| n° 23120 | Fiche technique | 41513 caractères | 41513 7052 Temps de lecture estimé : 29 mn |
04/06/25 |
Résumé: Sérène, la vampire punk, va devoir se plonger dans son passé pour espérer avoir un avenir... | ||||
Critères: #horreur #différencedâge fh fplusag enceinte grossexe grosseins groscul laid(e)s chantage contrainte pénétratio attache piercing | ||||
| Auteur : Plastica Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Héritage de sang Chapitre 02 / 03 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
Sérène a beau avoir trois cents ans et des canines en trop, elle s’ennuie pas mal, dans son quotidien de vampire, malgré son amitié avec Josh, un jeune artiste indépendant.
Cependant, sa vie s’apprête à prendre un tour nouveau lorsqu’un soir, elle est attaquée par trois loups-garous…
La ruelle est un charnier calciné, saturée d’une odeur âcre de chair brûlée et de silence. Les flammes infernales ont disparu, laissant des traces noires sur les pavés fissurés. Des tas de cendres, tout ce qui reste des lycanthropes, s’éparpillent sous les bourrasques humides venues du fleuve.
Sérène se tient au centre du chaos, le corps encore vibrant de l’adrénaline du combat. Son débardeur est déchiré, laissant entrevoir des griffures écarlates sur son bras et son flanc, déjà en train de cicatriser lentement. Le tissu, poisseux, colle à sa poitrine massive, dont les piercings forment deux reliefs sous le vêtement. Son short en latex, noir et luisant, est intact, mais crisse à chaque mouvement, épousant ses fesses tandis que la sueur coule le long de ses cuisses. Sa mèche d’ébène tombe devant son œil droit, masquant à moitié un regard où brille encore une lueur de peur et de rage mêlées.
Kael émerge des ombres, sa silhouette démoniaque se découpant dans la lumière vacillante d’un lampadaire. Il porte encore une fois son costume de tocard. Il s’avance d’un pas nonchalant, un sourire en coin dévoilant des dents pointues, ses yeux rouges glissant sur le corps de Sérène avec une satisfaction évidente. Il s’arrête à quelques mètres d’elle, croise les bras, et sa voix mielleuse brise le silence.
Ses yeux s’attardent sur elle, détaillant les griffures sur son bras, le sang qui tache son débardeur, la courbe de ses seins qui se soulèvent sous l’effort de sa respiration. Il penche la tête, son sourire s’élargissant, et ajoute d’un ton faussement léger :
Sérène se raidit, sa mâchoire se crispant si fort que ses crocs blessent ses lèvres maquillées de noir. Elle lui lance un regard assassin, ses iris dorés brûlant de fureur, et grogne, d’une voix rauque et tremblante de rage contenue.
Kael éclate d’un rire grave, et s’approche d’un pas, ses yeux rouges ne la quittant pas. Il baisse la voix, son ton devenant presque intime, chargé d’une menace sous-jacente.
Il la toise, son regard glissant à nouveau sur son corps – les griffures sur ses cuisses, la sueur qui perle, le débardeur qui expose plus qu’il ne cache. Il se passe la langue sur les lèvres, et ajoute avec un sourire :
Sérène serre les poings, ses ongles s’enfonçant dans ses paumes, faisant perler des gouttes de sang. Elle tremble – de rage, de fatigue, d’humiliation – mais refuse de le montrer. Elle crache au sol, un mélange de salive et de sang, et lui lance un dernier regard, chargé de mépris.
Kael ricane de nouveau, ajustant les revers de son costume avec un geste théâtral, et s’éloigne lentement, sa silhouette disparaissant dans les ombres de la ruelle. Juste avant de partir, il lance par-dessus son épaule, d’un ton doucereux :
La vampire reste figée un instant, les poings toujours serrés, son souffle rauque emplissant l’air. Puis, sans un mot, elle tourne les talons, ses bottes claquant sur le pavé, son short en latex crissant à chaque pas. Elle boite légèrement, une griffure plus profonde sur sa cuisse la faisant grimacer, mais elle refuse de ralentir. La rage bouillonne en elle, une tempête qu’elle ne peut pas contenir, et le trajet jusqu’aux docks est un brouillard de frustration et de fatigue.
Quand elle arrive enfin à son loft, la lumière pâle de l’aube filtre à travers les vitres traitées, baignant l’espace d’une lueur fantomatique. Sérène traverse la pièce, et s’arrête devant son sac de frappe.
Elle le fixe un instant, ses yeux brûlant de fureur, puis, dans un élan de rage, elle donne un coup de pied d’une violence inouïe.
Le choc est assourdissant, un BAM qui résonne dans tout le loft. La chaîne cède dans un grincement strident, et le sac est projeté à travers la pièce, s’écrasant contre un mur de béton avec une force qui fait trembler les tapisseries anciennes.
La toile éclate sous l’impact, répandant du sable sur le sol.
Sérène reste immobile, sa poitrine se soulevant rapidement, ses cheveux collés à son visage par la sueur et le sang. Elle murmure, d’une voix rauque et tremblante, presque inaudible :
Puis elle s’effondre sur le canapé, épuisée, furieuse, ses blessures cicatrisant lentement sous la lumière pâle de l’aube.
Josh pousse la porte blindée avec son habituelle nonchalance, un carnet de croquis sous le bras. Il n’a jamais frappé ; Sérène lui a donné le code il y a des mois déjà, le chargeant de nourrir les chats en son absence, et il a pris l’habitude d’entrer comme s’il était chez lui, même si elle grogne à chaque fois.
L’aube filtre à travers les vitres traitées. L’odeur familière du loft – mélange de vieux cuir, de cigarette, de café noir et de cette note métallique qu’il associe au sang – flotte dans l’air.
Mais aujourd’hui, il y a autre chose.
Une tension, un désordre qui lui saute aux yeux dès qu’il pose un pied sur le parquet noir.
Le sac de frappe, celui que Sérène martèle d’habitude avec une précision brutale, gît éventré contre un mur, son sable répandu sur le sol comme une flaque de cendres. La chaîne pend lamentablement de la poutre, brisée. Josh s’arrête, ses baskets crissant sur le parquet, et un sifflement discret lui échappe. Il ajuste ses lunettes sur son nez, ses cheveux en bataille tombant sur son front, et lâche d’un ton faussement décontracté :
Son regard glisse vers Sérène, et son sourire s’efface presque instantanément. Elle est affalée sur le canapé en velours, les jambes repliées sous elle, et pour la première fois depuis qu’il la connaît, elle a l’air affaiblie. Pas de cuir moulant, pas de talons cloutés, pas de provocations punks ; juste un t-shirt gris, immense, qui flotte sur son corps comme une tente, et une culotte blanche, simple, presque banale. Mais même dans cette tenue, elle reste Sérène : ses seins démesurés tendent le tissu à l’extrême, et Josh doit faire un effort pour ne pas fixer cette masse qui se soulève lentement à chaque respiration.
Ce qui le frappe vraiment, ce sont les blessures : des griffures écarlates zèbrent les bras et les cuisses de la vampire, certaines encore suintantes. Elles sont mal soignées, négligées. Les cheveux noirs de la vampire, luisants d’une douche récente, collent à son front et sa nuque, et sa mèche tombe devant un œil droit qui semble éteint. Elle tient une cigarette entre ses doigts, mais elle ne l’a pas allumée, et ses mains tremblent légèrement, un détail qui n’échappe pas à Josh.
Elle grogne en le voyant, un son guttural qui signifie clairement « fous-moi la paix ». Mais Josh n’est pas du genre à écouter. Il traverse le loft, ses baskets laissant des traces sur le sable répandu, et pose son carnet sur la table basse. Il va chercher la trousse de secours et s’installe à côté de Sérène, sur le canapé, assez près pour sentir la froideur de sa peau, même à travers le t-shirt. Il attrape un coton et une bouteille de désinfectant, et commence à nettoyer une griffure sur son bras, ses gestes doux, presque tendres. La peau de Sérène est glacée sous ses doigts, mais il ne peut s’empêcher de noter la fermeté de son corps. Le t-shirt flotte autour d’elle ; quand elle bouge légèrement, sa poitrine massive frôle son bras. Il se racle la gorge, se concentrant sur la griffure qu’il panse avec un bandage propre.
Sérène tourne la tête vers lui et grogne à nouveau, plus fort cette fois.
Josh hoche la tête, comme s’il s’attendait à cette réponse, et continue de panser une griffure sur sa cuisse, ses doigts frôlant sa peau glacée. Il sent l’odeur du sang séché, mêlée à celle du savon de sa douche, et il sait que quelque chose de grave s’est passé. Il lève les yeux vers elle, un sourire doux sur les lèvres, et insiste, sa voix toujours calme.
Il y a un silence. Josh retient son souffle. Les yeux de Sérène s’adoucissent, juste un peu, une lueur qu’il n’a vue que rarement. Elle soupire et pose la cigarette sur la table basse, abandonnant l’idée de l’allumer. Puis elle parle, sa voix basse, presque monocorde, comme si elle récitait un rapport.
Josh écoute, ses mains s’immobilisant un instant sur une griffure qu’il finissait de panser. Il fronce les sourcils, son esprit tournant à toute vitesse. Il connaît Kael – ou du moins, ce que Sérène lui en a dit. Un démon mineur arrogant, manipulateur, qui veut la recruter pour sa légion infernale.
Habitué à écrire des histoires, Josh sent d’instinct que quelque chose cloche, dans celle-ci. Il finit de poser un bandage sur la cuisse de Sérène, ses doigts frôlant une dernière fois sa peau, et se redresse, s’adossant au canapé. Il ajuste ses lunettes, un sourire ironique étirant ses lèvres, et lâche d’un ton léger, presque détaché :
Il observe Sérène du coin de l’œil, guettant sa réaction.
Ses yeux dorés s’étrécissent, une lueur furieuse traverse son visage comme un éclair. Elle comprend immédiatement ce qu’il veut dire, et Josh sait qu’il a tapé juste. Ce démon sent le coup foireux à des kilomètres – un type comme Kael ne « passe » pas quelque part par hasard, surtout pas au moment où Sérène est à deux doigts de se faire déchiqueter. Elle serre les poings, et son regard brûle d’une rage froide, qui n’est plus seulement dirigée contre les loups-garous ou contre Kael, mais contre l’idée qu’elle ait pu être manipulée.
Josh ne dit rien de plus. Il sait qu’elle a compris, et il sait aussi qu’elle n’a pas besoin qu’il en rajoute. Il se contente de caresser son épaule, et de murmurer :
Kael traverse le club qu’il possède au cœur de la ville, un antre de luxe et de décadence où les démons locaux viennent s’encanailler loin des regards indiscrets.
Le Crimson Abyss est un chef-d’œuvre de perversion : des lustres en os polis dégoulinent de lumière rouge, projetant des ombres dansantes sur des murs tapissés de velours noir. Des banquettes accueillent des démons mineurs, leurs yeux obscènes suivant des succubes aux corps nus, leurs chaînes dorées tintant à chaque pas. L’air est alourdi d’une odeur d’encens, de soufre et de chair brûlée, mêlée à des rires gutturaux et au claquement de fouets. Des serveurs cornus glissent entre les tables, portant des plateaux de verres remplis d’un liquide écarlate qui pourrait être du vin, mais qui n’en est que rarement.
Kael, dans son costume noir aux revers dorés, avance d’un pas assuré, sa peau grise luisant sous les néons, ses cornes penchées en arrière comme une couronne macabre. Les habitués s’écartent sur son passage, baissant les yeux. Ils savent qu’il n’est pas juste le maître des lieux… Il atteint une porte dérobée, au sous-sol ; une dalle de pierre gravée de runes infernales qui s’illuminent à son approche. Kael pose une main griffue dessus, murmure une incantation dans une langue oubliée, et un frisson glacé traverse son corps. La dalle s’ouvre dans un grondement sourd, révélant un portail tourbillonnant ; un vortex de ténèbres strié d’éclairs bleutés. Il prend une profonde inspiration, ses yeux rouges plissés par une appréhension qu’il ne montre jamais en public, et traverse le portail d’un pas décidé.
De l’autre côté, le monde change. La chaleur suffocante du Crimson Abyss disparaît, remplacée par un froid mordant qui s’infiltre jusqu’à ses os.
Kael se trouve désormais dans une dimension artificielle, une prison d’un genre qu’il n’aurait jamais imaginé avant de servir cet improbable maître… Pas de flammes, pas de lacs de lave ; ici, tout n’est que glace et désolation. Une plaine infinie s’étend sous un ciel noir, sans étoiles, où des bourrasques hurlantes charrient des flocons de givre acérés comme des lames. Des corps sont figés dans des blocs de glace translucide, leurs visages tordus en hurlements silencieux, leurs membres contorsionnés dans des poses de souffrance éternelle. Certains ont les yeux grands ouverts, leurs pupilles blanches fixant le néant, tandis que d’autres tendent des mains implorantes, prisonniers de leur tombeau gelé. Le sol craque sous les pas de Kael, une couche de givre qui semble absorber la lumière, et chaque respiration qu’il prend forme un nuage de vapeur dans l’air glacial.
Au centre de la plaine, sur un trône de glace noire aux arêtes tranchantes, trône Lacan.
Comme à chaque fois qu’il se trouve devant lui, Kael ressent un violent mélange de mépris et de haine.
Lacan n’est ni grand ni musclé, et ne possède aucun pouvoir particulier. Probablement qu’un simple couteau pourrait le tuer… Et pourtant, cohortes angéliques comme légions démoniaques considèrent cet être comme un prophète, un messie, ou un quelconque annonciateur de l’Apocalypse. Comme quelqu’un, en tout cas, qu’il faut pour le moment maintenir en vie. C’est d’ailleurs Lucifer lui-même qui, par l’intermédiaire de l’un de ses démons majeurs, a chargé Kael d’être le serviteur de Lacan.
La peau de Lacan est noire comme la nuit la plus profonde. Des cornes torsadées jaillissent de son front, pointant vers le ciel telles des dagues. Ses yeux, d’un rouge ardent, brillent comme des braises dans l’obscurité, et ses dents sont des crocs acérés, irréguliers, qui semblent faits pour déchirer la chair et broyer les os. Son corps, étonnamment humain dans ses proportions, est vêtu d’une simple tunique de lin blanc qui tranche sur sa peau, et ses mains, aux griffes longues et effilées, reposent sur les accoudoirs du trône avec une nonchalance trompeuse.
Au-delà de cette apparence, ce que Kael ne peut nier, c’est l’aura que dégage son maître : une violence pure, une rage qui fait trembler l’air autour de lui.
Malgré son mépris, Kael s’arrête à distance respectueuse, ses bottes crissant sur le givre, et il incline la tête. Sa voix, d’habitude mielleuse et assurée, tremble légèrement, un frisson qu’il ne peut réprimer face à la présence de Lacan.
Lacan ne répond pas immédiatement. Ses yeux rouges fixent un point dans le vide, un rictus tordant ses lèvres. Puis, d’une voix étonnamment juvénile, il parle, chaque mot courant comme un frisson dans la plaine désolée.
Il se lève lentement et, malgré sa taille modeste, il semble remplir l’espace. Kael sent un frisson glacé lui parcourir l’échine. Lacan s’avance, ses griffes raclant la glace, et s’arrête à quelques pas du démon. Sa voix baisse, devenant un murmure chargé de désir et de haine.
Kael reste immobile, son visage impassible, mais une pensée traverse son esprit : cette obsession est une faiblesse. Une distraction. La guerre contre les cieux approche, et les guerriers célestes qui ont enfermé Lacan dans cette dimension il y a des décennies ne resteront pas inactifs encore longtemps… Chaque jour que ce gamin pervers passe à se branler sur la vampire aux gros seins, c’est un jour où les plans de Lucifer stagnent, où ses armées infernales attendent, où Kael lui-même risque de voir ses ambitions réduites en cendres. Il ne veut pas servir de larbin pour rien… Il mérite, bien plus que ce gosse, sa place aux côtés du grand chef.
Lacan se rassied, ses yeux rouges brillant d’une lueur malsaine, et il reprend d’un ton plus calme, presque contemplatif, comme s’il avait lu les pensées de son serviteur :
Kael hoche la tête, ses yeux toujours baissés, et murmure :
Lacan ricane, un son qui fait trembler la glace. Puis il agite une main griffue pour congédier Kael. Celui-ci s’incline à nouveau, tourne les talons, et traverse le portail en sens inverse, le froid de la dimension carcérale s’effaçant pour laisser place à la chaleur étouffante du Crimson Abyss.
Mais même de retour dans son club, entouré de rires et de luxure, il ne peut chasser la sensation de malaise qui lui noue les entrailles. Lacan est aussi important qu’imprévisible… Et cette obsession pour Sérène pourrait bien être leur perte à tous les deux.
Mieux vaut y mettre fin le plus vite possible, et livrer la pute vampirique à son Maître afin de pouvoir enfin passer à la suite.
Sérène arpente les entrailles de la ville, un dédale d’égouts oubliés où les ombres s’étirent comme des amibes sur les murs suintants. L’odeur est insoutenable, mélange de moisissure, d’eau croupie et de charogne, mais elle n’a jamais été du genre à reculer devant la crasse.
Ce coin, connu des initiés comme le Marché des Murmures, est un refuge pour les rebuts de cette ville maudite : démons mineurs, sorciers déchus, créatures qui préfèrent l’anonymat des tunnels à la lumière des néons. Des étals de fortune bordent les canaux, leurs auvents de toile rapiécée éclairés par des lanternes vacillantes. On y vend des amulettes volées, des potions, des armes maudites – et des informations, pour qui est prêt à payer.
Son blouson en cuir et son pantalon en latex crissent à chaque pas. Ses bottes claquent sur le sol glissant, éclaboussant des flaques d’un liquide douteux, et ses cheveux noirs, que l’atmosphère rend humides, frôlent ses cils. Ses blessures de la veille ont presque cicatrisé, mais une griffure plus profonde sur sa cuisse la fait encore boiter légèrement.
Depuis sa conversation avec Josh, une idée tourne en boucle dans sa tête : Kael, ce connard de démon, n’était pas là par hasard. Il joue un jeu, et elle compte bien découvrir lequel.
Elle repère sa cible au fond du marché, derrière un étal encombré de babioles rouillées. Zoll, un démon mineur connu pour toujours savoir ce qui se trame en ville, est un petit arnaqueur pathétique – un mètre cinquante, une peau verdâtre et squameuse, des cornes à peine plus grandes que des cure-dents, et des yeux fuyants qui ne tiennent jamais en place. Il porte une veste élimée, bien trop grande pour lui, et farfouille nerveusement dans une caisse de dagues émoussées, jetant des regards autour de lui comme s’il sentait le danger. Sérène s’approche, son ombre s’étendant sur l’étal, et Zoll sursaute en la voyant, renversant une pile de fioles qui s’écrasent au sol dans un éclat de verre. Il lève les mains, un sourire crispé sur ses lèvres gercées, dévoilant des dents jaunâtres.
D’un mouvement brusque, elle attrape Zoll par le col et le soulève sans effort, le plaquant contre le mur gluant des égouts. Ses seins massifs, compressés dans son débardeur, tressaillent sous le mouvement. Zoll couine, ses petites jambes battant l’air, ses griffes grattant inutilement le poignet de Sérène.
Zoll secoue la tête, ses yeux écarquillés de terreur.
Elle n’a pas le temps pour ces conneries. D’un geste vif, elle le projette au sol et, avant que ce lombric ne puisse ramper, elle écrase son torse sous sa botte cloutée, le talon s’enfonçant dans sa cage thoracique. Zoll hurle, un son strident qui résonne dans les tunnels, et un filet de sang verdâtre coule de sa bouche. Sérène se penche sur lui, ses cheveux tombant autour de son visage comme un rideau noir, et plante ses griffes dans sa joue, traçant des sillons profonds qui font jaillir un sang poisseux.
Sous les yeux plus curieux que choqués des autres vendeurs, Zoll lève ses mains griffues en signe de reddition. Il crache un mélange de salive et de sang, sa voix réduite à un murmure rauque.
Le nom frappe Sérène comme un coup-de-poing.
Elle se fige, ses ongles toujours plantés dans la joue de Zoll, mais ses yeux dorés s’écarquillent, traversés par une lueur de panique et de rage mêlées. Son souffle se bloque dans sa poitrine et, pendant un instant, elle n’entend plus rien – ni les couinements de Zoll, ni le clapotis des égouts, ni les murmures des marchands autour d’eux.
Osgoth.
Un nom qu’elle a essayé d’oublier pendant un siècle.
Un nom qui lui rappelle la douleur, la honte, et une geôle froide où elle a cru mourir.
La vampire relâche Zoll, le laissant se tortiller sur le sol, puis elle se redresse, les poings serrés. Elle tourne les talons, ses bottes claquant sur le sol humide, et s’éloigne sans un regard pour le petit démon. Elle a une piste, maintenant… Mais c’est une piste qui mène tout droit à son pire cauchemar.
Un cachot froid, humide, empestant la pisse et le sang séché. Les murs de pierre brute suintent d’une eau noirâtre, et des chaînes rouillées pendent du plafond, leurs extrémités mordant la chair de Sérène, suspendue par les poignets. Ses pieds effleurent à peine le sol, ses orteils griffant la pierre dans un effort futile pour soulager la douleur qui irradie ses épaules. Sa robe, autrefois blanche, n’est plus qu’un lambeau sale, déchiré sur une épaule, laissant un sein massif à nu, sa peau pâle maculée de crasse, ses cheveux, longs à l’époque, encroûtés de sperme séché. La marque des loups-garous qui l’ont déjà souillée.
Des grognements gutturaux résonnent autour d’elle, chœur bestial venant des ombres où d’autres bêtes se tiennent, leurs yeux luisant d’une faim perverse, leurs griffes raclant le sol alors qu’ils se repaissent du spectacle.
Sérène, encore groggy de la bataille qui l’a menée ici – une embuscade tendue par la meute alors qu’elle chassait dans les bois – n’a plus la force de se débattre. Ses yeux dorés brûlent de rage, mais son corps, meurtri, ne répond plus. Et puis il entre.
Osgoth.
Un colosse de poils gris et de muscles noueux, son museau dégoulinant de bave, ses crocs jaunâtres découverts dans un rictus de plaisir cruel. Il est nu, son sexe monstrueux, difforme, dressé comme une arme grotesque – énorme, noueux, plus large que le poing de Sérène, pulsant d’une chaleur malsaine. Elle tente de se détourner, mais les chaînes la maintiennent en place, et un grondement rauque s’échappe de sa gorge, mélange de défi et de désespoir.
Osgoth s’approche, ses griffes cliquetant sur la pierre, et attrape les fesses de la vampire avec une brutalité qui lui arrache un cri. Ses griffes s’enfoncent dans sa chair, traçant des sillons écarlates, et il la force à écarter les jambes, ses mains massives tenant ses hanches comme un étau.
Puis il la pénètre d’un coup, sans préambule, et la douleur explose en Sérène comme une lame chauffée à blanc. Le sexe d’Osgoth déchire son corps, ses hanches se déformant sous la pression, chaque mouvement envoyant des ondes de souffrance insoutenable à travers son bassin. Elle hurle, un son rauque et brisé, ses seins tressaillant violemment à chaque coup de reins, tandis qu’Osgoth grogne de plaisir, son érection d’acier s’enfonçant plus profondément, ses griffes labourant ses fesses jusqu’à ce que le sang coule en filets chauds le long de ses cuisses. Les autres loups-garous, autour, hurlent et aboient, leurs rires bestiaux se mêlant aux cris de Sérène.
Un chœur d’horreur qui emplit le cachot.
Le souvenir se brouille, les images se fondant dans un tourbillon de douleur et de honte. Des mois passent, mais le cachot reste le même – une prison de pierre et de chaînes où Sérène est laissée à pourrir. Elle est de plus en plus sale, ses cheveux noirs emmêlés, collés à son visage par la sueur, le sperme et le sang, sa robe réduite à des chiffons moisis qui ne cachent plus rien. La faim la ronge, une soif de sang qu’on ne la laisse pas assouvir, et les viols se succèdent, parfois Osgoth, parfois d’autres loups, leurs griffes et leurs crocs marquant son corps de nouvelles cicatrices. Elle se sent souillée, brisée, dégoûtée d’elle-même – mais plus que tout, elle se sent furieuse. Une rage brûlante, inextinguible, grandit en elle comme une tempête, alimentée par chaque humiliation, chaque coup, chaque grognement de plaisir de ses bourreaux.
Et puis il y a son ventre, qui s’arrondit lentement.
Une horreur contre nature, un rappel constant de ce qu’Osgoth lui a fait. Elle voudrait arracher cette chose d’elle, mais elle n’en a pas la possibilité.
Le temps se disloque encore, et un autre souvenir émerge, plus net, plus douloureux.
L’enfantement.
Sérène est allongée sur le sol du cachot, détachée pour la première fois depuis des mois, ses poignets encore marqués par les chaînes, ses ongles cassés grattant la pierre. La douleur est insoutenable – une déchirure qui semble la couper en deux, son ventre se contractant violemment alors qu’elle hurle, ses cris résonnant dans la geôle. Le sang et les fluides s’écoulent entre ses jambes, formant une mare sombre, et les loups-garous observent avec un mélange de fascination et de dégoût.
Osgoth est là, accroupi à quelques pas, ses yeux jaune brillant d’une lueur malsaine.
L’enfant naît dans un dernier spasme de douleur, un hurlement final arrachant la gorge de Sérène. Un bébé difforme, à la peau noire comme la nuit, avec des yeux rouges et des griffes minuscules. Un monstre contre nature qui pousse un cri strident en venant au monde.
Son fils.
Elle l’aime instantanément.
Osgoth se lève, un rictus cruel sur les lèvres, et s’approche pour arracher l’enfant des mains tremblantes de Sérène. Il le soulève comme un trophée, riant devant ses sbires, sa voix grondante emplissant le cachot.
Les loups-garous hurlent en réponse, une chorale de triomphe bestial, et Sérène, pantelante, à moitié consciente, sent une vague de désespoir l’envahir. Elle fixe l’enfant – son enfant – dans les bras d’Osgoth, et une partie d’elle, malgré l’horreur, ressent la douleur de la perte. Mais elle n’a pas le temps de s’y abandonner.
C’est sa chance. La seule qu’elle aura.
Avec l’énergie du désespoir, elle se redresse, les jambes tremblantes, le corps couvert de sang, de crasse, de fluides. Nue, elle titube, ignorant les rires des loups-garous, et se met à courir, ses pieds claquant sur la pierre froide. Les couloirs du château d’Osgoth, labyrinthe de pierre et de ténèbres, s’étendent devant elle, mais elle ne s’arrête pas, poursuivie par les cris, poussée par une volonté de survivre qui brûle plus fort que la douleur. Elle bouscule un loup-garou qui tente de l’attraper, et lui plante ses ongles dans la gorge, le sang giclant sur son visage alors qu’elle continue sa course.
Enfin, elle atteint une porte défoncée, et l’air glacé de la nuit s’engouffre dans ses poumons. Dehors, une forêt sombre s’étend sous un ciel sans lune, et Sérène y disparaît.
Elle court, et ses sanglots étouffés résonnent dans la nuit – des larmes de rage, de honte, mais aussi de deuil pour l’enfant qu’elle a dû abandonner, cet être contre nature qu’elle n’a jamais voulu, mais qu’elle a, l’espace d’une seconde, aimé.
La forêt est dense, sombre, un labyrinthe d’arbres tordus dont les branches griffent le ciel gris comme des doigts décharnés.
Sérène avance prudemment, ses bottes écrasant les feuilles mortes avec des craquements secs, chaque pas mesuré, chaque sens en alerte. Elle est vêtue pour la chasse, plus couverte qu’à l’accoutumée : un pantalon en cuir noir moule ses cuisses, un pull tactique épouse ses courbes, et un blouson en cuir reste ouvert, incapable de se fermer sur sa poitrine massive. Dans sa main droite, elle tient une épée à la lame gravée de runes, un éclat argenté dans la pénombre. Une arme qu’elle a récupérée il y a des années sur le cadavre d’un sorcier.
Elle a traqué Osgoth pendant des jours, remontant le fil des rumeurs dans les bas-fonds de la ville, interrogeant des informateurs, brisant des os quand les réponses tardaient. Un chasseur de primes, après quelques doigts cassés, lui a finalement craché l’emplacement – un vieux château en ruines, perdu dans une forêt oubliée, là où un ancien seigneur loup-garou vivrait ses derniers jours, seul et pathétique. Sérène n’a pas hésité. Le nom d’Osgoth, depuis qu’elle l’a entendu dans les égouts, brûle dans son esprit comme un fer rouge, ravivant des souvenirs qu’elle aurait voulu effacer – le cachot, les chaînes, la douleur, son enfant arraché.
Le château se dresse devant elle, une ruine massive de pierre noire, ses tours à moitié effondrées, ses fenêtres béantes comme des orbites vides. Des corbeaux croassent dans les hauteurs, et une odeur de pourriture flotte dans l’air, mêlée à celle de la mousse et de la pierre humide. Sérène pousse la porte principale, ou ce qu’il en reste – un battant de bois pourri qui s’effondre sous sa main dans un nuage de poussière. À l’intérieur, l’obscurité est presque totale, percée par des rayons de lumière grisâtre qui filtrent à travers les fissures du toit. Le sol est jonché de débris : meubles brisés, tapisseries moisies, os rongés par le temps. Des toiles d’araignées pendent en voiles épais, et chaque pas soulève des volutes de poussière.
Sérène le trouve dans ce qui devait être une salle du trône ; un espace caverneux où un lustre effondré gît, ses cristaux brisés scintillant faiblement.
Osgoth est là, assis sur un trône à moitié brisé, ses accoudoirs de bois pourri s’effritant sous ses mains griffues. Il est méconnaissable – ou presque. Ses poils, autrefois gris, sont désormais d’un blanc sale, clairsemés, laissant voir une peau ridée et parcheminée. Ses yeux jaunes, jadis brûlants de cruauté, sont voilés, fatigués, et son corps massif s’est affaissé, voûté par l’âge. Il ne bouge pas en voyant Sérène entrer, mais un sourire mauvais étire ses lèvres, dévoilant des crocs ébréchés.
Sérène s’arrête à quelques pas, ses doigts se serrant sur la garde de l’épée. Elle le fixe, ses yeux dorés brûlant de rage, mais ce qu’elle voit devant elle n’est qu’un vieillard usé, un déchet pathétique qui n’a plus rien du monstre qui l’a brisée il y a un siècle… Elle n’a pas pitié de lui ; il la dégoûte, tout simplement. L’odeur de son pelage rance, mêlée à celle de la pourriture du château, lui donne la nausée. Elle pointe son épée vers lui, la lame runique luisant faiblement dans la pénombre.
Osgoth hausse les épaules, un geste lent, presque désinvolte, et son sourire s’élargit, révélant une lueur de moquerie dans ses yeux fatigués.
Il ricane, un son sec et cassant, et se penche légèrement en avant, ses griffes raclant le bois du trône.
Sérène l’écoute, immobile, son épée toujours pointée vers lui. Les mots d’Osgoth confirment ce qu’elle craignait déjà – son fils, cet enfant contre nature qu’elle a abandonné, est vivant, et Kael le recherche.
Face au loup-garou, elle ne ressent rien d’autre que du mépris. Il est pitoyable, déjà vaincu, une ombre de ce qu’il représentait, un vieux monstre qui n’a plus rien à offrir. Elle baisse son épée, ses épaules se détendant légèrement, et fait un pas en arrière, prête à tourner les talons. Elle est plus forte que lui, maintenant, bien plus forte. Plutôt que le tuer, elle préfère le laisser pourrir ici, dans sa ruine et sa solitude.
Mais alors qu’elle s’apprête à partir, un mouvement attire son regard. Entre les poils blancs d’Osgoth, son sexe se déploie lentement, énorme, rouge vif, une horreur noueuse qui contraste avec son corps décrépit. Il bande, un sourire mauvais étirant ses lèvres, ses yeux jaune brillant d’une lueur malsaine.
Les mots la frappent comme une gifle, et une rage froide explose en elle. Elle comprend ce qu’il fait : il est fatigué, usé, et il la provoque pour en finir ; pour qu’elle mette un terme à sa misérable vie.
Bien. Pour une fois, Sérène sera ravie d’obéir.
Elle s’avance d’un pas, rapide comme l’éclair, et d’un mouvement fluide de son épée, elle tranche. Un arc parfait qui sépare le sexe monstrueux de son corps, puis la tête de ses épaules, dans un même élan. Le sang gicle, un jet sombre qui éclabousse son visage et son pull, tachant sa peau pâle de traînées chaudes. La tête d’Osgoth roule sur le sol, ses yeux jaunes figés dans une expression de surprise, tandis que son corps s’effondre sur le trône, un gargouillis humide s’échappant de sa gorge tranchée.
Sérène reste immobile un instant, son épée dégoulinante de sang, sa poitrine se soulevant rapidement sous son pull taché. Elle essuie une trace de sang sur sa joue, ses yeux dorés fixant le cadavre d’Osgoth avec un mélange de dégoût et de satisfaction. Elle a enfin tué le monstre qui l’a brisée – mais la rage qui brûle en elle ne s’éteint pas.
Il y a encore Kael. Il y a encore son fils.
Elle tourne les talons, laissant le château et le corps d’Osgoth derrière elle, et s’enfonce à nouveau dans la forêt, ses bottes écrasant les feuilles mortes, son blouson en cuir claquant dans le vent.
Josh arpente le loft, incapable de rester en place, ses pas résonnant sur le parquet usé. L’horloge murale indique presque minuit, et chaque tic-tac semble amplifier l’angoisse qui lui noue l’estomac.
Il sait où Sérène est partie : elle le lui a dit avant de s’en aller, sa voix dure teintée d’une douleur qu’il ne lui connaissait pas. Elle allait traquer Osgoth, le monstre qui l’avait brisée un siècle plus tôt. Josh avait voulu l’accompagner, mais elle avait refusé, un sourire triste sur les lèvres. « Tu serais inutile, Josh. Ou pire, une gêne. Reste ici. » Elle avait raison : un simple humain ne ferait que la mettre en danger, face à un loup-garou comme Osgoth. Mais cette vérité n’apaise pas son inquiétude, et il ne peut s’empêcher d’imaginer le pire, ses mains tremblant alors qu’il fixe la porte.
Lorsque celle-ci s’ouvre enfin, Josh se fige, le cœur battant. Sérène entre, ses bottes claquant doucement sur le sol. Sa peau pâle est exempte de blessure, mais ses vêtements, un pantalon en cuir et un pull tactique noirs, sont sales, marqués par la forêt qu’elle a traversée. Son blouson en cuir pend sur son épaule, et ses cheveux noirs, légèrement humides, tombent en mèches désordonnées autour de son visage. Ses yeux dorés, d’ordinaire si perçants, semblent perdus, hantés par une hésitation inhabituelle. Josh traverse la pièce en quelques pas, ses traits tendus par l’inquiétude.
Elle s’arrête, son regard fixant un point invisible, comme si elle cherchait ses mots. Quand elle parle, sa voix est basse, presque dissociée, un murmure qui trahit son trouble intérieur.
Josh n’hésite pas. Il s’approche et la prend dans ses bras, l’enlaçant doucement, ses mains glissant sur son dos. Sérène se raidit un instant, puis se laisse faire, ses bras se refermant autour de lui, le serrant plus fort, comme si elle craignait qu’il ne disparaisse.
Elle lève son visage, ses lèvres généreuses, maquillées de noir, tremblant légèrement, et l’embrasse, un baiser profond et désespéré.
Josh, surpris, lui rend son baiser avec un sourire tremblant, ses mains caressant ses joues.
Josh hoche la tête, incapable de parler, et l’entraîne doucement vers le canapé, ses mains ne quittant jamais son corps. Ils s’assoient, et leurs gestes deviennent plus urgents, plus passionnés. Josh fait passer le pull de Sérène par-dessus sa tête, révélant ses seins massifs, libres de tout soutien-gorge, leurs piercings argentés scintillant dans la lumière tamisée du loft. Sérène l’aide à enlever son t-shirt, ses doigts froids effleurant sa peau, et Josh l’attire sur ses genoux, ses mains glissant sur ses hanches alors qu’elle déboutonne son pantalon en cuir et le fait glisser le long de ses cuisses, révélant sa peau pâle, douce comme de la soie. Josh retire son jean à la hâte, et bientôt, ils sont nus, leurs corps pressés l’un contre l’autre, la peau froide de Sérène contrastant avec la chaleur humaine de Josh.
Elle s’assied à califourchon sur lui, ses cuisses serrant ses hanches, et Josh baisse la tête pour embrasser ses seins, ses lèvres se refermant sur l’un de ses tétons, sa langue jouant avec le piercing qui le traverse. Le métal est froid, contrastant avec la douceur de sa peau, et lorsque Josh referme légèrement les dents autour pour tirer un peu, Sérène soupire de plaisir. Ses doigts s’enfoncent dans les cheveux de Josh, les caressant doucement, et elle murmure son nom, sa voix tremblante d’émotion. Josh suce plus fort, alternant entre ses seins, ses mains pétrissant leur poids, fasciné par leur rondeur, leur fermeté, la manière dont ils tressaillent à chaque mouvement. La peau de Sérène, si froide et si douce, le fait trembler d’envie, son érection pressée contre le ventre de la vampire alors qu’elle se frotte lentement contre lui.
Ils changent de position, leurs corps se mêlant avec une urgence tendre. Sérène se met à quatre pattes sur le canapé, ses hanches relevées, ses seins massifs pendant sous elle, et Josh se place derrière elle, ses mains caressant ses fesses avant de la pénétrer doucement. Ils bougent ensemble, un rythme lent mais profond, et les seins de Sérène se balancent à chaque coup de reins, claquant l’un contre l’autre avec un bruit sourd, hypnotique. Les piercings scintillent à chaque mouvement, et Josh gémit, submergé par la sensation de son sexe froid et palpitant autour du sien, par la douceur de ses courbes, par l’amour qu’il ressent pour elle.
Sérène gémit à son tour, ses griffes s’enfonçant dans le velours du canapé, et ses soupirs deviennent des cris étouffés alors que le plaisir monte. Ils accélèrent, leurs corps en parfaite harmonie, prêts à jouir.
Josh éjacule en elle, un grognement rauque s’échappant de sa gorge, et Sérène se cambre, son visage se tordant d’une grimace de plaisir et d’émotion, ses yeux dorés brillant de larmes contenues. C’est la première fois depuis des décennies qu’elle ressent un tel abandon, un tel relâchement… Presque comme si elle était en vie. Josh se penche pour embrasser son dos, ses mains glissant sur ses flancs alors qu’ils s’effondrent ensemble sur le canapé, haletants, enlacés.
Il la tient contre lui, sa tête sur son torse, et caresse ses cheveux, son cœur battant encore à tout rompre. Sérène est froide, comme toujours, mais en cet instant, elle a l’impression de brûler. C’est ce dont elle avait besoin.