| n° 23200 | Fiche technique | 17868 caractères | 17868 3031 Temps de lecture estimé : 13 mn |
18/07/25 |
Résumé: Dans un monde futuriste (mais pas trop), Alhya rencontre un "Spécial". | ||||
Critères: #sciencefiction | ||||
| Auteur : Myhrisse Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Spécial Chapitre 10 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
Alhya continue de dominer les sessions de jeu virtuel et clarifie à 314 qu’elle ne désire que lui. Alhya et 314 ont leur première relation sexuelle.
Alhya s’éveilla sans surprise seule, le lendemain. Les spéciaux se levaient tôt grâce à leur implant de sommeil régénérateur. Elle s’habilla de vêtements de travail amples et confortables puis rejoignit le restaurant pour les commandes matinales.
Alhya se retourna pour constater la présence d’un homme d’une trentaine d’années. Les cheveux longs attachés en queue de cheval, il proposait un visage dissymétrique, des yeux marrons fixés sur le sol devant lui et un teint hâlé. La barbe et la moustache mal taillées contribuaient à désharmoniser l’ensemble.
Il portait un pantalon et un tee-shirt trop grands pour lui. Les pieds nus, il ressemblait à un chien perdu.
Ses yeux bruns se posèrent timidement sur elle, proposant un regard fuyant.
Un sourire naquit sur les lèvres de Mahir. Il semblait heureux d’avoir pu prouver son utilité.
Mahir bondit dans la cuisine pour commencer à préparer. Alhya l’observa quelques instants puis, satisfaite, se rendit dans la chambre froide pour réaliser l’état des stocks et commander les produits nécessaires à la confection des repas.
Lorsqu’elle revint en cuisine, elle constata que Mahir tenait son couteau d’une manière dangereuse, à même d’augmenter les risques de coupure. Elle s’approcha de lui afin de lui montrer le bon geste mais il bondit de côté pour éviter le contact. Le couteau tomba au sol tandis que Mahir tremblait de partout.
Alhya récupéra le couteau qu’elle posa sur le plan de travail. Mahir, les jambes tremblantes, peinait à tenir debout.
Alhya jugea inutile de lui demander de préciser qui était ce « Il ».
Mahir sourit un peu. Alhya l’observa, flottant dans les vêtements de 314. Elle secoua la tête. Cela ne lui convenait pas.
Il ne valida pas, n’osant pas le faire lui-même. Elle rajouta une mini machine à laver qui se glisserait aisément dans la salle de bain puis valida.
Ils reprirent la confection du repas. Une fois habillé dans son propre style – jean slim et chemise, tout l’inverse des vêtements confortables de 314 – il travailla plus efficacement, comme s’il renaissait. Alhya en fut heureuse pour lui. Il parvint même à sourire par moment. Elle lui proposa de travailler en musique et de choisir lui-même les morceaux. Cela finit de le rassurer. Elle ne serait pas une maîtresse tyrannique.
Mahir hocha la tête puis s’effaça. Alhya n’avait aucune idée d’où il se trouvait. Il ne parut pas de tout le repas. Dès les spéciaux partis, Mahir reparut. Il débarrassa la table et fit la vaisselle tandis qu’Alhya préparait une partie du dîner. Elle lui donna quelques consignes puis rejoignit sa psy pour sa séance hebdomadaire. Elle rejoignit ensuite l’appartement de 314, en fit le tour puis rangea avant de s’attaquer au linge, qui retrouva un pliage méticuleux.
Satisfaite, Alhya sourit puis fit un peu de sport avant de jouer à son niveau. Elle venait de terminer une partie qu’elle entendit la porte s’ouvrir. 314 revenait pour son sport quotidien. Elle descendit de l’appareil afin de le lui laisser puis le rejoignit dans l’entrée. Il venait de jeter ses rangers.
Il se tourna vers Alhya et ils s’embrassèrent pour se dire bonjour. Alhya en ronronna de plaisir. Elle avait envie de lui, de le sentir la lécher partout, la caresser. Pourtant, le baiser se termina et il resta sage.
Elle acquiesça en rougissant.
Pas du tout son genre, ni l’un, ni l’autre.
Elle aimait ses yeux bleus et alors ?
Une femme ? Alhya ouvrit de grands yeux ahuris. Était-il vraiment jaloux d’une femme ? Alhya grimaça de dégoût. Toutefois, elle comprenait que 314, peu présent, puisse craindre qu’elle finisse par se tourner vers d’autres personnes. Comment le rassurer ?
Alhya ouvrit grand les oreilles. Il prenait sur son temps normalement dédié au sport pour lui parler. Elle comprenait l’importance de cet échange aux yeux du spécial.
Alhya hocha gravement la tête. Elle ne se voyait pas s’offrir à un autre homme mais admit ne pas savoir de quoi le lendemain serait fait. 314 tira un gros sac, jusque-là caché derrière le comptoir de la cuisine. Alhya le regarda en fronçant les sourcils. Il semblait lourd. Qu’y avait-il là-dedans ?
314 plongea la main dedans et en sortit un genre de gros cornichon en plastique noir.
Alhya attrapa l’objet, caressa sa surface douce, apprécia sa souplesse, détailla sa petite taille et son poids léger.
Il aligna sur le comptoir les mêmes objets mous noirs mais dans des tailles beaucoup plus grandes, jusqu’à largement dépasser celle d’un pénis.
Alhya se figea puis les toucha tout en se léchant les lèvres. Elle dut s’admettre carrément intéressée. Elle en attrapa un de la taille d’un pénis normal, alla le laver dans le lavabo et l’inséra. Il prit place sans difficulté.
Il sortit deux lanières. Il en enroula une autour de ses hanches telle une ceinture. L’autre, partant du nombril, passa entre les jambes pour terminer dans le creux du dos. Confortable, dans une matière qu’Alhya n’aurait su définir, elle se maintenait toute seule en place sans gêner les mouvements. Le gode se retrouvait prisonnier.
Alhya attrapa le petit plug, l’inséra puis remit les lanières en place. Elle se sentait bien remplie, sans douleur ni gêne particulière.
Alhya sentit son ventre se serrer. Venait-il vraiment de lui proposer de… ?
Ce disant, il sortit divers appareils, la plupart électriques.
Alhya hocha la tête. Un petit bisou et monsieur grimpa sur l’appareil de sport, lunettes sur le nez. Alhya rangea ses cadeaux puis partit mater son spécial adoré. Avec le ventre et le cul rempli, l’observation la fit ruisseler plus que jamais.
Coquine, elle les garda pour aller faire le service. Après tout, qui le saurait ? Nul ne fit la moindre remarque mais Alhya dut admettre apprécier énormément. Elle n’oublia pas de dévorer les yeux bleus de 308. Il lui sembla que 314 le prenait avec plus de détente. Elle en fut heureuse car elle n’avait aucune envie de partager d’intimité avec le chef d’escouade. Elle le respectait beaucoup et vénérait ses yeux mais cela s’arrêtait là. C’était avec 314 qu’elle souhaitait créer une relation.
Après le repas, les hommes s’installèrent dans le canapé pour la session du soir. Alhya s’installa sur le tapis central, entre les spéciaux. La table, Mahir s’en chargerait une fois tout le monde parti. Avoir un commis avait de bons côtés. Alhya pouvait profiter de la session tranquillement.
Alhya observa les indications de début de jeu, un peu interloquée. Les règles du jeu avaient changé. Dans un univers ouvert – un marché nord-africain – ils devaient prendre des photos d’une rencontre entre deux cibles puis retourner au point de départ, le tout sans se faire repérer.
Ce n’était pas de l’infiltration mais cela y ressemblait. Le jeu lui proposait de se grimer, de choisir des vêtements et même de changer de sexe. Alhya décida de garder son apparence et de porter des vêtements moulants et sexy, jouant la vacancière richissime décalée. En attirant l’attention, elle espérait passer inaperçue. Une technique risquée mais souvent payante.
Elle enregistra les traits de la cible et douta d’être capable de la reconnaître, même si elle se trouvait juste devant elle. Peu douée en reconnaissance des visages, elle trouvait que tous les Nord-Africains se ressemblaient.
Elle déambula parmi les étals, jouant la touriste, n’hésitant pas à se payer des bracelets et des colliers avec des sachets de gélules. Elle ne parlait pas la langue et s’en fichait. Elle se promena sans rien constater de particulier.
Le canon d’une arme sur sa hanche la fit se figer. Une main sur son bras gauche la guida jusqu’à l’intérieur d’un bâtiment proche. Elle ne tenta pas de se débarrasser de son agresseur, se sachant perdante contre un spécial.
Il la poussa dans une cave dont il ferma la porte derrière lui. Un soupirail fermé éclairait la pièce, faisant danser des ombres menaçantes. Il se tourna vers elle, le regard glacial. Le spécial nordiste proposait un visage nord-africain mais dans ce jeu permettant désormais de changer de tête, nul doute qu’il ne s’agissait pas de son visage réel.
Alhya recula jusqu’à toucher le mur du fond. Ça, elle ne l’avait pas prévu. Il s’agissait sans aucun doute du nordiste qui l’avait vue nue lors de la prise d’otage, celui à qui elle avait mis une balle dans la tête. Elle fut rassurée de le voir en pleine forme, plein de rancœur mais bien portant.
Alhya comprit qu’il irait jusqu’au bout.
Depuis quand ? s’étrangla Alhya en pensées. Nouvelles règles, supposa-t-elle.
Merde, pensa Alhya qui se mit à trembler. Face à un spécial, elle ne tiendrait pas une minute.
Un mort côté adverse. Parfait. Alhya sourit de contentement.
Il l’attrapa par les cheveux et l’amena au sol.
Toujours au sol sur elle, il fit passer un petit boîtier devant ses yeux. Alhya n’avait pas la moindre idée de ce dont il s’agissait. Il apposa l’engin sur l’épaule d’Alhya. La douleur la cisailla, son cri résonnant dans le restaurant confortable.
Il remonta le débardeur léger puis apposa le boîtier sur le ventre de sa proie.
Il déchira la jupe et se figea. La machine ultra réaliste avait reproduit ce que la vraie Alhya portait entre les jambes. Choqué, sa mâchoire en tomba. Il en oublia de respirer et de bouger. L’écran de victoire apparut.
Elle jeta les lunettes avant de s’écrier :
Alhya grogna. Comment pouvait-elle l’ignorer ? Elle aurait dû le savoir !
Ils saisirent l’opportunité. Ils gagnèrent. Sept à quatre. Leur joie fut visible sur leurs visages. Nul doute qu’ils dormiraient bien cette nuit et qu’un savon serait passé dans le nord.
Alhya blêmit en comprenant le sous-entendu. Elle n’avait jamais entendu 314 parler de cette manière. 314 ? Plutôt le spécial en lui. Son ventre tremblota. Elle le craignait et en même temps, il l’excitait en parlant ainsi.
Alhya hocha la tête. 314 poursuivit :
Alhya gloussa en hochant la tête.
314 resta pétrifié, les yeux écarquillés puis lui sauta dessus. La baise leur permit d’être tous les deux comblés, jusqu’à tomber d’épuisement.