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Temps de lecture estimé : 12 mn
17/02/26
Présentation:  Louise et Espérance, deux anciennes amies de jeunesse, se retrouvent à se confier, la première venant de rompre brutalement avec son concubin, Loïc, avec qui elle partageait sa vie depuis huit ans. François, le mari d’Espérance, mais aussi ami avec Louise depuis leurs jeunes années lycée, décide de descendre épauler sa femme pour consoler Louise.
Résumé:  Louise et Espérance se découvrent une attirance physique l’une pour l’autre et laissent parler leurs corps dans une nuit d’hôtel.
Critères:  #érotisme #romantisme #volupté #adultère #lesbienne #voyeur #fellation ff extracon cocus candaul copains caresses intermast cunnilingu
Auteur : K.F.K.  (Auteur de romance New Adult teste ses textes explicites)            Envoi mini-message

Série : Les Cimes de l'Amour

Chapitre 01 / 03
Aventures Saphiques

Un bref silence s’installa entre les deux amies alors que leurs deux regards se croisaient brièvement.



Louise buvait les paroles de son amie qui lui racontait ces instants chargés d’émotions amoureuses. De leur deuxième rendez-vous, lors d’une balade en campagne de la région parisienne à la nuit de la demande en mariage en Argentine, en passant par des séjours remplis de péripéties, comme leur séjour d’un mois au Népal où François s’était fait arrêter car il avait pris part à une marche pacifique de moines en hommage à un de leurs maîtres tué par un militaire.

À travers tout ce qu’Espérance racontait, elle vivait ces aventures à leur côté, comme si elle avait été présente, elle ressentait l’amour qu’ils se vouaient l’un à l’autre.


Quelques kilomètres plus haut, l’hôtel était paisible, et François savourait une fois de plus le ciel étoilé au-dessus de lui, à l’extérieur sur un banc, seul, ses enfants passant un de leurs moments favoris sur une soirée jeux vidéo dans la grande salle de jeux derrière le bar. Il repensait à la merveilleuse après-midi en amoureux avec sa femme et reconnaissait une nouvelle fois la chance qu’il avait de partager sa vie avec elle. Il se dit alors que ce serait une bonne idée s’il allait l’épauler pour remonter le moral de Louise qui, selon sa sœur, avait éjecté Loïc à la suite des évènements du matin.


Il se décida alors à les rejoindre à pied grâce à la géolocalisation qu’il partageait sans complexes avec sa moitié depuis des années. Il vit qu’elle se trouvait près du parc des Thermes et s’engagea sur le sentier qu’ils avaient emprunté un matin, celui-ci amenant directement sur le centre-ville. Durant sa marche d’une bonne heure sous les étoiles et la lumière de la Lune qui était quasi pleine, il songeait à ce qu’il allait bien pouvoir dire à Louise pour la soulager, la consoler d’une rupture si rapide après des années de vie commune.

Rien qu’à imaginer sa tristesse, il se voyait déjà la serrer dans ses bras pour lui apporter toute l’affection dont une femme a besoin dans ces moments-là, caresser sa chevelure châtain, soyeuse, longue et fine, pour lui transmettre sa manière de la voir telle qu’il la voit, belle comme une fleur rare qu’il faut choyer. Il fut surpris de cette image à laquelle il venait de penser, car ce sont en ces termes qu’il se décrivait mentalement sa femme lorsqu’ils se sont retrouvés.


En arrivant à quelques dizaines de mètres du parc, il commença à chercher du regard les deux femmes, la lumière des lampadaires remplaçant celle de la lune, il lui fallut quelques secondes pour s’acclimater. À l’entrée de ce micro-coin de verdure, il distingua sa femme et son amie qui se faisaient face et qui parlaient les yeux dans les yeux. Il décida de s’approcher en toute discrétion et de rester caché derrière un arbre à une quinzaine de mètres pour écouter la discussion et vérifier si sa présence était nécessaire.


Espérance racontait dans les moindres détails la première nuit qu’ils avaient passée dans la maison à Aubagne le jour de la remise des clés, et qu’ils avaient inauguré chaque pièce par une position sexuelle différente, chaque pièce ayant le droit à un orgasme d’au moins l’un des deux. Louise sentait la chaleur monter en elle au vu des récits érotiques du couple, et devinait aussi quelques gouttelettes de sueur suinter sur le cou de son amie.



Derrière son arbre, il souriait et rougissait.



Louise, prise dans l’amour de son interlocutrice, tendit son bras, lui caressa tendrement le visage et se surprit à poser la question :



Espérance resta figée et hésitante à cette question, ses yeux plongés dans ceux qui lui faisaient face.



Elle prit aussi le pas de faire glisser lentement ses doigts sur le bras de Louise, de son épaule vers son avant-bras posé sur son genou.



Elle déposa un doux baiser sur l’autre épaule.



Le regard s’intensifia entre les deux femmes, chacune observant comment chaque partie du visage de l’autre frissonnait, ou transpirait. L’espace entre elles s’amenuisait chaque seconde qui passait, tandis que leurs mains continuaient leur exploration douce et sensuelle, augmentant l’intensité de leur souffle à mesure qu’elle se rapprochait de la poitrine, ou de l’intérieur des cuisses.


Lorsque les yeux furent si proches qu’ils ressemblaient à s’y méprendre aux pierres précieuses qui ornent les plus beaux colliers, leurs lèvres vinrent se coller l’une à l’autre, entraînant une passion qui se libéra. Les mains vinrent fouiller les chevelures, descendre le long des colonnes vertébrales. Les langues se mêlèrent l’une à l’autre, tantôt dans un palais, tantôt dans l’autre. Et l’étreinte augmentait comme si leurs deux corps se réclamaient à une proximité plus torride encore.


À quelques mètres de là, médusé, François observait cette scène ne sachant comment réagir. Ses émotions se bousculaient en lui. La stupeur, n’ayant jamais imaginé sa femme capable d’embrasser une autre femme ; une envie bien masculine de les rejoindre pour céder à des pulsions qu’il n’avait ressenties que dans ses fantasmes ; mais aussi une pointe de jalousie car il s’imaginait très bien à la place de sa femme, avec cette beauté dans ces bras, à l’embrasser et la caresser. Au moment où il voulut faire un pas dans leur direction, ne serait-ce que pour signaler sa présence, l’amour, les sentiments et le respect qu’il vouait à ces deux femmes l’arrêtèrent net dans sa progression. Il se dit alors qu’il fallait qu’il les laisse vivre pleinement cet instant entre elles. Une sensation au fond de lui indiqua qu’elles avaient besoin d’accomplir ce bouleversement sensoriel en toute intimité, sans une présence masculine qui viendrait interférer avec la magie d’un tel moment. Il comprit alors que sa présence n’était pas nécessaire dans ce parc, et que le mieux serait de rentrer à l’hôtel pour s’endormir sur cette vision angélique. Il savait très bien que l’une ou l’autre, voire les deux, ne tarderaient pas à lui révéler ce qui s’était passé ce soir, les connaissant loyales et respectueuses comme elles l’ont toujours été. Il s’éloigna furtivement, souriant malgré tout, ne doutant à aucun moment de l’amour que lui portait sa femme, ou de la solidité de leur mariage.


Le temps, les lumières et le lieu ne semblaient plus revêtir la moindre importance sur le banc de ce parc, tant l’étreinte saphique des deux amies provoquait en elle un désir chaleureux et intense qui s’intensifiait un peu plus à chaque fois que leur peau se touchait.


La main de Louise vint se loger sur le ventre et, de quelques gestes adroits des doigts, souleva ce délicat bout de tissu qui le recouvrait pour pouvoir accéder à cette partie de ce corps qui appelait aussi à de folles caresses. Quand ses doigts prirent contact avec la peau, la main remonta instantanément pour aller vers les seins d’Espérance qu’elle trouva sans couverture.


La sensation de ces globes sous ses mains l’électrisa et intensifia les baisers qu’elle se donnait sans cesse depuis quelques minutes, leur salive commençant à déborder de leur bouche, ajoutant ces sensations au désir d’aller plus loin dans leur caresse. Lorsque la main de la plus âgée des deux vint se poser à l’intérieur de sa cuisse, comme elle l’aurait fait avec son mari, pour cette fois chercher à se connecter avec ses lèvres plus intimes, Louise eut une décharge de plaisir qui la fit pencher la tête en arrière, le souffle coupé par ce geste exquis malgré la présence gênante de son pantalon en tissu fin de lin.


Sa nouvelle complice se stoppa net, s’interrogeant sur la marche à suivre et reprenant à peine ses esprits. La raison de cette dernière cherchait à se frayer un chemin dans son esprit encore terriblement excité. Louise rouvrit les yeux, cherchant du regard une intuition sur la suite des évènements, lorsque ces yeux aperçurent à quelques dizaines de mètres de là, un signal lumineux rouge criard, indiquant « Hôtel ouvert 24h/24, 7j/7 ». Elle prit la main de son amie et se leva d’un bond, l’entraînant avec elle. Elle sentit très bien que son amante avait compris ses intentions et la suivait de gaieté de cœur, et avec autant de désir qu’elle.



Les deux femmes arrivèrent main dans la main dans l’entrée du petit hôtel, accueillies par un jeune homme en tenue de groom, à l’allure d’un jeune adulte en job saisonnier. Espérance demanda s’ils avaient une chambre de libre, et à la confirmation du réceptionniste, elle sortit sa carte bleue sans hésitation. À peine le jeune hôtelier leur avait tendu la clef que les deux dames repartirent dans les couloirs en direction de l’escalier en sautillant telles deux adolescentes complices allant s’amuser dans les bois. Après quelques arrêts baisers à différents paliers ou portes, elles arrivèrent au seuil de la chambre, constatant la difficulté d’introduire une petite clé en métal dans une vieille porte en même temps que laisser leurs pulsions vivre à travers des embrassades intenses sur leurs bouches, ou leurs nuques.


Quand la porte fut franchie, refermée, et qu’une faible lumière leur dévoila la petite chambre, Espérance se retourna et attendit un geste de la part de sa sublime complice. Cette dernière fondit sur elle, l’embrassant à pleine bouche et l’emportant avec elle jusqu’à chuter ensemble sur le lit, leur sac à main respectif tombant sans vergogne à terre.


Elles se laissèrent aller à tous leurs désirs qui s’exprimaient par leurs mains qui se promenaient sur le visage, les cheveux, les seins.


Quand ce fut le tour de l’une des intimités les plus chaudes et humides, Louise entreprit de faire sauter le haut de l’objet de son désir, enleva le sien d’autant plus rapidement, dévoilant son soutien-gorge à dentelle mauve qui couvrait son 85B, puis, rallongeant Espérance en la couvrant de baisers, descendit lentement le long de sa nuque, mordillant son lobe d’oreille, embrassant ensuite l’attache de son sein gauche en laissant traîner sa langue jusqu’à l’auréole.


Espérance sentait des décharges de plaisir courir sur toute sa poitrine, alors qu’elle sentait la main de Louise qui commençait à ouvrir son jean, pour le faire glisser le long de ses jambes, les doigts de son amante griffonnant au passage ses cuisses hérissées de ces nouvelles caresses.


Sa langue reprit le chemin de son pubis qu’elle avait rasé pour le séjour, exacerbant les sensations humides que lui provoquait cette nouvelle fellation qu’elle découvrait.


La bouche faisait le tour des lèvres par-dessus sa culotte fine et assombrie par l’expression liquide du plaisir qu’elle prenait, pour finir par être retirée délicatement par les dents de sa complice saphique, qui laissait traîner son nez tout le long de la cuisse jusqu’à la chute du tissu ôté.


Lorsque sa langue entra en contact avec les grandes lèvres, le plaisir ressentit fut exprimé par un cri qu’elle n’avait pas sorti depuis des années, sa main accompagnant la tête de Louise et suivant les mouvements de haut en bas qui lapait, en haut son clitoris qui gonflait, et en bas l’entrée de son vagin qui s’ouvrait, attendant à chaque instant d’être pénétré.


Mais sa complice avait d’autres plans.


Elle remonta lentement tout en continuant son chemin de baisers jusqu’à sa bouche, laissant sa main continuer des caresses appuyées sur son sexe, puis arrivée face à ses yeux brillant de luxure, lui demanda d’inverser les rôles.


Espérance obtempéra sans rechigner, ôtant tout d’abord le soutien-gorge de Louise avec la dextérité que seule une femme peut avoir pour cela, puis s’attela à imiter chaque baiser, chaque coup de langue qu’avait pu lui offrir celle-ci, se surprenant même à éprouver un certain plaisir à suçoter le bouton rose de son amante une fois les sous-vêtements retirés.

Louise, quant à elle, éprouvait un délice inassouvi depuis des décennies, son corps réclamant plus d’amour, plus de caresses, avait franchi les limites de la réflexion, et réagissait à chaque toucher, vibrant de chaleur, de désir sexuel intense.


Elle sentit monter en elle un orgasme, dont elle laissa échapper un grand cri intimant à sa belle de continuer plus fort et d’introduire sa langue au plus profond d’elle.


La félicité du moment s’intensifiant encore, elle ramena Espérance avec une force qu’elle se découvrait, face à elle, et l’entoura de ses jambes pour la faire basculer et se retrouver sur elle.

Elle entreprit alors de la faire jouir à son tour en exerçant de vifs allers-retours dans son vagin à l’aide de ses doigts et en la couvrant de baisers, lui demandant de s’abandonner à sa jouissance elle aussi.


La nuit continua ainsi, les deux amantes alternant entre ébats, fellations, caresses tendres ou torrides, et des pauses pour respirer et se désaltérer.


Lorsque leur respiration et leurs corps encore tremblotants de l’intensité de leurs orgasmes ne purent plus continuer, elles s’allongèrent sur le côté, face à face, partageant leur souffle qui, avec la transpiration, venait faire frissonner les parcelles de peau pouvant capter ces vents de plaisir. Chacune observait l’autre avec un sourire béat non dissimulé, les mains continuant de subtiles caresses le long des bras ou des joues.


Elles s’endormirent ainsi, dans les bras l’une de l’autre, pour quelques heures au moins.