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n° 14483Fiche technique24100 caractères24100
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Temps de lecture estimé : 18 mn
21/07/11
corrigé 12/06/21
Résumé:  Blackbird continue à jouer avec Emma, mais il lui présente soudain un défi qui va peut-être trop loin...
Critères:  #journal #domination f fh fplusag collègues fépilée travail hsoumis fdomine humilié(e) chantage exhib noculotte fmast hmast facial nopéné sm
Auteur : Manofsam      Envoi mini-message

Série : Emma

Chapitre 08
Soumettre Nicolas

Résumé : Emma est aux prises avec un maître chanteur, Blackbird, qui la soumet en lui proposant des défis de plus en plus osés.




8 – Soumettre Nicolas



Cher journal,



Les choses empirent. Voilà une phrase que je ne pense absolument pas, moi qui t’avais fait vœu de sincérité. Je ne suis pas certaine en effet que la manière dont la situation évolue soit en effet à regretter. C’est regrettable pour Paul, sans doute, et pour mes belles paroles sur la monogamie. Mais quoi ! Je ne l’ai pas encore trompé, du moins, pas volontairement.


Aujourd’hui, je suis encore allée au travail, suivant les instructions de Paul, avec une tenue affolante. Il s’agissait de la même qu’hier. Paul m’a dit qu’il n’avait rien trouvé de plus court, au-delà plus rien n’était décent pour aller au travail ! Je n’ai pas eu le droit à un petit plaisir avant de partir, puisque demain nous sommes en week-end, ce qui signifie aussi grosse partie de baise avec mon chéri ! Pardon d’être si peu délicate, mais voici une semaine que je subis les pires frustrations… Ma culotte, si j’en portais une, serait dans un état des plus… détrempés.


Ce matin, je suis donc parvenue jusqu’au bureau sans que rien de particulier ne se passe. Mais à peine allumai-je mon ordinateur qu’un mail de Blackbird m’attendait.


« Emma,

Mission matinale : si ce n’est pas déjà fait, retire immédiatement ta culotte. Je veux que tu commences la journée avec ta chatte baveuse écrasée contre ta chaise. Peu importe comment, touche-toi s’il le faut, mais mouille ce tissu. Tu prendras la tache en photo et tu me l’enverras. Au fait, j’espère que tu as suivi mes instructions concernant ta chatte. J’aurai l’occasion de vérifier sa pilosité plus tard dans la journée. »


Nicolas n’était pas encore arrivé au bureau, aussi je décidai d’agir au plus vite. Je fermai la porte et revins à ma chaise. Je retroussai ma jupe jusqu’à ma taille, collai mon ventre contre le bureau et commençai à me masturber avec frénésie afin de mouiller au plus vite. À vrai dire, cela n’était pas difficile car chaque mail de Blackbird avait le don de faire couler ma petite fontaine intime. Je n’étais pas discrète, et si Nicolas était entré à ce moment-là, il m’aurait surprise dans une posture sans équivoque. Au bout de quelques minutes, les va-et-vient de mes doigts dans ma chatte – je m’étais glissé l’index et le majeur, d’abord pour en extraire plus de mouille à répandre sur le tissu – me firent tant d’effet que je jouis. Alors, je décidai de prendre la photo avec mon appareil. Afin de satisfaire celui qui, dans mon esprit, était déjà plus ou moins consciemment devenu « mon maître », je décidai de prendre une initiative.


Il n’y avait toujours personne dans le bureau. Je pivotai ma chaise de manière à faire face à la fenêtre et d’être ainsi dos à la porte. Cela me permettrait de mieux me cacher en cas d’intrusion. Alors, je relevai mes jambes sur les accoudoirs de mon siège de bureau. La photo que je pris montrait non seulement la flaque de mouille produite sur le coussin de la chaise, mais aussi mon sexe grand ouvert, luisant et dégoulinant de son jus. J’eus à peine le temps de reposer mes jambes au sol et de rabattre ma jupe que la porte s’ouvrit, et Nicolas entra. Il me dit un bonjour timide, mais parut aussitôt remarquer mon trouble. En fait, je rougissais, gagnée par une bouffée d’excitation. Je lui répondis tout en me remettant à mon poste. J’avais eu chaud : une seconde de plus et Nicolas me surprenait dans des circonstances pour le moins inconvenantes. Je regardai la photo sur mon portable : elle était parfaite. Parfaitement pornographique. On y voyait ma petite fleur aux chairs rosées, fraîchement débarrassée des derniers poils qui la surmontaient. En effet, hier soir je m’étais enfermée dans la salle de bain pour m’acquitter de cet ordre. J’avais essayé de me convaincre que c’était pour faire une surprise à Paul, mais dans le fond, je savais bien que j’obéissais aussi et surtout à la volonté de Blackbird.


Nicolas se mit au travail, et moi de même, mais pas sans avoir envoyé la photo de mon portable à mon maître. Je m’étais replongée dans les dossiers. Avec Nicolas, nous avions bien avancé et je me dis que cette partie ingrate de mon travail serait finie la semaine prochaine. Nous avons continué à travailler ainsi dans le silence. Nicolas était calmé, tout se passait pour le mieux. Vers 10 h, je reçus un nouveau mail de Blackbird :


« Photo charmante. J’apprécie que tu donnes de ta personne pour t’investir dans les missions que je te donne. Comme tu as devancé mes ordres, je suis contraint d’accélérer les plans que j’avais pour toi. Je veux que tu t’arranges maintenant pour te faire mouiller encore. Il ne faut pas que la tache disparaisse. Quand elle sera revenue et suffisamment flagrante, tu t’absenteras de ton bureau en laissant la chaise en évidence. Choisis un moment où ton stagiaire ne manquera pas de voir cette tache suspecte. Attends cinq minutes et reviens. Je veux qu’il se pose des questions sur toi, qu’il sache que tu mouilles dans ce bureau, à deux pas de lui, et qu’il imagine qu’il en est la cause. »


Oh mon dieu ! Lorsque je lus ce mail, mon cœur fit un bond. Jusqu’ici, ces petits jeux n’impliquaient personne, ils étaient toujours risqués, à tout moment je pouvais me faire démasquer mais je prenais soin de ne pas l’être. Mais là, Blackbird me demandait de me trahir volontairement. C’était exactement la même chose que de venir au bureau avec un T-shirt « Je suis une salope ». Où cela allait-il me conduire ? Par ailleurs je redoutais plus que tout la réaction de Nicolas.


Mais il n’était pas question de discuter. Je glissai donc furtivement une main entre mes cuisses, relevai l’arrière de ma jupe en décollant les fesses du siège, et repris mes caresses dans le plus grand silence. Je faisais de tout petits gestes autour de mon clitoris, afin que mon poignet et mon bras n’aient pas l’air de s’activer. Évidemment, je mouillais facilement. Je continuai pendant un bon moment, une dizaine de minutes, afin de m’assurer que je dégoulinais bien, j’étalai aussi ma mouille sur le siège. Quand il m’apparut que le tissu était suffisamment imbibé, je me décidai de passer à la seconde partie du gage. Je pris une inspiration, puis, posément, je reculai ma chaise et me levai (j’en profitai pour rabaisser ma jupe promptement).



Avant de partir, je pris soin de laisser la chaise en évidence. La tache était suffisamment grosse pour que de la porte on la voit encore. Je sortis dans le couloir et puis j’attendis, anxieuse. J’avais envie de passer la tête par la porte, pour observer l’attitude de Nicolas. Avait-il seulement relevé les yeux ? Était-il intrigué ? Dégoûté ? Excité ? Il eut été maladroit de jeter un regard immédiatement. Nicolas, se sachant seul, allait probablement hésiter avant de tenter quoi que ce soit, et regarder en direction de la porte pour s’assurer qu’il ne serait pas pris. Je me forçai donc à attendre, à repousser cette curiosité qui me faisait trépigner sur place. En plus, tout ceci m’avait excitée, mais ici dans le couloir, je n’allais bien évidemment pas me masturber.


Finalement, je me décidai à tenter d’observer Nicolas. Plutôt que de passer la tête dans l’entrebâillement, ce qui m’aurait rendue ridicule si Nicolas m’avait vue, je passai devant la porte de mon bureau sans m’y arrêter, comme n’importe quelle personne de l’entreprise. J’eus ainsi le temps – très bref cependant – de voir que Nicolas s’était bien levé et s’était même rapproché de ma chaise pour en observer le tissu de près. Il avait le visage à quelques centimètres de la tache. Était-il en train de la sentir ? Je repassais en sens inverse, le plus rapidement possible. Pas de doutes : il avait posé sa langue sur la tache. À nouveau cachée, je m’adossai contre le mur et lâchai un soupir. Nicolas était donc un vrai petit pervers. Il ignorait ce qu’était cette tache : cela aurait pu être de l’urine, mais qu’importe, il avait décidé de goûter. Quelque part, je me dis que je devais véritablement l’exciter, car il venait de goûter aveuglément mes sécrétions intimes. L’image de sa langue en train de laper mon sexe me traversa l’esprit, mais je la chassai au plus vite. Ne pas se laisser à nouveau déraper… Les choses vont trop loin, me dis-je, sans doute pour la douzième fois depuis le début de la semaine.


Après quelques minutes, je revins dans le bureau que je trouvai parfaitement en ordre. Nicolas travaillait à son poste, studieux – on eut dit qu’il n’avait pas bougé de là. Je m’assis sur ma chaise, légèrement trempée, et me remis au travail. Bien entendu, j’envoyai un nouveau mail à Blackbird :


« Mission accomplie : j’ai pu observer Nicolas depuis le couloir et je l’ai vu lécher les sécrétions laissées sur le tissu. Dire que ce garçon vient de goûter mon sexe… »


Je n’ajoutai rien de plus qui puisse laisser penser à mon maître que j’estimais qu’on allait trop loin. Blackbird me répondit :


« Très bien Emma.

Pour le moment, tu t’adaptes très bien à ta nouvelle vie de salope. Je tiens à te récompenser. Avant midi, tu vas recevoir un cadeau de ma part. Ne l’utilise pas sans mes instructions. »


Un cadeau ? Mais comment cela était-il possible ? Je ne compris pas ce message. Cependant peu après, vers 11 h 30, on frappa à la porte du bureau.



Je signai le bon de livraison. C’était Eugène, le facteur habituel. La date sur le colis était celle d’hier. Blackbird avait donc posté ce « cadeau » la veille, en prévision de mes actions du jour. C’était visiblement quelqu’un d’organisé, de prévoyant et avec un sens certain de la mise en scène. Évidemment, je décidai de ne pas ouvrir le colis devant Nicolas. J’envoyai ce mail :


« Bien reçu le colis. Malheureusement je n’ose pas l’ouvrir en présence du stagiaire. »


La réponse me parvint aussitôt :


« Nous n’en avons pas besoin pour le moment. Je vais te donner une nouvelle mission pour cet après-midi. Si cette mission réussit, je t’offrirai un cadeau d’un tout autre genre, ce sera le véritable cadeau. Il faut dire que cette mission ne sera pas des plus faciles. Psychologiquement, tu vas devoir être forte, résistante. Voici ce dont il s’agit : débrouille-toi pour accomplir une tâche plus manuelle, par exemple trier des dossiers, ranger des classeurs ou des fournitures quelconques. Pour cela, requiers l’aide de Nicolas. Alors que vous serez assez proches, je veux que tu montes sur un escabeau ou une échelle, afin de lui exposer de manière impudique tout ton entrejambe. Attention, je veux que tu le surprennes en train de te regarder. À ce moment-là, et c’est là où je te demande d’être forte, tu profiteras de sa situation de coupable pour… le soumettre. Oui, tu as bien entendu. Je veux que tu deviennes sa maîtresse. Je te laisse décider par toi-même de ce que tu lui ordonneras, c’est à toi de gérer comme tu l’entends ton adultère. Seulement, ne sois pas trop chaste. Quand je dis « maîtresse », cela sous-entend le mot sexe, cela va de soi… Bonne fin de journée, envoie-moi un mail dès que c’est accompli. »


J’en restais bouche bée. Comment pouvais-je me tirer de ce faux pas ? Il me semblait cette fois que nous allions trop loin… Je pouvais m’exposer à Nicolas, ça je le voulais bien, oui. Mais pour le reste ? Pouvais-je briser ce silence que j’avais établi pour engager un dialogue adultère, fait d’ordres lubriques et d’actes sexuels ? Avais-je le choix ? Pouvais-je seulement le cacher à Blackbird ? La seule façon de m’en tirer, c’était encore d’accomplir toute la mission, mais de ne pas permettre le moindre contact entre Nicolas et moi. L’avantage, c’est que JE dominais, ce qui me mettait à l’abri de ses tentatives. Soit, nous verrions bien ce qui allait se passer…


J’attendis la pause de midi, qui se passa sans aucun incident. Nous mangeâmes en silence, sans qu’il n’y ait pour autant trop de tensions, mais je prenais soin de conserver cette ambiance que j’avais établie et qui allait me servir à mener la danse.


En fin d’après-midi, je me décidai à passer à l’acte. Une pile de dossiers s’était entassée dans un coin du bureau, fruit de notre travail accompli en deux jours. L’avantage d’être spécialiste dans un domaine, c’est que personne ne repasse derrière moi vérifier mon travail. Je fis donc le point avec Nicolas, m’assurai qu’il n’y avait pas d’erreur dans ce qu’il avait fait, puis je lui dis :



Pour ceux qui ont vu X-Files, il ne leur sera pas difficile d’imaginer la salle des archives. Pour les autres, représentez-vous le magasin comme une pièce très longue, éclairée par des néons, remplie d’étagères disposées comme des dominos et elles-mêmes remplies de classeurs et de dossiers numérotés. Grâce à la précision du référencement, il est très facile de savoir où ranger et où trouver un dossier, dans le cas où on en aurait finalement besoin. Je charge les bras de Nicolas de cette pile de chemises cartonnées, préalablement étiquetées, et nous descendons. Dans l’ascenseur, la glace nous renvoie nos reflets et je m’amuse de voir ce pauvre garçon encombré de tous ces dossiers, et moi libre et ne faisant pas le moindre effort pour le décharger de son fardeau. Cela fait partie du plan. Dans les rayons du magasin aux archives, j’avance vite et sûrement, il peine à me suivre. Le bruit de mes talons sur le carrelage du sol ressemble à un minuteur qui le somme de se hâter. Nous arrivons là où je dois ranger les dossiers, je plante Nicolas avec sa pile de dossiers en lui intimant l’ordre de m’attendre ici, et je reviens peu après… avec un escabeau.


C’est maintenant que tout se joue. Je monte les marches jusqu’à la plus haute. Nicolas a visiblement compris qu’il pourrait profiter du spectacle, mais il n’ose pas bouger de peur de se faire griller. Je me maintiens exprès dans une position entre deux marches, afin que la différence de niveau entre ma jambe tendue et celle repliée écarte un peu plus ma jupe. Puis, voyant que Nicolas ne bouge pas, je lui dis sèchement :



Timidement, il se place là où je lui ai dit. Il ose à peine relever les yeux, pourtant je sens qu’il se force pour garder la tête baissée.



Cruelle, je le force à se compromettre. Il se lance alors, prend la première chemise et me la tend. Son regard se porte aussitôt entre mes cuisses, que j’ai volontairement laissées un peu écartées pour qu’il puisse voir. Il rougit, en reste même bouche bée. Je fais semblant de ne rien voir, je range le dossier puis dois le rappeler à la réalité pour qu’il me passe le suivant. Du coin de l’œil, je le regarde. Il est fasciné par ce qu’il voit : mon sexe entièrement nu, contre lequel mes cuisses se frottent de par les mouvements que je fais. Il peut ainsi voir mon pubis totalement lisse, ce qui n’était pas le cas la dernière fois qu’il l’avait vu, et peut-être même, quand mes cuisses s’écartent un peu plus, entrevoit-il quelques gouttes qui perlent le long de mes lèvres.


J’ai rangé une partie des dossiers, Nicolas ne quitte plus ma chatte des yeux. J’ai envie d’en jouer. Maintenant qu’on en est là… Une autre partie de ce qu’il me reste à classer doit être mise sur l’étagère d’en face, de l’autre côté de l’allée. Au lieu de redescendre et de déplacer l’escabeau, je décide de m’appuyer sur Nicolas.



Avec un air innocent, je déplace donc mon talon et vient caler ma chaussure sur lui. Dans cette position, il peut donc avoir une vue parfaite sur mon entrejambe, il lui suffit pour cela de lever la tête. Un instant, j’imagine une goutte tomber de ma chatte et s’écraser sur ses lèvres. Je me concentre sur mon rangement, je place un à un les dossiers et entre chaque, je m’assure que Nicolas a bien la tête relevée et ne perd pas une miette du spectacle. Il est rouge pivoine, mais effectivement, semble fasciné par la vue. Est-ce qu’il voit mon clitoris, coincé entre les lèvres ? Voit-il mon sexe luire de plaisir ? Peut-il voir mon anus entre mes fesses légèrement écartées du fait de ma position ? Je me pose toutes ces questions et je sens une chaleur moite se répandre dans mon ventre. Lorsque j’ai fini mon rangement, je baisse les yeux vers lui et je lui dis, tout en me dégageant :



Il ne sait plus où se mettre le pauvre. Je continue :



Il n’est pas sûr d’avoir bien entendu. Je prends un air si sévère qu’il vaut mieux ne pas me faire répéter. Alors, humilié, il déboucle sa ceinture et fait tomber son pantalon à ses genoux. Je me suis assise en face de lui, sur les marches de l’escabeau. Son sexe gonflé forme une bosse qui tend le tissu de son caleçon.



Nicolas est mortifié. Je vois qu’il tremble, mais cela n’a pas l’air de casser pour autant sa libido. Le sexe est toujours aussi gonflé sous le tissu. En silence, en serrant les dents, il baisse également son caleçon qui rejoint son pantalon autour de ses chevilles. Son sexe m’apparaît. Un sexe d’adolescent : assez long, mais plutôt fin. Des poils bruns à la base du pénis.



Il porte sa main à son sexe et commence à décalotter le gland. Celui-ci m’apparaît, rouge, gorgé de sang. Il commence à faire des mouvements de va-et-vient avec sa main en serrant la base de son pénis. Sa respiration s’accélère. Pour ma part, j’ai une envie furieuse de le prendre en main, en bouche, de relever ma jupe et de porter ma main à mon sexe. Je me contente de décroiser les jambes, ce qui a pour effet de remonter le tissu et de dévoiler à son regard mon sexe qu’il a tant maté tout à l’heure. Je joue à écarter les cuisses, je le laisse voir mais je ne touche pas. Il se branle maintenant plus vite, très vite même. Son sexe est à hauteur de mon visage, à un mètre peut-être. Il halète, il se crispe soudain. Alors, avant même que je n’aie pu faire d’autre geste que de fermer la bouche, une giclée de son sperme chaud vient s’écraser contre mon visage, puis d’autres giclées, jusqu’à ce que les spasmes de l’orgasme s’atténuent. J’en ai plein sur et autour de la bouche, ainsi que sur les joues.



Il semble chercher un mouchoir dans ses poches.



Il s’arrête, gêné. Il n’a probablement jamais goûté son sperme. Alors, un peu hésitant, il s’approche de mon visage et passe sa langue sur ma joue. Consciencieusement, il me lape la peau. Je le laisse faire, sans montrer aucune réaction. En réalité, je suis brûlante d’excitation. Lorsque sa langue passe sur mes lèvres, je dois me battre pour ne pas les entrouvrir. Mais je dois conserver ma dignité de dominatrice et je n’esquisse pas la moindre possibilité de suggérer un baiser. Sa langue passe, puis finit de me nettoyer. Alors, après une seconde d’hésitation, il revient vers ma bouche. Sa langue tente d’écarter mes lèvres pour esquisser un baiser, mais je refuse de desserrer les dents. Au contraire, je m’écarte et je le gifle froidement.



Il l’a dit avec précipitation, de peur que je fasse marche arrière. Je souris. Ça y est, je le tiens.



Nous sommes remontés, je suis passée par les toilettes pour m’assurer que je n’avais pas de sperme dans les cheveux. Puis j’ai fait mon rapport à Blackbird. Sa réponse me parvint peu après :


« Félicitations, Emma.

Tu as mérité ta récompense. Chose promise, chose due : la voici. Ce soir, à 18 h 30, tu vas quitter le boulot. Je veux que tu ouvres le colis que je t’ai fait livrer et que tu mettes ce que tu y trouveras. Puis rentre chez toi, occupe-toi, mais, à moins que ton homme ne te sollicite pour le devoir conjugal, je t’interdis de retirer mon cadeau. Puis, tu trouveras un prétexte quelconque, et à minuit précise, tu te rendras sur le port de la ville, près des grands entrepôts de tôle bleue. Passe les deux premiers, et au niveau du troisième, bifurque à gauche jusqu’à un petit cabanon désaffecté. Tu me trouveras. À ce soir. »


Un rendez-vous ! Cette récompense me surprend et me déconcerte. Je sens mes jambes s’affaiblir. Alors, ça y est, nous y voilà. Le moment où je vais, consciemment, tromper Paul avec un autre homme. Je peux encore refuser, bien sûr. J’aime Paul. De tout mon cœur. Mais ça n’a rien à voir avec l’amour, c’est juste du sexe. J’en ai vraiment envie. Peu à peu, j’ai fini par l’admettre : Paul ne me suffit plus. Il m’en faut plus, il me faut des sensations fortes. Et seul Blackbird peut me les procurer.


À 18 h 30, je quitte le travail et une fois dans la voiture, je déballe mon cadeau. J’extirpe de l’emballage protecteur un petit objet : deux boules reliées entre elles par un cordon. Des boules de geisha ! J’en ai bien sûr entendu parler, mais je n’ai jamais eu de sextoy. Alors, discrètement, je glisse l’objet sous ma jupe. Ma chatte est trempée comme elle l’a été tout l’après-midi, et la première boule entre très facilement. J’introduis la deuxième et m’assure qu’elles sont bien en place. Puis je quitte le parking.


Voilà. Je suis rentrée à la maison, Paul est aux courses. J’ai fait le récit de cette journée et maintenant, il faut que je trouve un prétexte pour ressortir ce soir.