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Temps de lecture estimé : 22 mn
27/11/25
Résumé:  Sale temps pour l’infâme rabatteur. Non content d’avoir les cinq sœurs sur le dos, il peut redouter l’entrée en jeu d’un policier, tout acquis à la cause des frangines...
Critères:  #historique fh ff
Auteur : Claude Pessac            Envoi mini-message

Série : Magloire, grandeur et décadence

Chapitre 05 / 09
1793, La chasse

Résumé des épisodes précédents :

Fanchon, une des cinq sœurs Magloire a été abusée par un rabatteur de filles pour bordels dans le Paris de 1793. Les jeunes femmes cherchent à identifier le malfrat et vont s’adjoindre les services du jeune inspecteur qui fréquente la plus jeune de la fratrie.




La rue des Folles Oies, ainsi fraîchement renommée pour faire disparaître jusqu’au souvenir des Ursulines qui y tenaient congrégation. Leurs bâtiments, justement, ont été lotis en plusieurs sections. L’une d’elles abrite un lupanar.


Julien Daurcelle occupe à cet instant une des cellules en compagnie d’un fringant éphèbe. Nu sur le lit, cul relevé, il se fait joyeusement emboutir le joufflu. Enfin, joyeusement… pour son compagnon tringleur, peut-être, car lui sait déjà qu’il ne pourra rendre la pareille à l’adonis. Mais de cela, il se contrefout : il est en effet bien incapable de bander, tracassé qu’il est par les événements récents. Il est d’humeur morose, Daurcelle. Morose et surtout inquiet, voire apeuré.


Il a appris l’épisode du bordel, la mort de deux clients et la décapitation du souteneur et de son acolyte dans la suite. Fanchon, cette sale femelle, a été délivrée et il craint que la donzelle ne parte à sa recherche. Il regrette de lui avoir révélé son vrai prénom, mais heureusement lui a caché son véritable patronyme. Mais qu’elle aille parler de son aventure à la flicaille, un « Julien, rabatteur de filles pour bordels », les flics ont ça dans leurs tablettes, puisqu’il a été arrêté deux ans plus tôt dans une maison close et soupçonné alors d’être fournisseur de chairs fraîches ! Blanchi au bénéfice du doute certes, mais… Il enrage, Julien, et le grand blond qui s’active dans son fondement le laisse indifférent.


D’ailleurs, il se dégage brusquement, paye le blond, se rhabille et se dépêche de rentrer chez lui. Son bel appartement, libéré sur lâche dénonciation et acheté pour une bouchée aux Monuments nationaux : en tant que bon citoyen ayant dénoncé des partisans du roi, il a eu préemption sur la vente.


Il l’aime, ce bel appartement, mais se demande s’il ne devrait pas s’en éloigner un peu. Il se laisse deux jours pour décider.


En attendant, il se torture les méninges pour tenter de retrouver le nom de famille de la bourgeoise brune. Mais lui a-t-elle jamais donné son nom ? À l’instant de leur rencontre, sans doute, mais il y avait alors un tel raffut au passage d’un charroi qu’il n’en a rien distingué. Lui aurait-elle répété ce nom à un moment ou un autre ? Il ne voit pas quand, à vrai dire. Elle ne lui a rien dit non plus sur son adresse. Il n’en avait que faire à l’époque : tout ce qu’il lui importait, c’était de resserrer les mailles de son filet sur cette belle pouliche qui lui vaudrait belle récompense. Pourtant, avec son adresse en poche, il pourrait aller chez elle ou l’attendre dans un coin sombre et proprement l’étrangler. Mais voilà, il ne sait rien d’elle. Nib.


Il a les foies, Julien, il a sacrément les foies.



— --oOo-- —



Dans le grand salon Magloire, les cinq sœurs sont réunies, Firmine est assise sur un canapé avec son amoureux, Fanchon, Florette et Fulvia sur le second. Fantine est dans un fauteuil. C’est elle qui mènera les débats. Georges Labathé n’en est pas étonné : d’une part, Firmine l’a informé qu’elle est la chef de famille, mais aussi parce qu’il se dégage d’elle une aura particulière : autorité, intelligence, rigueur et bienveillance tout à la fois.


Quant aux autres sœurs, elles sont si différentes les unes des autres qu’il ne peut imaginer qu’elles aient toutes le même père. Surtout la prénommée Fulvia avec ses longs cheveux noir de jais et ses yeux en amandes : qu’elle ait une ascendance asiatique ne l’étonnerait pas.


Il examine la pièce : rien d’ostentatoire dans l’aménagement et la décoration, mais les meubles sont de très bonne facture et l’ensemble respire une certaine aisance financière. Il sait que les deux aînées herboristes dispensent leurs décoctions, potions et onguents à une clientèle, paraît-il, nombreuse et fidèle qui se presse dans leurs deux cabinets chaque matin.


Après les présentations, Fantine explique le fonctionnement de la fratrie.



Comme Georges sourit vaguement, Fantine insiste :



Il a été convenu que l’on se tutoierait et s’appellerait par les prénoms.



Fantine raconte la triste mésaventure de Fanchon, sans cacher l’assassinat des deux clients pas plus que les amputations pratiquées sur les deux proxénètes.



Grand sourire aux lèvres, Georges s’amuse :



Estomaqué, le policier se tourne vers son amoureuse qui, visiblement, s’amuse fort de la scène.



Inutile ? Pourtant, la coquine expose elle aussi brièvement ses petits drôles !

Georges est abasourdi par la tournure des événements.



Georges opine du chef en lançant un regard enamouré à sa compagne.



Cette fois, le policier est sidéré :



Avisant les sourcils froncés de Fantine, il ajoute vivement :



Pour toute réponse, Georges se tourne vers sa blonde : il l’embrasse fiévreusement et se risque à ploter un nichon de la belle, allant même jusqu’à le dégager du décolleté pour le sucer avidement. Se redressant, il toise les quatre autres sœurs.



L’homme se tortille les doigts.



Là, c’est au tour des cinq sœurs d’être surprises.



Si certaines font des efforts désespérés pour ne pas rire, Firmine et Fulvia ne se retiennent pas !


Firmine se penche vers son galant, l’embrasse avec passion, lui caresse les cheveux.




— --oOo-- —



À la Taverne des Trois Corbeaux le lendemain soir, Georges Labathé s’est grimé en ouvrier. Il observe la conversation entre Fulvia et son interlocuteur. La jeune femme minaude, prend la main de son vis-à-vis. Elle a ferré le mégissier qui se tortille sur sa chaise.


Lorsque le couple se lève, il les suit. Dans le fiacre que le policier a fait stationner à courte distance de l’estaminet, monte Fulvia suivie du mégissier tout heureux de l’aubaine qui se profile. Mais l’homme prend peur quand le policier se glisse également dans l’habitacle, pistolet à la main. Pétrifié, l’ouvrier ne tente nullement de s’échapper.



Quelques minutes plus tard, l’homme est conduit dans le salon des dames. On le fait asseoir dans un fauteuil, Fanchon lui sert un verre rempli d’une boisson légèrement jaune. L’homme, apeuré, vide le verre d’un coup.


Le regard interrogatif du policier se tourne vers les sœurs.



Dans son fauteuil, l’homme a l’air de tomber peu à peu dans une heureuse béatitude. Sur un geste de Fantine peu après, l’inspecteur, perplexe, commence son interrogatoire.



Un peu hagard, l’homme répond, mais sa voix est empâtée.



Georges est surpris de ce déballage, il n’en demandait pas tant. Il présente le portrait dessiné par Florette.



L’ouvrier observe le dessin.



Georges grimace un peu, il aurait aimé plus de précisions, mais il continue :



L’interrogatoire se poursuit quelques instants encore sans qu’on n’apprenne rien de plus. Lorsque Georges met fin au questionnement, Florette tend un autre verre à l’homme qui le boit goulûment. Le temps qu’il retrouve complètement ses esprits, le policier se tourne vers Florette qui comprend son interrogation.




L’ouvrier qui a piqué un petit roupillon ouvre maintenant des yeux étonnés. Il ne comprend pas bien ni où il se trouve ni ce qui lui est arrivé.



L’homme n’hésite pas longtemps et pointe la jeune fille aux cheveux noir de jais et la rousse flamboyante. Les deux friponnes emmènent Clovis en riant vers une chambre…



Se lovant contre son homme, la petite garce susurre :



Alors qu’elle l’entraîne vers une chambre de la maison, les mutines dans l’escalier sont déjà à moitié déshabillées…



— --oOo-- —



Assise sur les genoux de son homme, Firmine écoute attentivement le compte-rendu du policier.



Georges s’interrompt un instant, car Firmine réclame ses lèvres !



Sur ces belles paroles, les frangines applaudissent !

Toujours prête à l’ironie, Fulvia tente de mettre le bonhomme en porte-à-faux.



Labathé est un peu décontenancé.



Georges est touché, ému par cet aveu. Emporté par un élan de tendresse, il comprend pleinement la portée du cadeau.



En deux temps trois mouvements, la scélérate s’est défait de sa robe, de ses jupons et… de rien de plus, puisqu’elle ne porte ni chemise, ni culotte !

Cassée en deux, les mains sur la table de salon, Firmine présente son arrière-train dont elle écarte les pommes.



Georges, vaguement gêné tout de même de se donner en spectacle, se dépêtre avec ses vêtements alors que les femmes se sont déjà moitié déshabillées : c’est qu’elles ne comptent pas rester inactives durant le spectacle.


Son pantalon et son caleçon sont descendus par la flamboyante Florette qui est déjà totalement nue. À croupetons, la rousse l’a embouché et le bonhomme découvre le magnifique buisson de feu entre ses cuisses écartées. Et ses grosses loches qui ballottent dans ses mouvements frénétiques. Très excitant ! La goulue s’active sur son mandrin qui ne tarde pas à prendre fière allure.


Sur l’autre canapé, Fantine et Fulvia, tête-bêche, se donnent du bien. Pas sûr qu’elles voient grand-chose à ce qui va se passer tant elles sont occupées à se gamahucher leurs figoulettes. Et sur le tapis, la brune Fanchon et Florette, avachies, dos appuyés sur des fauteuils voisins, s’enfournent hardiment d’énormes godemichets de bois polis. Tout en s’embrassant fougueusement, elles se démontent leurs cambuses avec entrain. D’une manière ou d’une autre, toutes veulent participer à la bacchanale !


Georges se penche sur le petit fricotin de sa belle, sa langue sinue entre les petites nymphes brunes, le sillon rosé, l’antre vaguement entrebâillé et file dans la raie du cul relevé où elle s’attarde sur la rosette. L’homme lubrifie le fion, retourne vers la craquette épanouie, du bout de la langue, recueille du miellat qu’il vient étaler sur l’œil du diable. La feuille de rose s’éternise un tantinet pour le plus grand plaisir de Firmine qui tremblote, partagée qu’elle est entre peur et impatience. Une de ses mains s’acharne sur ses tétons formidablement érigés, l’autre, sur sa cramouille, folâtre sur son sexe et maltraite son bouton secret.


Georges faufile son braquemart dans la vallée des lunes pâles, va et vient un moment. Son mandrin vient finalement se positionner contre le petit cul, vise la cible, pousse pour élargir le méat. Une fois, deux fois, trois fois, l’anneau s’est évasé et le pal pénètre sans grande difficulté somme toute dans le cercle plissé. Firmine a sursauté, ouvert de grands yeux étonnés, mais très vite, sourit amoureusement à son amant. Le gland est entré, le manche s’enfonce. La petite salope resserre tant qu’elle peut l’anneau de son cul une fois la pine enfoncée en elle. La verge est étranglée par cette bague étroite. Georges va et vient dans l’adorable petit cul. Firmine, trois doigts dans la chatte, se branle frénétiquement : entre la feuille de rose, ses propres caresses accélérées et bien sûr le profond sabrage de son fion, elle est bien vite menée au bord du précipice.


Georges sent bien que sa douce ne tardera pas à plonger et saccage le fondement avec ardeur. Quand sa chérie décolle, il la machine encore longtemps, accompagne son voyage sidéral à grands coups de queue rageurs. Il se lâche finalement dans les profondeurs, un jet, deux, un troisième pour faire bonne mesure. A-t-elle senti ses langues de feu inonder son tréfonds ou juste les spasmes irrépressibles de la queue ?


Toujours est-il que sa petite l’accompagne encore et encore dans son envolée magnifique. Branchés au joufflu, les deux amants partagent un plaisir fabuleux.


Georges ne se calme que lorsque, vaincue, Firmine s’effondre pantelante et que ses jambes ankylosées retombent. La jeune étudiante désormais déflorée du cul repousse doucement son sabreur. Ses yeux réclament un peu de répit, le temps de retrouver tout son souffle et d’apprécier la béatitude de la lente retombée sur terre.


Georges s’est écarté, flamberge toujours tendue. Il contemple sa mie radieuse, l’embrasse tendrement dans le cou, les seins, les joues. Regardant autour de lui, il voit les sœurs infernales, le manège des deux salopes tête-bêche sur le divan qui monte en puissance et le spectacle entretient sa vigueur.


L’extase est-elle communicative ? Sans doute, car Fantine et Fulvia jouissent à leur tour, ainsi que Fanchon et Florette dont les énormes quilles de bois restent plantées tout au fond de leurs magasins. Les deux filles, statufiées et tendues, s’expédient, elles aussi, dans les nues.


Tout cela sous le regard réjoui et franchement amusé de Firmine qui se branlotte doucement, espérant que son cher amant trouvera encore quelques forces pour lui bourrer son bijou… Après tout, il n’a éjaculé qu’une seule fois ce soir !


Elle a quitté le canapé, est passée sur un fauteuil, où, cuisses honteusement écartées sur les accoudoirs, elle est parfaitement indécente avec sa crevette rose exposée, ruisselante et tout épanouie. Il est tout à fait impensable que Georges, son cher Georges, puisse résister à un spectacle aussi scandaleux !


D’ailleurs, le bougre, tout sourire, vient pour la prendre…



— --oOo-- —



Julien Daurcelle ne se sent plus de joie. Cette nuit, il a été réveillé en sursaut. Devant ses yeux grands ouverts brillait un nom en lettres capitales : LAGLOIRE ! Il s’est levé, a allumé une bougie et écrit ce nom. Incapable de se recoucher, il a tourné en rond dans son appartement et aux premières lueurs du jour, il est allé dans le bistrot voisin prendre son café-calva habituel.


Là, discutant avec le cabaretier, il a lâché le nom. À sa grande joie, l’homme lui a répondu du tac au tac :



S’il n’a pu lui donner l’adresse exacte, il lui a cependant situé leur maison avec une assez grande précision.


Daurcelle a terminé son verre de calva et, remonté comme un coucou, a pris la direction du Bois de Boulogne. Devant une belle maison à trois niveaux, il a avisé un groupe de personnes qui battaient le pavé avant l’ouverture de la grille. Se glissant dans la file, il a remonté son col au plus haut et enfoncé son chapeau jusqu’aux yeux.



Il reconnaît immédiatement la femme qui vient ouvrir le passage : Fanchon, la salope qu’il recherche. Décidément, il a beaucoup de chance ce matin. Il suit la file et voit vers quelle pièce la rebouteuse entre : il s’installe du bon côté de la salle d’attente.

Plusieurs patients passant avant lui, il prend son mal en patience. Il n’est pas pressé. Il se voit déjà serrer ses mains autour du cou de la salope, chercher dans son regard l’extinction de la lueur de vie. Ensuite, il lui lacérerait ses vêtements et la souillerait en se branlant au-dessus de son corps. Ce ne serait pas grande difficulté, car il bande comme un taureau à l’idée de son forfait. Après, il sortirait par la fenêtre, histoire de se ménager un peu de temps avant la découverte du corps inanimé. Il pourrait se passer un bon moment avant que le prochain patient n’ose aller pousser la porte du cabinet : il serait déjà loin ! Daurcelle savoure d’avance son triomphe !


Quand vient son tour, il entre dans le cabinet, toujours à moitié dissimulé par son accoutrement. La fille lui tourne le dos quelques instants pour se laver les mains et ranger des instruments sur la paillasse.



Il obéit de bonne grâce et se plante dans le dos de la brune. Lorsqu’elle se retourne, Fanchon le reconnaît immédiatement et recule, effrayée. Il l’attrape à la gorge et, grand sourire aux lèvres, il serre le cou de ses mains puissantes. Il n’entend pas la porte s’ouvrir derrière lui et ouvre de grands yeux ahuris quand il se prend un énorme coup dans le bas du dos. Il lâche prise et sa victime s’effondre au sol, suffoquant, à la recherche de son souffle.


Georges Labathé, déguisé en ouvrier ramoneur, posté devant chez lui, l’a suivi depuis le matin et a découvert avec stupéfaction sa destination. Il s’est glissé lui aussi dans la file des patients, et est resté tranquille dans la salle d’attente.


Lorsque Daurcelle entre dans le cabinet, Georges attend trois secondes, exhibe sa carte de police et porte son index à sa bouche pour intimer le silence aux patients de la salle.


Un coup de genou dans les parties et Daurcelle chancelle. Les menottes lui sont passées, nouveau coup de pied dans les joyeuses : le salopard est hors d’état de nuire et suffoque sur le carrelage.


Georges se précipite vers Fanchon, l’aide à se redresser et lui tapote les joues. La jeune femme retrouve des couleurs et son souffle. Prise d’une rage folle, elle se précipite sur Daurcelle, lui assène un violent coup de pied dans les côtes, puis un autre, à nouveau dans les roubignoles : le salaud ne sera pas près de bander de sitôt !


Rassuré sur l’état de santé de Fanchon, l’inspecteur ouvre la porte vers la salle d’attente.



Fantine, qui justement raccompagne un client, a entendu le discours du policier et elle se précipite chez sa sœur. Voyant celle-ci debout, elle la câline. Fanchon désigne le bonhomme allongé au sol :



Ce n’est décidément pas le bon jour pour les bijoux de famille du scélérat : Fantine, en furie, lui décoche à son tour un formidable coup de pied dans les testicules, puis les écrase même d’un méchant coup de talon. L’homme est secoué par un violent spasme, mais n’arrive même plus à crier : il cherche désespérément son souffle. Chacun son tour, mais il n’en mourra pas ! Par contre, d’ici à ce qu’il perde ses bonbons, il n’y a pas des kilomètres !


Georges charge le malfaiteur sur son dos et passe dans l’appartement des femmes, le jette sur le tapis du salon. Fantine bat le rappel de ses sœurs.

Sagement assises, les cinq sœurs constituent le tribunal.



L’homme est déculotté, les sœurs rient en découvrant son scrotum violacé et son zoziau tout rabougri, réduit à l’état de p’tite misère.



Aussitôt, le bonhomme est retourné sur le ventre, on glisse un tabouret de pieds sous son bassin pour soulever son cul et Florette rapporte on ne sait d’où deux chapelets de cinq grosses boules de fer chacun.



La longue brune, tout sourire, pousse sans ménagement une première balle dans le fondement, une seconde, une troisième et jusqu’à la cinquième. Avec un air de triomphe, elle tire d’un coup sec sur la ficelle qui les relie : les boules ressortent brutalement, déchirant largement l’anneau plissé. Attrapant le type par les cheveux, elle commande :



Le type obéit. Saisi de haut-le-cœur, il manque de vomir, mais maintenant, il hurle : Fantine est en train de lui enfoncer le second chapelet et son anus blessé le fait horriblement souffrir. Avant d’enfoncer la dernière boule, Fantine coupe la ficelle qui en dépasse. Fanchon revient pour ajouter encore des boules, mais ne peut plus en insérer après la seconde : la coupe est pleine ! Elle aussi coupe la ficelle : les billes resteront dans le fion et le bonhomme aura bien des souffrances pour les extraire !

Georges intervient :



Ainsi fut fait…




Épilogue



Daurcelle est envoyé au bagne de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane, où il a servi de giton à nombre de ses compagnons.


Firmine s’installa dans le très bel appartement de la rue Championnet avec son amoureux. Le couple continua cependant à fréquenter très régulièrement la maison du Bois de Boulogne, en compagnie parfois d’une certaine voisine de leur appartement.

Un certain notaire, lui aussi, fréquenta assidûment la maison Magloire pendant quelque temps et Fantine donna naissance quelques mois plus tard à… UNE adorable petite fille, bien évidemment !



Ainsi, la lignée des Magloire se perpétuait !




À suivre… « Les Magloire (6/9) 1945, Résistance »