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Temps de lecture estimé : 15 mn
17/02/08
Résumé:  Des secrets sont révélés, des trésors sont dévoilés...
Critères:  fplusag jeunes extracon vengeance voir exhib miroir -prememois -bourge -vêtements
Auteur : Curieux 00S  (Homme aimant l'érotisme)      

Série : Solange, Julien, Jacques, et les autres

Chapitre 09 / 12
Cédric 01

Voici un nouvel épisode, mais avant toute chose, je voudrais remercier ceux m’ont fait l’honneur de me lire et de m’apprécier. Et plus encore ceux qui m’ont écrit pour me complimenter et m’encourager. Je voudrais faire une dédicace spéciale à Jane et à Nelson qui m’ont beaucoup aidé à me remettre à l’écriture. Mais je ne veux pas vous faire attendre davantage, laissons le rideau se lever sur ce nouvel acte.







Dans son véhicule immobilisé à l’angle de l’avenue des Mimosas et de l’allée des Genévriers, Cédric se pose beaucoup de questions. Le moment de surprise passé, il s’interroge sur la brusque apparition de Julien sautant par-dessus la clôture des Granger. Son copain n’est pas un voleur, plutôt un jeune garçon gentil et bien sous tous rapports. Sa mère l’a élevé seule puisque son père est parti un beau matin sans laisser d’adresse alors qu’il n’avait que dix ans. À son arrivée dans la classe, Cédric s’est rapidement pris de sympathie pour lui et a joué un peu le rôle de grand frère. Une réelle et sincère amitié lie à présent les deux garçons.


Mais alors, pourquoi Julien se trouve-t-il là ? Il a sauté par-dessus le mur alors que Jacques remontait l’allée. C’est qu’il ne voulait pas le rencontrer. Est-il venu espionner la mère de son copain ? Il faut dire que Madame Granger est particulièrement séduisante. Cédric se remémore le début d’après-midi et son esprit est envahi par la délicieuse vision de la dentelle saumon épousant parfaitement les reliefs de la vulve de la sublime bourgeoise. Il tourne les yeux vers la demeure des Granger et se rappelle le regard éperdu de Julien, le soir de la boum au moment du départ des parents de Jacques. Pour lui, nul doute que son copain en pince pour la sublime Madame Granger et qu’il est venu l’observer. Il sourit à cette pensée, Julien est un petit voyeur. Cédric décide d’en avoir le cœur net mais, déjà, son cerveau échafaude un stratagème pour réunir la belle, la prude bourgeoise et le tendre puceau. Il fait rouler sa voiture au ralenti pour rattraper son camarade.


Arrivé à la hauteur de sa cible, Cédric ralentit, baisse la vitre du côté passager et l’interpelle. Julien, perdu dans ses pensées, sursaute brusquement.



Julien, rouge de honte, se sent soudain piégé par son interlocuteur. Résigné, il monte dans la voiture et s’enfonce dans le siège passager, l’air renfrogné. Il bafouille quelques explications vaseuses. C’est Madame Granger qui l’aurait invité à prendre un rafraîchissement pour lui demander comment s’était passée cette première année de faculté. L’autre soir, elle a découvert qu’ils avaient le même jour d’anniversaire et que ça créait donc des liens. Sentant le trouble de son ami, Cédric l’assaille de questions insidieuses. Il sent bien qu’il y a autre chose tant son ami est mal à l’aise.


Changeant de tactique, il parle subtilement du charme de la mère de Jacques et que lui-même y succomberait bien. Il évoque même l’épisode du début d’après-midi, décrivant les cuisses sublimes de Solange, divinement moulées dans sa jupe et les douces rondeurs de ses seins entr’aperçues par l’ouverture coquine de son chemisier à fleurs. Julien se trouble de plus en plus, hésite dans ses explications, cherchant à protéger au maximum sa brûlante initiatrice. Les allusions de Cédric se font plus précises. Il décrit les courbes délicieuses de la poitrine de Madame Granger, la douceur de sa peau et la fine dentelle des sous-vêtements.


Tout à son émoi, Julien le reprend alors sur la couleur de la lingerie en serrant dans sa poche la culotte parfumée de sa divine maîtresse. À l’éclat qui traverse le regard de Cédric, Julien comprend qu’il vient de se trahir. Le perfide conducteur n’en attendait pas tant et par ses encouragements amicaux, il incite son passager à poursuivre. La mort dans l’âme, Julien lui raconte la soirée de la boum et son après-midi. Les vannes étant ouvertes et pouvant enfin se confier à quelqu’un, il parle de ses désirs, de ses doutes, de ses craintes, mais aussi des sensations extraordinaires et indescriptibles qu’il a vécues dans ses moments-là.


Au terme de son récit, il expose le sous-vêtement tout imprégné des folles sécrétions de Solange. Cédric est très heureux d’apprendre tout cela. Il se réjouit de voir que Julien a enfin découvert les plaisirs de la chair et il se doute qu’avec la douceur de la mère de Jacques, cela a du être fort agréable. Surtout qu’il semble qu’elle se soit révélée plus qu’une femelle torride. D’autorité, il se saisit de la culotte de la belle bourgeoise qu’il glisse dans la poche de son pantalon et démarre la voiture pour ramener Julien chez lui. Abasourdi, ce dernier fixe son ami. Le sourire qui plane sur le visage du conducteur remplit son esprit d’interrogations.



Ce soir-là, Julien paraît encore plus absent qu’à son habitude. Carole, qui sait que son fils est un doux rêveur, est quand même un peu surprise. Jeune femme de trente-six ans plutôt frêle, elle a assumé seule l’éducation de son fils après le départ de son mari. Par choix, elle n’a jamais voulu avoir un autre homme dans sa vie. Toujours très attentive à son épanouissement, elle l’a encouragé à nouer des amitiés malgré sa timidité, chose qu’elle connaît bien, étant elle-même très réservée. La vie l’a bien bousculée, l’obligeant à prendre son destin en main. Elle veut que son fils devienne indépendant et volontaire avant que la vie se charge de le former. Dans sa robe d’été à fleurs, elle virevolte autour de Julien tout en débarrassant la table avec lui. Carole l’interroge sur sa journée, ses copains, lui propose même une sortie cinéma, histoire de profiter de la climatisation du lieu.



oooOOOooo



Les choses sont toutes autres chez Cédric. À vingt-et-une heure, il trouve sa belle-mère, Josy, avachie dans le canapé du salon, un verre de Martini à la main. Il sait trop bien ce que cela signifie : son père, Louis Brousseau, directeur d’une entreprise en composants électroniques, a encore téléphoné pour dire qu’il rentrerait tard. Tout le monde sait ce que cela veut dire, surtout Josiane qui, avant d’être sa femme, a été sa secrétaire et sa maîtresse. Cédric regarde dédaigneusement sa marâtre. Son chemisier baille sur sa poitrine trop forte et sa jupe remonte sur ses cuisses un peu trop pleines. Josiane avait été une femme à la féminité exacerbée, une femelle qui faisait se retourner tous les hommes sur son passage. Le père de Cédric avait été une proie facile. Mais ce que Josiane ignorait, c’est qu’il était un vrai coureur de jupons et que c’était les femmes jeunes qui l’attiraient. À même pas quarante ans, Josiane Brousseau en paraissait dix de plus, et l’alcool avait accentué la vulgarité de ses traits.



Un rictus mauvais barre alors le visage du jeune homme.



Sa position est grotesque et sa jupe remonte encore plus haut sur ses cuisses, on voit presque le fond de sa culotte. Les boutons du chemisier trop serré sont prêts à craquer laissant apparaître quelques bouts de chair blanche. En colère, Cédric pénètre promptement dans le salon et se retrouve face à sa belle-mère, son visage à quelques centimètres du sien.



Sentant la colère le submerger, Cédric prend une grande inspiration pour se ressaisir. Il se redresse et son regard froid ne laisse rien présager de bon. Un sourire glacial fige son visage.



Abasourdie, Josiane reste figée sur le canapé, son verre à la main, les cuisses écartées prêtes à faire craquer sa jupe trop serrée. Un frisson de crainte parcourt son échine. Jamais son beau-fils ne lui a parlé avec autant de véhémence, même dans leurs rapports sexuels souvent sauvages. La promesse d’être livrée à d’autres personnes par Cédric l’angoisse et la trouble à la fois. Lentement, elle pose son verre sur la table basse du salon et tire sur sa jupe et son chemisier pour se donner une contenance. Les phrases acerbes du jeune homme lui ont fait l’effet d’une douche froide.


Telle un zombie, elle range les bouteilles, retire son verre et va à la cuisine préparer le repas du soir. De son côté, Cédric monte dans sa chambre, fou de rage. Il claque la porte derrière lui et met un coup de pied dans la corbeille à papiers. Il s’en veut de s’être ainsi emporté, d’avoir perdu la maîtrise de lui-même. D’un autre côté, il est apaisé d’avoir exulté sa rage et sa haine à l’encontre de celle qui a volé son père à sa mère. Il s’étend sur son lit et, les mains derrière la nuque, observe le jour qui décline à travers sa fenêtre en réfléchissant comment approcher sa prochaine proie, la bien surprenante Madame Granger.



oooOOOooo



Bien plus tard dans la soirée, Solange, assise devant sa coiffeuse passe, lentement une brosse dans ses cheveux. Totalement épanouie à la suite de son après-midi torride avec son jeune amant, elle a revêtu une chemise de nuit longue en soie légère, couleur mordorée. De fines bretelles passent sur ses épaules pour se croiser dans le dos à moitié dénudé. La brosse glisse dans ses cheveux épais en mouvements souples et caressants, laissant à la belle bourgeoise tout le loisir de s’observer dans son miroir.


L’élégant décolleté arrondi de dentelle transparente dévoile largement le satiné de la peau de sa poitrine. Il offre la vision de la délicieuse naissance de ses seins qui tendent encore fièrement le doux tissu. Selon ses mouvements, son regard plonge dans la vallée profonde qui sépare ses deux globes voluptueux balançant en harmonie avec son brossage sensuel. Ses tétons se durcissent progressivement alors que ses yeux caressent son reflet dans le miroir. Elle repense aux mains de Julien glissant sur sa peau et son regard se trouble. Elle croise ses jambes pour comprimer sa vulve qui s’humidifie sournoisement.


La pression sur son petit bourgeon, hyper sensibilisé depuis ses ébats torrides, déclenche un délicieux frisson qui lui traverse le bas-ventre jusqu’au creux des reins. Ses doigts se crispent sur le manche en ivoire nacré de sa brosse, ses orteils emprisonnent les boucles de la moquette épaisse. Elle retient sa respiration un bref instant en se mordant légèrement la lèvre inférieure. Le trouble passé, Solange reprend son lent coiffage mais ne peut s’empêcher d’imaginer des mains glissant dans sa chevelure épaisse, effleurant ses épaules comme le font ses cheveux et la brosse. Ses seins se tendent davantage, elle sent son émoi grandir, quand son mari l’interpelle soudain en sortant de la salle de bain.



L’air absent, Solange acquiesce en dodelinant de la tête. Elle pose un coude sur le dossier en se retournant pour regarder son cher mari se coucher. Elle ne sait pas quoi penser. Elle regarde l’homme de sa vie s’allonger dans son joli pyjama bleu ciel avec ses éternels dossiers à la main. Elle se demande ce qu’elle pourrait bien faire pour attirer l’attention de son mari et connaître avec lui les plaisirs sauvages qu’elle a découverts dans l’après-midi. Tout en l’observant tendrement, elle balance négligemment sa jambe en appui et passe lentement le dos de sa brosse sur ses lèvres. Ce doux contact lui rappelle le souffle de son amant et cette pensée l’électrise de nouveau.


Lentement, elle fait glisser ses cuisses l’une contre l’autre, savourant la douce caresse sur sa peau. Son talon effleure son mollet. Elle contracte les muscles de ses jambes augmentant la pression sur sa vulve de plus en plus lourde. Dans un sursaut de lucidité, elle se retourne vers sa glace décroisant ses jambes pour donner de l’air à sa chatte brûlante. Solange tire sur sa chemise de nuit qui remonte progressivement sur ses jambes jusqu’à faire apparaître ses genoux. Le lent glissement du tissu sur sa peau est une divine caresse. Elle rêve de mains remontant ainsi le long de ses jambes, effleurant ses mollets, survolant ses genoux pour caresser avidement ses cuisses ouvertes.


Ses propres mains se posent sur le tissu soyeux et poursuivent sa remontée, dénudant davantage sa chair palpitante. Une larme épaisse et brûlante de désir coule de sa fente fiévreuse et vient inonder les profondeurs de sa sombre intimité. Un soupir de Jean la fait sursauter. D’un rapide coup d’œil dans le miroir, elle voit son cher mari classer les feuilles éparpillées sur le lit sans prêter attention à elle. Un sourire tendre et affectueux éclaire le visage de la fiévreuse bourgeoise. Elle dépose sa brosse sur la tablette mais le manche attire son attention. Sa forme bombée et son volume qui assurent une parfaite prise en main lui donnent des idées perverses. Ses doigts se posent dessus et l’effleurent lentement, puis l’enserrent franchement alors qu’elle ondule imperceptiblement son bassin.


Tout à son émoi, Solange repense aux caresses qu’elle a prodiguées au membre bandé de son amant. Elle se demande si elle pourra jamais réveiller son mari, si elle retrouvera l’ardeur de son jeune étalon ou si des objets familiers, tel le manche de sa brosse, devront apaiser ses désirs lubriques, ses appétits de plus en plus torrides. Une réflexion à haute voix de son mari sur le dossier qu’il étudie la ramène à la triste réalité du moment. Solange oublie l’objet de sa concupiscence pour se saisir de son pot de crème de nuit. Elle s’enduit les doigts et masse délicatement tout son visage. Ses mains s’aventurent sur son cou, elle n’ose pas les faire glisser sur ses seins douloureux. Tout à sa fièvre, Solange réfléchit à comment elle va occuper les jours où elle sera seule à la maison.



oooOOOooo



Très tôt le surlendemain, Jean part avec son fils pour traiter le délicat dossier Leroy-Bramancourt et présenter son affaire à l’important industriel régional dont il avait consciencieusement étudié la demande. Levée en même temps que ses hommes, Solange décide de faire l’inventaire de son dressing. Elle se demande comment troubler son mari et se rend compte qu’elle est lentement tombée dans un classicisme bourgeois déprimant. Elle a toujours choisi ses tenues avec goût et discernement mais constate que c’est une véritable collection de chemisiers et de jupes dont la différence réside essentiellement dans les couleurs.


Quelques robes, toutes aussi «bon chic bon genre», complètent sa garde-robe, ainsi que des tailleurs et quelques pulls légers. Le seul vêtement un peu décontracté est son vieux jogging vert pâle qu’elle met pour jardiner. Elle sort ses tenues une à une et les étale sur le lit. Rien de vraiment sexy, toutes les jupes ont sensiblement la même longueur. Les plus osées s’arrêtent juste au-dessus du genou, d’autres sont légèrement fendues sur le côté ou le devant.


Madame Granger se demande si elle oserait porter des jupes plus courtes. Elle retrouve avec surprise une robe en jeans achetée un été, il y a une dizaine d’années environ. Elle se demande si elle rentre encore dedans et par amusement décide de l’enfiler. Elle laisse tomber sa longue chemise de nuit à terre et, par réflexe, se dirige vers la commode où elle range sa lingerie. Voyant ses sous-vêtements de la veille négligemment abandonnés sur le dossier de la chaise de sa coiffeuse, elle les enfile prestement, se promettant de se changer après sa douche.


Devant son lit, elle attrape la robe et, bras tendus devant elle, la regarde, dubitative. Elle va être sûrement boudinée tant elle est cintrée et les boutons risquent de craquer, ou alors c’est elle qui va étouffer. Mais la curiosité l’emporte et elle défait rapidement les boutons du haut pour enfiler la robe par la tête. Une main dans chaque emmanchure et la robe glisse sur la peau de Solange. Elle la reboutonne lentement en retenant sa respiration et en rentrant le ventre puis se tourne vers le mur miroir de sa chambre pour se regarder.


Elle commence par remettre en place sa chevelure, ébouriffée par son exercice, avant de rester figée devant de son reflet. Elle se sent plus serrée qu’il y a dix ans mais le tissu moule idéalement ses formes et dessine harmonieusement ses courbes. Le cintrage affine sa taille et la découpe sur le devant met en valeur sa superbe poitrine. Sans manches, la robe possède un col chemise prolongé par de petits revers qui dégagent bien son cou.


Machinalement, la belle bourgeoise passe ses mains sur le devant de la robe comme pour la lisser et voit que ses genoux sont bien dégagés et que l’on découvre le début de ses cuisses. C’est une robe d’été qu’elle avait achetée pour aller à la plage, son éducation stricte la bloquant pour se promener en paréo ou en jupette. Solange tire lentement sur le tissu vers le haut. La vision de ses cuisses fuselées la trouble. Elle imagine la caresse du regard des hommes remontant le long de ses jambes pour se perdre sous sa robe. Elle repense soudain aux yeux sombres de Cédric au bas du perron. Un frisson lui traverse le ventre.


Madame Granger s’observe alors plus attentivement. D’un geste vif, elle se débarrasse de ses pantoufles et elle se dresse sur la pointe des pieds pour galber son mollet. Elle se tourne un peu et suit du regard la courbe de ses jambes jusqu’à la lisière du tissu bleuté. À nouveau, elle tire sur le tissu pour dévoiler un peu plus sa cuisse. Elle pivote encore et constate que la robe épouse avantageusement la cambrure de ses reins et l’arrondi de ses fesses. Ses seins durcissent. Elle rougit d’aise et ose envisager de porter des jupes moulantes.


Des bouffées de chaleur montent à ses joues quand elle songe aux regards masculins glissant sur ses hanches et fixant sa croupe. Surexcitée, la belle bourgeoise marche un peu de gauche et de droite et se sent parfaitement à l’aise dans ce textile pourtant plutôt rigide. Elle se rapproche du grand miroir et commence à jouer avec les boutons, se demandant combien en déboutonner. Deux en haut… Solange fait la grimace, on voit son soutien-gorge. Elle relève le col, ajuste les revers, caresse sa peau jusqu’à la limite de la dentelle blanche. Elle fait la moue, il manque quelque chose.


Elle retourne à sa coiffeuse et saisit ses deux chaînettes en or, l’une avec une croix incrustée de petits brillants et l’autre avec une médaille de la Vierge. Elle les accroche systématiquement tous les soirs à la corniche du miroir. Solange finit de les fixer en s’observant de nouveau dans l’immense glace murale. Elle se sourit, décidément elle ne peut se départir de son côté bourgeois et de son éducation religieuse. Mais ses yeux bloquent sur son décolleté. Ce soutien-gorge est vraiment trop voyant. Solange écarte les revers de la robe et retrousse un peu les bonnets, tire sur la dentelle pour dénuder davantage ses seins. Trouver un autre soutien-gorge ? Ne pas en mettre ?


Des vapeurs voluptueuses enivrent la bourgeoise en émoi. Elle imagine l’étoffe caressant ses seins et les coutures internes égratignant ses tétons turgescents. Elle pense aux mâles dont les yeux vont plonger dans son décolleté. Elle songe à leur éclat lubrique en découvrant la croix lovée au creux de ses globes sulfureux. Le contraste entre le sacré de ses bijoux et la démoniaque tentation de sa gorge offerte lui procure un frisson pervers. Ses mains glissent lentement le long de son corps. Solange découvre l’immense pouvoir d’attraction de son corps.


Elle déboutonne deux boutons en bas, le velouté de l’intérieur de ses cuisses apparaît graduellement. Elle étire ses jambes l’une après l’autre, ses yeux brillent. À chacun de ses mouvements, sa chair s’expose davantage, cette vision la trouble et elle se voit d’un coup excitant son mari dans cette robe, ou dans de nouvelles avec des ouvertures plus perverses encore. Madame Granger oublie la femme respectable qu’elle est et se déplace, telle une chatte en chasse, devant le miroir pour apprécier l’effet produit et jouer de son corps afin d’attiser l’envie dans les yeux des hommes.


Elle ondule lascivement ou tortille ostensiblement des fesses. Solange se surprend soudain à penser à Julien, son jeune amant, et à son exhibition devant lui dans le parking quelques jours plus tôt. Elle frissonne en repensant au regard intense de Cédric sur son entrejambe. Ses sens s’échauffent et déjà ses mains glissent sur son corps par moments alors que ses doigts effleurent la peau nue de son cou ou de ses cuisses. Solange songe aux tenues qu’elle pourrait acheter pour affoler encore davantage ses hommes.


La pensée soudaine d’être la femme de plusieurs hommes la fait tressaillir et darder ses tétons. La sage bourgeoise prend conscience de son pouvoir de séduction et de son immense besoin de volupté. Ses tétons se dardent, son bouton d’amour frémit. Son imagination vagabonde, des allégories perverses envahissent son esprit. Son ventre devient lourd et son émoi commence à sourdre à l’orée de ses petites lèvres. Mais un coup de sonnette intempestif l’arrache à ses fantasmes.




À suivre…