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n° 15817Fiche technique21742 caractères21742
Temps de lecture estimé : 13 mn
25/09/13
corrigé 10/06/21
Résumé:  Suite d'une série entreprise puis abandonnée il y a 2 ans (récits n°14409 et suivants). Emma, dont le couple bat de l'aile, a rencontré un dominateur par Internet. Le temps est venu de le rencontrer et de consommer l'adultère...
Critères:  fh extracon inconnu fépilée parking fsoumise hdomine noculotte chaussures facial fellation fgode fdanus jouet journal
Auteur : Manofsam      Envoi mini-message

Série : Emma

Chapitre 09
Le Pacte

Résumé des épisodes précédents : Ce récit est la suite d’une série commencée puis abandonnée il y a deux ans (voir les récits n°14409, 14413, 14415, 14421, 14429, 14447, 14462 et 14483).

Alors que son couple bat de l’aile, Emma se laisse aller à quelques expériences sur Internet et rencontre Blackbird, un maître dominateur. Mais le petit jeu innocent devient plus lourd de conséquences à mesure que Blackbird lui donne des ordres à accomplir, quitte à mettre en péril sa vie privée. Aujourd’hui, l’heure a sonné pour Emma de rencontrer pour de vrai Blackbird et de prendre une décision : ira-t-elle jusqu’au bout de l’adultère ?








Cher journal,


Aujourd’hui c’est samedi et je ne travaille pas. Assise dans ma cuisine, vêtue d’un peignoir blanc, je profite de l’absence de Paul, parti à son entraînement, pour te confier ma nuit passée.

Hier soir, quand Paul est rentré, je m’étais refait une beauté et j’étais prête à sortir. Il a paru surpris et je lui ai expliqué que Sarah m’avait appelée. Je crois vous avoir déjà parlé d’elle, c’était ma coloc pendant toutes mes années fac. Je suis restée très amie avec elle. Sarah a une vie sentimentale très compliqué (peut-être plus autant que la mienne, désormais) et elle était un bon prétexte pour ressortir : j’ai expliqué qu’elle venait de se faire larguer et que je devais aller la voir. Paul a fait une petite moue boudeuse, mais avec le sourire, je lui ai répondu que tout le reste du week-end serait à nous, rien qu’à nous. J’ai ressenti une gêne soudaine en prenant conscience de la situation. Quelle hypocrite ! Je partais me faire tirer sur les quais du port et je lui promettais que demain, je serais toute à lui. Je m’en voulus et me sentis vaciller, aussi décidai-je d’abréger la scène et, après un petit bisou sur la bouche, je quittai l’appartement.


Dans ma voiture, les larmes me montèrent aux yeux, sans trop savoir pourquoi. Je me sentais déchirée et honteusement coupable : faire ça à Paul, c’était mal. J’ai failli tout arrêter, mais une voix en moi m’a incitée à continuer : ce que je recherchais avec Blackbird, c’était peut-être un signe que ça n’allait plus dans mon couple. Je me demandais si je serais capable d’aller jusqu’au bout, et peut-être par masochisme, je décidai de tenter et de voir comment les choses se passeraient.


Il était 20 h. Je suis effectivement allé chez Sarah : je l’avais appelée pour qu’on mange ensemble. Cela me fit du bien de la voir. Sarah est ma meilleure amie, celle avec qui je partage tout, ou presque. Elle passe pour un cliché ambulant, celui de la blonde fraîche, pétillante, mais idiote. Ce n’est qu’une apparence, Sarah aime plaire et se donner en spectacle mais je la connais plus profondément et elle n’est pas aussi simple qu’elle en a l’air. J’ai bel et bien vu Sarah, en revanche, nous n’avons pas parlé de sa rupture puisqu’elle était célibataire depuis deux mois. Comme deux copines qui se retrouvent, on a parlé de tout et de rien, de trucs de filles, et puis finalement :



Aïe. Le doigt où ça fait mal. Une demi-seconde d’hésitation, Sarah voit qu’elle a touché un point sensible.



Sarah ne trouva rien à dire, alors elle me prit dans ses bras et serra fort. Cette fois, je n’eus pas envie de pleurer. La présence de Sarah me réconfortait.



J’eus envie de tout lui raconter, mes petites folies, Blackbird, le stagiaire… mais non, il y avait des choses que je ne pouvais confier, même à ma meilleure amie, tant je ne les assumais pas. De nous deux, ça avait toujours été elle la plus salope. J’étais pas forcément loin derrière, mais quand même : comment aurait-elle pu comprendre ce qui m’arrivait ? Je changeai de sujet :



Sarah eut un petit sourire et me répondit :



Nous sortîmes manger. Au restaurant, il se produisit une scène un peu troublante. À un moment donné, Sarah fit tomber sa serviette sous la table et se baissa pour aller la chercher. Preuve que je suis de plus en plus détraquée, je ne pus m’empêcher de revoir la scène avec Nicolas dans mon bureau. Et ce que je fis me perturbe encore : au lieu de serrer les cuisses, comme j’aurais dû le faire, je les écartai légèrement. Rien d’ostensible, mais c’était une prise de risque inconsciente. Aussitôt, je réalisai ce que j’étais en train de faire et je les refermai. Avait-elle vu ? Sarah remonta et me regarda dans les yeux. Je sentis mes joues rosir. Elle se pencha vers moi et dit à voix basse :



Raté. Elle avait vu. Heureusement, elle n’avait pas vu la ficelle des boules de geisha.



Ce fut tout, fort heureusement. Elle avait affiché un petit sourire amusé et puis on avait parlé d’autre chose.

Après le repas, je la ramenai chez elle, puis une fois seule, je pris le chemin des docks. Je me rendis à l’endroit indiqué. Mon cœur battait la chamade, mais je m’étais décidée à aller « jusqu’au bout ». Mais y avait quoi, au bout ? Je garai ma voiture et j’attendis. Il ne fallut pas longtemps avant qu’une silhouette sorte de derrière un entrepôt et s’avance vers moi. Je le laissai venir à ma hauteur. Mes phares allumés l’aveuglaient, mais moi je le vis distinctement : c’était bien lui. Blackbird. Je sentis mes muscles trembler. Soudain il était là, devant moi. Il frappa à mon carreau, m’invitant à baisser la vitre. J’obéis.



Sa voix ne trahissait pas l’ombre d’une émotion.



Il ouvrit ma portière, me tendit la main, que je pris mollement, et il m’aida à sortir. La portière se referma derrière moi.



Je ne sus pas trop quoi répondre.



Il me sourit et passa une main dans mes cheveux pour aller coincer une mèche derrière mon oreille. Je tentai maladroitement de lui sourire en retour.



Il fronça les sourcils.



Un instant, il resta stupéfait – un bref instant, où je vis l’être humain qu’il était, avant qu’il ne se ressaisisse.



J’aurais sans doute pu répondre qu’il y avait erreur. J’aurais pu mettre un terme à tout ça. Mais la seule chose qui me vint à la bouche, après une seconde de silence, fut :



Il me prit par la main et nous contournâmes la voiture, jusqu’à nous retrouver devant les phares, presque éblouis. Il me fit asseoir sur le capot. J’étais tellement déboussolée que je ne remarquai même pas la situation : ma jupe très courte laissait parfaitement voir mon entrejambe. Je l’écoutais, et lui me caressait la main. Il s’était accroupi devant la voiture. Avec le recul, je comprends que pendant tout ce temps où il me rassurait, il en profitait pour mater ma chatte et s’assurer que j’avais respecté les consignes données.



J’étais incapable de répondre. C’était, je crois, la pire torture qu’il m’ait infligée jusqu’ici : je ne pouvais plus me défiler sous un prétexte, j’allais devoir prendre mes responsabilités et assumer mon choix. Je ne subissais plus, j’étais consentante. Compromise.

Il répéta sa question. Puis, un peu dépité :



Alors, d’une petite voix, comme un souffle :



La parole en moi s’était débloquée. Comme une petite fille, honteuse, je répondis :



J’en avais bien conscience : je venais de m’engager corps et âme dans la voie de l’adultère. Ici, à minuit trente, sur ce parking brumeux.



Il me fallut une demi-seconde pour réagir, mais le ton catégorique de sa voix, semblable à celui de ses mails, ne souffrait pas la contestation – d’ailleurs, je n’avais plus envie de contester, j’étais vaincue. Je remontai un peu de manière à être pleinement assise sur le capot, puis je fis remonter ma jupe à ma taille J’écartai grandement les jambes pour lui exhiber mon sexe lisse… et trempé. Blackbird se recula pour mieux contempler ce que je lui offrais. Dans les volutes de brume, je ressemblais à une vierge, offerte en sacrifice sur un autel mystique, mon sexe ouvert comme un lotus.



Bien entendu, je savais de quoi il parlait. Je portai ma main à mon sexe et, le frôlant délicieusement au passage, je tirai la petite corde pour faire sortir une à une les boules de geisha. La dernière produisit un bruit mouillé en sortant.



Sans discuter, je fis entrer le sextoy, tout imbibé de ma mouille, dans ma bouche. Seul dépassait le cordon. Désormais, ma bouche était pleinement occupée par les boules tandis que mon sexe bâillait grand ouvert sous son regard.

Il s’avança alors et avança la main. Négligemment, comme le ferait un gynéco, il écarta ma vulve de ses doigts pour faire ressortir mon clitoris. Son contact m’électrisa. Puis il fit entrer son majeur, puis son index, dans mon sexe béant. Il ne parlait pas, il ne me regardait pas, il regardait simplement ses doigts coulisser dans ma chatte. Moi-même, j’avais les yeux baissés et je le regardais faire en essayant de contenir mes gémissements. Les boules de geisha me faisaient baver, et telle que j’étais positionnée, ma bave retombait sur mon bas-ventre, juste au-dessus du mont de Vénus. Là, dans la pleine lumière des phares, n’importe qui déboulant sur les docks aurait pu me voir en train de me faire doigter sur le capot d’une voiture. Le rythme de ses doigts s’accélérait, plus vite, encore. Je ne pouvais plus me retenir : les boules tombèrent de ma bouche et je me mis à gémir tout en m’accrochant à son poignet pour l’inciter à poursuivre. Il me pistonnait la chatte à un rythme saccadé, et ses doigts s’écrasant contre mes chairs faisaient un bruit mouillé. Soudain, l’orgasme vint, incontrôlable : je poussai un cri, je me crispai et je fus envahie par une sensation de bonheur absolu.

Quand je repris mes esprits, il me sourit.



Il me prit par la nuque, prit les boules de geisha dans une autre main et m’entraîna. Je me levai, sans savoir ce qu’il voulait faire. Il me fit avancer, en me tenant courbée par la nuque (« Il faudra que je penser à t’acheter un collier », dit-il pour lui-même) puis, à deux mètres devant la voiture, en pleine exposition des phares, il me força à m’agenouiller au sol. Je posai mes genoux, seulement gainés par mes bas fins, sur le sol humide et rugueux du parking. Il continua néanmoins sa pression jusqu’à me faire coucher par terre, joue contre le sol. J’étais toujours cul-nu et je sentais le sol mouillé salir ma tenue. Encore une chose qu’il faudrait expliquer à Paul.



Je sortis ma langue et obtempérai, sentant des petits cailloux sur ma langue. C’était sale, un peu humiliant. Il me traitait comme une chose et prenait plaisir à me dégrader. Moi aussi, je prenais plaisir. Je mouillais à nouveau. Il me présenta sa chaussure à lécher. Je n’avais jamais fait ça, c’était nouveau pour moi. Évidemment, cela n’avait pas de goût, à part celui du sol, mais quelle image ! Je me voyais là, offerte, ouverte, en train de passer ma langue sous le cuir de sa semelle. Il me contourna, me remit à genoux, fesses en l’air tournées vers la voiture, dans une position de levrette mais toujours tête contre sol, puis il vint passer ses doigts sur ma chatte. Il recueillit toute la mouille qu’il put et vint l’étaler sur mon anus. Je le sentis tourner autour un moment, puis il enfonça soudainement la première phalange de son pouce. Je poussai un petit cri de surprise. Commença alors une série de va-et-vient dans mon orifice, de plus en plus rapides, de plus en plus profonds, de plus en plus saccadés. Son pouce finit par être totalement dans mon cul. Il tourna encore un peu sur lui-même pour me dilater, puis retira son doigt. Allait-il m’enculer, là, sur le sol du parking ? J’en mourais d’envie ! Qu’y aurait-il de plus sale, de plus pute, que de me faire prendre le cul ici, à même le sol froid, à la vue de tous ?

Mais Blackbird en décida autrement : je sentis une boule de geisha se présenter à l’entrée de mon petit trou. Il força un peu, elle entra, il poussa encore et la deuxième suivit. Je me sentais remplie.



Il leva alors son pied et avec sa chaussure sale et mouillée, il barbouilla ma chatte. Je sentis l’eau et les petits cailloux sur mes chairs les plus intimes. Je devais être sale. J’avais envie de l’être !

Blackbird revint devant moi et me prenant par les cheveux, il me força à relever la tête. Je vis sa queue devant moi. Il me dirigea vers elle et j’ouvris la bouche. Son sexe envahit l’espace et me remplit de toute sa longueur.



Il commença ses va-et-vient, d’abord lentement pour sentir mes lèvres parcourir toute la longueur de son sexe, puis de plus en plus vite. Il me baisait par là comme il aurait baisé une chatte, avec ardeur, avec une certaine violence même, comme quelqu’un qui ne retient pas les coups de bassin qu’il donne. Il ponctuait ses coups de paroles :



Soudain, il s’arrêta et se retira.



J’obéis, et je regardai sa main branler sa queue dure comme le fer à toute allure. Il se contracta, stoppa net, et je vis le foutre jaillir de sa queue. L’essentiel se déversa dans ma bouche, mais une partie s’écrasa à la commissure de mes lèvres et sur mon menton. Comme il achevait de se masturber, quelques gouttes vinrent s’écraser sur mes vêtements.

Bonne élève, je devançai ses ordres et j’avalai le liquide chaud que j’avais en bouche. J’allais m’essuyer le menton du revers de la main, mais il m’en empêcha :



Quelle fin abrupte ! Encore ébranlée par ses assauts, je me relevai et me refis une beauté, tout en laissant mon menton barbouillé de foutre. Nous marchâmes jusqu’à la voiture. Galant, Blackbird m’ouvrit la portière et tandis que je m’installais, je lui demandai :



Il m’embrassa sur le front, puis disparut. Je suis rentrée dans la nuit noire. Une heure du matin. Paul dormait-il ? J’eus la tentation d’essuyer le sperme et de retirer les boules de geisha de mon cul : après tout, Blackbird n’était plus là pour savoir. Pourtant je ne le fis pas : quitte à me compromettre, autant le faire à fond. C’était une question de confiance. Honorer le pacte.

Je rentrai chez moi : l’appartement était plongé dans le noir, mais de la lumière émanait de notre chambre. Paul m’entendit et m’appela depuis l’autre bout du couloir :



C’est fou comme on apprend vite à mentir. Mon reflet dans le miroir me renvoya l’image de mon visage encore maculé de sperme et de petits cailloux. Quelque chose avait changé. Mon regard. Je me trouvais farouche, mais belle. Épanouie en fait. Je me souris à moi-même, puis, prenant la direction de la salle de bain :