Et ainsi de suite selon le nombre d’enfants. Parfois aussi, quand les enfants sont trop nombreux, on agrandit la maison de l’autre côté de l’escalier qui devient central. Mais on fait toujours les mêmes appartements, avec la même surface. Chacun vit comme il l’entend, mais on est tout proche pour s’entraider, se voir, se parler. Il suffit d’ouvrir la porte, ou de se pencher à la fenêtre, ou de descendre quelques marches. Les grands-parents gardent les petits-enfants et souvent la Mama fait la cuisine pour tout le monde. C’est pour ça que la maison est très importante pour les Italiens, car la maison représente la famille. C’est ce qui passe en premier dans les dépenses, et souvent on ne part pas en vacances pendant des années pour financer la construction de la maison à la taille de sa famille. Ainsi, quand tu verras de grosses maisons en Italie, tu ne diras plus « ces Italiens sont riches », mais tu penseras que celui-ci a eu deux enfants, celui-là cinq, etc..


Moi, Franco, je n’ai pas pu rester dans la maison de mes parents. J’étais le troisième fils et elle était trop petite. Il était impossible de l’agrandir parce que c’était une maison de ville très ancienne, pas assez solide pour ajouter un étage et coincée par d’autres maisons de chaque côté. Alors j’ai construit ma propre maison avec l’aide de mon père et de mes frères. Nous faisons beaucoup de travaux nous-mêmes dans la construction, c’est moins cher. Je l’ai construite à Gressan, un village proche d’Aoste, avec un grand terrain pour pouvoir l’agrandir si nécessaire. Mais en fait, je n’ai eu qu’un seul fils, j’ai donc monté un seul étage. Je travaille au palais régional, siège du gouvernement de la Vallée d’Aoste, seule région autonome du pays, où j’occupe un poste de consigliere (conseiller).


Mon fils s’est marié avec une gentille fille, bien qu’elle soit romaine d’origine. Comme chez vous, nous n’aimons pas beaucoup les gens de la capitale, ils sont souvent prétentieux et méprisants avec les gens des provinces. Mais pas elle, elle est simple. Bizarrement, elle a la peau très pâle, très blanche, sauf quand elle rougit, et de longs cheveux châtain clair, presque roux. C’est étrange parce que sa mère, la Gina, qui poussait la chansonnette dans les cabarets, avait les cheveux noir corbeau et la peau mate, et son père « officiel » était calabrais de souche, lui aussi très brun, même s’il commençait à blanchir quand je l’ai connu. De là à penser que Gina avait la cuisse hospitalière avec quelques étrangers de passage, c’est un pas que beaucoup franchissent. Le résultat est cependant agréable à regarder, grande, bâtie comme une sportive, la mâchoire et le menton carrés, de fortes pommettes et des formes généreuses au rez-de-chaussée comme à l’étage. Je ne suis pas étonné qu’elle ait plu à Carlo, mon fils, et elle devait avoir un sacré tempérament pour qu’il ait interrompu sa course folle après tous les jupons de la région. Tel fils… mais chut !


La vie était harmonieuse avec nos deux couples dans notre grande maison, et nous n’attendions plus Darma, ma chère femme et moi, que les petits-enfants que ce joli couple n’allait pas manquer de nous donner. Ils s’employaient fortement à y essayer d’après ce que les fenêtres ouvertes, les soirs d’été, nous laissaient entendre. Quelle santé, ces jeunes ! Ces maisons communes jouent un rôle important dans la vie des couples, car leurs ébats me donnaient des idées et j’honorais Darma bien plus souvent qu’auparavant. J’avoue humblement que dans la nuit noire, mon imagination me faisait croire parfois que c’était le cul de Roberta, ma belle-fille, que je tenais entre mes mains et que je pourfendais à grands coups de reins. Il n’importe, l’amour comme le vin rendent heureux à tout âge.


Le drame se produisit un vingt novembre, je m’en souviendrai toute ma pauvre vie. Carlo travaillait à l’usine sidérurgique de la vallée. Il manœuvrait un pont élévateur pour charger des poutrelles d’acier sur un camion, c’était un as avec son boîtier de commande à la main. Tout se passait bien jusqu’à ce qu’une des chaînes qui soulevaient les poutres lâche. Le chargement a basculé. Il était assez loin et il n’aurait pas dû être touché, mais les poutres sont tombées en partie sur le camion comme un paquet de mikados géant. Le groupe des dernières est tombé sur le bout d’une autre et l’a catapultée dans les airs comme une hélice sans axe. Elle s’est écrasée contre le mur de l’usine en ayant fauché mon Carlo au passage. Il avait toujours son casque sur la tête, ses bottes de sécurité aux pieds, mais entre les deux ce n’était que bouillie. Tué sur le coup.



Darma et Roberta, vêtues de noir derrière le corbillard, ressemblaient à deux petites vieilles pleurant toutes les larmes de leurs corps pendant des jours et des jours… Roberta ne pouvait plus vivre seule dans l’appartement de l’étage où les souvenirs la torturaient. Elle est venue chez nous occuper l’ancienne chambre de Carlo quand il était jeune. Hélas, huit mois plus tard c’est le cercueil de Darma que nous suivions. Elle ne s’est jamais remise du décès de son fils chéri et elle a développé un cancer généralisé. Une fin atroce. Heureusement que Roberta était là pour m’aider et me soutenir. En moins d’un an, c’est toute une vie qui bascule. Je ne savais plus où j’étais, qui j’étais et ce que je foutais encore sur cette maudite Terre. Le médecin du palais régional m’a déclaré dépressif et inapte à reprendre mes fonctions. Il m’a donné un traitement puissant : des somnifères le soir, des euphorisants et des antidépresseurs le matin. Rester enfermé la journée à la maison et bouffer ces saloperies chimiques, je savais encore moins qui j’étais, vivant dans une sorte de brouillard opaque sans goût ni envie de quoi que ce soit. La mort avant la mort. Je passais mon temps à dormir ou à regarder le plafond, parfois la télé qui ne me distrayait même pas, ils ne parlent que de catastrophes.


Et puis un matin, j’étais en train de prendre mes médicaments et l’un d’eux s’est coincé entre ma gencive et ma joue. Je n’arrivais pas à le décoller avec ma langue, il commençait à fondre. Je m’attendais à percevoir un goût infect de chimie, mais non, c’était très sucré et plutôt bon. Je finis par attraper le comprimé avec un doigt et le ressortis de ma bouche. Je reconnus cette petite chose ronde que Darma, qui avait un peu de diabète, mettait dans son café.



Elle avait raison, elle avait complètement raison, d’autant que je venais de vivre huit jours sans cette chimie et sans même m’en rendre compte. Mais… que c’est dur d’affronter la réalité. Et encore, la mignonne avait eu la délicatesse de vider toutes les affaires de Darma pendant que j’étais dans le coaltar, j’aurais à nouveau déprimé si j’avais dû le faire. J’ai abandonné les médicaments, tous. Pour pouvoir dormir, le mieux était de me fatiguer. J’ai défriché et bêché le jardin malgré la saison tardive. Elle m’a emmené dans une jardinerie, je ne me risquais pas encore à conduire. J’ai pris les derniers plants de tomates, de poivrons et de courgettes, déjà trop grands et presque tous en fleurs, mais autant les risquer puisque le terrain était prêt. Ensuite, elle trouvait que mes meubles et les papiers peints étaient vieux, usés, défraîchis, que mon vieux poste de télé à tube était périmé, qu’il fallait changer tout ça, renouveler mon environnement. Je n’avais guère de moyens, mais elle proposa de simplement descendre ses meubles, plus modernes et plus neufs.


Alors je me suis mis en chantier et j’ai tout rénové. Entre papiers, peintures et déménagements, mes vieux meubles à monter et les siens à descendre, Roberta m’aidait de son mieux, je la trouvais adorable dans ses vieux vêtements maculés de peinture. Sa jeune vivacité était un précieux stimulant. Je me couchais tous les soirs, éreinté. Malgré cela, j’avais encore du mal à trouver le sommeil, même si je parvenais ensuite à dormir cinq à six heures d’affilée. Un soir où il faisait particulièrement chaud, ce qui n’aide pas à trouver le sommeil, j’ai fini par me lever pour aller boire un verre d’eau, pieds nus, tâchant de ne faire aucun bruit. Surprise dans le couloir, je vis un petit rai de lumière, la porte de la chambre de Carlo, occupée par Roberta, n’était pas totalement fermée. Je m’avançai doucement, pensant qu’elle était peut-être allée boire aussi, mais j’entendis de faibles gémissements. Je poussai tout doucement la porte d’un doigt, je savais qu’elle grinçait, et là… je la vis. Pas directement, mais dans le miroir de l’armoire, au pied du lit. Elle avait chaud elle aussi, parce qu’elle était nue sur le lit. Et soudain, je vis tout : ses cuisses écartées, sa main dans sa toison qui frottait son sexe, l’autre main qui pétrissait un sein en faisant rouler la pointe entre pouce et index. De temps en temps, le mouvement s’arrêtait, l’index se dressait et grattouillait l’extrémité pendant que l’autre index faisait la même chose sur le clitoris. Oh ce clitoris, dilaté, dressé, gros comme un petit champignon… Et ces seins, gros, lourds, à peine aplatis par la position couchée, avec de larges aréoles dilatées comme des macarons roses surmontés par de grosses framboises. Et elle reprit. Son majeur plongea profondément dans sa grotte et ressortit étaler ses sécrétions sur toute sa fente avec un bruit humide.


Parfois elle accélérait, parfois elle ralentissait, se tapotait et reprenait. Quelle merveille ! Quelle peau parfaitement lisse et blanche ! Il n’y avait que la plante de ses pieds qui était légèrement orangée, les orteils crispés par le plaisir. Elle respira un peu plus fort, gémit un peu plus et ses cuisses s’agitèrent de tremblements. Alors elle se retourna à genoux, dressa son cul en l’air, la joue sur l’oreiller. Sa main glissée entre ses cuisses s’agita plus fort, deux doigts bien plantés dans sa chatte béante. Elle respirait bouche ouverte comme un soufflet de forge. Le plaisir montait, et moi je bandais comme un bourricot. Je saisis mon sexe à travers mon pyjama et le serrai violemment. Alors elle se laissa tomber sur le côté, un pied sur l’autre mollet, sa main toujours active. Elle suça le majeur de l’autre main et le porta à ses fesses et… Oh oui, mamma mia, elle se l’enfonça dans le cul et le fit aller et venir à toute vitesse comme les autres jusqu’à la grande secousse qui en fit craquer le sommier. Et moi, j’ai serré tellement fort que, trop tard, je n’ai rien pu retenir et j’éjaculai dans mon pyjama. Je reculai jusqu’à ma chambre mais mon coude buta contre la poignée. Merda ! Vite, j’enfilai mes mules et je me traînai sans discrétion jusqu’à la cuisine. Je fis couler l’eau tiédasse des tuyaux avant d’avoir de l’eau plus fraîche. J’entendis grincer la porte de sa chambre, je cachai ma tache contre l’évier.



Le frigo était juste à ma droite, elle vint près de moi, l’ouvrit et se pencha pour prendre la bouteille dans le bas de la porte. Mon Dieu ! Je trouvais que Darma avait un beau cul, mais là, juste à portée de main, ce n’était pas un beau cul, c’était… c’était les jardins de Babylone posés sur les colonnes d’Hercule. Une magnificence, une incroyable volupté faite chair. Je me remis instantanément à bander, ma main tremblait et mon verre d’eau se vida dans l’évier. Elle n’était vêtue que d’une petite nuisette, une de ces choses transparente, marron, avec des bandes satinées. Pas un vêtement, un souffle de brume qui s’arrêtait juste sous le pubis. Alors en se penchant, évidemment… Il serait bien resté la culotte, mais ces choses modernes se résument à quoi ? Juste un ruban de tissu d’à peine un centimètre et qui n’a pour fonction que de souligner la nudité, de la rendre plus évidente encore, comme un trait de crayon sur une paupière. Elle se retourna et son arrogante poitrine, encore gonflée et drue de plaisir, faillit me heurter.



Pour le lui tendre, je fus bien obligé de m’écarter un peu de l’évier et de me tourner vers elle.



Elle tourna les talons et regagna sa chambre avec sa bouteille d’eau citronnée, marchant avec souplesse sur la pointe des pieds, faisant ainsi chalouper langoureusement son fessier parfait. J’avais du mal à avaler ma salive, et l’eau glacée me fit beaucoup de bien. Moi aussi je retournai au lit, mais je ne pouvais pas m’endormir. Malgré ma récente éjaculation, je dus me masturber comme un fou avant de trouver le repos.


Depuis cette aventure nocturne, son comportement, je devrais dire « notre comportement » a changé. Ce serait imperceptible pour un observateur extérieur, mais… comment dire ? Elle était plus chatte, plus charmeuse, plus douce, plus souriante. Même ses tenues étaient différentes. Pour sortir, elle était toujours en veuve très sage. Mais à la maison, ses jupes semblaient plus courtes, ses chemisiers plus décolletés ou alors plus de boutons étaient oubliés. Et moi je me rasais quotidiennement de plus près, je soignais mon haleine, remettais de l’after-shave et me changeais plus souvent. Je m’évertuais à me tenir plus droit, à rentrer mon petit ventre. C’était comme si un petit jeu de séduction s’était engagé par un mystérieux accord tacite. Et je n’hésitais plus à lui dire qu’elle était très en beauté dès qu’elle changeait quelque chose, sa coiffure par exemple. Le jeu était assez plaisant, même si j’étais conscient de n’avoir aucune chance. Il y avait la différence d’âge, c’est vrai, mais ce n’est pas un vrai problème en Italie. En revanche, c’était ce qui nous rapprochait qui nous éloignait le plus : le lien familial et les deux deuils.


Darma ne travaillait pas, je gagnais suffisamment pour deux. Tout juste faisait-elle par passion des kilomètres de dentelle qu’elle vendait une fois par an lors du festival des dentellières. Elle n’avait pas non plus d’assurance vie et me laissait en piteux état et sans travail. Bien sûr, le gouvernement régional où j’étais conseiller et l’assurance maladie me versaient chacune leur obole, c’est-à-dire un tiers de mon ancien salaire, environ mille cinq cents euros chacun. Je m’inquiétais de savoir si nous allions pouvoir survivre à deux sur cette petite somme et j’envisageais de louer l’appartement du dessus, meublé avec un mélange de mes vieux meubles et le reste de ceux de Carlo et Roberta. Elle me dit alors que c’était bien inutile et peut-être même gênant d’avoir d’aussi proches voisins au-dessus de nos têtes sans qu’ils soient de notre famille. Pendant ma période d’absence mentale, décidément il s’en était passé des choses. La justice avait condamné l’entreprise pour faute grave, la chaîne utilisée n’étant pas du bon calibre et en plus très usée. Roberta a donc reçu une grosse somme d’argent de l’entreprise et une rente à vie de l’assurance. Nous étions donc à l’abri du besoin.




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Depuis que je vais mieux, nous allons chaque semaine au cimetière nous recueillir sur le caveau familial. Bras dessus, bras dessous, sobrement vêtus de deuil. Les gens que nous croisons saluent notre douleur affichée et marquent leur respect par des « Signor Consigliere », auxquels je répondais en soulevant mon chapeau noir avec une légère inclinaison de la tête. Roberta se dit toujours impressionnée par les marques de respect de ces gens à mon égard. Un jour en revenant, je fais cette remarque à ma belle-fille :



En fait, je trouve surtout que ça ne lui va pas. Elle a beau avoir la stature d’une sportive, elle ne fait jamais le moindre exercice et bien peu d’efforts physiques. Et si ses cuisses sont charnues, ses mollets au contraire sont fins et peu développés. Or le noir, c’est bien connu, affine les silhouettes. Ces collants donnent l’impression qu’elle a des jambes maigres et de gros genoux, impression qui disparaît lorsqu’elles sont nues. À ma grande stupéfaction, elle remonte sa jupe, extirpe le collant du bassin, s’assoit sur une chaise, fait tomber ses chaussures, lève haut la jambe et fait rouler lentement tout le long le petit boudin de nylon noir. Son geste élégant et la vision qu’elle m’offre sur sa microscopique culotte d’où dépassent quelques poils me donnent soudain l’impression que de la lave coule dans mes veines. Mon ravissement n’a d’égal que mon érection.



Nous allons comme ça de petites provocations en situations ambiguës, mais aucun n’ose franchir le pas, surtout pas moi. Je crains une réaction vive contre une attitude de « vieux cochon » qui précipiterait son départ. Je n’ai pas envie qu’elle parte, car sans elle… je n’ose l’imaginer. Il fallait un événement déclencheur, et il survient à l’entrée de l’hiver, très précoce cette année. Il a neigé la veille au soir, mais elle ne tenait pas et fondait au fur et à mesure. Avec la nuit, une bonne gelée permet à la neige de se fixer et nous nous réveillons avec quelques centimètres. Pas de quoi renoncer à notre sortie hebdomadaire au cimetière, même si Roberta ne dispose pas de brodequins, comme moi. Elle décrète que ses chaussures de ville à gros talons suffiront. Pour une fois, nous ne nous tenons pas le bras, trop occupés à tenir l’équilibre. Je marche dans la neige fraîche, plus stable, elle préfère progresser sur les traces de roues pour ne pas remplir ses petites chaussures de neige glacée. Ce qui devait arriver arriva. Il suffit de la pente légère vers un égout pour que ses pieds se dérobent d’un coup. Elle tombe lourdement de tout son long sur le côté droit. J’ai bien du mal à la relever, elle souffre horriblement, grimaçant et criant dès qu’elle pose le pied par terre ou que je lui touche le bras.

Impossible dans ces conditions d’aller plus loin, ni même de rebrousser chemin. Il n’y a qu’une solution, que je la porte. Je lui fais mettre son bras gauche autour de mon cou et la soulève délicatement, mes bras sous ses fesses et ses genoux. Malgré mes précautions et tous mes efforts, elle pleure de douleur. Je repars vers la maison avec mon fardeau, marchant toujours avec précaution dans la neige fraîche. Je dois la poser un instant pour déverrouiller la porte, soulagement momentané avant de la porter jusqu’à son lit. Morceau de bravoure pour retirer ses vêtements un à un, quittant d’abord le côté gauche pour terminer en douceur du côté droit, lui causant des inspirations violentes, des cris et gémissements. Une fois presque nue, en culotte et soutien-gorge, le spectacle est assez désolant : sa cheville enfle à vue d’œil, et des hématomes se forment sur l’épaule, le coude, un énorme sur la hanche, des douleurs au poignet et une belle bosse sur la tempe. Je fouille l’armoire de médicaments, ne trouvant qu’un reste de pommade à l’arnica qui doit dater de l’enfance de Carlo. Je cours, ou plutôt patine, jusqu’à la pharmacie. J’en reviens avec un sachet de produits, antalgiques, bandes, patchs et pommades, et quelques recommandations. Masser, bander et surtout mettre de la glace sur la cheville et le poignet, même des paquets de petits pois sortis du congélateur. Et si toutefois ça ne désenfle pas au bout de deux jours, il faudra passer une radio, c’est potentiellement une fracture. Je me mets à l’œuvre immédiatement. Masser est tout d’abord impossible, je ne peux que l’effleurer, la caresser tellement elle souffre. Je n’ai pas trouvé de petits pois au congélateur, mais des haricots qui font aussi bien l’affaire, prenant bien la forme de la cheville.


Les soins sont une chose, mais il y a tout le reste…



Pas tant que moi. Je dois la porter jusqu’aux toilettes, l’aider à s’asseoir dans cet espace exigu, lui poser sa culotte et attendre qu’elle ait terminé. D’autorité, je décide : plus de culotte, c’est toujours une torture en moins, pour elle et pour mon dos, et moins compliqué. Le second jour c’est :



Bien sûr. J’enlève tous les bandages et je la porte jusqu’à la salle de bains. Mais là :



J’avoue prendre un plaisir immense à parcourir ce corps admirable, ces formes prodigieusement appétissantes, ce sexe et cette profonde vallée culière avec la lavette de toilette. Elle se laisse faire avec une certaine délectation, malgré les zones bleues qui virent au noir bordé de jaune. Un point positif, la cheville est bien désenflée, même si les bandages laissent encore des marques et s’il lui est toujours impossible d’y prendre appui.



Au bout d’une semaine, elle peut marcher à cloche-pied et commence à se servir de son bras. Je ne suis plus obligé de la faire manger, et je ne fais plus que maintenir son équilibre dans ses déplacements, un soulagement pour mon dos. Je la soulève quand même pour monter dans la baignoire, car cette fois c’est grande toilette : une douche. À la fois pour lui éviter une nouvelle chute et pour suppléer à ses mouvements difficiles, je me déshabille et monte avec elle. Je lui lave la tête, penchée en avant et se tenant au bord de la main gauche, et puis je continue, sans lavette cette fois-ci. Hum ! Délice total que de laisser mes mains couvertes de gel errer sur cette peau tellement douce qu’elle est à peine perceptible. Elle ne proteste pas, alors j’y vais de bon cœur, pelotant ses seins à pleines paumes, glissant mes doigts dans les replis de son sexe et dans sa petite rosette. Elle se laisse faire les yeux fermés, le souffle profond.



Elle pivote d’un demi-tour et passe son bras valide autour de mon cou, se collant de profil contre moi. Ma main peut saisir à pleine paume son mont de vénus si saillant, laissant libres mes doigts d’explorer son intimité. Dans le même temps, mon autre main descend le long de son dos pour plonger entre ses fesses et envahir son anus. Son souffle s’accélère et elle gémit comme elle l’avait fait lorsqu’elle se donnait du plaisir en solo. Je penche la tête pour aller sucer son téton. Mes doigts s’emparent de ce clitoris énorme que j’avais aperçu, je n’en ai jamais vu d’aussi gros, et le font rouler tendrement. Une première salve de tremblements l’agite, elle respire un grand coup puis tout son corps se crispe en sursauts violents. Son bras me cramponne si fort qu’il m’étrangle. Enfin, elle devient toute molle contre moi, abandonnée.



Je la rince, la sort de la baignoire pour l’essuyer, je m’essuie aussi avant de la ramener au lit en clopinant. Elle pourrait se tenir à mon sexe tellement il est dur, à m’en faire mal. Une fois étendue, elle tapote le drap à sa gauche :



J’obéis et me coule contre elle. Sa main valide saisit alors mon sexe. Quelle main, fine et ronde à la fois, et d’une douceur incroyable, presque aussi douce et chaude qu’un vagin. Elle me branle doucement mais fermement, titillant parfois mon méat de l’index. Je reprends son sein magnifique dans ma bouche et ma main, son seul contact souple et ferme m’excite comme un jeune chien. Elle accélère un peu, mais je suis dans un tel état de désir refoulé qu’il ne lui faut pas longtemps avant que je crache ma semence sur son ventre blanc et dans ses longs doigts. Je grogne d’un plaisir indescriptible, elle sourit en me regardant.



Il faut un bon mois avant que les hématomes disparaissent et qu’elle retrouve toute sa mobilité. Elle reste sensible à l’endroit des chocs et porte encore une chevillère. Mais en marchant doucement, nous pouvons retourner au cimetière. Elle est toujours aussi pâle, nous avons l’air toujours aussi tristes, et les gens croisés nous admirent toujours autant. Mais moi je sais que j’ai mis beaucoup de bois dans la cuisinière et qu’en rentrant, elle aura trop chaud pour préparer le dîner. Alors je fermerai les volets et elle se mettra nue, ou presque, selon l’humeur, pour me rendre fou d’excitation et de désir. Et après le dîner, je lui ferai l’amour pendant des heures, de toutes les façons possibles, jusqu’à n’en plus pouvoir. Je mourrai sûrement prématurément d’une crise cardiaque, mais quelle importance, je mourrai heureux !