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n° 23210Fiche technique53686 caractères53686
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Temps de lecture estimé : 38 mn
23/07/25
corrigé 23/07/25
Résumé:  Misu git au sol, une balle en pleine tête...
Critères:  #bisexuel #masturbation ff caresses intermast cunnilingu fdanus
Auteur : Claude Pessac            Envoi mini-message

Série : Sexpresses tendresses

Chapitre 03 / 04
Sainte-qui-s'-touche

Résumé des épisodes précédents :

C’est le bonheur absolu pour Pipa et Misu. Mais un évènement imprévu pourrait mettre un point final à leur amour.




Debout derrière la vitre du service de la salle de réveil post-op’, je fixe Misuki, parfaitement immobile sur un lit. Énorme bandage sur le crâne, masque respiratoire, cathéters et pastilles d’électrocardiogramme, appareillages nombreux, la pauvre est à peine distinguable. Elle a l’air sereine certes…


Ce qui n’est pas mon cas ! J’ai les genoux qui flageolent, je suis régulièrement parcourue de frissons et je suis au bord des larmes…


D’ailleurs, lorsque la gendarmette s’approche, pose ses mains sur mes épaules et me murmure : « Ça va aller, rassurez-vous ! » ces mains, ce simple geste de bienveillance, ces paroles témoignant de sympathie fraternelle de la part d’une quasi inconnue ouvrent les vannes et je pleure toutes les larmes de mon corps. La jeune femme resserre son étreinte et souffle à mon oreille :




Précédemment



Misuki avait été conduite au bloc dès son arrivée à l’hôpital. L’intervention a duré une heure ? Plus, moins ? Une éternité en tous cas.

Puis, la chirurgienne est venue me voir :



Petite seconde d’hésitation : Piskorski est donc son patronyme…



Le médecin prend un peu de recul avant de répondre :



Je la regarde un peu ahurie, la question ne m’était pas venue à l’esprit jusque-là : elle ou moi ? Je ne m’étais pas posé cette question jusqu’ici. Aucune question d’ailleurs tant j’étais inquiète pour l’état de Misu. Choquée, étourdie, je balbutie :



Prise d’un étourdissement, je chancèle : « Je… je voudrais m’asseoir. »

La docteure m’attrape sous le bras alors que je menace de m’effondrer :



Les jambes en coton, je la suis, enfin, disons plutôt qu’elle me soutient fermement jusqu’à son bureau où elle m’installe sur un canapé. Un instant plus tard, elle me tend un verre d’eau que j’avale goulûment.



Je reprends mes esprits.



Dans l’encadrement de la porte restée ouverte apparait un des gendarmes qui m’avait brièvement interrogée chez moi. Le militaire s’adresse d’abord au médecin :



La jeune femme explique la raison de mon trouble, puis, consciente d’être importune, annonce qu’elle laisse son bureau à notre disposition et sort. Elle est remplacée par une gendarmette qui referme la porte. Le capitaine Carianti se présente et présente sa collègue.



Je secoue la tête doucement, cherchant vainement qui ou pourquoi ?



Le militaire réfléchit un instant avant de poursuivre :



Je souffle en haussant les épaules.



Je fouille mes poches, tends mon trousseau de clefs au militaire.



Le capitaine tend mes clefs à sa jeune subordonnée, laquelle lui demande :



La jeune femme parait à la fois surprise et ravie par l’ordre de son supérieur. Elle quitte la pièce, un grand sourire aux lèvres.



L’homme se raidit brusquement et se défend :



Je suis surprise de l’entendre nommer Misu par son prénom. Étonnement qui doit être visible sur mon visage. Il se reprend.



Abandonnant un instant sa raideur militaire, il sourit légèrement et m’explique sur le ton de la confidence :



Léger coup à la porte, la jeune collègue du capitaine est de retour, souriante. Un sourire auquel je réponds volontiers, tant la jeune femme est avenante et fraîche. Carianti perçoit ma sympathie pour elle et me la présente plus avant :



Surprise par ces propos qui sonnent en forme de reconnaissance et de confiance de la part de son supérieur, la jeune femme rosit et balance un instant sur ses pieds avant de retrouver une attitude très militaire. Le capitaine approche deux chaises du canapé et l’invite à s’asseoir comme il le fait lui-même.



Je lui coupe la parole.



Je réfléchis.



J’interviens :



La gendarme me regarde d’un air intrigué.



Son chef approuve chaleureusement la déduction.




Ooo000ooO




J’ai étalé sur le lit l’ensemble de mes joujoux coquins. Cuisses outrageusement ouvertes, ma délicieuse partenaire de jeu promène le godemichet sur sa chatte encore et toujours luisante de mouille. La fausse queue se fraye rapidement un passage entre ses abondantes nymphes déployées et ne tarde pas à s’enfoncer dans la galerie farfouillette. Malgré la circonférence du morceau, le gode va et vient sans problème dans le tunnel, ses mouvements projetant des éclaboussures de cyprine.



Le petit jouet en question est un vibromasseur Rabbit, qui, je le sais, va m’exploser aussi bien la bonbonnière que le clito. Avant d’enfourner le joujou, je préfère utiliser mes doigts : trois plongent vaillamment dans mon abricot, mon pouce déploie mes timides petites lèvres roses. Glissée sous mes fesses, ma main gauche n’est pas en reste : son majeur rejoint les trois effrontés qui chahutent ma boutique, les autres farfouillent dans ma raie, agacent mon trou de balle. Je me suis accroupie près du visage de Misu qui ne peut toutefois pas lécher mon bataclan, enfermé dans mes mains.


— Salope que tu es, allez, un doigt dans le cul ! Et vite, ma putain d’amour adorée.


Pas besoin de m’implorer, j’obéis sur le champ !


— Alors garce, tu aimes ça hein, te mettre un doigt dans le cul, petite gouine !


Alors que je me suis redressée pour m’introduire le lapin crétin vibrant dans le bréviaire, Misu avise un étui en cuir sur le lit.


— Attends, qu’est-ce qu’il y a là-dedans ?


Je jubile ! J’abandonne Roger Rabbit. De l’étui, j’extrais un strap-on double : une bite pour pénétrer Misu, un bel œuf vaginal pour bourrer ma moule et me donner le contrôle des opérations. Un gode ceinture… sans ceinture.


— Hey, tu as ce genre de jouet toi ? C’est un truc de lesbienne ça ! M’aurais-tu caché des choses ?

— Non, c’est un de mes ex qui me l’a offert. Pas besoin de te faire un dessin sur ce qu’il voulait…

— Se faire enculer, le salaud ! Waouh ! Allez, mets-le !


Exit Monstro, la pine vibrante de mon gode affole le mont Fuji, glisse dans la vallée d’Iya, plonge dans la grotte Akiyoshido avant de se diriger vers la sombre caverne Kmoriana sur la face nord du Fuji Yama. Quand la pine s’engouffre brutalement dans la cavité interdite, Misu crie !


Un cri déchirant qui… me réveille !


Je suis en nage, trois doigts plantés profond dans ma conque, entre mes cuisses complètement écartées. Totalement égarée, je sors de mon rêve et réalise péniblement être dans une chambre d’hôtel. En compagnie de la lieutenante, assise dans un fauteuil en face de mon lit. Heureusement, elle me semble dormir. À moins que…



Ooo000ooO



Dans la soirée, j’avais quitté la chambre de Misu. Ne voulant pas m’éloigner de l’hôpital, la gendarmerie avait réquisitionné une chambre dans un hôtel du centre-ville. Hôtel un peu rustique mais on m’avait justifié ce choix par des raisons de sécurité : « Un petit hôtel de centre-ville est plus facile à sécuriser que les établissements modernes installés dans les quartiers industriels et commerciaux des périphéries, totalement désertes et si accessibles la nuit ». Peu m’importait de toute façon le standing de l’établissement, le confort de la chambre était bien suffisant et pas forcément inférieur, loin s’en faut, à celui des chaînes low-cost.


Ma nuit avait été agitée, comme me le confirma mon ange gardien : à plusieurs reprises, ma lieutenante avait été obligée de me secouer plus ou moins fortement pour me faire sortir d’un mauvais rêve. Pour ma part, je savais très bien que je n’avais pas fait que des cauchemars…


La militaire avait les traits tirés par sa nuit blanche. Sa jupe était un peu froissée mais pour le reste, sa mise était impeccable.

Dès mon réveil, elle a tenu à me rassurer sur l’état de santé de Misuki.



(Nous avons convenu de nous nous tutoyer – quand nous ne sommes que nous deux – depuis la veille au soir.)



Sourire et clin d’œil de la militaire.



Estomaquée par cette révélation stupéfiante qu’elle a accompagnée d’un nouveau clin d’œil complice, je me sens obligée de me découvrir.



Coline sourit :



J’aurais une foultitude de questions à lui poser mais ce n’est pas vraiment le moment : on vient de nous prévenir que Misu est en phase de réveil.



La peur de la perte de mémoire, comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation. Et si le trauma avait effacé les dernières heures, les derniers jours et évènements vécus avant l’attentat ? Et si Misu ne me reconnaissait pas ? Si elle m’avait oubliée ?


Je suis près d’elle, je lui tiens la main. Elle bouge désormais, elle a retrouvé les petits gestes incontrôlés de la paisible dormeuse qui rêve ; elle n’est plus cette gisante statufiée dont l’immobilité m’avait tant effrayée.


Misu ouvre les yeux sur moi, une demi-seconde, les referme.



Elle a parlé, elle s’est adressée à moi ! J’existe, NOUS existons ! Mon cœur bat à tout rompre et je dois lutter de toutes mes forces pour ne pas éclater en sanglots.



Misu fronce les sourcils, ouvre les yeux et cette fois, découvre son environnement. Ses paupières papillonnent et ses yeux roulent d’un côté à l’autre de la pièce. Éblouie par la lumière crue, elle m’interroge du regard.



Elle referme les yeux, respire profondément et demande :



Arrêt sur image ! Misu est passé directement du couloir à cette chambre d’hôpital. Elle se souvient de tout, sauf du tir apparemment ! Et surtout, surtout, merci mon dieu ou… diable, elle se souvient de nous ! Et elle rit, elle se moque d’elle-même ! Misu rit ! Elle a failli mourir, mais elle rit ! C’est bien elle, ça !


Cette fois, je ne peux plus me retenir, je pleure en même temps que je ris avec elle !



La rescapée a porté ses mains à sa tête et senti le bandage qui lui ceint le crâne.



Oh, là c’est sûr, elle a toute sa tête !



Misu vient de refermer les yeux, elle s’est peut-être rendormie. Je regarde Loren, la chir, postée derrière la vitre : la blonde lève le pouce en signe de victoire et me désigne la sonnette murale. Je lui fais signe que j’ai compris.

Misu, les yeux clos, me murmure :



Nouveau coup d’œil vers la baie vitrée :



Je jette un nouveau coup d’œil et constate que le petit groupe s’éloigne, la lieutenante, bras écartés, pousse les personnes présentes à partir. Je lui adresse un clin d’œil complice.



Misu ouvre alors les yeux, plante son regard dans le mien et souffle :




Ooo000ooO



Misu n’est en fait restée que deux jours encore à l’hôpital. Deux journées que j’ai passées près d’elle… et en compagnie de mes parents. À moitié rassurés, ils repartent vers le sud demain. Mais pétard, ils se sont fait un sang d’encre pour Misu ! C’est certain, ils l’ont complètement adoptée et ont accepté notre couple. Mon père a été clair :



M’enfin, Papou, si tu savais ! Notre couple ? Existera-t-il encore dans huit jours…



Petit contretemps au matin de la sortie de Misu, je suis allée témoigner au procès et le procureur a jubilé ! Les propos que j’ai rapportés ont fait s’effondrer la prévenue : aveux complets, elle a tout déballé y compris la participation active de son mari.


Pour des raisons de sécurité, dès lundi, il avait été décidé que Misu passerait sa convalescence chez moi. On pourrait penser, maintenant le procès bouclé, que la protection dont nous faisions l’objet serait levée. Mais de retour chez moi avec mon escorte, je trouve un courrier dans ma boîte aux lettres. À peine le temps pour moi de saluer Misu (deux chastes bises, en copines) et je décachète l’enveloppe. Une lettre anonyme, tapée sur ordi, dans laquelle Misu et moi sommes clairement menacées des pires représailles : Misu et moi, toutes les deux ! L’une et l’autre ! Voilà qui change la donne ! Dans la lettre, outre les menaces, nous sommes traitées de tous les noms et notamment de sales gouines, à plusieurs reprises. Une injure répétée qui fait froncer les sourcils du capitaine Carianti. Je prends immédiatement les devants !



Misu, ahurie, me fait les gros yeux. Je lui réponds par un geste signifiant « T’inquiète ».



L’honorable adjointe en question s’en trouve statufiée, bouche ouverte !



J’ai tendance à rougir plus ou moins fortement à tout bout de champ, mais en cet instant, la pauvre Coline est championne du monde : littéralement cramoisie !



Coline, qui se remet de ses émotions, prend quelques secondes pour exposer ses déductions.



Elle s’interrompt un instant



Carianti approuve chaleureusement



Ouf ! Je nous aurais mal vues avec un grand moustachu dans les pattes 24 heures sur 24. Avec Coline, c’est moindre mal…



Alors que Coline a raccompagné son supérieur à sa voiture, j’explique à ma pauvre Misu les révélations que la gendarmette m’a faites trois matins plus tôt, son couple avec la chir, sa perspicacité sur notre couple… et les preuves que je lui ai involontairement fournies dans mon sommeil.



Lorsqu’elle revient dans le salon, Coline nous trouve bouche à bouche.



Les trois minutes se sont sans doute un peu éternisées en baisers et tendres papouilles mais quand les mains de ma chérie coulent dans mon entrejambe, je me détache d’elle en riant.



Dans la cuisine, Coline a posé deux flûtes sur le comptoir petit-déj’.

Les mains sur les hanches, Misu, sourcils froncés, s’insurge :



La gendarmette ouvre la bouche pour s’expliquer, mais elle saisit la mise en boîte et préfère en rire avec nous.



Mon Eurasienne chérie a conclu ses propos en faisant les gros yeux, Coline fait mine d’avoir peur et sort prestement une troisième flûte du freezer. Je ris :



Coline débouche la bouteille de champ’ (en s’employant à ne pas faire péter le bouchon…) et remplit les verres. Nous nous sommes installées sur des tabourets hauts, face à elle restée debout derrière le comptoir. Nous trinquons joyeusement.


En constatant que Misu a lampé la moitié de sa flûte d’un coup, je me prépare à la raisonner mais la garcette me devance :



Coline et moi répondons en saluant militairement !



Ooo000ooO



Alors que Coline s’installe dans une des chambres de l’étage, nous faisons de même dans la piaule en face de la sienne. Pour plus de sécurité et faciliter la protection, on oubliera en effet ma chambre du rez-de-chaussée. Restons groupir !


Je redescends pour rapatrier quelques affaires depuis ma chambre. Pendant que Coline cherche dans mon dressing de quoi se changer en civil, je ramasse mes produits de beauté et de soins divers, mais aussi, certains petits jouets que je fourre prestement dans un carton… Coline, changée, arrive au moment où un de mes godemichets m’échappe et roule sur le sol. Elle le ramasse :



Comme je suis passée rouge tomate, elle ajoute :



Comme je vais remonter à l’étage, elle me prévient :




Ooo000ooO



La planche à pain en question est totalement nue, allongée cuisses ouvertes sur le lit lorsque je rejoins « notre » chambre. Merveilleusement indécente avec ses doigts qui farfouillent dans sa tabatière. Pour sûr, nous n’allons pas beaucoup nous reposer dans la demi-heure à venir.



Bon, je n’ai pas le choix. Je raconte tout, tout ce dont je me souviens. Quand j’en arrive au strap-on double, ma très attentive auditrice qui se triture les mamelons depuis un moment déjà, se redresse :



J’attrape le carton de mes accessoires et le vide sur le lit.



Elle examine les diverses pièces avec gourmandise avant de saisir l’engin double. Le gode comporte une extrémité en forme de poire et l’autre est une bite de taille appréciable.



Dans un geste de stupéfaction spontanée mais sans doute théâtral, ma compagne porte ses deux mains sur sa bouche et ouvre de grands yeux effarés :



Je n’imagine pas une seconde que la petite rouée soit choquée !



Misu recueille sur sa figue un peu de sa liqueur qu’elle répand dans la raie de son cul.



Restant sur le dos, Misu relève ses jambes qu’elle plie, ramène sur sa poitrine et maintient avec ses mains derrière les genoux. La position a fait basculer et relever son bassin : l’objectif Lune est parfaitement accessible. Inratable !

À genoux sur le lit, je promène d’abord l’électro-bite dans la fente ruisselante, puis la plonge sans ménagement dans son pot à miel.



J’attrape ses fesses dont j’écarte bien les globes. Je positionne le dard sur l’anneau serré.



Je pousse à peine sur la rondelle, le gode rentre comme dans du beurre ! Merde, j’aurais aimé rencontrer une certaine résistance… Mais pas un cri, c’est à peine si la garce tressaille.



C’est trop génial cette position ! Je peux observer toutes les réactions de ma geisha, ses yeux écarquillés quand la bite bute dans le fond du cloaque, ses lèvres qu’elle mord quand le nœud lui évase encore son œillet plissé, les traits extasiés de son visage que je lui démonte l’arrière-boutique. Alors que je lui bourre le cul avec entrain, la joyeuse amazone branle frénétiquement son ahurissant clitoris, dressé en mini-bite. Elle rue la vicieuse, je suis contrainte de la maintenir fermement aux hanches. Elle grimpe ma jolie dépravée, elle escalade allégrement l’échelle du plaisir. Et la voilà qui plonge trois doigts dans son terrier rose. Son pouce chahute son champignon et je vois poindre le moment de l’explosion.


Le cri qu’elle expulse du plus profond de ses entrailles déchire l’étouffant silence de la chambre surchauffée. Misu frémit, pleure et rit, elle mord son poing, mais si sa main droite a abandonné son clito, la gauche garde trois doigts plantés, immobiles désormais, dans son mille-feuilles dégoulinant de miel.


J’ai stoppé mes va-et-vient forcenés, préférant m’en tenir à quelques rapides aller-retours ponctuels qui relancent ma chérie dans les éthers délicieux de l’orgasme. Je suis comblée de la voir comblée, c’est tellement bon de la voir jouir…



Quand elle rouvre ses quinquets et me fait signe d’approcher, je libère doucement son sphincter avant de m’allonger sur son corps en sueur. Nos lèvres se retrouvent, nos bouches se scellent alors que nous nous enserrons au plus fort l’une contre l’autre.

Doux moment de plénitude, de tendre fusion, de communion extasiée.

Moment que la perverse Nipponne interrompt brusquement.



Je nettoie consciencieusement le strap-on avec une lingette imbibée en faisant durer la manœuvre. Je temporise mais il va bien falloir y passer. Je me doutais bien que je ne m’en tirerais pas si facilement, je vais y avoir droit ! Bien que je ne sois pas fan absolue de sodomie. Au contraire…



Misu tente d’introduire la poire dans son sexe mais la manœuvre n’est visiblement pas évidente.

Je me moque d’elle :



Elle hausse les épaules :



Je ne réponds pas mais j’adopte sa position : je veux la voir m’usiner !



Bonne fille, elle répète ma séquence : fente, berlingot, histoire de lubrifier l’engin, puis vient appuyer sur la rosette brune. Elle m’a bien écarté les miches mais, comme je m’y attendais, mon troufignon fait de la résistance ! Une, deux, à la troisième poussée, le gland dodu défonce la porte.



J’aurais bien aimé ne pas miauler à l’introduction mais au moins, je n’ai pas vraiment crié et maintenant, le plus dur est passé !


Ma gentille tortionnaire scrute mes réactions et me voyant rassérénée après le pic d’alerte du passage de l’octroi, elle lance la mécanique enculatoire, lente d’abord, histoire que je m’habitue, puis elle monte dans les tours. Je ne vais pas mentir, les va-et-vient, autant légers que brutaux, profonds ou accélérés ne me sont pas douloureux mais comme je le craignais, ils me laissent passablement indifférente. Je crains que la pauvrette ne s’épuise pour rien. Car elle y met du sien la garcette, elle donne et se donne à fond.


Misu se rend vite compte de mon impassibilité, je la vois plisser les lèvres, foncer les sourcils. Son visage s’éclaire tout à coup, un large sourire de triomphe se dessine. Je n’ai pas le temps de m’interroger sur les raisons de sa jubilation.


L’épouvantable succube interrompt un instant les manœuvres postérieures pour me glisser sa main presque entière, quatre doigts, dans la chatte. Son pouce quant à lui s’est planté dans mon sillon et maraude à proximité de mon pistil sensible.


Je crie, le coup est rude ! La folle m’a plongé ses doigts au plus profond, doigts qui me fouillent avec vigueur, je les sens même par instant tenir le gode à travers mes chairs. Me voilà quasi fistée fissa furioso et… OH PUTAIN, j’adore ça ! J’adôôre ces doigts fous-dingues qui vandalisent ma salle des fêtes, me colmatent la tirelire, profanent l’autel de Vénus et m’estourbissent l’utérus.



Le cataclysme est violentissime, la tempête dévaste tout, emporte jusqu’à ma conscience. Je suis électron libre, libéré dans un Big Bang ravageur qui me coupe le souffle. En apnée absolue, je virevolte dans un charivari tourneboulant, étourdissant, anesthésiant. Tout disparaît brutalement, c’est le noir absolu, ténèbres charbonneuses avec, tout au fond du tunnel, une minuscule lueur bleutée. Je plonge dans un lac tranquille, m’y noie délicieusement, je dors…



Le hurlement de Misu me réveille, à moins que ce ne soit la claque monumentale qu’elle vient de m’asséner.



Elle pleure !



Nous éclatons de rire à cette promesse ! Nous rions, nous pleurons, nous tremblons, elle sans doute plus que moi encore.




Ooo000ooO



Quand nous retrouvons Coline, elle est en pleine discussion téléphonique avec son chef. Nous voyant débouler, elle le prévient de notre présence et passe la communication sur haut-parleur.



Je m’apprête à lui demander s’il n’en fait pas un peu trop, mais Misu me devance pour le remercier chaleureusement.



Prenant la voix geignarde et nasillarde du Niquedouille du Robin des Bois de Disney, l’impertinente lui répond :



L’imitation est parfaite et nous fait rire tous, y compris Carianti qui coupe ensuite la communication.


Misu et moi nous attelons immédiatement à la tâche qui nous a été imposée par les autorités ! Recenser mes petits amis des trois dernières années n’est pas bien difficile. Même si j’ai poussé vers la sortie un peu fermement le dernier, Justin, je sais qu’il ne lui a pas fallu plus de trois jours pour se recaser avec une vraie rousse, cette fois, et qu’il file le parfait amour avec elle. Donc, séparations sans problème avec mes trois ex. Pour ce qui est des amoureux transis et autres dragueurs plus ou moins sèchement éconduits, c’est une autre affaire. Je dois me creuser les méninges. Bien sûr, facile, Corentin Lanoux, VRP en accessoires funéraires qui me baratinait à chacun de ses passages. De guerre lasse, j’avais fini par accepter de dîner avec lui. Soirée calamiteuse, ce bellâtre prétentieux s’était montré pressant, limite grossier et avait essayé de me rouler une pelle tout en m’écrasant un sein avec sa grosse paluche sitôt que je m’étais assise dans sa voiture. Beurk ! Claque monumentale, et avant qu’il réalise, j’avais quitté son carrosse et appelé un VTC. Alors oui, lui, bien sûr, pourrait m’en vouloir, d’autant qu’ensuite, mes commandes s’étaient réduites, jusqu’à zéro absolu, au profit de son concurrent direct. Mais le bonhomme habite à quatre cents kilomètres, il est marié, il a trois gosses et un gros crédit immobilier sur le dos. Je sais qu’il a changé de boîte et tourne désormais dans un secteur lointain. Alors franchement…


En me torturant les méninges, je finis par me rappeler de Martial Dubois : bon, pas grand-chose à lui reprocher sinon d’être collant. Un technicien EDF, gai comme un jour sans pain, petite quarantaine dégarnie, célibataire à ses dires. Ce type était venu chez moi pour diagnostiquer la panne partielle de courant, suite à la tempête de ce début d’année. Il avait essayé de m’expliquer pourquoi je n’avais plus d’électricité à l’étage mais je n’avais rien pigé au truc. Le bonhomme avait solutionné le problème, bien que cela n’aurait pas été dans ses « attributions normalement, mais je vous ai évité de faire intervenir votre électricien. Quand on peut rendre service… ».


Bonne fille, je lui avais offert un café mais il avait refusé le billet que je lui glissais. « Rendre service à une jolie femme comme vous aura t’été (sic) mon bonheur du jour ». Vingt minutes plus tard, il bavassait encore et toujours sur ses qualités de technicien hors pair et j’avais dû simuler un appel en bidouillant discrètement mon portable sous la table. « Désolée cher monsieur, lui avais-je dit après une pseudo conversation, mais là, je dois filer ».


Ouf, débarrassée ! Mais quand trois jours plus tard, j’avais vu sa camionnette se garer devant chez moi et le bonhomme en sortir un bouquet de fleurs à la main, j’avais filé dans l’entrée, ébouriffé ma chevelure, déboutonné mon chemisier pour le reboutonner à moitié et de travers (Pierre avec Paul !), sorti un pan de ce même chemisier de ma jupe, comme si je venais de me rhabiller en toute hâte. Je ne l’avais pas laissé entrer. J’étais sortie sur le pas de la porte, pour, à mi-voix et l’air affolé, lui expliquer que je n’étais pas seule, que je ne pouvais pas accepter son bouquet car « Mon ami est jaloux comme un tigre et violent – Désolée – Adieu » et je lui avais tourné le dos, en commençant à dézipper ma jupe et en claironnant, porte encore entrouverte « C’est rien, chéri, juste un emmerdeur. J’arriiive ». Rentrée, à travers le judas, j’avais vu le bonhomme filer sans demander son reste, jeter avec rage son bouquet sur le macadam, marcher vers son véhicule et filer au diable vauvert. C’est du moins la destination que je lui espérais voir prendre. Et s’y perdre, tant qu’à faire !


Je consigne consciencieusement l’épisode même si je vois mal un personnage aussi falot se munir d’une arme. Mais, cette histoire occupera les gendarmes.


Pendant que je cherche vainement un autre quidam à désigner, les hommes du pitaine ont fini la pose des panneaux et quittent les lieux. Presque immédiatement après, coup de sonnette ! Je perçois une petite lueur de panique dans les yeux de ma chérie. Logique, elle est au courant des circonstances de son « accident » et les coups de sonnette la font sursauter.



Deux secondes plus tard…



Embrassades chaleureuses, la nouvelle venue nous remercie pour l’invitation.


Sacrée nana la chirurgienne : blonde comme les blés, des yeux bleus immenses, bouche pulpeuse. Silhouette parfaite et… poitrine canon ! Des obus sidérants !



Coline, pas très à l’aise dans ses baskets tente de calmer le jeu.



M’ouais, il me semble que les aveux ne se sont pas faits dans cet ordre, mais peu importe ! Souhaitant sans doute s’expliquer tranquillement avec sa compagne, Coline entraîne sa compagne vers l’escalier.



Il faut croire que Coline fait une présentation approfondie de la chambre car le couple met plus de dix minutes à redescendre !


Les deux jeunes femmes se sont changées, jupes et t-shirts. Jupes de longueur bien plus raisonnables que les nôtres et je ne m’aventurerais pas à leur demander si elles portent ou non des slips en-dessous ! Car même si Coline a visiblement réussi à amadouer sa compagne, je doute qu’elle soit allée jusqu’à lui parler des us et (nouvelles) coutumes de la maison !


Si Loren porte visiblement un soutien-gorge (vu le volume de sa poitrine, ça peut se comprendre !), Coline, elle, a fait l’impasse : sa poitrine est pourtant plus convaincante que la mienne, des seins fermes et hauts dont les tétons marquent clairement son t-shirt moulant. Côté nichons, notre quatuor affiche donc un tableau rigolo : du triple A- de Misu aux bonnets D de Loren en passant par le C de Coline et mon AB+, enfin… entre A+ et B ! Faudra qu’on fasse une photo à l’occase… Topless bien sûr, sinon, aucun intérêt !



La fonctionnaire zélée commence par ma bafouille. Je la vois faire plusieurs petites moues dépitées avant de froncer les sourcils et de pencher la tête.



À peine le temps d’ouvrir trois placards et de sortir quelques ustensiles que la gendarme revient, l’air grave :




À suivre…