| n° 23384 | Fiche technique | 32752 caractères | 32752 5494 Temps de lecture estimé : 22 mn |
26/11/25 |
Résumé: Cinq sœurs, libertines, lesbiennes et vaguement sorcières vivent paisiblement. Fanchon tombe malheureusement dans les griffes d’un horrible personnage... | ||||
Critères: #historique ff ffh | ||||
| Auteur : Claude Pessac Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Magloire, grandeur et décadence Chapitre 04 / 09 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
La dynastie des filles Magloire, herboristes et vaguement sorcières, a été établie en 1473. Trois siècles plus tard, elle perdure. On est à présent en 1793, sous la Révolution, en pleine Terreur pour être précis…
La femme est attachée à une croix de Saint-André. Bras relevés, jambes largement écartées, elle est évidemment nue. Des petites pinces lui martyrisent jusqu’au sang ses tétons. Elle est moitié évanouie.
— --oOo-- —
Invitée par son galant à prendre le thé en sa demeure, elle ne s’est nullement méfiée. Il est si attentionné Julien, si prévenant et… si sage. Depuis dix jours qu’ils se voient, hors de fougueux baisers, il n’a pas eu le moindre geste déplacé. C’est elle qui l’a amené hier à lui caresser les seins, au travers de sa robe. Alors, aller prendre le thé chez lui ? Elle s’en réjouit : ils auront à peine franchi le seuil qu’elle se livrera corps et âme au beau et fringant jeune homme !
Bien sûr, quand le gentleman l’a conduite dans un quartier peu reluisant de la capitale, elle a été surprise, mais la façade de sa maison est de belle facture et détonne d’avec ses voisines.
À peine la porte ouverte, franchissant le seuil, elle se trouve brutalement poussée dans ce qui est sans nul doute un infâme bordel. Deux hommes, aidés par Julien, l’ont ceinturée, frappée et déshabillée avant de la prendre brutalement sur le sol carrelé alors que son bel amant, sordide rabatteur, ramassait le prix de sa trahison et observait la scène en riant. Avant de partir bientôt à la recherche sans doute d’une nouvelle proie.
Être forcée n’est pas ce qui la met dans une rage folle. De cela, elle se remettra et ne s’en offusque pas plus que cela : ses sens étaient tellement exacerbés ! Mais qu’elle retrouve la liberté de ses mains et les deux salopards regretteront amèrement leurs actes quand elle les aura proprement énucléés.
Mais les pognes qui enserrent ses poignets sont rudes. Ses mains sont d’ailleurs rapidement et solidement liées.
Si elle enrage, c’est de la forfaiture de Julien : il paiera ce salaud ! Cher ! Très cher !
Lorsque les deux hommes se retirent, elle pense en avoir fini, mais c’est là qu’elle est traînée au sous-sol. Là qu’elle est attachée à cette croix infâme. Deux hommes cagoulés tournent autour d’elle, en agitant des fouets, martinets aux longues lanières ferrées au bout.
Les mêmes hommes que ceux qui l’ont forcée précédemment ? Non, l’un est immense et noir comme du charbon. Noir comme l’enfer, se dit-elle. Il exhibe un braquemart monstrueux dont elle sait déjà qu’il lui déchirera le sexe. Son cul plus encore. L’autre, presque nabot, présente lui aussi un pilon de grande taille. Les deux sont nus, leurs visages cachés par des cagoules pointues au-dessus de leurs crânes. Ceci rassure la belle : s’ils cachent leurs identités, c’est bien qu’ils ne veulent pas courir le risque d’être reconnus par leur victime. Ils la laisseront donc en vie après leurs jeux sordides.
On ne lui a pas bandé les yeux, sans doute pour qu’elle voit venir les sévices qu’ils vont lui infliger. Un bâillon lui ferme la bouche, par contre, pour étouffer ses cris.
Un premier coup de fouet cingle ses seins. La douleur est insupportable et, sous son bâillon, la suppliciée manque de s’étouffer dans sa salive. Elle redoute la douleur plus que tout, sait qu’elle ne pourra endurer longtemps les coups et les brutalités. Elle est prête dès à présent à s’abandonner, préférerait mourir déjà avant que trop souffrir. Le géant noir arme son bras, s’apprête à abattre à nouveau son fouet sur ses chairs.
Mais l’immense noir soudain s’écroule. Une balle entre les deux yeux. Deux femmes, entièrement cachées par leurs longues capes à capuches noires, ont fait irruption dans la cave. Le deuxième homme, bravache, tente d’user de son fouet pour désarmer l’assaillante qui recharge rapidement son arme : raté, il est touché par une balle, dans le ventre. Une des libératrices lui assène plusieurs violents coups de pied dans les parties. Celui-là, compte tenu de sa blessure au bide, mourra lentement.
Tout aussitôt, les deux femmes s’occupent de la martyre, lui enlèvent son bâillon, les pinces des seins, la détachent et la soutiennent. Elle est tendrement câlinée par la plus grande.
Fantine, sa sœur aînée.
Le souteneur et son sbire sont jetés dans l’escalier de la cave. Déshabillés, ils sont habilement débarrassés de leur paire de couilles. Presque sans douleur. Ceux-là ne feront plus de mal à quelque femme que ce soit ! Pour faire bonne mesure, leurs langues ont été tirées avec une pince avant d’être coupées. Pas de pitié pour les monstres !
Fanchon entend les cris des pensionnaires de l’établissement et elle imagine que ses deux autres sœurs là-haut ont rendu leurs papiers et leur liberté aux quatre putains cloîtrées dans le sordide établissement.
La jeune femme est sommairement rhabillée, une épaisse robe en laine la réconforte. On la conduit en haut. À l’extérieur, deux fiacres attendent, dans lesquels les cinq sœurs se répartissent.
Et fouette, cocher !
— --oOo-- —
Dans la grande maison cossue à deux pas du Bois de Boulogne, Fanchon s’est remise de ses blessures. Dix jours après les faits, ses tétons ne la font plus souffrir, même quand ils s’érigent. Sa pauvre madeleine non plus. Elle est parfaitement rétablie, mais une rage immense lui dévaste le cœur et lui noue le ventre. Avec l’aide de sa sœur Florette, elle a établi le portrait-robot de l’homme qui l’a jetée en pâture au souteneur et ses complices.
Elles sont rassurées, les cinq sœurs, la police n’est pas venue frapper à leur porte. Comment l’aurait-elle pu ? Pour ce qu’elles en savent, les voisins du bordel ont beaucoup tardé à avertir les autorités. Et évidemment, personne n’a rien vu, rien entendu. Quant aux pauvres pensionnaires du bordel, elles se sont toutes égayées dans Paris, trop heureuses de leur liberté recouvrée. Quant au souteneur et son sbire, sans leurs langues, ces deux analphabètes n’ont pu guère donner d’explications aux flics qui n’ont aucune commisération pour eux. Deux jours seulement après l’intervention des filles, les proxénètes sont raccourcis d’une tête par la Veuve Rouge érigée sur la Place de la Révolution. Parfois, la justice expéditive de la Terreur du Paris de 1793 a du bon !
Dans leur salon, réparties sur deux canapés, trois des sœurs sont assises. Fanchon et Fantine sont debout. Fantine, l’aînée, laisse la parole à sa cadette.
Firmine, la plus jeune des sœurs, lève la main. Comme à l’école.
Elle sait, la garce, que le bonhomme tournicote autour de sa jeune sœur, mais que celle-ci minaude encore et toujours. Pour éviter une chamaillerie, Fantine intervient :
La cadette s’empourpre.
Fantine regarde la jeunette avec intérêt et subodore certaines choses.
Alors que Florette et Fulvia sortent, suivie par Fanchon, Fantine reste seule avec la petite Firmine.
Firmine est écarlate.
Firmine n’en peut plus de rougir, ouvre la bouche sans pouvoir articuler le moindre mot.
Fantine a posé ses mains sur les seins de la petite qui lève vers elle des yeux implorants. Pour se faire pardonner de sa négligence, l’aînée la prend par la main et la mène jusqu’à sa chambre. Face à la coquette, elle fait tomber sa robe, déboutonne lentement sa chemise et expose deux fiers coquins. Firmine lance un regard ébloui à ses deux fruits bien mûrs, à leurs fraises tendues. Elle se précipiterait sur son aînée si celle-ci ne la retenait d’un geste.
L’aînée fait alors glisser ses jupons au sol, descend doucement sa culotte en fines dentelles et dévoile d’abord un mont de Vénus parfaitement imberbe, puis son triangle fendu, tout aussi nu. La petite est sidérée par cette vision. Elle s’affole, fait tomber robe, chemise, et jupons, mais n’ose pas quitter sa culotte. Comme Fantine s’est allongée sur son lit, Firmine la rejoint, un peu embarrassée, ne sachant trop quelle contenance adopter.
Fantine l’aide en lui prenant sa bouche pour lui offrir un premier baiser auquel des lèvres brûlantes répondent. Les baisers s’enchaînent, les langues bataillent, les souffles se mélangent. Longtemps, elles ne font que s’embrasser goulûment. Jusqu’à ce que Fantine porte la bouche de la cadette à son sein. Une irrésistible frénésie s’empare de la jeunette qui suce, liche, mordille un téton, puis l’autre, léchouille la peau douce des nichons épanouis. La langue entame ensuite un lent voyage vers le delta, passe sur le ventre en laissant des traînées mouillées, agace le nombril avant d’accéder à la petite colline rase. Firmine s’émerveille de ce mont glabre, fortement renflé et doux, et se déchaîne ensuite sur la fente épanouie. Fantine lui a ouvert ses cuisses et une bouche mutine s’en vient farfouiller dans les délicates mouillettes de son sexe. Les collines dodues des grandes lèvres brunes ne sont pas oubliées, elles sont caressées par des doigts impertinents, écartées pour dévoiler le sillon rosé totalement submergé d’un miellat doucereux. Firmine boit à cette source magique, s’abreuve de cyprine. Sa langue frôle les portes de la cheminée d’amour.
Avant qu’elle n’aille plus loin, Fantine oblige sa compagne à remonter à ses lèvres et se relevant après une longue salade de museau, elle se penche sur sa douce partenaire. Des doigts fureteurs font descendre peu à peu la culotte de la petite garce. Cet effeuillage d’une insupportable lenteur excite la blondinette qui est parcourue de légers spasmes. Son buisson clair apparaît peu à peu et Fantine observe qu’il est joliment contenu en un triangle aux contours nets. Plus au-dessous, la prunelle est passablement velue, mais se distingue bien au travers des poils clairs. Joli biscuit bien charnu, aux grandes babines à peine plus foncées que le reste de la peau. Les petites lèvres sont réduites, mais le sillon ne s’en voit que mieux. Fantine distingue la gangue du clitoris, mais le bouton reste invisible. Il ne pointera pas comme le sien, mais une simple touchette confirme sa présence sensible et déclenche un afflux de sève dans le canyon.
Fantine laisse sa langue marauder dans la fente, descendre jusqu’à la porte du sésame. La cheminée d’amour bée, déjà, invite à la découverte. Deux doigts s’y insinuent, vite rejoints par un troisième et même un quatrième tant l’espace est vaste et distendu. Fantine s’amuse de ce constat, s’étonne qu’une si frêle et toute menue jeune femme puisse posséder aussi vaste vagin. Les phalanges et leurs ongles griffent légèrement la voûte granuleuse de l’antre, plongent jusqu’au fond du palais secret.
« Tudieu, il a intérêt d’en avoir une bien grosse, le flicaillon, s’il veut masser correctement ce vaste tunnel et propulser sa mie vers le septième ciel. Une vergette n’y suffira pas ! »
Mais Firmine, déjà en partance vers les nues, contracte sa cheminée qui vient enserrer les doigts baladeurs.
« Eh, mais c’est qu’elle est musclée du vagin, la petiote ! Elle saura donc se satisfaire d’un pointeau relativement standard ! »
Ces considérations font rire sous cape l’aînée scandaleuse qui se trouve réconfortée de ses découvertes.
Elle active ses doigts, n’en laisse que trois à l’intérieur, mais sa main entame un languide va-et-vient.
Firmine ne s’en laisse pas conter et glisse elle aussi des phalanges bien profond dans l’urne de son aînée. Le passage y est bien plus étroit, mais aussi chaud et inondé que le sien.
Les deux jeunes femmes se paluchent avec ardeur et c’est la plus jeune qui gagne la course en expédiant sa sœur dans le tourbillon merveilleux ! Fantine est donc la première à décoller vers Cythère, mais n’abandonne pas le marathon : bien que sciée par son orgasme, elle s’active dans la moule juvénile et finit par emporter le morceau. Firmine la rejoint dans le plaisir et elles sont deux à gambader de concert, sylphides légères, sur les terres brûlées et pourtant embaumées du Mont Parnasse.
Quand leur plaisir s’évanouit peu à peu, la toute jeune adulte vient se blottir contre sa maîtresse.
Fantine réalise qu’il est plus que temps d’informer sa cadette des secrets de famille.
Comme Firmine ouvre de grands yeux, son aînée continue ses explications.
— --oOo-- —
Bien d’autres explications suivront et la journée sera longue et instructive pour la dernière-née. Elle est stupéfaite et ébahie, enchantée et ravie de tout ce qu’elle apprend. Mais certains points la tracassent.
Firmine réfléchit, secouée qu’elle est par ses révélations.
Firmine est sidérée de ces aveux.
Firmine est en reste dubitative.
La petite Firmine est ravie que son amoureux plaise autant à la « matriarche ».
L’étudiante est bien embêtée :
— --oOo-- —
La triplette d’enquêtrices n’a pas fait totalement chou blanc à l’issue de la journée et quelques pistes se dégagent. Il est confirmé que le Julien est bel et bien porté sur les hommes. Et de son côté, Florette a fait connaissance d’un ouvrier mégissier qui a visiblement reconnu le salaud, mais s’est fermé comme une huître ensuite, ne voulant rien dire de plus.
L’ouvrier est-il juste en quête d’aventure avec sa belle enquêtrice ou détient-il de véritables informations qu’il souhaiterait peut-être monnayer ?
— --oOo-- —
Firmine s’éclipse pour aller accueillir son amoureux à la grille. Elle a préparé sa venue, allumé quantité de bougies dans le pavillon, écarté table et chaises pour dégager comme une piste de danse sur laquelle elle compte bien se poser en princesse. Princesse dépravée, car ses sens bouillonnent si puissamment que son sexe est un feu de Bengale qui la carbonise et qu’aucun flot de mouille, si puissant soit-il, ne pourra éteindre.
Avec des airs de conspiratrice, elle entraîne le garçon dans le jardin, le fait entrer dans le pavillon.
Le jeune inspecteur est ahuri par cette réponse qu’il ne comprend pas totalement. Il n’a guère le temps de déchiffrer l’énigme que la donzelle lui saute au cou et lui ceint les hanches avec ses cuisses. C’est vrai qu’il est grand, le gaillard, et elle, bien petite. Elle l’embrasse avec fougue, l’étourdit de myriades de baisers profonds et dévastateurs. Lorsqu’elle redescend au sol, elle le pousse franchement vers le cosy-divan où elle l’oblige à s’asseoir.
Fièrement plantée devant lui, la mutine abaisse son décolleté et fait saillir ses seins : ils sont bien petits ses nichons, mais aux tétons pointus et orgueilleux. Firmine s’approche, plaque un de ses mignons sur la bouche du policier, lui prend sa main qu’elle pose sur l’autre sein afin qu’il la caresse. Ce qu’il fait avec fièvre alors que ses lèvres sur le téton tètent à tout va le guignolet dressé. Il se repaît, le bougre, des petits monts lancéolés et croquignolets, il est aux anges de ces délices qui lui sont offerts. Sa bouche remonte aux lèvres parfois pour s’étourdir des baisers de la belle, puis revient gourmander l’un ou l’autre sein.
Il plonge dans une félicité extrême et, tout occupé qu’il est, il ne remarque pas que sa coquine vient de déboutonner l’arrière de sa robe. La garce se recule et, théâtralement, comme en représentation, elle fait doucement glisser sa robe au sol. Comme elle ne porte ni jupon ni culotte, elle se présente devant lui dans sa plus complète et affolante nudité, fière reine de Saba, visiblement impatiente de plonger dans le sabbat licencieux qu’elle attend et espère torride. C’est bien elle qui mène la danse, Fantine serait contente de ses audaces.
Georges se défait de son veston et, pendant qu’il déboutonne sa chemise, elle, ouvre sa ceinture, fait sauter les boutons du pantalon, le fait tomber aux chevilles et glisse une mimine aventureuse sur le caleçon. Au travers de la flanelle, elle accroche le manche déjà bien dur.
Georges se lève, se dépêtre de son pantalon et Firmine, à genoux, caresse et malaxe le gourdin. L’affolante vient même embrasser la verge au travers du tissu, mordille le manche, l’enfourne dans sa bouche et s’active comme une furie. Le jeune fonctionnaire n’a jamais connu cela, se faire tailler une pipe à travers la flanelle : c’est aussi sidérant que délicieux. Mais son braquemart est désormais à l’étroit dans le caleçon et il est bien heureux quand sa stupéfiante maîtresse descend d’un coup et à deux mains le vêtement sur ses chevilles.
Bien évidemment, la drôlesse l’embouche à nouveau, mange, mâche, grignote le braquemart décalotté autant qu’elle le suce et le pompe avec avidité. Mais où donc est passée la timide étudiante qui, au sortir de ses cours, l’entraînait hier encore dans un renfoncement de façade ou sous un proche discret pour ne lui offrir que des baisers frileux et évaporés ?
Oh, pour sûr, il ne déteste pas la furie frénétique qui s’affole sur sa queue et va sûrement le faire cracher sous peu si elle continue à le machiner de la sorte, avec autant de fièvre et de fougue.
Mais voici qu’elle se redresse et quémande ses lèvres. Georges se penche pour la satisfaire : elle en profite pour pousser sur ses épaules et l’oblige à tomber à genoux. Devant son nez et ses yeux ébahis, l’irrésistible Graal, le charmant trésor des Indes Galantes, la merveille des merveilles : tout blond, l’amoureux ruisseau est emperlé de mouille et scintille à la lumière des bougies.
Georges n’est pas un soudard et il aborde le bijou avec mesure et délicatesse. Ses lèvres parcourent les contreforts de la rose délicate. Car c’est bien d’une rose qu’il s’agit. Rose au parfum de jasmin dont la gredine a tamponné sa fleur, rose d’Ispahan, ourlée de petites lèvres carmines, au cœur pourpre, sillon où coule un fleuve dont les flots tumultueux abreuvent le ravi. Désireux avant tout du bonheur de sa mie, il cherche la perle irisée, mais remarque seulement un renflement plissé dans le haut de la fente. Quand sa langue s’y promène, la princesse sursaute, comme traversée par un éclair bienfaisant. Nul bourgeon, aucune perle ou encore de guignol impudent, mais quand il suce la gangue, la jeune fille en est extasiée, si fort que ses genoux tremblent.
Alors que Georges adjoint à ses caresses linguales deux doigts plongeants dans la caverne entrebâillée, il découvre un chenal soyeux à la voûte résolument striée, large détroit qui se contracte régulièrement à enserrer ses doigts. C’est la caverne prodigieuse, profonde, dans laquelle il viendra glisser sa hallebarde très bientôt, à moins que l’étudiante interdise l’accès à sa lance par peur d’être engrossée. Rien de grave si c’était le cas : sans être véritablement un manuel, il saura faire danser ses doigts dans la grotte et amener sa chérie à l’extase.
D’ailleurs, il lui semble qu’un sacré tourbillon est bien près d’ensevelir la coquine dans un délicieux charivari : la gangue se contracte convulsivement, les hanches se balancent en accéléré. Georges est heureux, il va offrir l’orgasme libérateur.
Firmine ahane, geint et s’agite. Tout à coup, la reine impétueuse se tend, son corps arqué s’immobilise. Et elle s’envole brutalement, la gracieuse, fuse dans les cieux illuminés, se tord et se tortille sous les puissantes déflagrations précipitées qui submergent son corps. Des flots de cyprine chaude bouillante accompagnent sa libération extatique.
La blondinette crie, pleure et remercie en bredouillant l’homme qui l’a si bien menée au plaisir. Sur son visage transfiguré, Georges déchiffre les stigmates merveilleux de son plein bonheur. Et peu lui importe si son bel amour devait sonner maintenant la fin des folies, il a donné ce qu’il voulait.
Mais en refaisant surface quelques instants plus tard, Firmine n’est pas repue. En tous cas, elle veut elle aussi donner. Donner l’extase à son doux amant et partager son bonheur. Elle s’installe sur le divan heureusement profond, écarte ses cuisses au plus large et à deux mains, elle écarte sa conque.
Georges alors plonge en elle, son chibre découvre la douceur brûlante du conduit, s’enfonce au plus profond, revient-repart à bon rythme, accélère la cadence. Les constrictions insensées du vagin magnifient le saccage en serrant-desserrant sa colonne de chair. Elle est boa constrictor qui déroule ses anneaux sur son serpent comme si elle avalait la bête. Il explose, Georges, se libère d’une belle quantité de sperme, quatre, cinq peut-être six spasmes crescendo qui l’étourdissent. Il n’a jamais connu une éjaculation aussi puissante et répétée. Dans les rouleaux et ressacs de son plaisir sublime, sans vraiment savoir comment, il continue néanmoins à sacquer le con avec force et vigueur, encore et encore, jusqu’à en être asphyxié, mais est récompensé de sa vaillance : sa princesse fabuleuse, reine des reines, le rattrape dans son extase.
Ensemble, ils connaissent le plus fabuleux bonheur qu’on puisse seulement imaginer.
Plus tard, pelotonnés l’un contre l’autre, ils savourent le lent retour au calme. Leurs sens sont apaisés, leurs corps alanguis baignent dans une mer de sérénité. Ils s’embrassent, se bécotent, se bizouillent, heureux de se retrouver deux après n’avoir été qu’un.
Comme ils se rhabillent, que Georges reboutonne le dos de la robe, taquin, il admoneste sa partenaire en troussant la corolle des tissus légers et glisse une petite fessée sur les hémisphères nus de la demoiselle.
Elle embrasse son galant, léger bécot effleurant. Digne, elle entraîne son compagnon vers la maison.
Le cabri sautillant la seconde d’avant, Firmine s’immobilise au haut de l’escalier, s’arrête, rougit et vient voler un dernier baiser tout en rougissant de plaisir.
La voilà redevenue chaste péronnelle, timide étudiante rosissant au moindre mot d’amour.
À suivre… « Les Magloire (5/9) 1793, La chasse »