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n° 23156Fiche technique24335 caractères24335
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Temps de lecture estimé : 17 mn
24/06/25
Présentation:  À part pour l’inspecteur Alie et le proviseur, toute autre ressemblance avec des faits et des personnes existantes ou ayant existées n’est que le fruit du hasard. Mais je reconnais une certaine inspiration par la série « Un village français »…
Résumé:  En 1940, l’armée allemande arrive dans un village normand. Le commandant allemand, Helmut von Alterding, est hébergé chez le maire du village, Jean-Louis Dudéon, et son épouse Hortense.
Critères:  #drame #historique #candaulisme #voyeur fh fplusag cocus uniforme voir fellation fsodo
Auteur : John Langlais      Envoi mini-message

Série : L'Occupation horizontale

Chapitre 01 / 03
L'heure allemande

Jean-Louis Dudéon regarda depuis la fenêtre de son bureau de la Mairie, ce jour d’été en juin 40. En tête de convoi, un motocycliste en noir et gris, puis quelques voitures militaires, des chars, et des wagons, plein de soldats. Comme une confirmation : la France avait été battue. Un officier allemand entra dans la Mairie, demandant, grâce à un interprète, s’il pouvait parler avec Monsieur le Maire.



L’officier annonça que les soldats n’avaient pas l’intention de rester ici, dans la commune de Bosval-sur-Robette, mais qu’elle était désormais sous occupation de l’autorité militaire allemande. Jean-Louis acquiesça malgré lui. Puis, l’officier s’en alla. Difficilement, Jean-Louis reprit son fauteuil, boitant à cause d’une blessure à la jambe droite, datant des tranchées en 18.


Une semaine plus tard, le lundi midi, il se retrouva dans le même fauteuil lorsqu’il avait écouté le Maréchal à la radio, annonçant la fin des combats. Mais pour Jean-Louis, le combat avait fini sept jours auparavant, lors de l’arrivée des Allemands.



*



Pour lui, ces instants furent inscrits comme des mots dans des pierres – même quatre mois plus tard, en octobre, lorsqu’il avait dû accepter cette nouvelle réalité. Des portraits du Maréchal partout, y compris dans la mairie. Et les uniformes vert-de-gris des militaires allemands, car l’intention d’envahir l’Angleterre ne s’étant pas concrétisée pour l’instant, toutes les communes de la Seine-Inférieure avaient dû héberger des unités allemandes.


Quelques rumeurs dans plusieurs villages avoisinants à propos de difficultés, de malentendus entre les Français et les « Boches », arrivèrent aux oreilles de Jean-Louis mais, ce n’était pas le cas de Bosval. Le maire avait soigneusement ce genre de souci. En grande partie, c’était dû à l’attitude des occupants, à l’image de leur commandant militaire, Helmut von Alterding.


Grand, blond, tout juste trente ans, avec des yeux bleus, et un sourire charmeur, Helmut possédait un charisme qui contrastait avec la plupart des hommes normands, souvent taciturnes, et encore moins enclins à dire ce qu’ils en pensaient véritablement. Mis à part quelques petites erreurs grammaticales, il parlait français couramment. Le seul bémol résidait en sa croyance infaillible dans la supériorité allemande. Il voyait la guerre comme un combat civilisationnel, avec les Allemands comme les défenseurs de la civilisation occidentale.


Helmut s’entendait bien avec Hortense, l’épouse de Jean-Louis. Il l’avait épousé après son retour du front en 18. Infirmière, elle avait soigné Jean-Louis lors de sa convalescence. Par hasard, elle était également la fiancée d’un soldat du même régiment que lui. Il fut tué dans la même bataille sur l’Aisne qui avait blessé Jean-Louis. De 11 ans plus jeune que lui, Hortense fut une épouse modèle, la mère de deux garçons, Jacques et Pierre…


Au lycée à Rouen, le cadet, Pierre, était souvent absent. Quant à l’aîné, Jacques, il avait été mobilisé. Il avait été capturé lors de combats de son régiment et se trouvait actuellement prisonnier de guerre, quelque part en Allemagne.


En semaine, donc, Jean-Louis, Hortense et Helmut mangeaient ensemble. Les repas se passaient, le plus souvent, en silence, les Français n’adressant la parole au commandant qu’un minimum. Ce n’était que dans le salon après le dîner que Helmut exposa ses opinions sur la France, sur l’Allemagne, et sur la guerre.




*



Il y avait des pénuries, certes, mais la vie quotidienne continuait. L’automne, c’était la moisson, il y avait des marchés, les commerces profitaient des nouveaux clients. Et la campagne commença de connaître les avantages du marché noir. Certes, le temps était morne, gris, avec l’arrivée du mois du novembre, les champs devenaient boueux, mais la commune jouissait d’une ambiance tranquillement agitée.


Les troubles avaient commencé le 11 novembre. Jean-Louis constata qu’une gerbe avait été déposée aux pieds du Monument aux Morts. L’inscription sur la carte était la suivante :


À la mémoire de nos morts pour la France, 1792-1940


Le message était clair, et bien compris des Français. Fort heureusement, l’allusion à Valmy ne fut pas perçue par les Allemands.


Peu après, Jean-Louis alla voir le médecin du village. Il lui avoua des problèmes de santé, des difficultés à trouver le sommeil, une perte d’appétit, un manque d’intérêt, une lassitude généralisée. Le docteur lui avait donné des conseils, des médicaments, mais sans pouvoir faire grand-chose. Parmi les plaintes qu’exprima Jean-Louis, il y avait le fait qu’il ne pouvait plus accomplir son devoir conjugal. Le docteur lui avait expliqué que ce n’était pas inhabituel pour un homme de plus de cinquante ans. Il lui suggéra d’ essayer une visite dans une maison close lors de sa prochaine visite à Rouen – ce que Jean-Louis essaya. La visite ne fut pas une réussite, car il n’avait jamais ressenti le moindre désir d’une érection tout au long de son passage.


Au début décembre, ils dînèrent ensemble à trois lorsqu’un soldat allemand arriva à la maison, demandant la présence immédiate du commandant, car il y avait une bagarre entre deux soldats chez une ferme dans la commune, l’un ayant tiré sur l’autre. Jean-Louis et Helmut se rendirent ensemble sur place. Il s’agissait d’une ferme tenue par une veuve âgée d’une cinquantaine d’années et de ses deux filles, toutes les deux adultes, l’époux ayant décédé deux ans auparavant d’une pneumonie, et le fils étant prisonnier en Allemagne. En arrivant sur la scène, Jean-Louis remarqua que les trois femmes n’étaient pas habillées de manière particulièrement chaste. Au bout de l’enquête, il semblait que les trois femmes étaient toutes très bien connues par les soldats allemands, en se prostituant pour eux.


Au cours de l’hiver, on avait entendu quelques ragots sur la moralité de certaines femmes du bourg, qui entretenaient des liaisons – soit discrètement, soit de manière plus ostentatoire – avec certains soldats des forces occupantes. Un climat pesant s’installa – des soupçons de collaboration, ou de petits actes de défiance, comme écouter à la BBC, la population méfiante les uns envers les autres. Un matin de janvier, les gens remarquèrent des croix de Lorraine dessinées sur les portes ou les murs. Un autre, le secrétaire de mairie, arriva en colère, après avoir vu un exemplaire d’un pamphlet clandestin communiste affiché sur un panneau devant la mairie. En tant que maire, Jean-Louis faisait des appels au calme, à la vigilance. Pourtant, tout au fond de lui, il éprouvait de la lassitude devant une telle situation.


Un midi, en l’absence d’Helmut, Hortense lui dit :



Jean-Louis hésita avant de répondre :




*



Hortense était déprimée. Le docteur avait conseillé plusieurs jours au bord de la mer, près de Fécamp. Mais deux jours après leur arrivée en avril, ils furent obligés de retourner chez eux. Un arrêté militaire allemand classait tout le littoral normand comme zone interdite par l’occupant.


À table, Jean-Louis constata que Helmut et Hortense semblaient mieux s’entendre. En effet, le silence qui avait caractérisé les dîners depuis l’arrivée des soldats allemands s’était dissipé, petit à petit. Du moins, entre Helmut et Hortense. Jean-Louis, comme le Normand qu’il était, restait toujours taciturne. Les conversations étaient cordiales entre le maire et le commandant allemand, sans jamais devenir amicales.


Un jour, au début du mai, Jean-Louis observait que, depuis son retour d’une permission en avril, Helmut passait davantage de temps en regardant une photo. Hortense l’avait remarqué également. C’était elle qui posa la question :



De nouveau, il y eut un long silence. Puis, Helmut se reprit :



C’était un an, jour pour jour, depuis la dernière fois qu’ils avaient vu Jacques. La nuit, au moment du coucher, Jean-Louis voyait les larmes couler sur le visage d’Hortense jusqu’à mouiller l’oreiller.



Et ainsi, Hortense éteignit la lumière.



*



*



Une semaine après cette confrontation, l’ambiance dans la maison était tendue. Si Helmut l’avait perçu, il n’en faisait rien remarquer. En tout cas, il avait l’air préoccupé pour ses soldats qui faisaient des patrouilles dans la campagne, le jour comme la nuit.


Dans les jours qui suivirent, Hortense se montra plus froide avec Jean-Louis, mais pas avec Helmut. Si la conversation entre le maire et le commandant resta limitée, celle entre l’occupant et l’épouse devint plus récurrente, plus soutenue. Jean-Louis avait fini par ne plus écouter, ne plus faire attention, et se consacrer à ses devoirs professionnels et municipaux.


Un samedi, convoqué à la préfecture pour assister à une réunion, le maire dut quitter Bosval. Le trajet du retour depuis Rouen fut épineux, car sa voiture eut un souci mécanique, le moteur surchauffa. Au bout de quelques heures, grâce à l’aide d’un garagiste, il arriva enfin chez lui, une fois la nuit tombée. Il gara la voiture, voyant que la maison était déjà dans le noir. Pensant qu’Hortense était déjà couchée, il se résolut à ne faire aucun bruit.


La maison était muette, silencieuse, lorsqu’il ouvrit la porte et la referma. Il enleva ses chaussures, et se dirigea vers la cuisine, pour manger du pain avec un bol de soupe réchauffée. Assis dans la cuisine en mangeant son souper, il entendit un bruit bizarre. Puis, il l’entendit à nouveau.



Il finit la soupe et se mit à chercher la provenance du bruit. Éloigné, donc, cela venait d’en haut. Il monta, silencieusement, sur la pointe des pieds.


Le bruit fut le grincement d’un lit. Un grincement qui devint de plus en plus rapide. Un grincement qu’il n’avait pas entendu chez lui depuis longtemps. Le son lui stupéfia. Confus, il n’arriva pas – ou ne put arriver – à la conclusion logique. Atteignant le palier, il ne vit aucune lumière. Il resta immobile, debout, incapable ni d’avancer ni de reculer.


Mis à part le lit qui grinçait, il n’y avait aucun autre bruit, sauf de petits cris gutturaux qui s’entendaient de temps en temps. Des cris masculins. La porte de la chambre conjugale était fermée. Il posa la main sur la poignée de porte, pour l’ouvrir.


Mais il hésita. Et s’arrêta. Il ne pouvait pas ouvrir sans alerter l’occupant – les occupants – de sa présence. Reculant, il tenta de voir par le trou de serrure.


La chambre était éclairée, faiblement, par une lanterne sur la table de nuit, mais allumée suffisamment pour que Jean-Louis puisse avoir une idée de ce qui se passait. Hortense était à quatre pattes sur le lit face à la porte, ses cheveux auburn en bataille, sa nuisette retroussée autour de ses reins. Derrière elle, se trouvait, le torse nu, Helmut. Un torse sans gras, sans poils. Son bas-ventre claquait contre le fessier d’Hortense, il la pistonnait avec ses coups de butoir, alternant le rythme entre lent et rapide.

Il murmura quelque chose en allemand. Hortense tourna la tête pour regarder Helmut, un instant. Puis, elle dit :



Helmut ne se fit pas prier. Il se pencha pour déposer un bisou sur l’épaule droite d’Hortense, puis un autre sur sa nuque, avant de poser encore un autre sur son dos, léchant le creux avec le bout de sa langue. Il sortit sa bite pour la replonger à nouveau dans l’entrejambe, agrippant sa taille en saisissant ses hanches par les deux mains, tirant les fesses vers lui. Hortense ferma les yeux en grimaçant, la bouche formant un « O ». Petit à petit, il augmenta la cadence, se mit à respirer plus profondément, le lit grinçant de plus en plus. D’une main, il roula le reste de la nuisette par-dessus de la tête d’Hortense et, par la même main, il s’appuya sur l’épaule gauche de l’épouse du maire.



Et il allait encore plus fort, la besognant avec toutes ses forces. Soudainement, Hortense laissa passer un cri fort et strident, aigu. Helmut ne s’arrêta pas, allant même jusqu’à redoubler ses efforts, grognant quelque chose en allemand. Il la baisa encore quelques secondes, puis émit un bruit guttural, rauque - ce que Jean-Louis supposa comme sa jouissance. Helmut se retira d’elle, montrant une grosse bite, épaisse et longue.


Choqué, troublé, anéanti, abasourdi, submergé… un torrent d’émotions coulait en Jean-Louis. Il sortit de chez lui, s’éloigna rapidement, se dirigeant vers un bois à côté du bourg. Il ne croisa aucune patrouille allemande, ce qui lui permit de se réfugier pendant de longues minutes au fond du bois dans la nuit, en toute solitude. Il ne comprit rien. Puis, soudainement, se surprenant lui-même le premier, il extirpa sa bite de son pantalon, et se branla rapidement, en pensant à ce qu’il venait de voir par le trou de la serrure.



*



Deux semaines passèrent. Deux semaines pendant lesquelles il fut incapable de toucher Hortense, encore moins de faire l’amour avec elle. Deux semaines pendant lesquelles il vivait toujours avec ce boche, le boche qui le cocufiait. Deux semaines où Jean-Louis se montra taciturne avec tout le monde. Deux semaines où Jean-Louis ne pouvait pas chasser de son esprit ce qu’il avait vu. Il fantasmait sur ce qu’il avait vu. Il était possédé par un désir d’en voir plus, de voir le boche en train de la défoncer comme si elle était la dernière des putes.


Dans les jours qui suivirent l’incident, des affiches de propagande arrivèrent à la mairie, annonçant la fête des Mères, qui aurait lieu le dernier dimanche du mois de mai. Des consignes émises par la préfecture, prônant la mère française comme l’égérie de la vertu, et encourageant les communes à organiser leurs propres fêtes, passèrent devant les yeux de Jean-Louis. Il lut les courriers provenant du chef-lieu du département avec lassitude. Néanmoins, il se rappelait toujours du dicton « le Normand n’aime pas montrer ce qu’il pense ».


Ainsi, il resta muet lorsque Helmut, au cours des dîners chaque soir, exposa comment la France allait prendre sa place dans la nouvelle Europe après la défaite de l’Angleterre. Il resta muet lorsqu’il vit qu’Hortense regardait son amant attentivement pendant les dîners. Il resta muet lors des émissions de Radio-Paris pendant la soirée, ou pendant les allocutions des ministres depuis Vichy, ou la lecture à haute voix des messages du Maréchal.


Jean-Louis ressentait la pression en train de monter en lui, mais se forçait à ne rien dire, ne rien montrer. Cependant, lors de la fête des Mères, il craqua. Il décerna des certificats aux mères des familles nombreuses, et prononça un discours sur l’importance de la mère, de l’importance de la famille en France, puis il vit Hortense le regarder. La vision de sa femme fut suivie par le souvenir de ce samedi soir, deux semaines auparavant. Il revit le boche en train de prendre Hortense en levrette, il revit le plaisir, l’épanouissement, tout défendu, sur le visage de sa femme, qu’il n’avait pas vu en elle depuis trop, trop longtemps. Le bonheur, la trahison. Il se tourna, et vit le commandant en train d’écouter attentivement, souriant, comme s’il approuvait le message du maire, devenu instrument de l’occupation. Il se sentit collaborateur.


Ainsi, Jean-Louis se perdit dans le texte. Il se répéta. Deux fois. L’assistance le regarda, d’un air inquiet. Et à ce moment-là, ses jambes cessèrent de fonctionner et ne le soutinrent plus et il s’écroula par terre.



*



Un coup d’affaiblissement, disait le médecin. Rien de grave sur le plan cardiaque, juste un épuisement consécutif à son dévouement à sa commune et à ses citoyens. Un seul remède : le repos. Deux semaines au lit.


Jean-Louis se retrouva, donc, dans le lit de Pierre, tandis qu’Hortense se consacra à ses soins. Le médecin fit des visites quotidiennes, mais il interdit d’autres visites, y compris le secrétaire de mairie, sauf que, du fait qu’il se trouvait dans la même maison, il ne pouvait pas ne pas croiser Helmut.


Le lundi et le mardi, il reçut Helmut, l’écouta patiemment, mais feignit la fatigue et ne lui parla pas trop. Le mercredi, profitant de l’absence d’Hortense, Jean-Louis décida de jouer les cartes sur la table.



Helmut se redressa.



Helmut hésita, gêné. Il répondit :



Et Jean-Louis se mit à dormir. Helmut prit congé.



*



Le même soir, Jean-Louis mangea sa soupe au lit, tandis que Helmut et Hortense prirent leur dîner dans la salle à manger au rez-de-chaussée. Hortense le rejoignit après le repas.



La porte de la maison se ferma en bas.



Elle lui tendit les pilules, qu’il avala avec de l’eau. Ensuite, elle traita la petite blessure à la tête qu’il avait eu lors de son malaise.



Jean-Louis attendit qu’Hortense eût fini de descendre l’escalier pour rouvrir sa bouche et fit sortir la pilule qu’il n’avait pas avalée. Il n’avait pas besoin d’un toubib pour dormir.



*



Il avait dormi un peu lorsqu’il entendit des chuchotements. Les oreilles aux aguets, il fit attention sans quitter le lit.



Les voix cessèrent. Après, il y eut le son des pas qui montèrent l’escalier. D’un œil mi-clos, il vit la silhouette de Helmut qui rentra dans sa chambre. En même temps, il y eut le bruit de la porte de la chambre conjugale qui se ferma. Jean-Louis resta là, toujours au lit.


Silence. Ensuite, la porte de la chambre d’Helmut s’ouvrit. La silhouette de Helmut réapparut. Mais cette fois, il était sans uniforme. Nu. Il marcha sur le palier et toqua à la porte de la chambre conjugale. Elle s’ouvrit.



La porte se referma après le passage d’Helmut à l’intérieur. Silence à nouveau.



Puis, Helmut dit :



Nouveau silence de quelques secondes. Puis, dans un long soupir :



Pendant quelques minutes, tout ce que Jean-Louis put entendre fut la respiration du boche, jusqu’à ce qu’il dise :



Le parquet et le lit grincèrent un peu, avant que la voix d’Hortense ne prononce :



Ainsi s’ensuivit une succession de bruits, de halètements, de respirations, de bribes de paroles, de claquements de peaux. Jean-Louis entendit tout. Le plus dur était qu’il bandait depuis des lustres. Sous les draps, il se branla comme un fou. Les sons devinrent plus bruyants, plus rapides, plus intenses. Jean-Louis entendit les voix en alternance :



Puis, le bruit d’un baiser, passionné. Jean-Louis aurait tout donné pour voir, même assis en silence sur une chaise en coin de la chambre. Il éjacula, sentant le sperme coulant sur les doigts de sa main droite.


Le silence de la chambre fut brisé par le son d’une allumette grattée.



Il ressentit un brin de jalousie, qui accentua l’humiliation au fond de lui.


Quelques minutes plus tard, la porte se rouvrit. Il entendit les pieds d’Hortense sur le parquet du palier. Elle descendit l’escalier, avant de remonter une minute plus tard et regagner la chambre.



Silence à nouveau. Et puis, soudainement :



Et le lit grinça à nouveau.

Et Hortense se remit à crier.

Et Jean-Louis se remit à bander, voyeur aveugle des ébats et véritable cocu…


À suivre…