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Temps de lecture estimé : 16 mn
16/09/25
Présentation:  Un petit arc narratif indépendant dans cette série datée du milieu des années 70.
Résumé:  Ayant touché un petit héritage, Georges (grand pornographe devant l’Éternel) m’expose une idée de scénario de film X.
Critères:  #confession #film
Auteur : Patrik  (Carpe diem diemque)            Envoi mini-message

Série : La revue danoise

Chapitre 03 / 03
La revue danoise – Scénario

Résumé des épisodes précédents :

Cf texte




Un petit arc narratif indépendant dans cette série datée du milieu des années 70. Bonne lecture :)


Résumé


Solange (ma femme) et Sylviane se ressemblent comme deux gouttes d’eau. J’ai découvert l’existence de Sylviane (alias Sybille) par l’intermédiaire de Didier quand celui-ci m’a fait découvrir une revue danoise olé-olé dans laquelle elle s’exhibait.


Grâce à Georges (un de mes amis), j’ai pu contacter le double de ma femme. En rusant un peu, je me suis arrangé pour que les deux femmes se rencontrent. Elles ont immédiatement sympathisé. Bien qu’elles se soient amusées à permuter leur rôle, ma fille de 15 mois n’a aucun problème pour les distinguer.


Malheureusement, lors d’une soirée, Solange est décédée de mort naturelle. Sautant sur l’occasion, Sylviane m’a carrément supplié de lui laisser prendre sa place afin d’échapper à sa vie pourrie (dixit). J’ai finalement accepté.


Après un démarrage assez tendu, et divers remords et culpabilités, notre vie de couple est lancée sur de bons rails. Mais rien n’est acté définitivement.


Les grandes idées de Georges


Ayant touché un petit héritage, Georges (grand pornographe devant l’Éternel) m’expose une idée de scénario de film X. En l’écoutant, j’ai quelques sueurs froides au fur et à mesure de ses explications, car il s’est beaucoup inspiré de l’histoire de notre couple, Sylviane et moi, bien qu’il ne connaisse pas tout (encore heureux !).


Quand il en a terminé, pour donner le change, je lance d’un air goguenard :



Je souris malgré moi à l’évocation de ce pseudo :



Je n’aime pas trop cette idée de film X, surtout que ça touche du doigt la réalité cachée de mon couple avec Sylviane-Solange. Je vais tenter de dénicher quelques problèmes de construction, afin de décourager George, ou orienter son scénario autrement :



Me frottant les mains intérieurement, je me lance, tel un chien dans un jeu de quilles :



Ah, il commence à douter ! Je continue sur ma lancée :



Georges s’exclame :



Appréciant ces diverses propositions, il hoche la tête :



C’est vrai qu’un film porno, c’est plutôt une enfilade de scènes de sexe avec des gros plans qu’un scénario en béton. Je marque une courte pause de réflexion, puis je rebondis :



Georges se gratte la tête :



Approbateur, il me regarde :



En entendant la durée plutôt courte de ce délai, je hausse des sourcils :



Georges est intrigué :



J’abonde dans son sens :



Georges s’étonne :



Si Solange pense que c’est trop proche de son histoire et donc trop risqué, elle va s’y opposer, c’est certain. Elle ne va pas compromettre sa couverture à cause d’une vidéo. Moi aussi, je risque gros ! J’explique à Georges les compromis envisageables :



Il se met à rire :



Nous réglons divers points de détail. Encore heureux que Georges m’ait parlé de son futur film avant de se lancer. Je savais qu’il caressait ce genre de rêve depuis longtemps, mais ça coûte assez cher à concrétiser. Maintenant, il a hérité, il peut tenter l’aventure. S’il réussit, tant mieux. S’il rate, ce sera uniquement sur l’argent qui lui est tombée du ciel.


Script à deux


Une fois rentré à la maison, j’explique avec soin le projet de Georges à ma femme. Une fois que j’en ai terminé, elle s’exclame :



Faisant la moue, elle ouvre de grands yeux :



Elle sourit, elle s’approche de moi, mettant ses mains autour de mon cou :



Je glisse mes mains dans son dos, l’attirant à moi :



Toujours plaquée contre moi, elle s’esclaffe :



Nous scellons notre accord par un long baiser. Ce soir, au coucher, je ne suis pas certain qu’on va rapidement avancer sur les idées à placer dans le scénario !


Scénario en cours


J’ai pu voir en photo et en vidéo à quoi ressemblait cette Pamela Pomelo. En effet, rien à voir avec ma femme, ce qui me rassure. Personne ne fera le lien entre elle et ma Sybille (son pseudo en tant qu’ex-actrice). Ça me convient très bien. Quant à Antony, l’acteur qui est censé être moi, c’est pareil, il y a une grosse nuance entre nous-deux. En revanche, je l’envie un peu, il est bien foutu, il faut le reconnaître. J’aimerais bien lui ressembler un peu physiquement.


Ma femme se moque gentiment de moi :



Elle continue sa moquerie :



Elle se laisse capturer entre mes bras :



Inutile de préciser que nous nous sommes voluptueusement embrassés…


Au bout de quelques séances de lit assez mouvementées (pour vérifier certains points de détail), le scénario prend vite tournure, ma femme et moi évacuons divers soucis éventuels, les remplaçant par d’autres idées pour éviter les rapprochements. Georges est content, ce qu’il a sous les yeux lui semble nettement mieux que sa vague idée de départ. Pour les noms des protagonistes, nous avons utilisé ceux des acteurs. De ce fait, Solange-Sylviane est devenue Pamela, et moi, Antony.


Reposant les feuillets presque définitifs (quelques retouches à prévoir) sur la table après les avoir soigneusement et lentement consultés, George me demande :



Il ne faut surtout pas que Solange-Sylviane mette un pied sur un tournage, il se pourrait qu’elle tombe sur quelqu’un qui l’ait connue en tant que Sybille, c’est beaucoup trop dangereux !



Georges se met à rire :



Sujet délicat ! Je grimace :



Voulant chasser au plus tôt le commencement de malaise, Georges recentre la conversation sur son futur film :



Le producteur et financier explique :



Quelques jours plus tard, le scénario est totalement finalisé, ma femme et moi avons bien veillé à évacuer certains détails. Il n’existe plus qu’une vague ressemblance générale avec le projet initial. Les personnages n’ont plus rien à voir avec nous, et l’histoire a été relocalisé sur la côte landaise, car Georges pouvait mettre la main sur une habitation assez isolée et pas trop loin du rivage, ce qui offre diverses possibilités.


Résultat


Solange et moi n’avons pas assisté au tournage fixé à fin août, début septembre, trop dangereux pour ma femme, comme déjà expliqué, il ne faut pas tenter le diable. Perso, j’aurais bien aimé voir ça de plus près. Pour compenser, Solange et moi avons « tourné » certaines scènes à notre façon, en huis clos, sans témoin. Je reconnais que ça a été torride.


Aujourd’hui, Georges est chez nous, il est venu avec une cassette vidéo qui est quasiment le film définitif. Notre fille étant chez une copine, nous regardons tous les trois le résultat de notre travail commun.


Installé sur le canapé avec Solange contre moi, j’avoue que c’est assez excitant à regarder. Dommage que Georges soit présent, j’aurais bien fait des coquineries avec ma femme. Elle aussi avec moi, si j’ai bien compris ses mains parfois baladeuses. Comme les miennes…


Le film terminé, Georges nous demande avec une pointe d’anxiété :



Me devançant, ma femme prend la parole :



Solange rectifie le tir :



Georges est surpris par la fin de la phrase :



Je suppose que c’est le souvenir de son ancienne vie qui remonte. Pourvu qu’elle n’en fasse pas trop, sinon elle se démasquera elle-même ! Ma femme termine l’exposé de son avis :



La réponse de ma femme tombe illico :



Je prends la parole :



Debout devant nous, Georges explique :



L’extirpant de sa poche interne de veste, il nous tend un chèque. Je demande :



Sans complexe, ma femme s’empare du morceau de papier :



Puis il affiche une mine radieuse :



Georges débite, d’un air gourmand :



Il y tient à cette idée ! Illico, je fais remarquer un gros souci de logique :



Il sourit un peu moins :



Je me méfie de son air désinvolte :



Je me moque un tantinet :



Me devançant, ma femme prend la parole :



Georges reste encore quelques instants. Il nous laisse la cassette, il nous offrira plus tard le produit fini quand celui-ci sera disponible, c’est-à-dire dans quelques jours. Une fois qu’il est parti, refermant la porte d’entrée, je me tourne vers ma femme :



Avec un petit sourire pervers, elle m’agrippe par la ceinture :



Ne jamais reporter à plus tard ce qu’on peut faire tout de suite !