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Temps de lecture estimé : 20 mn
10/08/24
Résumé:  On ne visite pas le Gymnasium sans participer quelque peu à ses activités. C’est maintenant que les choses sérieuses commencent.
Critères:  fff gymnastiqu voir exhib nudisme massage fgode jouet
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Série : Assouplissements

Chapitre 02 / 05
Assouplissements – 2/5

Résumé de l’épisode précédent :

Conduite par Christine, la petite troupe des amies jeunes et moins jeunes a fait connaissance avec la principale animatrice du Gymnasium et sa plus douée complice.




Avertissement :

Ce récit fait référence à la collection Marraines et Filleules et à la série Gymnasium déjà publiées et dont il réunit les héroïnes. Pour respecter l’unité de temps et de lieu, un seul texte aurait été préférable. Mais pour la facilité de lecture, une présentation en cinq actes et dix tableaux a semblé plus opportune.

Et bien sûr, si rien ici n’est totalement vrai, tout n’est pas absolument faux. Gaude !



Échauffements



Petite cause, grands effets, le strip-tease groupé reprit et s’acheva. Chacune étant en tenue appropriée, Annette emmena tout son monde pour un petit tour du propriétaire. Il y eut des visages surpris devant le coin sanitaire alternant sans séparation douches à l’italienne et toilettes à la turque. Il y eut des sourires entendus devant les lavabos équipés de table à maquillage. Il y eut des exclamations étonnées, et pour certaines ravies, devant les tiroirs aux accessoires. Une collection bien rangée de jouets classés par tailles et par destinations attendait leur prochain usage.


Christine remarqua que l’assortiment s’était enrichi pendant son absence, mais, pas plus que les autres marraines ni les filleules, l’amie des unes ou les amies des autres, elle n’obtint de réponse précise à ses questions. Annette lui suggéra au contraire de montrer à ses invitées les cordes et les quelques agrès qui meublaient chichement le gymnase, pendant qu’elle finissait d’installer les tapis avec Camille. Cette tâche expédiée, elle rameuta bientôt le groupe pépiant pour l’inviter à se placer sur le parquet de caoutchouc ainsi dressé.



La première indication fut assez facilement suivie : Clara se retrouva devant Charlotte, Agnès devant Julia, Marion devant Brigitte, et ainsi de suite. Mais l’exécution de la seconde suscita le désappointement de Annette, déjà chagrine que la disposition adoptée lui masquât les détails anatomiques remarqués sur deux participantes et qu’elle espérait observer de plus près.



On tenta de prendre la pose plus ou moins bien, plutôt moins que plus, et les plus adroites ne furent pas forcément les plus jeunes. Charlotte et Julia, probablement avantagées par leurs longues jambes, furent les plus performantes, à la grande satisfaction visuelle d’Annette qui les complimenta de ne pas avoir hésité à exposer la partie si remarquable de leur plastique. Si Julia n’éprouvait depuis longtemps ni orgueil ni honte du gros bouton qui ornait sa vulve et ne se préoccupait guère que l’émotion du moment en fît surgir la turgescence incarnate, il n’en était pas encore de même pour Charlotte. L’obligeance de la remarque comme les regards qu’elle avait attirés, dont celui très intéressé de Camille, colorèrent ses joues d’un rose aussi soutenu que celui de l’arrogant bourgeon nu qui pointait sous son mont de Vénus.


Vaine confusion, au demeurant, car tous les yeux s’étaient vite détournés de sa personne. La grande ouverture dont les deux monitrices faisaient montre dégageait en effet leurs intimités respectives sans qu’elles n’y attachent la moindre attention. Pour les spectatrices, ce qui focalisait la leur était au contraire la découverte des contrastes de formes et de colorations de ces intimités. Si bien qu’elles avaient toutes les peines à suivre les conseils prodigués.



Il y eut du mieux, des rotations du tronc s’en suivirent, prudemment d’abord puis de plus en plus accentuées. On tenta même d’approcher la perpendiculaire entre hanches et épaules. Ensuite, on passa aux classiques étirements. Penchées en avant, dos plat, plusieurs des élèves improvisées parvinrent à toucher leurs orteils avec la main opposée sans plier les genoux. Un succès relatif au premier rang, beaucoup moins évident pour le second que la vision des fesses épanouies devant lui tendait à distraire. La dissipation s’accrut lorsque, sans changer de position, succédèrent les battements circulaires de bras tendus à l’horizontale. Annette eut la sagesse de remettre tout le monde à la verticale pour continuer l’exercice.


Elle enchaîna aussitôt sur des sautillements sur place, alternant claquement des mains au-dessus de la tête et pieds joints dans le temps de suspension, et claquement des paumes sur l’extérieur des cuisses et chevilles écartées à la retombée. Une figure assez difficile à exécuter et à tenir dans la durée, qui malmène en outre quelque peu durement les poitrines lourdes. Moins toutefois que les sauts à cloche-pied un genou après l’autre le plus haut possible, sorte de trot sans déplacement dont la monitrice accélérait à plaisir le rythme. Quand elle y mit un terme, chacune, les plus jeunes comprises, aurait juré que ses seins douloureux avaient au moins doublé de volume. Chacune, sauf Camille, Camille dont les cônes bruns ne semblaient bouger d’un iota, quel que soit le mouvement exécuté, et bien sûr Annette, qui avait dominé depuis longtemps cette impression.



Un chœur de « Ouf ! » sonore fit écho à la nouvelle, dans un concert de soupirs à soulever les rideaux des fenêtres. Le bruit sourd des corps s’effondrant sur les tapis de caoutchouc tint lieu d’accompagnement. Les unes se retrouvèrent assises en tailleur, les autres allongées, mais quelque soit le cas, les muscles trop négligés des cuisses et des mollets se rappelaient à leur bon souvenir. La perspective de ne plus avoir à les solliciter pour assurer l’équilibre leur apparaissait comme une bénédiction.


Camille, debout et fraîche comme un gardon, contemplait paisiblement cet étalage de nudités haletantes et suantes. Les rares traces de transpiration qui perlaient sur sa sombre silhouette surlignaient de brillance la noirceur de la peau. Campée les bras croisés, sans souci des creux et des rondeurs qu’elle exposait à toutes, elle s’amusait du double intérêt que suscitaient son anatomie et son statut. Une gendarme nue, pensez donc, et belle comme une déesse des Îles ! Plus extraordinaire que La Vénus d’Ille



Sans s’étendre en plus d’explications ni se préoccuper des regards échangés par ses ouailles, elle passa entre les rangs pour vérifier la justesse de son intuition. Comme un maquignon examinant son cheptel de juments, elle palpait les croupes, tâtait les cuisses et les ventres, auscultait les bras aussi bien que les seins de tout galbe, procédant en somme à une évaluation approfondie à laquelle les morphologies inspectées se prêtaient volontiers. Certes, des émotions sournoises en résultaient de part et d’autre de ses mains inquisitrices, mais cela n’influença pas le verdict qu’elle rendit alors qu’arrivaient les liquides attendus.



Le sourire qui ponctuait la dernière phrase atténuait la sévérité du jugement. Marraines, filleules et apparentées se regardèrent avec une certaine satisfaction – on a beau être entre soi, un compliment sur sa plastique ne fait jamais de mal, sinon d’autant plus plaisir… – avant de se réhydrater comme les y invitaient les conseils de leur « coach », selon le mot de Marion aussitôt réfuté par Annette.



Christine obtempéra sur le champ, en toute simplicité. Chantal et Julia suivirent son exemple, entraînant les plus hésitantes, peu soucieuses, à la réflexion, de laisser échapper quelques gouttes à la faveur d’un exercice trop prégnant. À jets ténus ou à flots abondants, par deux ou par trois, on procéda à l’allègement recommandé. Et, comme il arrive souvent en pareille situation, les papotages allaient bon train durant l’opération, non sans un certain étonnement quant à l’absence de lingettes appropriées. Charlotte et Clara s’en émurent.



Ce qu’elle démontra dans le même temps, ouvrant l’écrin noir de la sienne pour en asperger le velours rouge. La moindre discrétion eût commandé à ses compagnes de se détourner, mais la curiosité l’emporta, rendant la contrepartie inévitable. Bref moment de confusion pour les unes et d’excitation pour l’autre, qui se conclut sur des sourires amicaux et complices. Sa présentation définitivement faite, Charlotte ne se demanda même pas pourquoi exposer son clito démesuré à la vue directe d’une quasi-inconnue ne la gênait pas.


L’appel de Annette lui évita de se poser rétrospectivement la question.



La mise en rangs fut moins tumultueuse, on commençait à s’habituer et à retrouver des réflexes hérités des années de lycée. Aucune n’avait eu l’occasion de suivre le cours de gymnastique à poil, bien sûr, mais, comme le leur avait raconté Christine, cette absence de tenue donnait plus de liberté au corps. Tout bien pesé, une pointe de voyeurisme aidant, on se sentait à l’aise, et l’exhibitionnisme concomitant n’enlevait rien au confort.



À part Camille, presque toutes levèrent la main. Christine y était parvenue, au prix d’un effort louable, à dire vrai, ainsi que Brigitte, qui se découvrait une souplesse qu’elle ne soupçonnait pas.



Pour rude qu’elle fût, la demande ne surprit pas Christine ni Camille, celle-ci n’ayant au surplus aucune réticence à montrer ses arrières. Quant aux novices, leur embarras ne dura que le temps d’en réaliser l’inutilité vu l’importance de leur partie charnue, sauf pour Clara dont les petites fesses ne pouvaient suffire à masquer la brune rosette. Annette s’en avisa et ajouta une fioriture à la pose indiquée.






Annette avait certes ainsi sous les yeux un bel assortiment de troufignons bistre ou roses, allant de l’ovale discret au cratère en relief en passant par l’œillet festonné et l’étoile lisse, mais aussi l’évidence que les contractions des muscles comme les tensions des lombaires de ses élèves s’étaient envolées avec leurs dernières pudeurs. Les dernières, mais peut-être pas les ultimes. Elle ouvrit le coffret blanc que Camille avait déposé à ses pieds.



Tout en parlant, elle s’était également assise, mais en tailleur, révélant une vulve aux formes assez prononcées, et avait sorti du coffret une multicolore douzaine de chapelets thaïs qu’elle étala en éventail. Les produits étaient basiques, voire rustiques dans leur design et leur texture, quoiqu’aisément reconnaissables quant à leur destination. Comme elle l’expliqua, il ne s’agissait pas de luxe mais d’utilité.



Elle avait visé juste, chacune en convint et un pas de plus dans le batifolage fut franchi. On reprit la position dite d’assouplissement des lombaires, cette fois sans tirer sur les fesses mais sur les lèvres, vulvaires s’il faut préciser. À l’extrémité gauche du premier rang, Babette ouvrait complaisamment sa foune. Annette s’accroupit devant, évalua le diamètre du conin et choisit un chapelet en conséquence, puis suspendit son geste.



Annette avait éclaté de rire en finissant sa phrase, laissant à Christine le soin d’expliquer en quoi consistait la thérapie. Mais dans l’euphorie générale, elle avait terminé sa tâche sur Babette, était passée à Sandra, puis à Marion, et ainsi de suite jusqu’à ce que les chattes du premier rang soient toutes garnies d’ornements de couleurs chatoyantes et variées. Elle se consacra aussitôt à celle par qui débutait la seconde rangée.


Pour une fois, le silence régnait. Les premières dotées apprivoisaient ou appréciaient l’intrus que leur sexe acceptait. Les autres se taisaient, en attendant leur tour. Charlotte tenait sagement la pose, offrant un point de vue rasant sur le champignon clitoridien qui surmontait sa vulve. Annette avait choisi la taille ad hoc du jouet à introduire. Elle semblait néanmoins à nouveau hésiter, puis se décida à exprimer sa pensée.



L’aveu de Charlotte fit rire ses voisines, Julia en particulier.



L’invitation fut honorée, plutôt deux fois qu’une. Une véritable petite branlette à deux doigts par Annette pendant qu’elle cherchait un nouvel accessoire et le mettait en place de l’autre main.



La remarque sur un ton mi-amusé, mi-choqué de Sandra ne reçut pas de réponse. Annette observait le sexe de sa sœur aînée et paraissait une fois de plus embarrassée.



L’opération se répéta sur Chantal, sans difficulté ni commentaire sur son micro clito, puis sur Christine, avec sans doute un peu plus de massage des lèvres que pour les précédentes. Ce n’est qu’après avoir terminé la distribution que Annette s’adressa à Sandra.



Sandra rougit fugitivement mais se le tint pour dit. Comme les autres, elle avait été excitée par les propos de Marraine Christine sur les usages en vigueur dans ce gymnase. Une chose était d’en entendre parler, une autre de les vivre, surtout en présence d’une impressionnante Antillaise qui ne faisait pas partie – pas encore ? – de son cercle d’intimes. Elle se demanda si sa mère, sa sœur, Marraine Julia, bref tout son entourage, sauf Christine bien sûr, éprouvait le même sentiment. Apparemment oui, mais Annette était déjà passée à autre chose.



Elle en fit la démonstration avec Camille, leur différence de taille, pour marquée qu’elle fût, étant sans importance. Chacune en appuie sur les coudes, l’une devait placer ses genoux entre ceux de l’autre et, au signal, s’efforcer de les écarter tandis que sa partenaire s’y opposait. Au signal suivant, les rôles s’inversaient, et ainsi de suite. Les fesses posées sur le bout des pieds empêchaient ceux-ci de bouger. Un mouvement facile à exécuter, qui faisait travailler tous les muscles des cuisses et assouplissait les chevilles, comme elle l’expliqua avant de procéder à la répartition des paires.



La manœuvre se fit assez rapidement. Certes, il fallut se rapprocher ou s’écarter de sa voisine et soulever tour à tour son postérieur pour s’installer selon les indications données. On flotta un peu pour trouver le bon angle d’ouverture de ses jambes et décider lesquelles seraient à l’intérieur. Tout cela, évidemment, en s’appliquant à éviter le ridicule de laisser glisser son chapelet hors de la chatte. Annette qui supervisait les opérations rappela opportunément que la forme de l’objet était en elle-même un avantage que n’aurait pas offert une bougie…


De fait, les appariements n’étaient pas si mal choisis. Les longues jambes de Julia et Charlotte se mariaient commodément, et les ornementations noires qui en dépassaient contrastaient plaisamment avec leurs vulves incarnates tout en renforçant l’amicale compétition entre leurs bourgeons dont elles avaient tout loisir d’observer réciproquement les progrès. À leurs côtés, les touffes brunes et blondes de Clara et Agnès s’affrontaient gentiment dans le souci de retenir l’accessoire, rouge pour l’une, bleu pastel pour l’autre, qui les décorait. Sandra et Marion, toujours complices et chatouilleuses, se fichaient visiblement de la couleur des garnitures de minous, et préféraient profiter de la position de leurs orteils pour se titiller mutuellement la rosette.


Restaient les deux autres duos qui, pour des dames et demoiselles à l’esprit moins large, eussent pu être déstabilisants. Babette avait bien un peu hésité avant d’imbriquer ses genoux entre ceux de Christine, comme Chantal avait tiqué d’avoir à le faire avec Brigitte, mais cela n’avait duré que le temps d’un soupir. Sans doute ne mesure-t-on pas tous les jours la force de ses muscles dans ces conditions entre mère et fille, mais si entretenir son corps est le but recherché on ne s’arrête pas à des pudibonderies puériles.


Le premier round fut quelque peu chaotique. Les pieds échappaient aux fesses censées les bloquer, les muscles mal contrôlés se laissaient aussitôt vaincre par leurs opposants, les genoux s’écartaient ou se refermaient à contretemps. Dans tous les cas, le résultat était le même : gagnante ou perdante, sa chatte s’ouvrait comme un fruit mûr, et le témoin interne se ruait vers la sortie. En conséquence logique, le fou rire gagnait l’une et l’autre adversaire et chacune sentait monter une excitation qui ne favorisait pas la réussite du projet.


Un nouvel essai n’apporta guère d’amélioration, si ce n’est en matière de production de cyprine dont les débordements intempestifs tachaient ça et là les tapis. Il fallut reprendre la démonstration, Annette tenait absolument à ce que ses visiteuses repartissent en ayant au moins appris à maîtriser l’exercice. Elle désaccoupla les paires et se remit en position face à Camille. La différence de taille la désavantageait, ses petons disparaissaient sous les fesses de sa partenaire alors que les siennes n’en couvraient qu’à peine les orteils et ses genoux n’en touchaient que le haut des tibias. Mais là n’était pas la question, l’exemple seul comptait. Elle rameuta sa troupe.



Se réunir à dix autour de deux engendra une presse certaine. Les jambes se mêlaient, les bras enlaçaient les bustes, les culs coinçaient les pubis, les seins s’écrasaient sur les dos, mais enfin on y arriva, en un joyeux conglomérat, selon l’expression consacrée. Sans trop de problèmes, en vérité, puisqu’aussi bien le contact de leurs peaux était pour toutes une longue ou récente mais banale habitude. Annette, cependant, continuait ses explications.



Joignant les gestes aux paroles, les deux démonstratrices précisaient la technique par leurs mouvements. La première option était en effet simple à réaliser, si ce n’est de garder ses chevilles bien jointes pour celle dont les jambes étaient à l’extérieur. La seconde réclamait par contre une bonne souplesse au niveau des hanches, l’idéal étant que les cuisses soient pratiquement à plat sur le sol. L’une comme l’autre fut répétée plusieurs fois, en inversant tour à tour la place des genoux et en tenant plus longuement la position ouverte. Une once de vanité de la part des modèles pour faire apprécier, entre autres exemples, la flexibilité de leurs articulations.



Une invitation à tâter ne se refuse pas, ne serait-ce que par politesse. Sandra y répondit aussitôt en posant sa paume sur la cuisse que Annette lui offrait. Curieusement, Charlotte l’imita la première, étonnée elle-même de la pulsion qui avait conduit sa main sur la peau de Camille, une peau si douce qu’il lui semblait caresser de la soie. Les hochements de tête qui approuvèrent ces initiatives suffirent à convaincre leurs compagnes. Une cascade de mains atterrit sur le haut des membres inférieurs exposés et les couvrit du genou à l’aine sans que leurs propriétaires ne s’en offusquent.



Effectivement, chacune put s’émerveiller de la dureté qui succédait à la souplesse selon les efforts des compétitrices pour refermer les jambes ou s’y opposer. Une lutte indécise, en fin de compte, mais qui mettait en évidence l’intérêt de l’exercice pour renforcer et maintenir la tonicité des organes sollicités, aussi bien qu’elle faisait tressauter en cadence les manches qui sortaient des vulves. Les spectatrices s’accordèrent de bonne grâce sur un double avantage probable du mouvement.



Il y eut quelques hésitations, de pure forme, qui motivèrent ses encouragements.



La coupable obtempéra de bonne grâce, assez satisfaite de sa taquinerie.



On se réinstalla en meilleur ordre, la pratique venait. Les pieds retrouvèrent plus vite leur place sous les fesses et s’y maintinrent mieux. Les jambes s’imbriquèrent plus facilement et leurs muscles jouèrent plus harmonieusement. Les chattes s’ouvrirent et se fermèrent sans trop souvent laisser échapper ce qu’elles devaient retenir. Les contractions des cuisses et du plancher pelvien commencèrent à porter leurs fruits. Il devint bientôt difficile de distinguer les soupirs provoqués par les efforts de ceux dus à l’excitation.


Annette et Camille entretenaient la flamme en se promenant parmi les couples pour tâter ici un genou, là une aine, ailleurs un périnée, voire prodiguer leur aide active pour la réussite de l’exercice. Nulle des novices en la matière ne s’en chagrinait et chacune se prêtait de bonne grâce aux palpations qui la faisaient progresser. Une main qui pressait des lèvres, par exemple, ne provoquait aucune récrimination mais plutôt un sourire de remerciement pour l’attention dont le geste témoignait. Dûment ainsi encouragée et stimulée, chaque paire redoublait d’ardeur pour satisfaire les attentes des monitrices, exhalant son propre duo de parfums de sueurs et de mouilles aux fragrances semblables et pourtant différentes.


Une telle application à bien faire méritait d’être récompensée en donnant un supplément d’intérêt au jeu par l’émulation et le défi.



Camille afficha un air du style « enfin, quand même ! », Christine celui du « je l’aurais parié ! », quant aux autres, cette annonce jeta le doute dans leur enthousiasme. Mais elles étaient déjà trop emportées par celui-ci, et aussi par le plaisir ressenti, soyons justes. Il n’y eut donc pas d’opposition à la proposition, qui d’ailleurs ne l’eut pas souffert. Par précaution – du moins l’affirma-t-elle –, Annette s’assura sans attendre que les objets du concours soient bien en place là où ils devaient être.


Évidemment, les tractions et les poussées qu’elle exerçait sur chacun d’eux entraînaient des sensations intimes génératrices de nouvelles exsudations profondes dont la viscosité corserait la compétition. D’un autre côté, qui sait si ces manipulations ne tendaient pas à rétablir une certaine équité entre les jeunes joueuses, a priori plus sensibles, et les moins jeunes, peut-être moins toniques ? Cet argument ne fut pas avancé, mais il effleura la pensée de Chantal comme celle de Christine, au souvenir de quelques petits tracas post parturition, justement.


Les préoccupations de cet ordre étaient loin des soucis de la génération suivante. Pour leurs filles et les copines de celles-ci, au contraire, l’épreuve titillait leur amour-propre. Si Julia et Charlotte, pour ne parler que de ce couple, luttaient avec mesure, moins intéressées par leurs exploits musculaires que par la turgescence de leurs bourgeons respectifs, Sandra et Marion s’échinaient dans un combat émaillé de cris joyeux, sans considération pour les coulées de cyprine qui pouvaient par moments maculer le tapis sous leurs fesses. Elles n’étaient pas les seules au demeurant à être affectées par des débordements de chatte. Avant longtemps, l’atmosphère du gymnase se chargea de cette diffuse et indéfinissable odeur tenace de coquillage cru chère à Colette…



À suivre