| n° 23217 | Fiche technique | 33439 caractères | 33439 5980 Temps de lecture estimé : 24 mn |
27/07/25 |
Résumé: Deux étudiantes... deux vies différentes... une nuit étrange que chacune appréhende d’une manière diamétralement opposée ?
Mais est-ce bien le cas ? | ||||
Critères: #érotisme f fh hagé massage | ||||
| Auteur : Jane Does Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Les amours naissantes Chapitre 01 / 02 | Épisode suivant |
Les deux filles se quittent sur un éclat de rire commun. Sylvie, elle, compte bien aller se replonger dans ses bouquins et sa copine file vers le supermarché pour faire ses courses. S’il leur arrive de se prendre le chou, ces deux-là s’adorent. Pourtant côté tempérament, c’est le jour et la nuit. La brune, Sylvie, c’est une fille de vingt-deux ans, réservée, à la limite d’une timidité maladive. Elle suit des cours de droit et si l’une et l’autre sont issues de familles modestes, elles n’ont pas tout à fait la même vision du monde. Maryline, blonde avec quelques reflets presque roux dans les tifs affiche trois ans de plus au compteur.
La plus âgée étant devenue la marraine de la plus jeune lors de son arrivée à la fac, des liens étroits d’amitié se sont tissés au fil des mois. De plus chez chacune d’entre elles, l’absence d’un père à la maison, dans leur jeunesse, a contribué à renforcer encore un peu plus ces attaches profondes qui les unissent. Reste tout de même que Maryline est toujours plus argentée que Sylvie, sans trop que cette dernière ne comprenne pourquoi, puisqu’elles n’ont pas de petit boulot en dehors des cours. Un mystère donc pour cette brune qui d’un autre côté ne cherche pas non plus à en savoir davantage.
— xXx —
Maryline à vingt-cinq ans vit dans un joli trois pièces, agréablement situé, au centre de la petite ville de province où elle étudie. Sylvie, elle, a opté pour une chambre sur le campus, et regagne sa piaule. La marraine quitte donc sa filleule et amie pour faire les rayons du magasin le plus proche. Dès son retour là où elle crèche, elle remplit son frigo. De quoi tenir une semaine sans problème et puis elle se pavane devant la glace de son armoire, avec un petit ensemble de sous-vêtements affriolant. Savoir se faire un petit plaisir de temps en temps, le secret d’un petit bonheur. Elle aime les fringues et sa taille mannequin lui permet bien des folies. Jamais besoin de retouche, tout lui va comme un gant et elle ne se prive pas de dépenser un peu de sous dans des tenues parfois borderline. Jupes courtes, ras-la-touffe comme lui fait parfois remarquer une Sylvie complexée.
Mais c’est bon enfant et la marraine prend toutes les critiques de la part de la brune de manière affectueuse. Pas question de querelles ou d’embrouilles. Après avoir rangé toutes les provisions sur les rayonnages du réfrigérateur, un coup d’œil à sa montre lui indique qu’elle a encore deux bonnes heures à tuer avant que sa soirée « spéciale » commence. Elle se rend donc dans sa salle de bain. Là, summum de la richesse, cette pièce est équipée d’une douche à l’italienne, mais également d’une baignoire. Et un bain s’impose pour ce qui va suivre. Pour ce secret si bien gardé qu’elle ne partage avec personne… encore qu’à bien y réfléchir…
La blonde jeune femme se coule dans l’eau parfumée, jusqu’au cou, avec un plaisir ineffable. Elle savoure de longues minutes ce bain aux senteurs épicées, et ressort de la flotte avec une moue de dépit. Dommage qu’elle ne puisse en profiter encore un peu. Emmitouflée dans une sortie de bain en éponge, une lente métamorphose s’opère là, devant le miroir. Pinceaux, poudre, fard tout est là pour rendre plus belle encore celle qui se maquille délicatement. D’abord, un séchage de sa tignasse, pour donner du volume à celle-ci et lorsque gonflée et brillante sous les coups de brosse, elle est enfin au goût de la demoiselle… s’ensuit le ravalement de façade.
L’image qui peu à peu apparait sous la patte savante de la belle blonde est celle d’une jeune femme désirable. Vient alors, et avec un soin tout particulier le choix d’une tenue qui va mettre en valeur tous ces instants passés à se pomponner. Ce soir… jupe ultra courte, chemisier cintré blanc et sous l’une une culotte de dentelle, quant au haut… il cache un soutien-gorge pigeonnant qui fait exploser deux seins sympathiques. L’effet désiré, hallucinant, qui donne cette drôle d’impression d’une poitrine hors norme. Enfin, ce sont les lèvres qui s’ornent d’un trait de gloss brillant.
Il ne reste donc plus à la jeune femme qu’à attendre. Oui, encore quelques minutes de solitude avant son rendez-vous. Aucun affolement dans ses gestes, juste un brin de fébrilité de savoir déjà avec une certaine exactitude comment vont se dérouler les deux ou trois heures à venir. Pour les avoir vécues à diverses reprises, pour les renouveler avec sinon du plaisir au moins de la joie. Joindre l’utile à l’agréable, une façon très personnelle de ne pas se fatiguer et de vivre bien. Un sourire vient illuminer la face de celle qui se prépare à un moment « chaud ».
— xXx —
Dans la petite chambre de Sylvie, l’ambiance est toute différente. La brune se met en pyjama et s’enroule un plaid sur les épaules. Pas qu’il fasse vraiment froid, ni même frais. Non ! Juste une habitude, une manie de nana. La matière douillette de la couverture lui plait. Et la voici qui se plonge dans la rédaction de quelques pages d’un mémoire fastidieux. Mais elle adore ça. Pour elle, le Code pénal est devenu son bréviaire depuis longtemps. Elle nage dans des articles rébarbatifs au possible pour nombre de profanes. Les minutes s’égrènent au fil des lignes noires qu’elle trace sur son ordinateur portable.
Une belle invention que celle de ces PC. Gain de temps et surtout possibilités infinies de rectifier, de changer l’ordre des choses sans ratures. Et puis pour la documentation, un simple clic suffit pour dégoter le bon mot, pour découvrir un synonyme. Oui… un outil qui est depuis son avènement indispensable aux étudiants de tous poils. C’est donc ainsi qu’après trois bonnes heures à tapoter sur son clavier, la jeunette se dit qu’un petit caoua serait le bienvenu. Pause obligée donc pour se ressourcer et se désaltérer.
Elle enregistre son travail, en clôt la page sur sa clé « USB » de sauvegarde et se redresse. L’espace exigu dans lequel elle navigue par habitude ne lui offre que peu de possibilités de déplacement. De son lit à la table, de la table à son coin « kitchenette », lequel n’est en fait qu’un petit évier sur le plan de travail duquel une plaque électrique et un mini four sont ses seuls luxes. Un placard en surplombe l’ensemble et c’est là qu’elle empile boites de conserve et boissons fraiches comme chaudes. Un mini frigo complète cet ensemble. Le café ? Une poudre moulue délayée dans une eau bouillante que sa bouilloire électrique va lui assurer.
Mais Sylvie se contente de cela. Spartiate comme décor, suffisant pour une vie d’étudiante assidue. L’avantage de tout ceci reste son prix abordable. Sa mère, Agnès vit dans les terres, à cent kilomètres de là, et elle est ouvrière dans une usine textile. Pas de quoi pavoiser, mais cette maman aimante fait tout ce qu’elle peut pour sa gamine. Et elle l’a éduquée dans le profond respect des autres et des valeurs morales d’une vie de petites gens. Tout en touillant le breuvage agrémenté d’un morceau de sucre, elle se demande d’un coup ce que peut bien faire Maryline.
Si elle n’a pas voulu l’accompagner pour faire les courses, c’est pour une tout autre raison que celle invoquée. Son amie sait bien son dénuement, et chaque fois elle se croit dans l’obligation de lui offrir des tas de trucs. Ce qui évidemment met toujours la brune dans un embarras pas possible. Elles ont déjà eu mille conversations dans ce sens, mais le scénario se répète pourtant chaque fois, d’où ce refus poli de la plus jeune. Et puis il y a cette manière voilée de lui faire miroiter une possibilité de gagner un peu d’argent sans se fatiguer.
Quel petit boulot a-t-elle bien pu dénicher qui lui donne une aisance financière affichée ? Cette question tourne dans sa tête alors que la petite cuillère dans la tasse crée un remous qui dissout le sucre. Une envie aussi de se sentir moins isolée se met à tournoyer dans la caboche de Sylvie. Appeler Agnès sa mère ? C’est possible, mais il est déjà très tard et ce serait l’inquiéter pour rien. Maryline redevient la roue de secours ! Et aussitôt dit, immédiatement réalisé. Son téléphone est sur la table où elle a bossé toute la soirée.
Une fois dans sa main, une hésitation vient perturber la bonne marche de son esprit. Et si sa copine s’imagine encore qu’elle l’appelle juste parce qu’elle a faim ou soif ? Ce qui n’est effectivement pas le cas ce soir, mais s’est déjà si souvent arrivé… Finalement après mûres réflexions, l’étudiante rejette l’idée de déranger Maryline. Son ordinateur va la sauver et c’est bien sur celui-là qu’elle recherche de quoi tuer sa solitude. À commencer par un peu de musique, puis quelques images pour se sentir plus vivante.
Petit à petit les paupières s’alourdissent et la fatigue l’emporte dans un pays où l’imagination est faite de paysages ensoleillés, de fleurs odorantes et colorées… pour finir par la plonger dans un repos sans vagues. Sur sa couche, la jeune fille, toujours emmitouflée dans son rectangle de doudoune quitte la terre pour un ciel sans nuage. Un monde peuplé de robes noires à col d’hermine, de prétoire et de justice. Chacun a les rêves qu’il peut, et c’est toujours mieux que de se perdre dans de monstrueux cauchemars.
— xXx —
À quelques kilomètres de là, au centre-ville, un doigt vient de se planter sur le bouton de la sonnette d’un petit deux pièces-cuisine. Celui qui fait le pied de grue en attendant l’ouverture de la porte n’est plus depuis longtemps un perdreau de l’année. Non ! Une petite cinquantaine, mais si bien conservé. Sapé tel un milord, cheveux courts bien peignés, tempes argentées, fin et élancé dans un habit taillé sur mesure, le bonhomme présente plutôt bien. Dans l’appartement, des pas feutrés lui indiquent clairement que celui ou celle qui occupe les lieux arrive. Le panneau de bois tourne sans grincement sur ses gonds.
Le bouquet de roses passe de la main de l’homme à celle de la blonde. Magnifiques fleurs qui vont de leur éclat, embellir la pièce où les deux-là se dirigent. Il semble évident qu’elle et lui sont amis, qu’ils se connaissent, malgré un écart d’âge conséquent. L’endroit où elle emmène son visiteur est meublé avec goût. Un long divan, une table basse, un meuble de chêne style « crédence » cohabitent avec une sorte d’établi rembourré qui jure avec le reste.
Maryline s’en va vers la salle de bain et elle revient avec un long drap de bain en éponge, d’une blancheur immaculée. Dans la pièce, le type, visiblement coutumier des lieux, retire prestement sa veste. Puis il se débarrasse de sa chemise. Enfin son pantalon glisse en tire-bouchon sur ses chevilles avant de gonfler la pile de vêtements bien pliés qu’il dépose sur l’accoudoir du sofa. L’homme prend ses aises, il s’étale sur ce qui ressemble fort à une table de massage. Il est donc en caleçon, allongé dans l’attente du retour de la jeune femme.
Ce qui ne tarde guère. À pas de souris, elle rapplique avec sa serviette. Le gars étendu sur le ventre lui montre donc son côté pile. Bronzé, un corps musclé qui malgré son âge semble entretenu, en bon état de conservation.
La serviette repose sur les reins du type couché, couvrant ses fesses pourtant camouflées dans son slip noir. Un filet odorant d’huile coule sur la peau du dos du zig qui retient un frisson. Et d’un coup, les deux pattes douces de la jeune femme commencent un étrange ballet sur ce corps alangui. Elles débutent leur manège par l’endroit où vient de dégouliner le liquide fluide. C’est en premier lieu, un voyage très doux, sensuel de paumes qui enduisent lentement chaque centimètre carré de peau. Une fois cette opération menée à son terme, les doigts tout entier se dotent d’une vie propre.
Ils vont, viennent, passent et repassent sur ce dos offert. La trace de leur cheminement sur le parchemin de ce lieu se fait avec quelques pincements, étirements et le type qui subit ce régime délicieux soupire déjà d’aise. Avec une lenteur exaspérante, les caresses de plus en plus précises s’éloignent de la nuque découverte, pour gagner peu à peu le haut des reins dont la limite est garantie par la serviette. Lorsque les batifoleurs atteignent ce rempart, c’est pour mieux grimper de nouveau vers la lisière de la chevelure et le cou libre. Une longue remontée suivie d’une nouvelle glissade vers le bas en passant maintenant par les flancs non abrités.
Combien de mouvements d’ascenseur sur ce type malaxent la chair étalée ? Pas de compte d’apothicaire, seulement de longs câlins pour détendre, tripoter, masser. Et presque brutalement, les menottes précises quittent cette large plaine nue pour ne revenir qu’au niveau des orteils où elles entament d’identiques pérégrinations. L’un après l’autre, les panards du gaillard toujours couché sur le ventre font l’objet de manœuvres extrêmement délicates. Et c’est au tour de chacune des jambes de se voir entourée par des soins analogues. Et là encore la poésie s’arrête là où le coton marque une frontière.
Maryline continue inlassablement à aller et venir, paumes ouvertes ou doigts crispés tels de petites pinces. Tantôt bien à plat, mais également serrant et se crispant sur les muscles saillants, elle officie méthodiquement. Le temps file, le temps s’envole et Alain est aux anges, trop peut-être ? Il est soudain surpris dans ses rêveries par la voix féminine qui lui demande gentiment de faire un demi-tour sur la table.
Il lève les deux bras, les repousse en arrière et fait mine de prendre ce qui masque ses reins.
Et prestement, le corps du bonhomme vient se placer comme la jeune femme vient de lui demander de le faire. Cette fois, toujours allongé, c’est son torse qui reçoit le filet d’huile essentielle. La serviette recouvre le caleçon. Mais il n’a pas échappé à Maryline que celui-ci est déformé d’une manière qui ne peut pas passer inaperçue. Elle ne dit pas un mot, elle sait et ne veut pas le gêner plus qu’il ne l’est déjà. Les activités digitales sont de nouveau en route. C’est plus vallonné, moins musclé et surtout, une toison argentée orne le torse d’Alain. Les phalanges plongent avec malice dans la moquette qui était noire autrefois.
Entre ses cils, il peut tout à son aise admirer les gestes simples de cette nana qui s’ingénie à lui procurer un petit bonheur que son épouse se refuse à lui donner. Celle dont les paluches le frôlent avec une telle satisfaction est joliment roulée et surtout ses mouvements lui font un effet indésirable. C’est le signe bien sûr qu’elle travaille plutôt de manière favorable. La partie de lui qui s’est mise au garde-à-vous ne veut pas se résigner et revenir au repos. Merde alors ! C’est trop… top. Cette Maryline est une masseuse de premier choix. De plus elle est bien foutue. C’est encore plus compliqué de résister à la dérive de ce petit bout de son corps où le sang s’agglutine.
— xXx —
Dans le couloir, le sommeil de Sylvie est stoppé net par les cris et les rires des locataires des autres piaules. Elle fait une sorte de bond et se trouve d’un coup dans le noir, assise sur son lit. Elle réalise de suite qu’elle est sur les couvertures et non pas dans les draps. C’est Alix, son voisin de chambre qui fait tout ce tapage ? Il vient d’arracher de sa nuit la brune qui ne sait plus trop où elle se situe. Son ordinateur n’est même pas éteint et lors de son sursaut dû au vacarme, elle a bousculé ce dernier. Immédiatement l’écran quitte sa veille et illumine la pièce. Une chance encore qu’elle ne soit pas tombée tant le pucier est étroit.
Dans la chambre qui jouxte la sienne, Alix n’est pas seul et de plus celle qui l’accompagne glousse comme une dinde. Comment échapper à ces sons curieux alors que tout, aux alentours n’est que silence ? Les bruits s’éternisent et sont de plus en plus explicites. Ils ne réveillent pas que la jeune fille, mais sortent aussi de sa léthargie sa libido en berne depuis… toujours. Jamais au grand jamais, son voisin ni personne d’autre du reste, n’a ramené une fille dans une des chambres environnantes. Et les soupirs, puis les gémissements ne laissent guère planer de doutes sur les activités auxquelles les deux d’à côté se livrent.
Le seul problème, c’est que pour Sylvie, c’est comme une révélation. Elle si sage d’ordinaire, qui ne pense pratiquement jamais à ce genre de chose, se trouve là confrontée à une réalité physique des évènements. De plus, l’exigüité du plumard fait que des coups plus ou moins violents viennent frapper le mur mitoyen aux deux chambres. Vraisemblablement les deux joueurs ne savent pas qu’ils perturbent le bon ordre et la quiétude établis. Ils y vont de bon cœur, à grand renfort de râles et de cris pas très discrets. En un mot comme en mille, Alix et celle qu’il a ramenée dans son espace vital baisent. Comment ne pas entendre ce qui se passe à moins de dix centimètres de ses oreilles ?
L’impensable se produit. Alors que derrière la mince cloison qui la sépare du couple qui fornique ou nique fort, une incroyable envie vient oppresser la demoiselle. Elle se sent rougir de cette montée d’un désir inavouable. Bien entendu que les deux qui font l’amour ne se doutent pas un seul instant des dégâts collatéraux qu’ils occasionnent. Tout à leurs jeux sexuels bruyants, pas une seconde, ils ne peuvent imaginer les tourments soudains qui naissent chez Sylvie. De surcroit, comme elle ne tient absolument pas à ce que l’un ou l’autre des protagonistes de cet accouplement devine qu’elle les entend, elle est condamnée au silence le plus absolu.
Elle cherche un dérivatif dans ses écouteurs et de la musique sur son ordinateur. Mais rien n’y fait, les râles sont trop audibles pour qu’elles les ignorent totalement. Et la chaleur qui se diffuse dans tout son corps de femme vient se focaliser en un seul point… un endroit terriblement ciblé dans le bas de son ventre. À un tel degré qu’elle a l’impression que son sexe se liquéfie. Réflexe humain s’il en est, elle y porte ses mains. Force est pour elle de constater que l’entrejambe de son pyjama est maculé par un liquide abondant. Que faire à part le retirer ? Opération rendue terriblement ardue par la nécessité de ne pas faire connaitre sa présence aux deux qui insistent.
Une fois le retrait total du vêtement inondé effectué, les doigts désormais ont un accès libre et illimité à son sexe en transe. Si ce n’est bien évidemment pas une première pour Sylvie, les conditions n’ont jamais été à ce point aussi… inspirées par des sons de cette nature. Ils sont maintenant trois à se donner un plaisir très différent. Alix et sa complice ne cessent plus de roucouler et la partie doit être magique, alors que pour la brune, tout doit être obligatoirement plus feutré, mais tout aussi agréable. Elle a le son sans les images. Et c’est bel et bien son cerveau qui lui en crée des virtuelles, au diapason de ce qui se trame derrière le mur.
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Les deux paluches qui encerclent la cuisse gauche d’Alain effleurent à peine l’élastique de la jambière de son slip. Il frémit, soupire et relâche la pression de l’air contenu dans ses poumons. Les visiteuses s’éloignent lentement de la zone rouge. Mais c’est pour mieux y revenir pour masser gentiment un long moment la peau fragile de cet endroit discret. Un traitement similaire, égalité parfaite pour la jambe droite. Mais là, il semble au bonhomme aux yeux clos que les doigts s’attardent trop longuement et ça lui file une trique d’enfer, impossible à réprimer. Cette diablesse sait y faire.
Un écart volontaire ou non d’un des doigts ? Lequel et surtout pourquoi ? Il lui a paru que celui qui se meut dans les environs immédiats de son sexe, s’est attaché à flirter trop lentement dans cette zone. De plus, si le doute est permis, le second dérapage est-il aussi fortuit ? Pas si certain. Les précédentes fois où il est venu ici, pour un massage de cette nature, il ne s’est rien passé de tel. Alors ? Maryline fait-elle exprès de le titiller plus loin que la décence ne le permet ? Doit-il lui montrer qu’il est partant ? La peur de se gourer, d’outrepasser ses attentes et c’est foutu. Par les temps qui courent, le moindre dérapage est interprété comme une atteinte aux droits des femmes et il n’est pas question dans sa position qu’il prenne le moindre risque.
Si elle ne va pas clairement au but, il est hors de question que lui bouge. Mais Bon Dieu comme ça devient pénible de résister. Lorsque les paumes filent vers le genou, un soulagement pour Alain qui respire plus librement. Mais répit de courte durée puisque la pogne huilée fait le chemin en sens inverse, sur l’autre guibolle. Là encore, bien que très… éphémère, la sensation que la main marque moins l’arrêt, ou plus simplement qu’elle va plus loin qu’elle ne le devrait… est-ce une vue de son esprit enfiévré ? Difficile à dire. Il ferme les paupières et stoppe sa respiration.
Rêve-t-il que la serviette se soulève ? Ou bien est ce que son sexe trop bandé l’entraine-t-il dans une pensée bizarre ? Il ne veut pas savoir, ne cherche pas à comprendre. Mais le doute n’est plus permis. Sur le tissu étiré du slip qui lui recouvre les parties génitales, la chaleur diffuse de la main qui s’y attache, il ne peut pas en être autrement. C’est bien elle qui presse doucement sur la tige qui ne se détend plus ? Un cauchemar tout éveillé ? Pour le savoir, il lui suffirait d’ouvrir les quinquets ! Oser, il doit oser ! Et la peur de s’être trompé est plus forte que son envie de s’en assurer.
Ça… ! C’est le calbute qui retient à l’étroit le sexe du vieux mâle. Son pote Germain, celui qui lui a présenté cette masseuse amatrice ne lui a jamais fait part de dérives telles que celle qui se produit là ! Mais depuis quelques minutes, il est déjà sur un autre pan de ses envies, dans la phase aigüe, celle d’où il est terriblement difficile de revenir si elle est franchie. Il la laisse faire et sent que le dernier rempart de sa masculinité disparait en glissant le long de ses quilles. Elle ne dit plus rien, et il ne tente pas de savoir ce qu’elle pense de ce qui se montre là, dans toute la crudité d’une lumière artificielle. D’un coup, sa bite se tient au grand jour.
Quelle audace ! Maryline n’en revient pas. Comment a-t-elle osé dépasser les limites qu’elle s’impose pour ce « job » très spécifique qui lui donne une suffisance financière ? Des hommes, elle en masse depuis plusieurs mois. Quelques femmes également, mais c’est très rare et puis, elle n’est pas très à l’aise avec ces reflets de ce qu’elle est. Lorsqu’elle a pris son bain dans la soirée, avant l’arrivée d’Alain, elle avait sans doute déjà prémédité tout ceci. Inexplicable pour cette fille que ce qui survient en ce moment.
Ce type… Alain ! Il n’a rien d’un Adonis, et n’est là que parce que sa femme refuse de lui prodiguer les soins nécessaires à l’équilibre de son corps. Elle en est tellement consciente la Maryline qui lui retire son slip. Aller plus avant dans ce style de massage, c’est franchir un pas vers quoi ? Le sait-elle vraiment ? Ce qui ressort de sa demande, c’est un émoi impossible à définir, une envie, un besoin qui s’est fait jour au fil des passages de ses pattes sur le bonhomme. Un peu comme si en le caressant, une évidence était née. Celle de ce désir plus ou moins enfoui au tréfonds de son corps. Ce désir de faire l’amour, à moins que tout bêtement ça ne s’appelle : « envie de baiser ». Ça ne lui est jamais arrivé avec ses autres « clients ».
Ils sont nombreux les types qui aiment se faire tripoter par une belle et douce jeune femme. Jusque-là cependant elle a évité tous les pièges de l’ordre de celui qui ce soir la pousse inexorablement à faire cette curieuse demande. Non ! Jamais elle ne s’est sentie aussi excitée par l’érection d’un mâle. De plus celui qui a la queue raide comme du bois a sans doute l’âge de coucher avec sa mère. Il pourrait aisément passer pour son père… qui soit dit en passant est un absent dont elle ne connait absolument rien. Pas même le prénom, c’est pour dire ! Mais là, la chose gonflée qui vibre dans sa main enduite d’un baume liquide aux senteurs quelque peu aphrodisiaques… pourquoi trouve-t-elle si sympa de la caresser ?
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Du majeur et de l’index, Sylvie se masturbe. Elle suit le rythme des cris et des plaintes féminines de l’inconnue que son voisin saute depuis un bout de temps. Encore que ce ne soit peut-être qu’une idée. La prend-il vraiment ou bien n’en sont-ils qu’aux préliminaires ? Comment en être certaine ? Alors son cerveau lui invente des mirages. Elle s’imagine qu’il la lime avec une force décuplée. Et le contexte est si érotique de ce côté-ci du miroir qu’elle fait de moins en moins attention. Retenir ses propres gémissements ou ses plaintes, un tour de force dont elle ne maitrise plus tous les paramètres. Et bien sûr, elle lâche un soupir ou pousse un cri de temps à autre.
Tout va bien et la femme dans la piaule attenante miaule de plus belle. Les doigts alors gardent une amplitude et une constance qui amènent notre jeune « écouteuse » ou « voyeuse sonore » au bord de l’apoplexie. C’est si prononcé comme effet qu’elle en oublie toute retenue. Quand s’aperçoit-elle que, de chez le couple, plus rien ne résonne chez elle ? Mais il n’est jamais aisé de couper la félicité dans sa prodigieuse montée. Et elle ne tente même pas de refréner ses glapissements de femme en chaleur. Tous ses muscles se mettent en mouvement alors que tout son être devient un seul et unique frisson. Elle jouit comme ça ne lui est jamais sans doute arrivé.
Comme un soufflé sorti du four un peu trop rapidement, les effets souvent retombent aussi vite qu’ils se sont envolés. Et le silence de part et d’autre du mur en parait étrangement dérangeant. Alix et sa dulcinée se sont-ils rendu compte que Maryline se branlait en les écoutant ? Quelle importance ? Il ne viendra pas demain lui demander, et elle n’aura pas non plus le courage de l’affronter pour en parler. Alors la jeunette fait comme tout un chacun et elle se recouche, mais cette fois dans les draps, avec le secret espoir de se rendormir rapidement. Sa caboche pourtant n’est pas aussi docile qu’elle l’espère. La nuit ne porte pas toujours conseil, malgré tout ce que l’on en dit.
Et si elle est convaincue que le lit dans la chambre d’à côté reste occupé par la poupée et son « Panpan Lapin » plus aucun murmure ne lui parvient. Se sont-ils tout bonnement endormis après que leurs exploits sexuels aient pris fin ? Aucune idée, mais elle veut seulement s’en convaincre, voire y croire parce que ça l’arrange. Ce n’est cependant qu’au terme de nombreuses gesticulations que la brune parvient à sombrer dans un néant, dans la noirceur d’une nuit agitée. Et l’image qu’elle perçoit, avant de s’éteindre, c’est celle du visage de sa copine. Une Maryline qui se moque d’elle en lui susurrant simplement…
« Salope ! Petite salope ! Tu es pire que ce que je croyais ».
Est-ce toujours le produit de son imagination qui la fait revenir sur terre alors que sa croisée aux persiennes non closes filtre un pâle soleil ? Pas du tout. Le temps de réagir et la musique de la veille se réitère en boucle dans la carrée de son voisin Alix. Eh bien ! Quelle santé ! La nana qui partage sa couche cette fois ne retient plus ses hurlements. Aux mêmes causes les mêmes effets. Là encore, une chaleur ignoble vient se répandre dans les veines d’une Sylvie à nouveau survoltée. La fille qui se fait sûrement monter là, derrière la séparation bien mince, donne libre cours à ses humeurs amoureuses. Elle doit réveiller la moitié du CROUS. Qui d’elle ou de la brune se sent la plus gênée ?
Vite ! Une douche pour calmer les élans de ce corps que la solitaire n’arrive plus à dompter. Et l’eau qui lui coule sur la peau accentue dangereusement la sensibilité à fleur de peau de la malheureuse Sylvie qui ne doit de nouveau son salut qu’à des caresses qu’elle juge déplacées. Inopportunes certes, mais magnifiquement efficaces puisqu’en deux temps et trois passages, elles calment cet effroyable emballement de ses sens. Et puis si c’est interdit ou mal vu… ça reste tout de même si bon… qu’elle en fait durer le plaisir. Et c’est bien en phase avec les deux qui font l’amour qu’elle s’offre un orgasme magistral. Muettement, elle leur adresse, à travers les plâtres, ses plus vifs remerciements.
Le café… brouet infâme qui n’a rien d’un vrai caoua et voici une nouvelle journée qui commence sur les chapeaux de roues. Une porte claque, toute proche, des pas dans le corridor et le calme absolu qui retombe sur les logements de fonction estudiantins. Bien ! Il est temps de renouer avec une vie normale. Quoi de mieux à neuf heures du matin un samedi que de savourer la voix douce d’une maman lointaine ? Aussitôt dit, aussitôt fait. La conversation familiale dure presque une heure et les mots d’une mère remontent le moral de sa fille. C’est douloureux ce bip de fin qui rend plus solitaire que jamais la jeunette.
Elle mesure là, la tristesse d’être isolée et jalouse plus que de raison, celle qui cette nuit et ce matin a connu ce qu’elle n’a encore jamais expérimenté. Sylvie en ressent encore plus un besoin de tendresse qu’elle ne sait ni comment ni où trouver. C’est donc là, tout simplement que lui vient à l’esprit le prénom de la seule personne susceptible de lui donner de bons conseils en matière d’amour. D’amour ou de sexe ? Parce que toutes réflexions faites, il s’agit plus d’un besoin physique que d’être aimée… Reste à appeler donc Maryline et pour une fois, déroger à son principe fondamental de passer les jours chômés à réviser.
Une petite voix dans la tête de la brune qui semble lui dicter : « Vas-y appelle-la, elle, elle saura te conseiller, à défaut de t’aider. » C’est donc d’un index tremblant que la menotte appuie sur le bouton d’appel de son « Android ». Qu’elles sont longues ces sonneries insistantes avant que son amie ne décroche… un, deux, quatre, puis cinq « dring » et là-bas, ailleurs, le répondeur qui se met en branle.
« Bonjour ! Vous êtes bien au numéro… »
Il n’y a pas de réelle urgence et pas non plus de quoi fouetter un chat… sa meilleure amie doit encore roupiller, normal en ce premier matin de week-end !
À suivre…