| n° 23392 | Fiche technique | 35749 caractères | 35749 6055 Temps de lecture estimé : 25 mn |
30/11/25 |
Résumé: Un meurtre aux relents satanique a été commis. Lina est en charge du dossier... | ||||
Critères: #policier #groupe #lesbienne #bisexuel #masturbation #fellation ff hhh grp | ||||
| Auteur : Claude Pessac Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
2020. La tribu Magloire a explosé. L’aînée a refusé la charge du grimoire !
La Kia Sportage donne l’impression de voler sur l’asphalte de l’autoroute. Le moteur ronronne au 136 km/h enregistré par le stabilisateur de vitesse. Silence agréable, surtout quand, dans les descentes, la voiture passe en mode électrique. Lina a coupé la radio, son esprit sacrément coquin vagabonde et elle fredonne :
Je m’voyais déjà, à poil sur mon lit,
À m’faire trombiner par la solide queue d’un bon gros matou,
Je m’voyais déjà, cuisses toutes ouvertes,
Grimpant à l’échelle d’un plaisir gourmand qui m’étourdirait…
Elle a des pensées bien salaces, la nénette ! Une sacrée envie, surtout, et elle est bien décidée, dès son retour à la maison, à trouver, dans son carnet rose, le gagnant du jour. Enfin, d’une nuit torride et tumultueuse. C’est qu’elle est vorace, du genre goinfre ce soir ! Ces perspectives lui rendent son sourire. Enfin, car cette journée d’échanges de conclusions, avec les pandores de Longjumeau, l’a éreintée.
Elle a quitté l’A6b, puis est sortie Porte d’Italie et remonte en direction de Notre-Dame. À cette heure avancée, la circulation est fluide et elle sera dans son cocon dans moins de dix minutes.
Merde ! Appel de Fréchard !
Lina décroche en grimaçant. Elle n’a pas le temps de saluer son chef que celui-ci l’interpelle sans préambule :
Cimetière de Gentilly ? Recherche…
« Merde, pense Lina, c’est pas ce soir que je me ferai défriser les mouillettes ! Un colis très chaud, ça ne sent pas bon ! »
Lorsqu’elle rejoint son patron, la première chose qu’elle voit, ce sont les jambes. Gainées de résille. Dim’up. Le cadavre est allongé perpendiculairement sur une pierre tombale. Le sexe est mis en exergue, le reste du corps est non visible, affalé en contrebas sur le sable de l’allée, au-delà de la tombe.
Pour être nu, ce sexe est nu ! Pas un poil sur l’abricot : épilation radicale et définitive, vraisemblablement pratiquée au chalumeau. Les grandes lèvres du sexe sont craquelées et presque noires. Mais le plus dérangeant est le crucifix planté profondément dans la fente.
Le reste du corps n’est guère plus ragoûtant. Sur le ventre, un pentacle cornu a été tracé avec un poignard effilé ou un cutter. Quant aux mamelons, ils ont été soigneusement découpés et posés sur les yeux de la victime. Sur le front, un serpent a été gravé. Les bras ont été scarifiés par groupe de cinq, des poignets aux épaules. Des traces de strangulation sont visibles sur le cou.
Lina a immédiatement remarqué l’absence de sang autour des plaies et en tire la conclusion évidente, confirmée par le légiste : toutes les plaies ont été pratiquées post-mortem, car les « livor mortis » indiquent que le corps n’a pas été déplacé. Donc… Lina a une pensée pour la victime qui, au moins, n’aura pas souffert de ces exactions.
Identifier la victime, facile à dire ! Lina prend plusieurs photos de la victime, de son visage, surtout lorsque le légiste a enlevé les tétons des yeux qui apparaissent grand ouverts.
La commandante traîne des pieds en retournant à sa voiture. Putain de soirée !
— --oOo-- —
Dans la grande maison construire dix ans plus tôt à côté de la villa du Bois de Boulogne, c’est réunion de crise. Les quatre cousines sont rassemblées dans la cuisine. Nadège sortait de sa douche quand Nora avait battu le rappel. Elle a rejoint la troupe enveloppée dans un drap de bain et cheveux auburn enturbannés dans une serviette.
Comme d’hab, Nora dirige les débats. Elle a exposé en détail le problème qui occasionne cette réunion. Les cousines sont perplexes, mais aussi inquiètes, voire apeurées.
Mine renfrognée de Ninon, petit sourire de Nausicaa. Nadège cesse de frotter sa tignasse. Elle n’est pas loin d’être furieuse.
Nora cherche le soutien de Noussa (Nausicaa) et de Ninon. Celles-ci la pressent de s’expliquer.
Nora marque un temps avant de poursuivre.
Émue, Nadège se lève pour étreindre la chef de famille. Son drap de bain a glissé, elle est donc nue quand elle se presse contre Nora. Elle est nue, mais ne s’en offusque pas, pas plus que les autres autour de la table. La nudité est affaire courante dans la maison. Mais il n’y aura aucun dérapage lascif ce soir. Nora va immédiatement se rendre chez Noelyne.
— --oOo-- —
Ce soir, claquée, Lina ne se sent pas de grimper, à pied, les quatre étages vers son appartement. Pour une fois, elle prend l’ascenseur. Arrivée à son étage, en ouvrant la porte du lift, elle aperçoit une forme, assise par terre devant sa porte, la tête sur ses genoux serrés.
Elle n’a pas besoin de voir le visage de la jeune femme assise, elle l’a reconnue. Six ans se sont pourtant écoulés depuis la dernière fois qu’elles se sont vues. Et engueulées : cette femme, c’est sa cousine Nora !
Bien qu’un immense choc lui étreigne le cœur, Lina passe à côté d’elle et ouvre sa porte.
Nora se déplie, elle a les yeux rougis. Dans le vestibule, la brunette toise sa cousine.
Lina détaille la jeune femme aux cheveux bruns frisés, la scrute de la tête aux pieds d’un air sévère qui, peu à peu, fond pour laisser place à un sourire triste.
Les deux femmes se pressent l’une contre l’autre. Nora pleure, beaucoup, Lina, un peu. Elles s’embrassent sur les joues, mais, quand Nora lui pose ses lèvres sur sa bouche, des millions de souvenirs affluent dans le corps et l’esprit de l’aînée. Souvenirs de leur complicité passée, de leur tendresse partagée avec les deux autres cousines.
Souvenirs de leurs petites folies, aussi, de lesbiennes incestueuses et de garces partageuses de leurs copains respectifs.
Alors, Lina entrouvre ses lèvres, accepte la caresse douce et humide des lèvres de Nora. Les langues se trouvent, s’emmêlent et bataillent tendrement, les souffles se mêlent.
Lina rêvait de se faire furieusement baiser, ce soir, par un gros macho, c’est une longue et mince sylphide qui va la mener à l’extase.
Elle entraîne sa cousine vers sa chambre, la pousse sur le lit et se jette sur elle. À califourchon sur les hanches de sa proie, elle déboutonne le chemisier et retrouve avec un immense bonheur les petites prunes couronnées de fiers tétons sur lesquelles elle s’abat. Elle lui gobe les framboises, si foncées qu’on devrait les comparer à des mûres sauvages. Elle les titille, les suce, teste leur fermeté à petits coups de dents, les étire, les mordille tendrement.
Elle se redresse pour ôter son pull, dégrafer son soutien-gorge taille C, soutif qui vole dans la pièce. Tant qu’à faire, elle abandonne sa position et, debout, elle enlève également son jean, son slip et ses chaussettes.
Sur le lit, Nora fait glisser sa jupe.
Lina regrimpe sur le lit, s’installe en ciseau sur sa compagne du jour. Elle vient plaquer sa moule sur le buisson dru de sa partenaire, sur son sexe juteux et les deux cousines s’éliment joyeusement leurs bijoux. Ils bavent à qui mieux mieux, les quetsches s’épanouissent sous les frottements, les babines s’échauffent, les humeurs se mélangent. Elles sont trempées, l’une de l’autre, les joyeuses gouines.
Lina s’allonge sur Nora, quémande sa bouche qui s’ouvre volontiers : petit quart d’heure tendresse, joie des retrouvailles. Bien sûr les mains papouillent, glissent vers les nichons, mais la priorité est l’affection câline pour les deux femmes trop longtemps éloignées, trop douloureusement séparées.
Lina chatouille sa cousine, la fait se tordre sous ses doigts malins. Nora rit de bon cœur. Ses rires toutefois se muent rapidement en plaintes enamourées : des doigts viennent d’écarter les fines dentelles brunes qui encadrent le trou rosé de son tunnel, s’introduisent dans son conduit brûlant, fouille et farfouille au plus profond de sa cambuse emmiellée. Elle n’attendra pas longtemps pour rendre la pareille, mais, pour l’instant, elle profite de l’intrusion de ces phalanges malignes qui cartographient sa vulve, pressent la voûte crénelée, effleurent les chairs moelleuses.
Elle succombe peu à peu à ces caresses envoûtantes, qui la précipitent dans la fatale spirale du plaisir. Tous ses sens en pelote, des sensations irradiées déferlent dans son corps tout entier, son ventre tendu, son sexe affamé et lui feraient presque perdre conscience des réalités, si elle ne se reprenait pas un peu pour partager ce bonheur montant avec Lina.
Elle active elle aussi des doigts, quatre malandrins qui viennent écarter les nymphes de sa cousine, s’insinuent dans l’écrevisse baveuse. Elle aurait adoré pignocher d’abord les ciselures marron de l’amande, lichailler les festons délicats de la rose pourpre, mais ce sera pour plus tard. Après un premier envol conjoint. Sa main se déchaîne dans la galerie farfouillette, évase le corridor, affole par ses va-et-vient accélérés les synapses hypersensibles du souterrain ennoyé.
Démentes, les deux femmes se branlent furieusement, leurs souffles se raccourcissent, leur excitation mutuelle grimpe au taquet, franchit la zone rouge du compte-tours. Elles s’atomisent brutalement dans un paradis fabuleux, peuplé de feux follets clignotants, d’étoiles explosées, d’océans dévastés.
Hagardes, hallucinées, elles se séparent à peine pour savourer la douceur d’un Himalaya de béatitude qui les explose en puzzles de milliards de pièces.
Le temps de recoller les morceaux, elles gisent anéanties, heureuses de leurs retrouvailles.
Désireuse de ne pas briser l’allégresse du moment, Lina cherche ses mots.
Nora est gênée, se fait toute petite, vaincue.
Nora s’est redressée. Assise sur ses talons, elle explique :
Une rousse ? Une lumière clignote immédiatement dans l’esprit de Lina qui se relève et part chercher son téléphone.
Lina prend une profonde respiration.
La jeune femme tremble déjà. Elle éclate en sanglots, en voyant le visage de la suppliciée du cimetière de Gentilly.
Lina ne montrera pas les autres photos qu’elle a prises du corps. Elle laisse à sa cousine le temps de se remettre, d’accuser le coup.
Effondrée, Nora livre toutes les informations demandées, péniblement, en hoquetant sous ses pleurs. Lina a noté tous ces éléments et réfléchit à la suite.
Elle remonte dans ses souvenirs.
Nora réfléchit à son tour.
Lina énumère toutes les précautions à suivre pour garantir la sécurité des quatre cousines : pas d’achats par carte bancaire, nécessité de faire leurs ravitaillements à plusieurs kilomètres de la ferme, genre supermarchés à Chartres et autres localités éloignées. Les téléphones portables ne quitteront pas le Bois de Boulogne, un téléphone à carte leur sera fourni qu’elles n’utiliseront que pour joindre Marceau Pellegrini, son adjoint. Pas elle directement.
Intimidée, Nora demande d’une toute petite voix :
Nora réfléchit un instant.
Elle glisse sa salle des fêtes sur la bouche de Nora et plonge une langue affamée dans la soute à ogives de sa brune cousine.
— --oOo-- —
Lina a mis au point l’extraction des filles avec son adjoint Marceau. Le capitaine est totalement à la botte de sa commandante. Elle sait qu’elle peut compter sur sa discrétion : le célibataire est désespérément amoureux de sa chef, et elle le sait bien ! D’ailleurs, peut-être serait-il temps de…
Ce soir, la nuit tombée, la policière embarquera ses protégées dans un minibus avec leurs bagages. Direction Dourdan.
En attendant, la journée est consacrée aux investigations sur Mélanie Bataille. Tout est épluché, et il apparaît très vite que l’étudiante fréquentait, depuis peu, un type a priori charmant, mais dont aucun étudiant de son entourage ne connaissait l’identité. Un portrait-robot assez vague et incomplet a néanmoins pu être établi. Un début à creuser, évidemment !
À 22 heures, un Renault Traffic procède au ramassage. Les filles ont, un peu plus tôt, pris chacune un taxi, taxis qui les ont déposées en divers points établis par Lina. Tout le monde à bord, le véhicule prend l’A6, suivi à distance par la Kia de Lina, pilotée par Marceau, qui surveille les arrières. À Chartres, après avoir tourné dans la ville, quelques détours encore par des petites routes désertes pour atteindre finalement la ferme de Joséphine près de Dourdan.
Sitôt arrivée, la troupe s’est engouffrée dans la maison. Dehors, Lina s’approche du capitaine Pellegrini.
Le gars est un peu déconfit : c’est la première fois qu’il entre dans l’intimité de sa jolie commandante et aurait adoré rester un peu sur place. Lina est consciente de sa déception. Elle l’attrape par la nuque et vient coller un baiser appuyé sur la bouche.
Stupéfait, le gaillard reste sans réaction, ébloui qu’il est par cette effusion si inattendue. Lina se recule, lui caresse la joue.
Marceau reste planté quelques secondes encore avant de réagir et se diriger vers le minibus, encore sonné par l’élan de sa commandante.
Lorsqu’il était arrivé dans le groupe de Lina, fraîchement divorcé, il avait immédiatement été subjugué tant par son physique canon, que par la vivacité de son intelligence. La policière ne lui avait jamais ouvert la moindre porte, restant toujours boulot-boulot, p’tit doigt sur la couture. Bien qu’étant son adjoint direct, elle n’avait jamais accepté de boire un pot, seule avec lui, encore moins un dîner en tête à tête. Il avait fini par se faire une raison, mais n’avait pu tracer une croix sur cet amour impossible, qui le taraudait en permanence.
Bien sûr, avec son physique, il avait eu des aventures qui s’étaient avérées très vite foireuses pour la plupart, sans lendemain pour les autres. Lina était son unique obsession et ce simple baiser, cette caresse sur sa joue, le tendre regard qu’elle lui avait dédié, ouvrait tout à coup des perspectives lumineuses. Autant dire que c’est le cœur rempli d’allégresse, que le bonhomme avait repris la route !
Lorsque la troupe est installée, grandes effusions entre les cousines. On s’embrasse, les larmes aux yeux, on se câline, mais une petite gêne subsiste encore.
Nausicaa prend le relais.
Noussa est venue se plaquer contre elle, lui caresse ses longs cheveux.
Ces derniers mots sont une provocation délibérée dont les conséquences sont immédiates : en deux temps, trois mouvements, la policière est complètement déshabillée. Il faut dire qu’elle ne s’est pas franchement défendue ! Allongée sur la table, Ninon lui astique son minou, Nadège et Nora se goinfrent de ses seins et Noussa lui a plaqué son bréviaire dégoulinant de miel sur la bouche.
Cinq minutes plus tard, toutes les garces sont à poil et divers joujoux viennent participer aux retrouvailles. Un énorme plug dans le cul, Lina est à la fête !
— --oOo-- —
Le lendemain matin, Lina retrouve Marceau à la machine à café de la salle de repos. Coup d’œil à droite, coup d’œil à gauche, elle vient offrir un baiser furtif au capitaine, tout heureux de constater que la parenthèse de la veille reste bel et bien ouverte.
Vu le ton employé, ce n’est pas une proposition qui est faite, c’est un ordre !
Après l’exposé, plus ou moins détaillé de la situation, Lina et son adjoint rejoignent leur open space. Lina a été exhaustive dans son exposé, elle a juste oublié de préciser son lien de parenté avec les quatre filles.
En fin d’après-midi, le terrain a été largement déblayé. Feu vert est donné aux trois petits chéris de ces dames : tous les trois sont étudiants et, donc, en congé en ce mois de juillet, ils pourront aussi bien réviser leurs cours à la ferme que chez leurs parents ou dans leurs studios. Marceau les a ramassés dans la matinée et menés à Dourdan. « L’Australien » est toujours en Australie, Joseph Leblond habite Toulouse et n’en a pas bougé, info confirmée par la PJ du Capitole, Thaïs Malangrin est mariée, quatre gosses sur les bras, à Biarritz.
Reste le cas du peintre. Contactée, l’entreprise de peinture a cherché, mais ne retrouve pas son identité : l’homme était un intérimaire et, sur la facture mensuelle de la boîte d’intérim, il y a sept noms qui apparaissent sans autres véritables précisions que des dates d’intervention qui se croisent. Pas moyen de savoir qui était chez les Magloire.
Sur ces sept noms, deux sont écartés d’emblée, les types sont actuellement en cabane. Un troisième, gravement malade, est en soins intensifs à la Salpêtrière. Le suivant, alors étudiant, est employé au CNRS, mais actuellement en mission aux Kerguelen. L’alibi du cinquième pour le soir du meurtre est solide. Reste donc deux noms, c’est plus difficile à localiser.
En début de soirée, Lina sonne la fin des recherches. Clin d’œil discret à Marceau qui la suit.
À peine la porte de l’appartement refermée, Lina enlace son compagnon.
Les lèvres se cherchent, se caressent, s’apprivoisent d’abord. Puis, c’est la furie ! Les bouches se soudent, leurs langues se galochent, leurs souffles époumonés déjà se fondent. Marceau est étourdi par la violence de la vorace, qui lui trousse à demi son polo et lui ouvre sa ceinture, tout en le menant dans son salon. Alors qu’il se dépêtre maladroitement avec son pantalon, Lina disparaît :
Marceau quitte son pantalon, son polo et ses socquettes, mais garde, pudiquement, son caleçon qui ne masque guère sa glorieuse érection. Lina revient, juste vêtue d’une nuisette babydoll, transparente, si échancrée qu’elle dévoile les seins jusqu’au ras des mamelons et est si courte qu’elle couvre à peine ses fesses.
Debout devant le canapé, la diablesse écarte les bras et tourne sur elle-même pour se faire admirer. Elle caresse ses seins, jolies pommes rondes et agressives, ses mains se promènent lascivement sur son corps, troussant par instant le léger nylon pour dévoiler la géographie luisante de son sexe nu. Ses doigts filent sous le tissu, se promènent sur sa prune dodue, s’enfoncent par instant dans le détroit détrempé. Jambes écartées, elle ondule sensuellement du bassin, porte ses doigts englués de miel à sa bouche pour laper la cyprine recueillie, se baisse, se relève pour se caresser indécemment les nichons.
Spectacle prodigieux pour le bonhomme qui, jusque-là, ne savait pas quoi faire de ses paluches, mais vient, désormais, enserrer sa bite tendue dans le caleçon. Il sent bien qu’il tombe sous l’emprise totale de l’amazone, qu’il n’est plus qu’un jouet, mais accepte sans réserve son asservissement. Elle dirigera les ébats et il se satisfait de cette situation.
Lina tombe à genoux entre ses cuisses, se presse contre lui, elle lui happe un de ses tétons pour le lécher, le sucer avidement, alors que ses doigts dessinent des arabesques sur son ventre. Sa langue entame une affriolante descente jusqu’à frôler l’élastique du caleçon. Sans qu’il s’y attende, la bouche vient conquérir le pic glorieux, le suce à travers le tissu. Heureusement, la paillarde attrape le petit vêtement et, tirant d’un coup sec, le descend jusqu’aux chevilles. Légèrement redressée, la rouée considère un instant le braquemart érigé, petit mouvement de tête et moue approbatrice, elle sourit alors que ses doigts légers viennent papouiller le manche, montant et descendant sur la colonne : ils finissent par saisir le bâton et décalottent le gland. La bouche, aussitôt, vient enfermer le nœud et la langue tournicote dessus, le noie dans la salive, agace le frein du prépuce. Marceau souffle, tremble sous ce massage divin, il lui semble même que sa pine grandit encore.
Le capitaine est ahuri de l’aubaine, mais tellement heureux, le rêve qui le taraude depuis deux ans est en train de se réaliser. Oubliés, ses paluchages solitaires, branlettes misérables, il est bel et bien en train de baiser avec sa cheffe, sa magnifique et inaccessible cheffe. Il caresse les seins prodigieux de sa muse, branle les tétons érigés.
Mais, déjà, Lina abandonne le sabre, monte sur le canapé et, jambes écartées, plaque son maljoint sur la bouche de son amant. Marceau l’attrape aux hanches, plaque la tirelire sur sa bouche, lèche, pourlèche les fortes babines dorées, glisse dans le sillon carmin, boit à la source et s’en régale. Il est extasié de ce petit con totalement épilé, reluque les délicats coraux brun-rouge du coquillage, l’antre rose qui s’ouvre peu à peu.
Lina s’échappe, bascule le gaillard à plat sur le dos. Elle l’enjambe, et lui tournant le dos, elle descend sa chatte vers le braquemart. Doucement, tout doucement, elle s’enfile la pièce dans sa prune dodue, monte et descend sur le pieu, se l’introduit progressivement dans le conduit surchauffé. Marceau admire le cul magnifique, son étoile plissée et suit la progression de l’opération. Sa fière étrave est à mi-chemin seulement quand Lina, tout à coup, s’effondre sur lui. La verge bute au fond du corridor velouté. Moment suspendu de félicité, le branchement de leurs deux sexes est atteint. Lina reste sans bouger, pour apprécier sûrement le plein remplissage de sa chatte par le puissant gourdin.
Elle s’affole ensuite, monte et s’abat le chibre à toute allure. Marceau voit bien qu’elle se malaxe un nichon, comprend qu’une main plaquée dans le triangle torture un certain bouton. Lina ahane, souffle, geint en continuant de plus belle son auto-sabrage.
Lui, il n’en peut plus, il sent les spasmes de plus en plus rapprochés, qui annonce sa libération, les contractions du vagin, qui étranglent sa pine. Il gicle, Marceau, il fuse, il explose dans l’aumônière, projette son foutre dans la tabatière en priant pour que sa chérie le rejoigne. Ce qu’elle fait en poussant un long feulement, elle se redresse, extrait le tube de chair, plaque la queue sur sa fente inondée pour que le gland branle directement son clito. Elle jouit avec lui, et, pour les deux amants irradiés, le monde se fend en deux, implose dans un tourbillon de sensations irrationnelles et juste délicieuses.
Marceau voit les épaules de sa mie secouées sous les assauts de l’orgasme, elle feule, elle piaule en s’effondrant entre ses jambes. Pendant un long moment, les amants restent dans cette position improbable, savourant leur extase commune.
Lina se relève et vient s’allonger sur le corps de l’homme. Ils s’embrassent, leurs baisers sont doux et calmes, baisers d’amour : il n’y a plus aucune furie, juste la paix d’un immense bonheur.
Marceau voudrait crier tout l’amour qu’il a pour elle, lui révéler ses émotions les plus profondes, mais n’ose pas, de peur de casser la magie de leur étreinte. Il ne sait pas ce qu’elle pense, si elle partage son sentiment, s’il y a réciprocité. N’est-il qu’un jouet pour elle, un macho qu’elle jettera comme un kleenex demain matin, ou a-t-elle une once d’amour véritable pour lui ? Bien sûr, sans doute, peut-être sans doute, est-il trop tôt pour espérer une déclaration enflammée…
Mais il a envie d’elle, encore, envie de ses seins, de sa prodigieuse moule. Alors, il prend les commandes, la renverse de l’autre côté du divan se lève et la saisit, passant un bras sous sa nuque, l’autre sous ses cuisses, il la soulève contre lui. Elle comprend et lui montre le chemin de sa chambre. Elle l’embrasse encore et encore, lui caresse la joue. Marceau dépose délicatement son précieux fardeau sur le grand lit, se recule et prend le temps de se remplir les mirettes de cette femme au corps parfait. Ils se sourient tendrement, alors qu’elle lui écarte le pinceau de ses cuisses.
Elle s’abandonne, se soumet à la langue qui caresse sa rose, fouille son chenal vieux rose, lichotte ses petites lèvres foisonnantes, mais évite la gangue froncée de son clitoris. Il tournicote le drôle, insinue sa baveuse aussi loin qu’il peut dans le tunnel béant de son sexe épanoui, boit sans doute un mélange de miellat et de sperme. Il temporise, revient dans la fente carmine, replonge dans l’antre à nouveau brûlant, impatient déjà.
Quand la bouche vient presser l’étui de son champignon, le retrousse pour dégager la perle, Lina cesse de palucher ses seins, porte ses mains à sa bouche pour étouffer ses cris. Son corps se tend, se tortillonne dans les spasmes qui l’envahissent, la submergent bien vite : Lina fuse à nouveau, retrouve les cimes du Nirvana, roule dans les rouleaux et ressacs d’un orgasme tourneboulant. Elle plaque maintenant ses mains sur le crâne de son lécheur et crie son bonheur. Mais Marceau échappe aux mains, grimpe sur le lit et enfourne son sabre vainqueur dans la guitoune. Sans perdre un instant, alors qu’elle caracole dans les sommets, il lime la mortaise, bourre le conin, ramone le conduit velouté. Le vagin, à nouveau, se contracte spasmodiquement et étrangle le gros chalumeau qui met le feu à ses sens. Elle continue son voyage sidéral sans quasiment reprendre son souffle, elle est fétu de paille transbahuté dans un tourbillon démentiellement extatique. Il se répand une nouvelle fois dans l’escarcelle, rejoint sa mie dans le plaisir absolu.
Lina tremble encore quand il vire à son côté, heureux du devoir accompli ! Et oui, trop heureux d’avoir pu mener son « amour » à exploser les frontières du plaisir.
Plus tard, redescendue de l’Olympe, Lina se redresse sur un coude, se penche vers son amant.
Mais pour que, surtout, il ne puisse rien dire, rien répondre, et surtout pas révéler ses sentiments, elle le bâillonne furieusement de ses lèvres brûlantes.
À suivre… « Les Magloire (9/9) 2020 la ferme… célérité »