| n° 23654 | Fiche technique | 13186 caractères | 13186 2238 Temps de lecture estimé : 9 mn |
03/06/26 |
Résumé: Il est temps pour Balthazar de recevoir un hommage en retour. Après tout, le sexe de l’homme n’est-il pas aussi mystérieux que celui de la femme ? | ||||
Critères: #masturbation #fellation fh fellation 69 hgode | ||||
| Auteur : Tristan B Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : La librairie Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Résumé des épisodes précédents :
Le corps de Norma a vibré sous les mots et les gestes experts de Balthazar, le libraire. Mais « Le blason », ce livre au cœur de leurs ébats, n’a certainement pas dit son dernier mot.
Ce soir-là, Norma entra dans la librairie le pas sûr et l’œil malicieux. C’était un quart d’heure avant la fermeture et Balthazar, occupé à converser avec une jeune étudiante, la suivit du regard tandis qu’elle passait à sa hauteur.
Juste avant de passer la porte donnant sur l’arrière-boutique, Norma fit volte-face. La jeune cliente était de dos. Alors, Norma mima d’un geste les contours harmonieux de la jeune étudiante et adressa à Balthazar un index accusateur. Celui-ci la vit soudain articuler en silence et avec lenteur et application « Tu es mort ! » et passa son pouce tendu sur sa gorge pour mimer, cette fois, la décapitation.
Enfin, elle passa la porte et disparut.
Balthazar venait de rejoindre Norma. Le rideau était baissé. Ils avaient la boutique pour eux. Norma le toisa du regard, les mains sur les hanches, faussement courroucée.
Elle défit trois boutons de son chemisier et fit apparaître la gorge entre ses seins déjà gonflés d’impatience.
Il fit un pas en avant, la saisit par la taille et l’embrassa fougueusement. Elle ronronna de plaisir.
Il s’exécuta. Norma, elle, fit glisser sa robe au sol, ne gardant qu’une culotte la déshabillant plus qu’elle ne l’habillait. Les multiples bracelets autour de ses poignets tintaient tandis qu’elle jouait à effleurer les contours de Balthazar. Tout en l’embrassant, elle le fit reculer jusqu’à heurter le plateau de la table de lecture. Il comprit et s’y laissa choir avec un grand sourire. Son dos déjà transpirant d’excitation se déposa sur le plateau de bois. Pas de confort pour lui. Il accepta le jeu. Norma approcha son visage de son oreille et chuchota.
Tout en parlant, Norma avait noué les poignets de Balthazar aux deux coins de la table. Puis, laissant pendre les tibias de son supplicié au bout du plateau, elle avait fait de même avec ses chevilles qu’elle avait ligotées à chacun des pieds de ce meuble de lecture. Ainsi entravé, il la regarda d’un œil amusé, mais n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit, car elle le bâillonna.
Elle alla se positionner entre les cuisses ouvertes de Balthazar, lui ouvrant la vue sur ses seins généreux. Ce qu’il semblait déjà apprécier au plus haut point à en croire les multiples étincelles brillant dans son regard. Elle souffla délicatement sur les bourses de son ami et laissa le filet d’air glisser jusqu’à l’extrémité du vit se gorgeant déjà de chaleur et de sang.
Sur ces mots, Norma posa deux doigts entre l’anus et les bourses de Balthazar et massa lentement, mais par un appui franc qui fit aussitôt ronronner son amant. Puis, elle fit glisser sa main tout au long de la hampe non sans avoir délicatement caressé les bourses et alla flatter la tête du membre déjà légèrement gonflé. Ses doigts se firent précautionneux, car Norma savait la zone fragile.
Sur ces mots, Norma se pencha et entrouvrit ses lèvres pour gober le gland et, de la pointe de sa langue, caresser longuement le frein. Le corps de son amant se figea tout d’abord. Puis, les muscles de son ventre se murent en ondulations respiratoires parfois désordonnées. Norma fit durer la dégustation sans toutefois aller plus loin que le territoire du gland. Le reste de la hampe attendrait. Chaque chose en son temps. Enfin, elle releva la tête et libéra sa bouche. Un peu de salive brillait sur le désir tendu qu’elle abandonna.
Égrenant sa docte explication, Norma grimpa sur la table et posa ses genoux de part et d’autre du buste allongé. Balthazar chercha du regard le string noir. Il avait disparu. Norma fit glisser son sexe humide d’impatience du buste jusqu’au ventre affolé de son doux prisonnier et, saisissant d’une main la hampe turgescente, elle la dirigea et se pénétra lentement avec. Balthazar ronronnait de bonheur, le regard embrumé rivé sur la poitrine maintenant redressée de Norma.
Au grand désespoir de Balthazar, Norma se souleva et se libéra de la verge tendue. Elle descendit de la table du supplicié sans plus de préliminaires. Sous son bâillon, le libraire grogna un peu. Mais Norma n’en eut cure. Elle revint entre les cuisses de son prisonnier, lui saisit la verge et la massa délicatement de haut en bas.
Elle associa aussitôt le geste à la parole. Balthazar était au supplice.
Balthazar était à point, suppliant du regard que son amante le finisse. Il ondulait, verge tendue dans le vide. Mais Norma n’eut pas pour autant pitié de lui. Elle tourna autour de la table en le caressant langoureusement. Elle semblait réfléchir et finit par lui décocher un sourire malicieux juste avant de sortir de la pièce. Son prisonnier attendit, certainement heureux de pouvoir reprendre son souffle.
Norma réapparut enfin. Elle tenait un petit bol en main ainsi qu’un objet que Balthazar, entravé qu’il était, ne put distinguer. Elle se plaça à nouveau sur la table, mais cette fois assise sur le buste de Balthazar, tournée vers la verge légèrement mollie par l’attente.
La bouche enfin libre de Balthazar se mit aussitôt à déguster tout de go l’intimité que Norma lui présenta, langoureusement positionnée en soixante-neuf.
Un jus d’extase coulait de l’antre échauffé de Norma. Un jus que Balthazar buvait à grandes lampées tant il était délicieux, parfumé, onctueux.
La bouche de Norma montait et descendait tout au long de la tige de son homme entravé. D’une main, pouce et index formés en anneau, elle en tenait la base. De son autre main, huilée par le contenu du bol, elle lui massait amoureusement les testicules. Ces fragiles attributs réagiraient au fil des voluptés et se tendraient, elle le savait, dans une alerte ultime avant l’apothéose.
Balthazar, le visage noyé du jus d’amour dont il se délectait, s’interrompit un court moment. La main qui caressait ses bourses copieusement huilées venait de migrer vers l’intimité de ses fesses. Un doigt caressait à présent sa délicate rosette tandis que, tout au long de sa verge, la bouche de Norma continuait son œuvre.
La sensation était si douce qu’il reprit son léchage appliqué. Mais bientôt quelque chose changea en lui. Il connaissait bien cette sensation. La chaleur dans le ventre, la tension dans les muscles, la respiration soudain plus profonde et ce cheminement intime vers la libération.
Norma le ressentit. Elle garda le phallus impatient dans sa bouche, mais s’immobilisa pour éviter l’inéluctable. Balthazar calma sa respiration. Il voulait gagner du temps lui aussi et rester dans cette harmonie entre deux réalités. Dans ces moments hors du temps.
Balthazar dégustait son mets de choix. Il aurait pu sourire, mais ses lèvres étaient bien trop occupées.
Il ne fut pas vraiment surpris quand il sentit son étroite issue investie elle aussi. L’intromission était un peu froide. C’était donc un objet. Il apprécia l’audace. L’objet, qu’il connaissait bien, car l’ayant utilisé pour le plaisir de Norma, prit toute sa place en lui. Balthazar banda de plus belle, en proie à un orage intérieur des plus délicieux.
Norma le reprit en bouche avec voracité, entamant à nouveau le cheminement de ses lèvres tout au long de la hampe.
Soudain, elle sentit chaque parcelle de son corps se raidir de volupté, car celui de Balthazar, sous elle, se raidissait aussi. Dans sa bouche, la hampe s’anima.
Alors, Norma libéra le phallus de ses lèvres et, le tenant en main, bien droit, elle fit un dernier mouvement de haut en bas, tendre, délicat. Le souffle de Balthazar se mua en râle de plaisir. Un premier jet de semence s’échappa de lui sous le regard fier de Norma qui, aussitôt, reprit le phallus en bouche et s’abreuva des soubresauts suivants qui emplirent sa bouche.
Aux anges, Norma épancha son plaisir sur le visage aimé.
Balthazar sortit de la douche à l’arrière-boutique en frottant ses cheveux d’une serviette lui cachant le visage.
La voix amusée de Norma lui était parvenue assourdie. Il dégagea son visage et sourit. Norma était assise sur le lit et tenait en main « Le blason ». Le livre était ouvert dans sa main. Aucun mot, aucune idée, aucune découverte. Les pages étaient totalement vierges.
Le soir même, Norma, sanglée d’un gode-ceinture, reprenait son souffle aux côtés du corps assoupi de son libraire d’ami. Les draps froissés portaient les effluves de leurs jeux. Ils étaient repus et heureux. Norma sourit.
D’une main, elle attrapa « Le blason » et s’arma d’un stylo. Sur la première page vierge, elle traça les premiers mots.
« Il existe un baiser que rien n’égale tant il est torride et fort en arômes, qui rend joyeux celui ou celle qui le donne et plonge dans l’extase celle qui le reçoit… »