| n° 23221 | Fiche technique | 43167 caractères | 43167 7934 Temps de lecture estimé : 32 mn |
29/07/25 |
Résumé: Dans les jeunes pots oui, mais avec de vieilles carottes ! | ||||
Critères: #initiation #différencedâge #lesbienne #fellation f fh ff ffh hagé | ||||
| Auteur : Jane Does Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Les amours naissantes Chapitre 02 / 02 | FIN de la série |
Résumé des épisodes précédents :
Volet I
Les petits secrets d’alcôve !
Deux étudiantes… deux vies différentes… une nuit étrange que chacune appréhende d’une manière diamétralement opposée ?
Mais est-ce bien le cas ?
Ce n’est ni laid ni répugnant. Maryline serre dans sa louche avec une dextérité dont elle ne se serait pas crue capable, le vit d’un Alain ravi. Oh, ce n’est pas une experte de ce genre de… cajoleries. Des choses du sexe non plus, d’ailleurs. Pour être franche, elle est tout juste dépucelée. Une seule fois et encore, pas un truc grandiose, non ! Seulement des jeux d’adolescents qui ne lui ont pas laissé un souvenir impérissable. Mais ce qui vibre là est tout différent de ce qu’elle a déjà vu. D’une part c’est chaud et ça résiste à toutes les pressions. Si elle n’a qu’une vague idée de ce qu’elle va bien pouvoir en faire, ce dont elle est certaine, c’est que ça la met dans un état… impensable.
Drôle aussi de voir que cet homme, avec son âge avancé n’est guère plus brillant que le hobereau de sa « première fois ». Pas plus sûr en tout cas. Par contre, ce qu’elle reluque avec une sorte d’impertinence, comme pour se forger une carapace aux yeux du bonhomme, l’intrigue au plus haut point. Ça a un volume et une consistance dont elle ne se souvient nullement. Sans doute aussi que les mamours balbutiants des émois d’un amoureux transi n’ont pas gravé sa mémoire plus que cela. Elle fait fi de son mauvais début pour s’acquitter de la tâche monumentale qu’elle s’est imposée sans qu’Alain ne lui demande rien.
Mécaniquement, sans qu’elle commande vraiment à son cerveau, son poignet infléchit un geste de haut en bas, et la capuche de la bite laisse apparaître à chaque recul du bras une partie non visible de l’épine. C’est rose, c’est lisse, et machinalement, par un mimétisme inexplicable, elle sent bien que l’humidification naturelle du gland n’est pas suffisante. Si elle accélère son mouvement de va-et-vient, ne risque-t-elle pas de faire mal à cet homme ? Lui ne dit toujours rien, garde les quinquets obstinément clos. Alors comme pour se rassurer, la menotte qui pour l’heure n’est pas occupée monte vers sa bouche.
Un petit bout de langue vient en saliver l’intérieur et à plusieurs reprises elle exécute ce même geste. Lorsque la paume vient relever la patte qui officie, elle est enduite de ses sécrétions buccales et du coup, il lui semble que ça coulisse mieux. Elle se penche légèrement pour rapprocher ses yeux de son ouvrage. Alain qui doit finalement ne pas être si aveugle que cela se méprend sur cette descente du visage de sa masseuse. Surprise par la brusque arrivée de la pogne du massé, Maryline se laisse entraîner sans comprendre, vers le sexe qu’elle cramponne. Et cette fois, c’est une prière que la voix masculine distille.
Il pèse de toute la force de son bras sur le sommet de cette tête qui aspire sa bite, qui en suce le gland avec avidité. Elle sait, sent qu’il va lui cracher son foutre dans le gosier, mais pas moyen de se sortir de ce guêpier où elle s’est fourrée elle-même. Alors, avec un énorme sursaut de tout le corps mâle, elle pressent la montée immédiate de la semence. La première giclée lui éclabousse la gorge et ça continue par petits jets entrecoupés de soubresauts. Alain se vide en elle et il lui faut soit recracher ou avaler. Comment faire pour ne pas boire le calice jusqu’à la lie ? Pour ne pas s’étouffer, elle déglutit comme elle peut, finalement ce n’est pas aussi… horrible qu’elle l’a cru.
Aussi bizarre que ça puisse paraître, il ne débande pas. Par contre, elle peut à loisir libérer la queue qui garde une forme convenable. Son besoin de sexe à elle ne l’a pas pour autant lâchée. C’est Maryline qui maintenant se trouve au pied du mur. Stopper là toute logique de caresses et rester avec un désir inassouvi ou… aller plus avant dans la connaissance de ce qu’elle imagine déjà comme une extase hors norme. Entre deux maux, autant prendre le moindre. Et Alain qui n’en croit pas ses yeux voit la nénette qui se désape sans fausse pudeur. Le corsage d’abord qui libère un soutien-gorge plutôt affolant. Enfin, la jupe qui s’avère ne cacher que bien peu et suggère tellement.
Il ne bronche pas, immobile, scrutant cette jolie silhouette qui sans un mot monte sur la table et se place à califourchon sur le corps nu de ce vieux qui ne la repousse pas. Elle est toujours en sous-vêtement et lui songe d’un coup qu’elle veut terminer son massage de cette manière. Mais c’est par un geste inattendu qu’il s’avise de son erreur. La main féminine qui s’insère entre les deux ventres n’est en fait qu’à la recherche de sa bite. Elle s’en empare d’un mouvement décidé, la pousse vers cette culotte qu’elle n’a pas ôtée. Il lui suffit de la décaler sur le côté et Maryline s’empale avec une sorte de râle de bien-être sur l’éperon suffisamment requinqué pour la pénétrer.
En s’aidant de ses bras, mains à plat sur le torse du gaillard, elle soulève son bassin puis le laisse retomber, et recommence inlassablement des amplitudes qui font qu’elle se sert de la queue tel un sex-toy. Il est conscient qu’elle ne cherche ni baiser ni embrassade. Seulement du cul à l’état pur, alors il ne fait rien pour la dissuader ou l’arrêter. Et la pièce est envahie par un bruit de succion très étrange. Comme si la chatte aux contours veloutés avalait le dard d’un Alain bien heureux d’être la proie de cette baiseuse imprévue. Le visage de la jeune femme garde les traits tirés, absorbée qu’elle est par sa manière de se baiser toute seule en définitive.
Ça en devient extrêmement chaud et il se rend compte que plus rien ne saurait la détourner de son unique objectif. Il bloque sa respiration et ressent chacune des vibrations que lui procure la muqueuse qui se meut tantôt lentement parfois plus rapidement, au gré des besoins de l’Amazone. Il sait aussi que puisqu’il s’est entièrement vidé dans sa gorge, il va lui falloir un peu plus de temps pour qu’elle en termine sa partie de baise solitaire, mais à deux. Pourtant, il se trompe encore. Le ballet est si bien orchestré qu’il ne parvient plus à retenir une brutale montée d’un sperme qui ne demande qu’à être éjecté dans un antre accueillant. Il explose tout à trac, sans plus se poser de questions. Elle a obtenu ce qu’elle voulait !
Maryline n’en peut plus. Toutes ses forces se délitent dans cette dernière bataille. Et sa conscience lui dicte que c’est une grosse connerie, mais elle tient à connaître la félicité jusqu’au bout. Anéantie, sans plus de force elle repose son minois sur la poitrine de celui qui désormais est son amant. Mais une peur ancestrale lui monte dans le crâne. Elle ne prend aucun contraceptif et si… elle venait à être enceinte ? Les images dans sa caboche se brouillent quelques secondes, comme si ses méninges étaient déconnectées du reste de son environnement. Il est trop tard de toute façon pour faire machine arrière ! Advienne que pourra. Alain lui caresse le front, remonte une frange de cheveux en perdition.
Il est bien loin de songer à ce qui soudain tourmente la jeune femme. De plus, la seule fautive, c’est bien elle. Lui n’a jamais esquissé le moindre mouvement pour lui faire l’amour, même s’il ne l’en a pas non plus dissuadée. Et elle finit par reprendre un peu ses esprits et le brave péquin réalise que la récréation prend fin avec la sortie de sa cavalière de la cour des grands. Il se redresse lui aussi, passe un à un ses fringues, dépose sur la crédence ce qu’il doit à la jolie masseuse, y met une bonne rajoute et sans un mot, quitte le trois pièces sur la pointe des pieds. C’est l’heure pour la jeune femme de nettoyer toutes les souillures d’une soirée où elle s’est vue largement dépassée par les évènements.
Douche nécessaire pour faire aussi le point sur son égarement passager ! Tout n’est pas si négatif, et son corps lui rappelle immédiatement au moindre mouvement qu’elle vient de faire un sport aussi excellent pour sa libido. Un bon moment qui va lui faire une foule de souvenirs. Elle file vite fait au lit sans analyser plus que cela cette séance très spéciale. Mais elle est aussi capable de faire la différence entre deux moments passionnés. Et de loin, celui qu’elle vient de vivre avec cet Alain rejette sa première fois aux oubliettes. Une bonne nuit de sommeil et demain… tout rentrera dans l’ordre probablement.
C’est donc un petit matin ordinaire, un jour de repos pour les travailleurs et les étudiants. Le soleil qui pointe son museau au coin d’une fenêtre vient aussi lécher de ses rayons le pied du lit où Maryline repose paisiblement. Un réveil plutôt agréable, bien que de suite perturbé par le retour en force dans la mémoire de la jeune femme de sa dérive charnelle de la veille. Son petit déjeuner semble éloigner le spectre de sa peur rétrospective. Et comme tellement de jeunes en ce bas monde… elle procède de suite à ce rituel quotidien, l’ouverture de son téléphone portable. Dès le code « pin » mis en route, le symbole d’un appel manqué lui saute au regard. Consulté de suite… et zut ! C’est Sylvie qui a cherché à la joindre, sans pour cela laisser de message.
— xXx —
Une heure déjà que la brune s’abrutit dans ses bouquins, mais rien ne lui sort de la tête les troubles du voisinage et les cris d’amour nocturnes et encore moins de son corps cette envie larvée qui la consume. La sonnerie de son portable la ramène sur terre. Le prénom de Maryline s’affiche sur l’écran. Elle s’empresse de répondre.
Un coup en vache que ce « Bébé ». Son amie sait parfaitement qu’elle a en sainte horreur de se faire appeler par ce diminutif. Donc, c’est prémédité et la brune se demande si c’est finalement une si bonne idée de sortir avec cette marraine d’étude. Mais pour une fois, elle a raison. Voir du monde, se sentir vivante, ça commence par mettre le nez dehors. Et la galerie marchande du supermarché, sa cafétéria où elles vont se rendre sont les lieux les plus adaptés pour se retrouver. Sylvie ferme d’un geste rageur le livre rouge ouvert sur son burlingue. Passage devant la glace de la salle de bain et les lèvres rougies, il ne lui reste plus qu’à attendre la venue de miss Maryline.
Quelques petits coups discrets frappés dans sa porte annoncent, un peu avant onze heures, la blonde. Son amie qui patiente depuis un long moment est face à elle. Une Maryline vêtue sobrement pour cette virée en ville. Petit tailleur bleu marine, hauts talons et un maquillage léger. Sa chevelure impeccablement arrangée, tout lui donne l’air d’une jeune bourgeoise en goguette. De son côté sa copine n’a rien à lui envier. Elle a délaissé son sempiternel jean troué aux genoux pour une robe qui lui sied mieux. Et si son chemisier ne recèle pas de gros volumes, il attire cependant les regards curieux.
Deux belles nanas marchent donc sur le trottoir pour se rendre à la station du tram la plus proche du CROUS. Elles rient, sont heureuses de ce soleil qui inonde les rues. Et la rue qu’elles empruntent déverse sa cargaison de chairs humaines à quelques pas du supermarché où elles ont l’intention de passer un bon moment. Ça grouille de monde et il faut reconnaître que beaucoup d’étudiants viennent ici, qui pour faire quelques courses, qui pour flâner. Dans la galerie marchande, le bar est un arrêt quasi obligatoire pour une jeunesse qui y a ses marques et ses habitudes. Si pour Maryline c’est un lieu bien connu, il l’est nettement moins pour une Sylvie qui sort si peu.
Le serveur qui vient prendre leur commande revient très rapidement avec pour l’une un café et pour la seconde, un chocolat chaud, petit plaisir de la brune. Cette fois, au milieu d’un défilé incessant de personnes qui poussent un chariot et d’autres qui se baladent sans vrai but, les deux copines assises à une table se fondent dans le décor. Ici personne pour écouter leur conversation, pas d’âme non plus pour les surveiller. Et bien entendu, c’est l’instant choisi par la blonde pour foncer bille en tête, entrer dans le vif du sujet.
La blonde éclate de rire. Et bien entendu Sylvie ne peut que la suivre sur cette voie. Puis Maryline reprend avec un air solennel.
Les deux nanas sirotent leur boisson et une longue plage de silence renvoie chacune d’elles dans une réflexion toute personnelle. Si la trouille de la blonde est palpable, Sylvie n’entrevoit aucun moyen de lui venir en aide, et pas même celui de la rassurer. Les minutes défilent et le duo de filles décide qu’il est temps de faire quelques vitrines. L’endroit s’y prête à merveille et offre surtout l’avantage de calmer les idées qui leur courent dans la tête. L’officine à la croix verte qu’elles croisent voit Maryline s’y précipiter. Elle dialogue quelques instants avec une vendeuse, alors que son amie, elle, se tient en retrait.
Ce qui se dit entre la cliente et la vendeuse demeure un mystère pour la brunette qui dans son coin lorgne certains produits de beauté en devanture. Apparemment la femme de la pharmacie a su trouver les mots pour calmer les maux de la fautive. Et c’est une nouvelle Maryline qui, requinquée sort de la boutique, un sachet de papier à la main. Côte à côte les deux jeunettes font quelques pas dans la galerie sans que l’une ou l’autre ne sache comment reprendre le dialogue interrompu. Puis celle qui tient toujours son sachet l’ouvre et en sort une sorte de boîte multicolore.
Le serveur a un sourire en coin en revoyant débarquer les deux filles à la table qu’elles ont délaissée environ un quart d’heure plus tôt. Il accourt et prend la commande. Il a toujours une sorte de rictus aux lèvres en rapportant les boissons de ces deux péronnelles, et dès qu’il a le dos tourné, soulagée, la première à éclater de rire, c’est bien la blonde. La pilule qu’elle avale a au moins le mérite de la rendre plus gaie. Et sa compagne lui emboîte le pas dans des éclats de rire qui les soulagent de la tension provoquée par cette peur de la bêtise de Maryline.
— xXx —
Les jours s’égrènent au rythme des cours pour les deux amies. Si elles s’appellent souvent, aucune ne cherche à sortir. La fin d’année d’études approche à grands pas et en dernière année, Maryline aussi se résout enfin à bosser un peu plus. Quant à sa copine Sylvie, conformément à ses habitudes, elle est très studieuse et concentrée. Il n’est finalement rien arrivé de fâcheux à la masseuse. Sa mésaventure avec Alain est loin déjà, un peu de l’histoire ancienne. Mais elle reprend ses massages dès que ses finances sont trop maigres, la peur du manque est un réflexe puissant chez elle. De temps en temps, au téléphone Sylvie évoque le sujet, mais sans vraiment faire une demande bien spécifique.
Fatalement un soir, Alain qui, lui, a apprécié les soins si particuliers de Maryline, la rappelle pour une nouvelle séance. Comment refuser un client qui est déjà passé entre ses mains à plusieurs reprises ? Pourquoi après avoir dit oui au bonhomme, la jeune blonde se sent-elle mal à l’aise ? Et l’idée saugrenue qui lui vient, serait-elle du goût de Sylvie ? Guidée par cette pensée aussi étrange qu’idiote, elle ose franchir le pas en téléphonant à sa copine.
Voilà comment un coup de fil vient gâcher une fin de journée pacifique et calme. Sylvie soudain se sent toute chose, morose, elle se pose mille et une questions. Se rendre à l’invitation de la blonde c’est aussi prendre du temps dont elle a bien besoin pour réviser. Mais d’un autre côté, l’histoire de ce type qui a su tenter émotionnellement Maryline sans même la frôler, elle a une furieuse envie de voir à quoi il ressemble. C’est donc bien tiraillée entre travail et curiosité qu’elle se trouve balancée. Quelques minutes elle cherche encore un peu de réconfort dans ses cours, mais l’esprit n’y est déjà plus. Et elle pense qu’en se rafraîchissant par une bonne douche ses idées vont sûrement s’éclaircir.
Un prétexte fallacieux dont elle ne veut pas voir la folie. Une façon tordue de se préparer à elle ne sait quoi ? Peut-être, mais tout en préservant les apparences. Puis après le jet d’eau tiède, une jupe, un chemisier, prémices à une sortie que son cerveau réfute encore ? Et que dire de cette jeune femme qui chausse des talons hauts et file vers la station de tram qui va l’emporter vers l’appartement du centre-ville ? À n’en plus douter, si son cœur bat, c’est bien d’une audace certaine dont elle fait preuve là. Et les deux passages pour piétons qu’il lui faut traverser pour prendre la cage d’escalier… pousser la porte dont la serrure ne résiste pas, comment qualifier cela ?
Le salon, sur la gauche, dont la porte est restée entrebâillée, la vue immédiate sur un spectacle inouï, celui d’un type pratiquement nu. Allongé sur une table juste assez large pour que rien de son corps ne dépasse. Puis sur la partie des hanches de ce type, une serviette cache l’essentiel. Maryline voit entrer dans son champ de vision cette invitée qui s’est finalement décidée à débarquer.
Il ne bouge pas la caboche se contentant de marmonner quelques syllabes que la brune prend pour un salut poli. La locataire de l’appartement se borne alors à lui annoncer simplement.
Mots bien plats qui sortent de la gorge de l’arrivante. Elle ne sait plus trop ce qu’elle fiche au beau milieu de ce cirque, en fait ! C’est encore Maryline qui lui sauve la mise.
La brunette passe ses mains sous le robinet et puis saisit une serviette pour se sécher les pattes. Elle va donc comme lui a indiqué la blonde se positionner sur le flanc inoccupé par sa vis-à-vis. Et elle suit d’abord des quinquets les circonvolutions effectuées par les paumes de celle qui tripote le gus. Amusée par ces regards peureux, la marraine lui fait un clin d’œil et lui lance joyeusement…
Voilà ! Étrange sentiment qui envahit Sylvie lorsque ses doigts se posent pour la première fois sur ce corps d’homme inerte. Mélange de peur et de douceur de répéter les mouvements que lui dictent les gestes de son amie. Puis malgré quelques maladresses ou ce qu’elle prend pour telles, les mouvements osent ce que l’esprit hésite encore à guider. Toucher un flanc, effleurer le dos du cou à la serviette qui camoufle la transition entre torse et membres inférieurs devient une sorte de défi. Pour elle, mais aussi pour Maryline qui face à elle l’observe amusée. Ne pas s’affoler, ne pas se détourner de l’objectif qui est bien de malaxer les chairs et les muscles du type, lui faire ressentir un maximum de sensations.
Lentement en elle s’opère aussi une sorte de mutation. Un éveil très spécial de sa propre conscience des choses. Un peu comme si le fait de toucher ce mec lui procurait un plaisir sourd. Ça s’insinue en elle sans trop qu’elle ne le comprenne de suite, puis cette situation s’installe presque naturellement. Avec celle-ci, une ribambelle d’échanges sensoriels inconnus, métamorphose qu’elle n’analyse que partiellement. Enfin, elle se sent envoûtée, et elle comprend que sa copine ait pu craquer pour ce type. Parce que franchement, là, il suffirait de bien peu pour qu’elle succombe également.
Elle insiste sans désormais suivre la même route, les mêmes chemins que ceux que l’officiante sur le flanc opposé exécute sur Alain. Il semble à Sylvie que lorsqu’elle s’occupe de son bras, que ses doigts, un à un massent ceux du zig, il lui serre un peu trop la main. C’est comme un coup d’électricité, comme si un orage se déchaînait en elle. Pour se sauver de ce naufrage, elle s’enfuit mentalement, replaçant ses pognes bien loin de celle qui vient de l’électriser. Trop vite pour que son geste passe inaperçu aux yeux de sa marraine. Du reste, la risette affichée par Maryline en dit long sur ce qu’elle a déjà ressenti.
Pourtant, elle se désintéresse visiblement de ce que fait son élève en cet instant. Elle vient de se pencher et murmure des mots à l’oreille d’Alain qui remue la tête dans un signe d’assentiment. Alors la jeune femme blonde fait une nouvelle descente qui amène ses pattes à hauteur de la serviette en travers des fesses du bonhomme. Et sans crier gare, elle retire l’objet gênant. Deux fesses charnues entrent dans le champ de vision des deux nanas. Maryline continue imperturbablement à tripoter la chair. Suivie dans cette démarche par une Sylvie totalement subjuguée par la vue de ce cul masculin.
Quand la main de la blonde empoigne-t-elle d’autorité le bras de sa vis-à-vis ? Pourquoi l’entraîne-t-elle inexorablement vers la lune dont elle lorgne les deux hémisphères ? Un incroyable courant traverse tout le corps de la jeune femme. Son amie vient de réussir son coup. Les paumes se frottent sur ce derrière rebondi. Le joufflu tressaille légèrement à l’arrivée des paluches douces, toujours entraînées par Maryline. De plus, elle appuie un peu plus fort sur les doigts, dans le but avoué de faire sentir à sa voisine la consistance de cet endroit particulier. C’est si subtilement amené que l’index et le majeur se glissent lentement dans le sillon qui partage la lune ainsi présentée d’Alain.
Caresse ciblée, si bien appréhendée par le monsieur, qu’il pousse un vrai soupir. Salutations de bienvenue, il a un mouvement réflexe qui fait que l’endroit se cabre sous les visiteurs. Et bien sûr, le contact se fait encore plus intime. Mais le bras de la blonde s’est maintenant détaché de celui de son amie. Finalement, la menotte ne quitte pas les lieux. Elle fait plusieurs passages, encouragée en cela par le fait que Maryline fait couler dans la faille quelques gouttes d’huile essentielle. Et ça lubrifie délicatement la raie qui subjugue de plus en plus la masseuse novice. Combien de voyages font les sangsues, qui sans cesse reviennent ?
Le type ne compte pas et Sylvie est bien incapable de dire pourquoi elle insiste tellement par là. Elle s’obstine à lentement faire aller et venir son index sur un petit creux déniché au fond du canyon. Le massé ne fait rien pour arrêter le jeu qui lui plaît. Pourquoi en serait-il autrement puisqu’il se sent si bien ? Maryline parle-t-elle vraiment ? L’esprit de la brune perçoit bien le son de sa voix, mais… enregistre-t-il correctement ce qui se décide ? Le type se retourne et les quinquets de la jeune femme se trouvent confrontés avec le sexe du bonhomme. Gonflé, plutôt long et fin, il remplace la vue sur le fessier de l’instant précédent.
Mortifiée, statufiée totalement, Sylvie voit sa compagne de massage qui jusque-là lui fait face se déplacer. Elle contourne par les pieds le type qui reste de marbre. Enfin, elle arrive à hauteur de son amie, se place derrière elle. Le souffle dans le cou ajoute encore au trouble de la brune. La bouche féminine qui se porte à son oreille lui distille des mots, des ordres presque.
La blonde égratigne gratuitement de ses mots un Alain qui se fiche éperdument de ce qu’elle peut bien raconter. Lui se laisse bercer par l’ambiance et surtout par cette masturbation inattendue, imprévue.
Elle vient d’entrouvrir le chemisier de sa copine et benoîtement, entièrement subjuguée par ce qu’elle tient, la brune ne réagit pas. Sa jupe aussi la quitte avec une sorte de bruit bizarre. Sylvie est en soutien-gorge et culotte astiquant le jonc de ce type qui pour elle est toujours un parfait inconnu. Lui se redresse et pourtant, la main qui le branle ne quitte pas son affaire. Il aide de sa main la tête brune à avancer vers ce que sa patte branle encore. Comment résister à l’appel de la chair ? Cette fois, c’est sa culotte qui glisse le long de ses cuisses, poussée en cela par cette amie qui s’amuse de la situation. Ils font bloc les deux pour allonger une Sylvie entièrement à leur merci.
Une fois sur le dos, là où quelques secondes auparavant, Alain se tenait, lui s’installe à genoux au-dessus de son visage. À quelques centimètres de sa bouille, la bite vadrouille enflée et odorante. Sylvie sent aussi que ses deux cuisses sont éloignées l’une de l’autre et la seconde qui suit, les lippes de… Maryline se collent sur sa chatte. Pas moyen de refuser quoi que ce soit. Sa bouche est remplie par le pieu masculin et son entrejambe sert de terrain de jeu à la blonde. Goûter une bite et se faire lécher simultanément, voilà qui l’entraîne dans des sensations dont elle n’imagine pas la portée.
Folle, dans l’impossibilité d’analyser ce qui lui arrive, elle se contente de téter et de se laisser aller à prendre le meilleur. Ça monte en elle d’un coup, comme une vague sur l’océan. Elle se sent prise de vertiges, tremble de partout et s’abandonne aux caresses conjuguées du mâle et de la femelle. Elle ne refuse rien, se laisse faire et gémit constamment. Combien de temps dure ce duo de câlins ? Elle ne veut pas compter, ne peut pas le faire sans doute. Puis… l’homme se déplace, la libérant de son poids sur l’estomac. C’est un autre abandon que celui de la langue qui la fouille, qui fiche le camp. Elle se rend à ces deux-là qui lui font ce qu’ils veulent. Un bruit encore sans signification pour elle qui ne sait plus trop où elle est.
Elle se raidit pourtant lorsqu’elle comprend que ce qui vient de sortir de sa bouche se dirige vers son sexe. Raideur bien inutile, car bien trop tardive. Un léger picotement, une minuscule aiguille qui lui revient dans le crâne, et puis cette chose qui est en elle, qui ne bronche plus. L’immobilité dure une éternité avec cette impression que son ventre va éclater tant il est dilaté. Mais un net recul de ce qui la remplit, et enfin une suite de va-et-vient la font exploser de mille perceptions inconnues. Son unique pensée… « Adieu virginité, adieu pucelage ! »
Vive la femme naissante de cet instant. Sur son visage, celui souriant de cette amie penchée. Et un smack magistral sur sa joue… Et comme dans un rêve… une dernière phrase avant que Sylvie ne soit emportée dans une incroyable jouissance. Premier orgasme distillé par un mâle qui la baise…
Aucune réponse autre que ce déferlement d’un trop-plein d’envies, un débordement de sensations toutes nouvelles, un déluge de sensualité et pour la première fois de sa vie… la brune connaît le bonheur et la joie d’être prise par un homme. Bien loin d’elle aussi la pensée que celui-ci est aussi âgé que sa propre mère. Le besoin de sexe est là, Alain est là, le reste n’est que pure fiction. Et finalement, ce « vieux » est tellement plus doux, plus dégourdi aussi que tous ses jeunes loups qui l’ont frôlée, effleurée, sans jamais avancer d’un pouce. Lui sait être prévenant, caressant, et c’est bien là, toute la différence.
Fin