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18/05/20
Résumé:  Un professeur de l'Université de Turin s'éprend de sa belle-fille...
Critères:  fh hplusag alliance profélève handicap campagne amour fsoumise fellation cunnilingu pénétratio hdanus portrait -enfamille
Auteur : Roy Suffer  (Vieil épicurien aimant ce qui est beau et bon !)            Envoi mini-message
Il Professore

Giancarlo sortit de l’Alma Universitas Taurinensis, vénérable université de Turin fondée en… 1404 ! Elle tirait son prestige autant de son ancienneté que de la qualité des enseignements dispensés, qui retombait en partie sur ses enseignants. Giancarlo en était un, parmi les plus respectés, et il tenait tant à cette aura qu’il faisait tout pour l’entretenir. Toujours tiré à quatre épingles, droit et la démarche altière, resplendissant dans son costume de lin blanc, avec sa chemise bleue comme le ciel de Turin en cette journée de printemps, un petit foulard dans le col ouvert, porte-documents de cuir fauve assorti à ses chaussures « sur mesure » et à sa ceinture, un Borsalino blanc sur la tête, il traversa l’avenue vers le kiosque à journaux. Ses quotidiens y étaient réservés, La Stampa et La Repubblica pour faire un juste équilibre de pensée entre les centres, de droite et de gauche.


En vérité, c’était surtout pour qu’on ne sache pas de quel bord politique il était. Puis il prit le tram qui le conduisit, tandis qu’il lisait tranquillement ses gazettes, à l’autre extrémité de la ville, là où il habitait. Aujourd’hui, il faisait trop beau, il ne prendrait pas le bus pour parcourir le dernier kilomètre. L’occasion de se montrer, de saluer quelques personnes du quartier et de leur montrer qu’il avait repris tout de sa superbe depuis le décès de son épouse regrettée. Le cancer ne fait pas de détail et avait fauché cette grande sportive en pleine maturité.



Giancarlo en avait été très affecté, car c’était une page importante de sa vie qui se tournait. Claidia était un peu plus âgée que lui et avait été une grande championne de natation, championne d’Italie, vice-championne d’Europe et concurrente redoutée aux Jeux olympiques, même si elle n’en rapporta aucune médaille. Il l’avait connue par le plus grand des hasards, sur une petite plage de l’Adriatique où il était venu en Vespa avec des copains pour faire la fête et draguer des filles. Pourtant, il ne l’avait pas rencontrée en boîte, c’était moins glorieux. Les jeunes gens étaient simplement allés se baigner et Giancarlo avait tout simplement marché sur une vive, ces petits poissons urticants qui se cachent dans le sable. La douleur était telle qu’il alla en grimaçant jusqu’au poste de surveillance de baignade. Une grande fille l’accueillit en souriant, un sourire d’ange sur un corps de rêve moulé dans un maillot une-pièce mettant en valeur ses épaules larges et ses hanches galbées, sa musculature puissante et sa silhouette sculpturale. Sa mâchoire en tomba de stupéfaction :



Elle alluma une cigarette et l’approcha du pied du pauvre garçon. Il eut un mouvement de recul qu’elle maîtrisa en lui tenant la cheville. Sans quitter son pied des yeux, elle reprit la conversation.



Le coup de foudre dut être réciproque, puisque depuis cet instant ils ne se sont plus quittés. Il a laissé tomber les copains, elle a laissé tomber son boulot, sa vie, pour partir avec ce beau jeune homme sur la selle arrière de sa Vespa, le serrant contre sa poitrine. Dans leur périple, ils s’arrêtaient dix fois par jour, dès qu’ils trouvaient un endroit propice pour se jeter l’un sur l’autre comme des bêtes affamées de plaisir, brûlants d’une soudaine et dévorante passion. Il leur sembla évident que Venise était l’endroit idéal pour se marier, ce qu’ils firent sans réfléchir après avoir eu bien du mal à dénicher le prêtre qui accepterait de le faire.


Ce ne fut pas la même chanson quand ils arrivèrent à Turin et que Giancarlo présenta sa femme à ses parents. Son père, grossiste en boissons, entra dans une colère noire :



Ils vécurent deux ans dans une petite chambre d’étudiant. Elle trouva à donner des cours de natation pour les enfants des écoles et, le soir, pour des personnes âgées, ce qui leur permettait de survivre. Puis, Giancarlo obtint un poste d’assistant qui lui permettait de mener à bien sa thèse en donnant quelques cours. Ils emménagèrent dans un petit appartement d’un quartier minable, mais il y avait une cuisine, une pièce principale et une chambre.


C’est là que Claidia tomba enceinte et que naquit Ugo, leur fils. Ugo avait deux ans quand enfin Giancarlo fut nommé « professore », la consécration de ses longues années d’études : devenir maître là où il avait été élève. C’est à dater de la rentrée suivante, sa première en tant que magister, que l’attitude de Giancarlo changea du tout au tout. Il quitta sans regret sa chrysalide d’étudiant pour déployer ses ailes de « porteur de savoir ». Non qu’il fût imbu de sa personne, mais il se sentit soudain investi de cette responsabilité de porter haut la réputation séculaire de son université. Alors finis les jeans et les pulls, place aux costumes bien taillés, une courte barbe qui le vieillissait un peu et le distinguait des étudiants. Il prit autant de soin à sa tenue et à son aspect qu’au langage châtié qu’il employait désormais.


Ces changements ne plurent guère à Claidia qui avait déjà mal vécu un accouchement difficile. La sage-femme n’avait pas pris en compte sa musculature d’athlète de haut niveau qui n’autorisa pas toute l’élasticité nécessaire au passage convenable du bébé. Il aurait fallu une césarienne, elle s’en aperçut trop tard, et c’est en urgence qu’il fallut intervenir sur un travail déjà bien entamé. Le chirurgien crut bien perdre à la fois la mère et l’enfant qui ne fut pas oxygéné tout de suite et nécessita, comme la maman, plusieurs semaines de soins attentifs. Claudia en garda quelques séquelles, à la fois physiques et psychologiques. Elle qui se montrait boulimique de sexe devint l’exact opposé, ne donnant accès à son époux qu’exceptionnellement. En plus, elle ne se plaisait pas à Turin, ville trop froide, trop humide, trop montagneuse, à l’air trop chargé de fumées des industries, des voitures et des maisons.


Hélas, Ugo avait également quelques séquelles de sa venue difficile au monde. Il ne portait pas d’anomalie génétique lourde, juste un certain retard de développement mental dû à ces longues minutes durant lesquelles son petit cerveau à peine formé n’avait pas été suffisamment irrigué. Il marcha à deux ans et demi, parla à quatre et ne fut propre qu’à six ans, à l’âge d’apprendre à lire. Claudia avait perdu le brillant étudiant qui l’avait séduite, et elle devait désormais consacrer tous ses efforts à son rejeton attardé, dans un environnement qui lui était hostile. Elle s’étiolait lentement.


Quand le père de Giancarlo mourut prématurément d’un infarctus, quelques jours après avoir fêté son demi-siècle, sa mère fit des pieds et des mains pour tenter de le déshériter, soi-disant pour respecter les volontés du défunt. En réalité, elle voulait que l’entreprise se perpétue grâce à la sœur cadette, qui se proposait de la reprendre avec son époux, obscur comptable de la société qui s’était bêtement fait piéger par l’allumeuse de service. En effet, dès sa puberté, la jeune Fulvia présenta une activité hormonale hors du commun.


La maison familiale était construite dans l’enceinte de l’entreprise, jouxtant l’immense hangar de stockage des marchandises avec un accès direct, et la trentaine de camions qui livraient quotidiennement les débits de boisson et les magasins stationnaient dans la cour. C’était toute la vie du père sur deux mille mètres carrés, avec deux secrétaires, deux comptables dont la mère de Fulvia et Giancarlo, six magasiniers et une quarantaine de chauffeurs-livreurs. La belle n’avait même pas besoin de sortir pour trouver autant d’hommes qu’elle souhaitait. De mauvaises langues, qu’il vaut mieux ne pas goûter, racontaient que tous les employés avaient bénéficié de ses faveurs à multiples reprises, du plus jeune au plus ancien. Elle débarquait le matin dans l’entrepôt avec son sac d’école, demandant à la cantonade :



Ce qui semblait normal à ses parents dont les camions sillonnaient la ville en permanence. Sauf que pendant le trajet, l’un des deux livreurs carambolait la jeune fille puis, après un court arrêt pour changer de place, c’était au tour de l’autre de se faire assécher les testicules. On dit même qu’à la faveur de ruelles désertes, les deux employés honoraient ensemble la fille du patron qui adorait faire « la tranche de jambon » ! Elle arrivait souvent en retard, mais là encore sut rapidement comment faire taire le surveillant général qui fermait systématiquement la porte de son bureau à clé quand il la convoquait. Toujours est-il qu’elle se retrouva un jour enceinte.


Prompte à solutionner ses problèmes, elle jeta aussitôt son dévolu sur le jeune comptable récemment arrivé de sa campagne, garçon timide aux lunettes épaisses qui n’en revint pas de sa chance et l’épousa aussitôt. Le bébé, pourtant de trois kilos et demi, serait, semble-t-il, né à sept mois… Les employés en rient encore, d’autant que la belle ne cessa pas son manège pour autant, tout en poursuivant de vagues études de commerce, mais cette fois avec un puissant contraceptif. L’avenir du « couple » semblait assuré, celui de l’entreprise familiale aussi quand le malheur arriva. Et ce crétin de Giancarlo qui réclamait sa part de l’héritage, soit un quart des avoirs du père, la moitié revenant à leur mère et le dernier quart à sa sœur. La bataille juridique dura deux ans, mais la famille dut se plier. On licencia, on vendit du stock et quelques camions, bref, les jeunes mariés récupérèrent une entreprise bancale.


De son côté, Giancarlo reçut de quoi faire construire une belle villa, sur la colline d’un village proche de Turin. Il respecta la tradition italienne, aménageant le rez-de-chaussée pour lui et Claudia, avec un appartement à l’étage pour Ugo lorsqu’il serait adulte. Ils avaient le temps de l’aménager petit à petit.


Avec des efforts quotidiens colossaux, Claudia réussit à faire de son fils un jeune homme presque comme les autres, aux capacités limitées, certes, mais un garçon autonome, qui trouva un emploi à la FIAT1. Il rencontra une jeune fille, caissière dans la supérette où il faisait quotidiennement ses courses, et en tomba follement amoureux.


Paolina venait d’une campagne lointaine, sans études et sans fortune, elle avait surtout élevé ses quatre petits frères et sœurs, pendant que ses parents s’échinaient à la ferme. Ce jeune homme qui avait « une situation », un vaste appartement et une famille éduquée et aisée, lui plut beaucoup. Quand il lui demanda de l’épouser, elle dit oui tout de suite. Giancarlo se garda bien de répéter ce que lui-même avait subi et se rangea à l’avis de Claudia qui lui dit :



Quand Ugo eut un travail et une épouse, c’est à ce moment que Claudia baissa les bras. Elle se sentit à la fois soulagée et inutile. Le cancer la faucha en quelques semaines.



Giancarlo souleva son chapeau pour saluer ses voisins, un couple de retraités qui jardinaient devant chez eux :



Il aimait cela, ce respect qu’il inspirait. Cependant il ne se livra pas à une quelconque et stérile discussion sur le temps ou la pousse des géraniums, leur passion, au point qu’ils protégeaient tout le quartier d’une éventuelle invasion de moustiques. Il constata que lui aussi devrait tondre la pelouse et poussa la lourde porte de bois sculptée. Il entendit renifler et, quand ses yeux se furent accoutumés à la pénombre, découvrit Paolina assise sur les marches de l’escalier, face à lui, la porte de son appartement étant à gauche. La jeune femme avait la tête dans les mains, les coudes sur ses genoux, les pieds posés sur la marche juste inférieure, ce qui fait qu’il avait une vue directe sur l’intérieur de ses cuisses charnues et sur le bourrelet blanc de sa culotte enveloppant une vulve dodue.



Elle fit signe que non de la tête. Ils ne faisaient pas de bruit, car à cette heure, Ugo dormait encore. Il travaillait de nuit, ayant choisi ce poste pour être plus seul et mieux payé, depuis que Paolina avait perdu son emploi.



Il ouvrit sa porte, la jeune femme entra et, dès la porte refermée se mit à sangloter sur sa poitrine.



Elle revint au salon quelques instants plus tard, portant un plateau avec deux tasses de porcelaine fine assorties à la théière et au sucrier, avec deux petites cuillères en argent. Giancarlo appréciait ce moment de détente luxueuse après ses cours. Mais aujourd’hui, ce ne serait apparemment pas une vraie détente.



Elle se précipita sur son beau-père pour l’embrasser vigoureusement sur les deux joues. Il sentit sa grosse poitrine s’écraser contre la sienne et sa jupette se retroussa jusqu’aux hanches pour chevaucher ses jambes croisées. Il en fut tout émoustillé, songeant à cette jeune chatte en jachère qui n’attendait qu’un bon labour. Il posa ses mains sur sa taille pour la retenir un instant, qu’elle frotte encore un peu sur son sexe en plein déploiement érectile.



Elle était rouge et toute chaude. Visiblement, elle percevait parfaitement l’érection de son beau-père et une vague de chaleur rayonnait de son ventre. Au lieu de chercher à s’enfuir, au contraire, elle se cala un peu plus sur l’homme dont les mains effleuraient maintenant le haut de ses cuisses.



Elle lui fit encore deux gros baisers sur les joues, qu’il lui rendit en la serrant fort contre lui, ses mains courant dans son dos jusque sur ses fesses. Il bandait comme un âne au contact de ce corps dodu et chaud. Elle se releva à regret, il avait un petit ovale humide sur son pantalon clair. Il lui montra le placard des ustensiles et celui des produits ménagers, sous l’évier. Elle se mit à quatre pattes pour inventorier les flacons, il mata avidement le postérieur charnu qui se tendait, peut-être ostensiblement, vers lui. Belle pièce ! Ensuite ils descendirent au sous-sol pour voir les outils de jardinage. Elle tomba en arrêt devant la voiture.



Elle l’embrassa à nouveau en se serrant contre lui, il se remit à bander si tant est qu’il eût arrêté. Mais avant que son ventre ne lui écrase le pénis, il ne s’en rendait plus compte. Il lui passa un bras autour de la taille et la garda serrée contre lui pour lui montrer l’outillage, il y avait l’essentiel. Elle remonta devant lui, dandinant son généreux popotin, il l’aurait volontiers retenue par les hanches pour fourrer son museau entre ces fesses charnues. Il y avait longtemps que « il professore » ne s’était pas masturbé comme un ado, mais le besoin était urgent.


En rentrant de l’université quelques jours plus tard, il trouva que son appartement était resplendissant et sentait bon. Les volets étaient baissés et projetés, comme le permettent les volets « à l’italienne », du côté du soleil. Il faisait bon et c’était agréable. Il fureta jusqu’à sa chambre où les volets côté ombre étaient grand ouverts. Elle est vraiment bien cette petite, pensa-t-il avant d’apercevoir de l’agitation dans le jardin. Il s’approcha de la fenêtre, invisible derrière le voilage. Paolina attaquait son potager. Elle avait délimité un rectangle d’environ dix mètres sur cinq, bien abrité des vents de trois côtés par l’angle des haies et la maison. En revanche, le soleil y tapait fort et, pour bêcher la pelouse, la jeune femme était seulement vêtue d’un maillot de bain bleu turquoise et d’une paire de vieilles bottines, un petit fichu de dentelle retenant ses cheveux et lui protégeant la nuque.


Il contempla longuement, très longuement ce corps presque nu en action. Elle était moins grasse que ses vêtements le laissaient supposer, bien qu’elle n’ait rien de l’impressionnante musculature de Claudia. Non, c’était même l’opposé, le corps d’une petite femme assez banale, recouvert d’une légère couche adipeuse qui dissimulait muscles et tendons. Sa peau était d’un blanc immaculé, paraissant d’une extrême douceur. Il y avait bien deux plis encadrant son nombril lorsqu’elle penchait le buste en avant, marquant un petit ventre formé, mais sans excès, les membres étaient assez courts, impression que renforçaient des cuisses et des chevilles épaisses. Pourtant la taille était assez haute et marquée, augmentant le galbe des hanches et des fesses charnues à souhait. Un ensemble d’une extrême féminité, mais sans légèreté. Une solide fille de la campagne.


Tout en la regardant intensément, il sortit son sexe en érection et le caressa doucement. Jouir oui, mais maculer le voilage par une éjaculation incongrue, non. Il lui laissa le temps de terminer sa ligne de bêchage de dos, puis elle se retourna et recommença la ligne suivante et avançant vers lui. Il put admirer les seins lourds distendre le maillot malgré leur bonne tenue, et le slip modeler un mont de Vénus et une vulve saillants. Le tissu étroit et tendu pénétrait profondément dans la vallée centrale, dessinant ce que l’on nomme une « patte de chameau » en référence aux deux doigts bombés des camélidés séparés par une gorge profonde. Un peu de poil jaillissait de part et d’autre de la culotte, ajoutant à l’érotisme torride de cette vision, plus encore que le chaud soleil de mai. Quand elle arriva près du bout de sa ligne, il rangea tant bien que mal son sexe dans un slip trop petit pour le contenir, tira le store et ouvrit la fenêtre.



Il revint rapidement avec deux grands verres déjà couverts de buée. Elle prit le sien et le porta à son front, sur son ventre et entre ses seins, le faisant doucement rouler sur sa peau. Puis elle le but d’un trait à grandes gorgées.



Le jardin, c’est son truc, pas le mien. Mais voilà qui va l’occuper à longueur d’année, et c’est bien ainsi. Ce soir, il faut que je parle à Ugo. Il ne lui manque plus qu’une chose, quelques bons coups de queue ! pensa l’universitaire. Il referma fenêtre et voilage, jeta un dernier coup d’œil à cette envoûtante silhouette qui avait repris son ouvrage et alla se mettre à l’aise, pieds nus, vieux pantalon et chemisette légère.

Quand il entendit s’agiter au-dessus de sa tête, il monta toquer à la porte de son fils.



Le jeune homme frappa à son tour cinq minutes plus tard, attendant sagement qu’on lui ouvre. Il était comme ça, Ugo, élevé par sa mère dans le respect des adultes, dans sa tête il n’en était et n’en serait jamais un. Beau et bien bâti, il semblait parfaitement normal à première vue. Ce n’est qu’en observant son comportement, sa gaucherie enfantine décalée, qu’on pouvait s’apercevoir que dans cette jolie tête brune tout n’était pas en place. Il suivit son père dans son bureau, un mauvais signe pour lui. Il y avait subi si souvent des remontrances.



Le garçon, soudain mal à l’aise, ne regardait plus son père. Sa tête dodelinait et il continuait d’affirmer sa certitude tout bas en la ponctuant de hochements du buste. Giancarlo sut que c’était terminé, son fils s’était refermé dans sa forme d’autisme ou seule Claudia, avec toute sa patience et son amour, avait pu pénétrer. Inutile de poursuivre l’entretien, il raccompagna son fils à la porte, poussant un long soupir d’impuissance quand elle fut refermée. Une heure plus tard, il entendit le Piaggio2 démarrer. Il mit deux couverts sur la table de la cuisine.


Quelques instants plus tard, Paolina frappa et entra, juste vêtue d’une chemise de nuit légère qui tremblotait au rythme des pointes de seins qui la repoussaient loin devant. Une invitation au crime. Elle se pencha dans le frigo pour sortir les plats qu’elle avait préparés, la courte nuisette dévoila ses fesses joufflues et sa culotte blanche. Elle sentait bon le gel douche et Giancarlo banda à nouveau. Une fois redressée, elle plaça ses mains sur ses reins en se plaignant :



Il alla chercher la précieuse pommade et la retrouva… nue, totalement nue, à plat ventre sur le canapé du salon. Il comprit d’un coup ce qu’évoquent les femmes ménopausées quand elles parlent de bouffée de chaleur. Ses mains en tremblaient presque lorsqu’il effleura cette peau du bout des doigts.



Son cœur battait la chamade comme lors d’un premier rendez-vous. Pourtant, il en avait eu des jeunettes dans sa vie. Quand Claudia se mit à lui refuser ses faveurs, il avait même loué une petite chambre près de l’université où il emmenait ses conquêtes, étudiantes béates devant leur professeur, jeunes collègues fascinées par l’aura de leur aîné, même la fille de son tailleur qui avait bien failli devenir sa maîtresse attitrée. Une madone au visage d’ange, mais qui suçait comme un démon. Il l’avait trouvée un jour, par hasard, dans une cabine d’essayage, dépoitraillée jusqu’à la taille, à genoux devant le vieux Comte de Montemilio, en train d’exercer ses talents. Elle devint écarlate et leur aventure se termina là. Il les sautait toutes sans vergogne, prenant son plaisir avec distance et égoïsme, sans mépris, mais sans émotion. Or ce soir-là, entre une boule dans la gorge, une autre dans l’estomac et ce cœur qui cognait comme un bûcheron, il se sentait totalement bouleversé.


Était-ce parce que Paolina était sa bru ? Peut-être. Mais surtout, il la trouvait tellement vraie, sincère, simple. Elle n’avait rien à voir avec ces petites salopes qui, il n’était pas dupe, lui avaient ouvert leurs cuisses, à lui comme à d’autres, pour la simple satisfaction de récupérer dans leurs ventres un peu de la superbe du « professore », un homme admiré et courtisé. Sa belle-fille, il en était le premier témoin, était d’une sagesse et d’une droiture exemplaires, malgré deux années passées près d’un époux inopérant. Elle, elle le connaissait au quotidien, dans l’ordinaire de sa vie de veuf. Certes, elle lui montrait beaucoup de respect, mais l’aura du professeur d’université hors classe lui passait loin au-dessus de la tête. Elle n’imaginait même pas ce qu’était une université et ce qui s’y passait, elle qui n’avait aucun diplôme. La seule chose qu’il lui manquait, c’était basiquement des relations sexuelles, et elle sentait bien son corps le réclamer. Cette réalité, dans toute son animale simplicité, le bouleversait, lui le philosophe auteur d’essais sur Leroi-Gourhan, Lévi-Strauss, Merleau-Ponty, et sur son maître Nicola Abbagnano. Le corps de cette jeune femme parlait, avec un autre langage et d’autres codes que ceux de l’esprit auxquels il était rompu. Avec elle, par elle, il entrait dans un monde inconnu qui, à son tour, le fascinait et l’angoissait. Il revint tout pensif, son tube de crème à la main, et attaqua délicatement les morsures rouges du soleil.



Des épaules et du haut du dos, il passa au bas, là où le maillot trop étroit avait provoqué un léger bourrelet mettant une bande de peau tendre à l’aplomb des rayons. Qu’elle était douce, moelleuse ! Ses doigts, oui même ses doigts jouissaient de ce contact extraordinaire. Il s’en délectait, elle aussi puisqu’elle poussait de petits grognements de satisfaction.



Alors il s’enhardit et entama un massage à deux mains, lent, puissant et délicat à la fois. Et la belle redoublait de ronronnements de plaisir. Après le trapèze, les épaules et le dos, il s’attaqua aux mollets, aux cuisses épaisses et tendres. Spontanément, elle les écarta un peu de façon qu’il puisse les traiter une par une jusqu’en haut. Ça y est, au fil des pressions, la touffe de poil apparaissait et avec elle ce léger parfum de femelle qui aggrava soudainement son érection. Quand il osa passer aux fesses, une dans chaque main, le sillon s’ouvrit franchement et vulve béante et anus palpitant le remplirent d’admiration et de désir. Plus il forçait, plus les orifices béaient et se refermaient avec un bruit humide… et plus il bandait. Au bout d’un moment, elle se redressa sans prévenir.



Elle désignait ses seins, rougis jusqu’à plus de la moitié, avec le V blanc du soutien-gorge. Nom d’une pipe, ces seins ! Gros, drus, coniques, avec des aréoles très pâles dans le prolongement parfait des cônes, terminés par deux gros tétons plus sombres comme des framboises. Par analogie, il s’écria :



C’est là que tout bascula. Les mains de Giancarlo s’emparèrent des seins de Paolina, leurs bouches se rejoignirent avec un tel désir, une telle voracité que leurs dents s’entrechoquèrent. Il la pelota tendrement, la couva, la cajola, la souleva dans ses bras et l’emporta sur le lit. Dévêtu en un éclair, il picora ce corps désirable sans en oublier un millimètre. De la bouche aux oreilles et au cou, il huma son duvet sous les bras et téta longuement ses seins, suça les petits orteils et lécha la plante des pieds avant de remonter se déshydrater à la source qui coulait déjà en abondance. Paolina était l’exact opposé de Claudia qui, par sa puissance physique, imposait les gestes qu’elle préférait, manipulant son mari presque comme un pantin. Au contraire, la jeune femme se laissait faire, facilitatrice, mais jamais initiatrice. Il la dégusta donc à sa guise, sous toutes les coutures, la retournant pour parcourir son dos, sa chute de reins, la hissant sur les genoux pour laper sa vallée, fouiller de la langue sa vulve et sa rosette. Elle gloussait, ronronnait, frémissait.


À plusieurs reprises, il lui avait pris une main pour en enrober son sexe qu’elle caressait gentiment, lui avait mis dans la bouche, l’avait coincé entre ses seins. Enfin il força son gland à s’abaisser vers l’entrée de sa chatte détrempée, et il la pénétra lentement, jouissant millimètre par millimètre de cette expérience inédite. Quand ses testicules gorgés de spermatozoïdes s’écrasèrent contre la vulve dilatée, il poussa un grognement de satisfaction auquel Paolina répondit en écho d’un « Aaahhh ! ». Voilà ce qu’elle attendait depuis des mois. Giancarlo se sentait le maître du monde, tout au moins le maître de Paolina. De lui et de lui seul dépendait son plaisir, il ne tenait plus son pouvoir de son savoir, mais de sa queue. Il trouva cette idée fantastique et se promit d’écrire un essai sur Freud. Au lieu de pilonner, il oscilla autour de l’axe de son sexe, plaquant le généreux postérieur par les hanches. Il se massait les couilles contre la vulve velue, faisant du même coup sa place dans ce vagin trop longuement abandonné. La jeune femme réagit à ce traitement par quelques onomatopées qui évoluèrent en hoquets puis elle se tétanisa et courba l’échine en saccades.



Il ponctua ses paroles par ses premiers coups de reins. Penché sur elle, il lui malaxa les tétons, lui pétrit les seins et lui astiqua le clitoris. Elle jouit à nouveau puis jouit encore pour ne plus quitter cet état d’orgasme presque permanent avec des hauts et des bas qu’il pouvait régler à sa guise comme un chef d’orchestre. Il délirait, son ego s’amplifiait avec son plaisir. Tel Karajan, il lança le dernier mouvement à pleine puissance. Les corps s’entrechoquaient, les sexes dégoulinaient, les peaux ruisselaient de sueur, et le cataclysme de l’orgasme s’abattit sur eux. Haletants, épuisés, mais tellement heureux.



Et ils recommencèrent une bonne partie de la nuit, jusqu’à ce que Paolina remonte froisser un peu le lit avant le retour de Ugo. Avec la régularité d’un métronome qu’il ne fallait surtout pas perturber, le jeune homme mangea une soupe, un peu de fromage et un fruit, prit une douche et se coucha. Son épouse, d’un mariage non consommé, redescendit vite chez son beau-père dans l’intention d’y faire un peu de ménage, mais celui-ci s’était rendormi, épuisé par leur nuit. Alors elle se glissa sous les draps, dans sa chaleur, et s’endormit aussi. Ils se réveillèrent tout éblouis, comme deux enfants, par ce qui leur était arrivé, goûtant avec bonheur la liberté nouvelle de s’aimer en toute quiétude.


Ugo travaillant la nuit et dormant le jour, même le week-end il ne changeait pas de rythme. Le samedi, au lieu d’aller au travail, il partait retrouver quelques collègues pour aller voir jouer la Juve3 ou prenait parfois le bus avec eux pour aller siffler le R.C. Milan. Autant dire qu’il dormait également tout le dimanche ou presque. Bref, sa vie était ailleurs depuis le décès de sa mère. Il évitait son père le plus possible, car Giancarlo n’avait jamais su s’y prendre avec cet enfant attardé. Il n’avait ni la patience ni la manière, et pour lui, le papa signifiait remontrances et punitions. Paolina lui assurait l’essentiel vital, l’entretien de la maison et la table, ça lui suffisait, d’autant qu’elle était douce et gentille avec lui comme la « mamma ». Il n’y avait qu’au travail qu’il se sentait « important », ne se rendant même pas compte qu’on lui refilait les tâches les plus ingrates, les horaires les plus pénibles. Il imaginait simplement que sans lui, aucune voiture ne serait sortie de l’immense usine. Dans cette vie réglée, Ugo se sentait en sécurité, il ne fallait surtout rien y changer.


En conséquence, tout était permis dans la grande maison de la colline. La première chose que Giancarlo demanda à Paolina, ce fut de faire son ménage dans le plus simple appareil. Il adorait la mater, évoluant nue, ses gros seins s’agitant au rythme de ses mouvements, son postérieur saillant lorsqu’elle se baissait. Ça l’excitait et il pouvait l’interrompre à tout moment pour la peloter ou lui passer la main dans la raie, vérifiant qu’elle aussi était excitée par cette situation. Et pour l’être, elle l’était. Jamais elle n’avait autant mouillé, ruisselant presque en permanence, espérant l’acte inattendu de son mentor qui se terminait généralement par un coït furieux qui lui allumait des étoiles dans les yeux.


Quand il sortait en ville ou allait au travail, elle attendait fébrilement son retour, le débarrassait de son chapeau, de sa veste et de son porte-documents, et invariablement, il lui fouillait la bouche par un long baiser, tripotant ses seins et sa vulve en libre accès. Alors elle tombait à genoux, libérait son sexe et se lançait dans une sorte de prière érotique, câlinant la source de son plaisir des doigts et de la bouche. Puis elle se retournait, posait la joue sur le tapis et écartait ses fesses pulpeuses des deux mains, ouvrant largement ses orifices qu’elle offrait sans condition à son seigneur et maître. Giancarlo, dans cette situation, se sentait grand, immense. Il n’était plus « il professore », mais un empereur romain, Jupiter sur son Olympe, son esclave à ses pieds implorant une grâce qu’il octroierait selon son bon vouloir. Son ego gonflait autant que sa queue, tout lui était permis. Au point que, les nuits les plus chaudes de l’été, il faisait sortir son esclave sexuelle nue et la prenait interminablement à même la pelouse, sous la lune et les étoiles.


Il tint cependant parole, et un mécanicien vint restaurer la « Barchetta4 », sa petite décapotable rouge. Quand elle fut révisée, il proposa à Paolina de l’emmener faire un tour.



Je vais lui expliquer que vous m’emmenez voir mes parents. Comme ils habitent à plus de cent kilomètres, il ne peut pas m’y emmener en Piaggio.



Il l’emmena à Aoste et lui fit visiter les ruines romaines, le théâtre, les fortifications, le marché souterrain. Comme il faisait excessivement chaud, ils prirent la route en lacets vers Pila, la station de ski dominant Aoste. La petite Barchetta ronronnait à merveille, agile et rapide malgré la pente. La jeune femme, cheveux au vent, vêtue d’une simple robe d’été blanche à petites fleurs, sans aucun dessous, se laissait trousser jusqu’à la toison par les remous d’air. Elle avait minci depuis qu’elle jardinait et qu’elle faisait l’amour quatre à cinq fois par jour, et se sentait une autre femme. Ils déjeunèrent en terrasse, admirant la vue extraordinaire sur tout l’arc alpin. Il l’emmena ensuite dans un village de montagne, là où la route s’arrête. Il faisait bon à Cogne, en altitude, encadré par le Gran Paradiso et le Monte Bianco. Ils y prirent une chambre et dînèrent, toujours en terrasse, de spécialités Valdôtaines5 accompagnées d’un délicieux Torrette, vin rouge également local.



Les yeux de la jeune femme flamboyaient quand elle disait cela, et ce n’était pas seulement dû aux reflets du photophore qui éclairait leur table ni aux effets de l’alcool. Elle l’aimait passionnément et il la trouvait belle ainsi. Ils firent une promenade digestive, bien nécessaire après la charcuterie locale, le rôti de cerf et la polenta, dans les ruelles escarpées de la vieille ville. Accrochée à son bras, curieuse de tout, elle le lâchait parfois pour trotter jusqu’à l’une des nombreuses fontaines d’eau glacée où elle buvait dans le creux de sa main potelée et éclaboussait son amant en riant. Elle dansait sous les réverbères, tournant rapidement sur elle-même pour faire voler haut le bas de sa robe, dévoilant ses cuisses et ses fesses charnues, et même sa toison en une fraîche provocation. Alors il l’attirait dans un coin sombre, l’embrassait à pleine bouche en lui pétrissant un sein, plongeant l’autre main sous la fine cotonnade pour fouiller sa chatte humide. Puis il suçait sur ses doigts le nectar parfumé de sa maîtresse, qu’il n’aurait pas soupçonnée aussi vivante, aérienne, élégante, gracieuse malgré son corps dodu.




En allant reprendre ses cours à la rentrée, Giancarlo analysa le déroulement des dernières semaines. Il avait trouvé une belle-fille à bout, usée par l’ennui, le désœuvrement et l’absence de vie sexuelle, potentiellement prête à quitter Ugo ou en finir avec la vie. Il lui avait redonné des activités et en avait fait sa maîtresse. Peut-être n’était-ce pas très bien vis-à-vis de son fils, mais malgré tout il avait sauvé son couple, sa femme, et ça c’était très positif. Dans l’histoire, lui-même avait gagné une femme de ménage, une cuisinière, une personne pour jardiner, toutes choses matérielles dont il avait horreur. Et il avait surtout gagné une maîtresse disponible et totalement soumise, sous la main en toute discrétion, ne risquant pas d’entacher sa réputation de « Professore » comme de veuf courageux. C’était vraiment parfait, et la vie lui sembla… « bellissima » ! Il entama l’année par un cours sur Freud, préparé pendant les vacances, testant ainsi sur ses étudiants les idées fortes qu’il développerait dans son prochain essai. Lorsque, après trois heures d’un silence religieux il déclara, comme à son habitude, « ce sera tout pour aujourd’hui », une étudiante fanatique du premier rang se leva et se mit à applaudir. Encore une qui rêve de se faire sauter, pensa-t-il in petto.


Mais aussitôt tout l’amphi se leva et se mit à applaudir à tout rompre. Ébahi par un tel hommage, il se dit : Je ne vais pas saluer, tout de même, je ne suis pas un comédien !


Il rangea ses notes et ses transparents dans son porte-documents, attrapa son chapeau et sortit dignement sous des applaudissements qui n’en finissaient pas. En franchissant l’imposant portail, son orgueil semblait lui avoir donné dix centimètres de plus. Il était certain depuis fort longtemps d’être le meilleur, il venait d’en avoir la preuve. Tout le long du trajet en tram, les applaudissements continuaient de résonner dans sa tête. Il salua ses voisins comme à l’habitude qui répondirent par le même « buona sera Professore ».


Mais il pensait : Pauvres gens, si vous saviez à qui vous adressez cette banalité, vous devriez être à genoux…


Sa dulcinée l’attendait avec la même impatience servile. Elle déboutonna sa braguette et se mit à l’ouvrage.



La jeune femme fit de son mieux et y mit tout son cœur, sans même trop comprendre de quoi il parlait. Un amphi, elle n’en avait jamais fréquenté ni même vu. Elle se concentra sur sa tâche, gobant chaque couille une par une tout en continuant de bien astiquer le manche vénéré, elle glissa même son majeur dans le trou de balle de son beau-père qui grognait de plaisir, et elle pompa, pompa, parvenant tant bien que mal à faire entrer tout le mandrin dans sa gorge, au risque de s’étouffer. Elle était au bord de l’épuisement quand enfin il tressaillit, leva la tête au plafond, poussa un rugissement de fauve et lâcha ses jets nacrés dans sa bouche. Elle leva la tête vers lui, bouche ouverte, pour lui montrer la belle quantité de semence qui baignait sa langue. Il avait un regard étrange, des yeux écarquillés, un visage tout rouge.


Et puis « il Professore » s’affaissa sur lui-même comme un pantin de chiffon avant de rouler lourdement sur le tapis, foudroyé par une crise cardiaque.