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Temps de lecture estimé : 12 mn
08/08/24
Résumé:  Il y a longtemps que ses amies espèrent de Christine qu’elle leur fasse connaître le fameux gymnasium dont elle se flatte. Ce jour arrive enfin, mais elles ne sont pas seules.
Critères:  fff gymnastiqu strip nopéné
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Série : Assouplissements

Chapitre 01 / 05
Assouplissements – 1/5

Avertissement :

Ce récit fait référence à la collection Marraines et Filleules et à la série Gymnasium déjà publiées et dont il réunit les héroïnes. Pour respecter l’unité de temps et de lieu, un seul texte aurait été préférable. Mais pour la facilité de lecture, une présentation en cinq actes et dix tableaux a semblé plus opportune.

Et bien sûr, si rien ici n’est totalement vrai, tout n’est pas absolument faux. Gaude !



Prologue



Chantal avait tenu sa promesse, à moitié tout au moins. Elle avait présenté sa nouvelle conquête, Charlotte, à sa vieille amie – dans le temps, s’entend – Christine. Plus amante que amie, à la vérité, mais en amitié amoureuse le nombre peut s’élargir sans que le vil serpent de la jalousie ne pervertisse les cœurs. Ainsi, Julia, son amie amante encore plus vieille – dans le temps, toujours – ne s’était point offusquée d’être tenue à l’écart de cette rencontre. La triviale réalité géographique s’y était opposée. Son heure viendrait, tout simplement.


Charlotte avait bien un peu tiqué en apprenant les relations particulières qui unissaient ces trois femmes. Comment pouvait-on s’aimer, partager joies et peines, tout se dire, tout s’autoriser, en vivant chacune sa propre vie ? Qu’est-ce qui empêchait qu’un doute ne s’insère dans cette unité prétendument indissoluble ? Une totale franchise de chacune envers chacune tenait lieu de ciment, lui avait expliqué Chantal. Brigitte et Sandra, les filles de celle-ci, le lui avaient confirmé : depuis leur petite enfance qui avait vu l’entrée de Julia, et de Marion du même âge qu’elles, dans leur vie, en passant par leur adolescence qui avait vu l’arrivée de Christine, ainsi que de Babette, sa fille, nulle ombre n’avait jamais séparé leurs deux marraines de leur mère.


L’organisation de la rencontre ne fut pas toutefois une mince affaire. Trouver une date qui puisse correspondre aux jours de loisir de Chantal, de Christine et de Charlotte, et au surplus à un match de Foot occupant le mari de cette dernière, tenait de la gageure. Plusieurs mois furent nécessaires afin d’éviter le ridicule d’une entrevue à la sauvette dans un Salon de thé. Non, il leur fallait disposer d’une journée entière de totale liberté, et dans le seul lieu qui leur offrit à la fois l’intimité indispensable et la discrétion souhaitable : le Hammam.


Enfin, le rendez-vous fut pris et la réservation faite. Chacune faisait bonne figure, ne serait-ce que par courtoisie, mais son cœur battait. Il est toujours délicat de rencontrer l’amie d’une amie. Oh, certes, on a reçu toutes les assurances sur ses qualités, sa gentillesse, son esprit et son intelligence. Certes, on est certaine de son amie comme de soi-même. Certes, on est sûre que rien ne changera entre elle et soi si d’aventure le lien ne se créait pas. N’empêche, une pointe d’inquiétude vous titille. On voudrait tellement que tout se passe selon ses vœux !


La mise à nu devant une inconnue est le meilleur test qu’il soit. La glace est tout de suite rompue, ou la faille cachée se révèle immédiatement. Dans la nudité, le langage corporel ne ment pas. Celui des yeux non plus. Charlotte ne cachait pas son hypertrophie clitoridienne (ah, ces termes médicaux !). Le regard de Christine ne l’évitait ni ne la fixait. Chantal n’aurait douté ni de l’une ni de l’autre de ses amies, mais fut soulagée. Elle sauta au cou des deux, sans souci du contact des corps, au grand étonnement mi-amusé mi-compréhensif des voisines du vestiaire peu versées dans de telles manifestations affectives en public.


Le trio se prêta sans se séparer au rituel de la toilette intégrale, s’ébattit gaiement dans la piscine, papota avec ses compagnes d’étuve, s’offrit un rafraîchissement commun des touffes, et repiqua une tête dans l’eau pour le plaisir de batifoler encore une fois avec quelques jeunes habituées moins timides que d’autres. Lorsqu’elles repartirent de l’établissement de bains, nulle ne se serait permis de mettre en doute que ces trois-là se connaissaient depuis des lustres. Quant à celles-ci, elles avaient omis, comme il est d’usage, de remettre une culotte sous leur robe et appréciaient sans réserve les délices du courant d’air sur un cul nu et une chatte aux lèvres épilées de frais.


La soirée fut dans la suite logique de l’après-midi. Repas léger et caresses approfondies leur permirent d’améliorer une connaissance mutuelle à laquelle elles ne s’étaient pas autorisées à se livrer au Hammam. Charlotte ne fit aucune difficulté pour laisser Christine découvrir les détails de son intimité. Elle s’employa d’enthousiasme à exercer son droit de réciprocité et goûta à satiété le plaisir du double gougnottage reçu et donné comme celui de s’abandonner à l’orgasme dans les bras d’une amoureuse tandis qu’une autre vous mène à la jouissance. De son côté, elle ne se fit pas prier pour rendre à chacune de ses amies les cajoleries ultimes qu’elles lui avaient dispensées.


Les contraintes conjugales de l’une abrégèrent trop au gré de toutes ce moment enchanteur. Charlotte eut bien un pincement au cœur en devant quitter la scène, mais ses deux complices lui prodiguèrent assez de coquines câlineries en la raccompagnant chez elle pour que l’espoir de les voir se renouveler la rassure. Les retrouvailles avec son mari n’intéressent pas l’histoire, mais Christine et Chantal passèrent pour leur part une nuit relativement sage, agrémentée le matin suivant d’une simple dégustation de moules juteuses, avant de s’en retourner à leurs occupations professionnelles respectives.


Le premier pas avait donc été franchi à la satisfaction des trois parties. D’autres réunions aussi agréables suivirent, pas assez nombreuses malheureusement. Restait néanmoins une quatrième pièce à joindre au puzzle pour que la promesse fût réalisée dans sa totalité. La perspective des vacances de printemps paraissait en ouvrir l’opportunité.


Hélas, le projet pascal ne se concrétisa pas, pour cause notamment d’indisponibilité de Charlotte qui ne voulait pas trop tenter le diable dans son couple. Il fallut attendre l’anniversaire de Chantal pour qu’enfin Julia fasse la connaissance de Charlotte et que fût tranchée l’épineuse question de la comparaison de leurs clitoris. Celui de Charlotte emporta la palme de la longueur, celui de Julia prit l’avantage quant à l’épaisseur. Par souci d’équité, on les déclara à égalité.


Pour le choix de la date de ces réjouissances entre amies, le léger inconvénient, qui de fait n’en fut pas un, était que toute la troupe des filles et filleules participait à la fête. Le gros avantage fut que la F.I.F.A. avait eu la bonne idée d’organiser un « Mundial » à la même époque. Pour peu qu’elles s’assurent de tenir à jour le stock de pizzas/bières et qu’elles n’élèvent aucune objection quant aux soirées dédiées au foot de leur mari et père, Charlotte et sa fille disposaient de toute la liberté souhaitable.




Rencontres



Les agapes sanctionnant l’année de plus de Chantal comme les bacchanales qui les suivirent dûment terminées dans la joie et la bonne humeur, les quatre amies retrouvèrent l’intimité nécessaire à un échange de complètes confidences. À la vérité, leurs filles respectives étaient toujours présentes dans la maison. Mais, d’une part, hormis Agnès, celle de Charlotte, et Clara, future compagne de stage Italienne de Sandra, les autres connaissaient de longue date par le menu toutes les coquineries de leurs marraines, et d’autre part, elles étaient toutes les six suffisamment captivées par leurs propres occupations pour que leur compagnie ne fût pas un obstacle à l’exposé de détails les plus secrets.


Chantal et Charlotte évoquèrent, entre autres anecdotes, une certaine expédition niçoise au cours de laquelle elles avaient participé à une répétition de chorégraphie au milieu des jeunes danseuses du cours. Elles avouèrent sans ambages l’embarras éprouvé malgré l’indulgence de celle qui donnait la leçon.



Vaincue par le nombre et l’insistance de ses amies, Christine exposait les motifs de son appel lorsque les filleules entrèrent dans la pièce, escortées de Agnès et Clara. Celle-ci et Sandra décidèrent aussitôt de retarder leur départ pour l’Italie. Il n’était évidemment pas question pour les demoiselles de laisser leurs aînées profiter seules d’une escapade qui s’annonçait amusante. On se prépara donc à organiser le convoi.


Pendant ce temps, la prénommée Annette patientait devant la porte discrète de « son » Gymnasium. La demande de son amie ne l’avait pas énormément surprise. Christine n’était plus, bien sûr, la plus assidue de ses ouailles, encore ce terme ne convenait-il pas à l’égard d’un groupe où elle n’était que la première parmi ses pairs. Un groupe qui, pour des raisons bien précises, ne réunissait que des femmes. L’âge ne comptait pas, ce qui décidait de la participation était d’être parrainée, « marrainée » serait le mot juste. Christine avait été l’une des fondatrices les plus enthousiastes autour d’Annette. Ses occupations ou d’autres causes avaient ensuite espacé sa présence aux séances. Aucune importance, le maître mot de leur club était : liberté.


Que Christine ait exprimé le souhait de faire visiter ce lieu qui lui tenait à cœur à trois amies dont elle se portait garante ne chagrinait pas Annette. Elle n’avait rien de prévu qui l’eut empêchée de les accueillir, et par chance Camille était en permission. Elle se demandait encore pourquoi elle avait passé un coup de fil à celle-ci. Peut-être pour donner un certain formalisme à la rencontre, ou au contraire pour la rendre plus conviviale, elle ne savait pas. Ce qu’elle savait, c’est que Camille était en retard, et ses invitées aussi !


L’arrivée d’une voiture la tira de son impatience. Une autre suivait, mais ce n’était pas celle de Camille. Les passagères qui descendirent de l’une et de l’autre étaient manifestement ensemble. Elle reconnut Christine qui conduisait le cortège et son visage marqua une ombre de contrariété. Elle attendait quatre personnes, il en arrivait dix !



Sa remarque avait précédé la bise. Elle la fit malgré tout chaleureusement à Christine qui la lui rendit avec une pointe d’embarras.



Le petit bureau/accueil/vestiaire était un peu étroit pour onze personnes. Mais les vitres qui donnaient sur l’espace gymnase offraient un bon aperçu de celui-ci aux nouvelles arrivantes. Ce n’était toutefois pas encore l’heure de sa découverte, Christine s’essayant au rôle de maîtresse de cérémonie pour nommer ses compagnes.



Christine haussa les sourcils et sourit. Ses protégées se regardèrent en se demandant quelle attitude prendre.



La tentative de justification de Julia fut balayée d’une phrase.



Sans plus s’étendre en explications, Annette s’occupa à retirer son chemisier. Les sandalettes suivirent, qu’elle expédia dans un coin d’un souple mouvement du pied.



Et, intégralement nue, elle s’éclipsa dans le gymnase, laissant en plan une troupe quelque peu déroutée. Christine mit fin à l’indécision ambiante.



Mais ce ne fut pas son tee-shirt qu’elle fit voler, ce fut le débardeur de Julia. Chantal l’imita sur la première personne à sa portée. C’était Brigitte. Tant pis ! Elle dénuda le buste de sa fille. Le signal donné, un joyeux remue-ménage anima le petit bureau. La bousculade faisait se heurter les gestes et les corps, mais on ne s’en inquiétait pas. Par contre, les vêtements et les – rares – sous-vêtements s’entassaient en désordre. C’était à celle qui serait la plus vite à poil. Christine gagna haut la main, d’un simple jet de robe. Elle s’empressa d’aller aider Annette, entraînant Agnès qui avait encore son string au bout des doigts. Il chut quelque part en un gracieux vol plané.


Clara en était à baisser le short qu’elle portait seul, selon ses habitudes, sur ses fesses nues, quand la porte donnant sur l’extérieur s’ouvrit.



Une grande et sportive Antillaise en polo maculé de sueur et court bermuda coiffant des jambes interminables se tenait sur le seuil, un énorme sac de sport à la main. Elle analysa d’un coup d’œil le bric-à-brac régnant dans la pièce avant de refermer le verrou et de déposer son fardeau au bas du mur dans un silence de cathédrale.



Des mains s’étaient portées sur des poitrines ou des pubis, réflexe futile quand on y réfléchit, mais allez donc changer des années de convenances ! La nouvelle arrivée n’y prêta aucune attention, voguant parmi les corps nus ou demi-nus comme une frégate fendant les flots, un large sourire sur son visage avenant et un fort parfum de transpiration dans son sillage. Elle s’arrêta nez à nez avec Annette avertie par le calme soudain.



Elle s’arrêta sur Clara, restée bloquée le short à mi-touffe.



Si la jeune Italienne en souhaitait la preuve, elle l’eut aussitôt. Polo et bermuda avaient déjà rejoint le tas de frusques emmêlées, lui révélant deux poires agressives aux longs tétons plus que bruns et un triangle crépu aux boucles d’un aussi noir de jais que les courts poils de son propre pubis enfin dénudé. Elle n’était pour rien dans cette exposition-là, d’ailleurs : c’était Sandra qui lui avait baissé la culotte.



À suivre