| n° 22498 | Fiche technique | 21964 caractères | 21964Temps de lecture estimé : 15 mn | 25/06/24 |
| Présentation: La suite d’une liaison particulière. | ||||
Résumé: Dominique invite Carla à dîner. Après la dégustation d’un merveilleux repas japonais, Carla est amenée à goûter d’autres plaisirs. | ||||
Critères: f hplusag fsoumise init | ||||
| Auteur : Carla.moore et Mathou810 | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Carla, étudiante, et Dominique, photographe, sont tombés sous le charme l’un de l’autre. Leur relation particulière est constamment mise à l’épreuve. Ils viennent de faire l’amour au téléphone.
Clara n’a jamais été aussi sûre de ses envies.
Dominique a joui en l’entendant crier son plaisir. Il est venu dans un grand râle, foudroyé par un plaisir brutal. Il jouit sur son ventre en fermant les yeux. Il est avec Carla. Il se déverse sur sa peau juvénile, il viendra la nettoyer amoureusement avec la bouche. Son sperme sur ses fesses, sa chatte dégoulinante, et le feu dans ses joues. C’est tellement bon. Il met un long moment avant de revenir dans le temps présent. Il découvre le silence qui dure sans aucune gêne. La déclaration passionnée qu’elle lui fait lui procure une grande émotion. Il a envie de l’emmener encore plus loin dans le plaisir.
Les jours suivants, Dominique est rattrapé par le travail. Il faut dire que son exposition a eu de très bons retours et son amie galeriste le harcèle pour de nouvelles propositions sur base de tatouages. Le problème, c’est que les tatouages ne courent pas les épaules. Il ne va quand même pas espionner toutes les fenêtres accessibles de son quartier pour trouver de nouveaux sujets. Peut-être devrait-il passer une annonce ?
Carla, quant à elle, continue de se rendre à la fac, mais dès qu’elle le peut, elle s’isole chez elle. « S’isoler » n’est pas le bon terme car elle laisse ses rideaux ouverts et se promène nue. Elle veut que Dominique la voie, craque et l’appelle. Elle est avec lui. Il lui a promis de l’inviter à manger samedi : six jours à attendre, ça lui paraît une éternité ! En souriant, elle se dit que, normalement, le restaurant précède la coucherie. Elle se demande comment elle a pu changer en si peu de temps. Elle a hâte d’apprendre : son Dominique est un bon professeur de sensualité. Elle sait qu’il faut qu’elle en profite rapidement car un jour il reprendra ses reportages et partira au loin. À la fac, elle entend parler de l’expo sur les papillons et notamment d’une photo de tatouage « qui a inspiré le thème de l’exposition » : « une photo d’un érotisme… »
Karim, lui, sachant à qui est l’omoplate, a compris qui est l’auteur du fameux dessin, l’auteur du SMS. Il aime beaucoup Carla, alors il la respecte et reste discret.
Carla a attendu en vain des nouvelles de Dominique, toute la semaine. Une semaine remplie de questionnements : qu’éprouve-t-elle pour cet homme qui pourrait facilement être son père ? Elle se rend bien compte que ce n’est pas de l’amour, alors pourquoi cède-t-elle à tous ses caprices ? Pourquoi a-t-elle dû lutter pour ne pas l’appeler ? Qu’est-ce qu’il a de plus que les autres pour qu’elle accepte de se plier à tous ses caprices ? Pourquoi se caresse-t-elle si régulièrement ? Pourquoi ne l’appelle-t-il pas ? Est-ce qu’elle n’est qu’un jouet sexuel pour lui ? Qu’est-elle pour lui ?
Le samedi matin arrive sans qu’aucun n’ait eu de nouvelles l’un de l’autre. Dominique, décroche son téléphone :
Il raccroche.
Un message sec, bref, sans échange, et pourtant Carla est heureuse. Il ne l’a pas oublié. Elle se rend compte que pour lui ce repas est une évidence ! Qu’elle ne pouvait pas changer d’avis ni avoir un empêchement ! Elle n’a pas dit un mot, il a fixé froidement l’heure. Il finit encore par parler de ce papillon ! Il veut le voir ! Il faut qu’elle trouve de quoi le satisfaire !
En raccrochant, il se demande pourquoi évoquer encore ce tatouage. Peut-être est-ce parce qu’une idée commence à germer pour ses prochaines expositions ? Il faudra qu’il lui en parle à l’occasion, mais il n’est pas encore certain de trouver les mots pour la convaincre. L’heure n’est pas au travail, mais à la cuisine. Il commence par préparer le dessert, à savoir des mochis fourrés au matcha. Alors qu’il façonne la pâte à base de riz, son esprit vagabonde et vient se poser sur les rebords d’une fenêtre qui lui est devenue bien familière. Ces temps-ci, il pense beaucoup à Carla. Elle surgit à l’improviste. Il repense à ces moments intenses où le désir, chez elle, a pris le dessus sur sa timidité. Quand son corps s’est mis à le réclamer. Ces petits détails qui montrent qu’elle est passée de l’hésitation, du doute, de la gêne, de l’appréhension à un besoin pressant d’être touchée, embrassée, envahie même. La bascule dans l’abandon de soi est un vrai délice qui s’est gravé dans sa mémoire. Il se remémore certaines postures, certains détails de sa peau qui lui permettent de se la représenter. Mais c’est surtout son énergie qu’il conserve précieusement. Cette envie de tout donner, ce choix de l’acceptation inconditionnelle, et surtout le plaisir qui se dessine sur tout son corps, à commencer par ses joues roses et son regard de feu. Cette évocation provoque une telle excitation qu’il éternue subitement. Il a toujours eu cette particularité d’éternuer quand une grosse bouffée de désir s’empare de lui. Un désir d’anticipation, comme lorsqu’il allait, préadolescent, chercher les bandes dessinées érotiques dans la bibliothèque parentale, ou plus tard lorsqu’il allait retrouver une amante et que l’air se retrouvait chargé d’une véritable électricité érotique. En cet instant, c’est Carla qui incarne toutes ses aspirations sensuelles.
Carla n’a pas trouvé dans sa garde-robe de quoi satisfaire l’appétit de Dominique. Elle va en centre-ville trouver un vêtement adéquat.
Elle trouve tout d’abord une robe noire très moulante. Elle dessine sa silhouette, elle est fermée par une fermeture éclair juste dans le creux de sa cambrure et est tenue par un bouton en acier au niveau du cou. Elle lui fait envie. Mais c’est une robe de dame, trop chic, qui ne correspond pas à son style habituel. Pas sûr que cela plaise à Dominique.
Elle sort de la boutique et rentre dans une autre plus « jeune ».
Après plusieurs hésitations, elle achète cette robe à imprimé floral rose clair sans manche, tenue juste par deux fines bretelles. L’encolure est carrée et froncée sur la poitrine mise en valeur. Arrivant à hauteur des genoux, elle est agréable à porter, sexy et sage à la fois. Carla s’y sent à l’aise et le papillon est à découvert. Il est encore tôt, elle s’assoit à une table pour prendre un café. Elle pense à la soirée. Il a parlé d’un ami japonais ! Elle va se maquiller en Japonaise. Quelqu’un qui l’aurait regardée l’aurait prise pour une illuminée, le sourire ne lui quittant pas les lèvres. D’abord, trouver une perruque brune, ensuite le maquillage qui convient. Elle rentre dans son appartement : il lui faut maintenant préparer la geisha !
Il lui faut maintenant préparer les poissons.
Ce matin, Dominique s’est levé aux premières heures pour accompagner son ami Swan, spécialiste du sushi. Il l’a rencontré comme simple client avant de sympathiser voilà bientôt dix ans. C’est lui qui lui a appris tout ce qu’il y a à savoir sur la préparation du poisson cru. L’art est dans la sélection du poisson mais surtout, dans la découpe. Minutieusement, comme le lui a expliqué tant de fois Swan, il découpe les tranches qu’il utilisera pour les sushis, hache finement la chair qu’il utilisera pour les makis. Il prépare différentes sauces et accompagnements et enfin le riz vinaigré. Tout est enfin près, mis au frais, l’assemblage final étant réalisé au moment de manger. Il lui reste quelques heures et après une longue promenade dans le parc, il se douche avec un savon délicatement parfumé, se rase de près, et se décide pour un pantalon en lin crème, qu’il enfile nu ainsi qu’une chemise en coton noire. Cela fait bien longtemps qu’il ne s’est pas préparé ainsi, pour recevoir. C’est très agréable de sentir cette légère angoisse qui nous prend lorsqu’on dépend de l’appréciation de quelqu’un. Pour se détendre, il ressort l’album « The Velvet Underground » qu’il n’a pas écouté depuis plusieurs années… Il contemple la pochette, lorsque la sonnette retentit. C’est elle, juste à l’heure…
Quand Dominique ouvre la porte, il ne reconnaît pas immédiatement Carla. Elle porte un chignon noir savamment dressé et retenu par deux baguettes. Un fond de teint très pâle, presque blanc, éclaircit encore plus son visage fin. Les yeux sont agrandis et étirés en longues amandes noires et les lèvres sont rouge vif. Son regard pétillant le ravit absolument. Il est certain que Carla n’a jamais mis autant de temps pour préparer son corps à une rencontre. Enveloppée dans une robe d’été qui révèle ses fines épaules ainsi qu’une bonne partie de ses jambes tout en incarnant l’innocence, elle est tout simplement parfaite. Il a envie de l’enlacer, là, sur le pas de la porte. L’embrasser fougueusement. Mais il se retient, de peur de gâcher le maquillage. Il se contente d’embrasser sa main, puis son avant-bras et enfin son épaule. Il l’entraîne ensuite vers sa cuisine américaine et l’installe sur la chaise haute donnant sur le bar. On entend Lou Reed, et sa voix mélancolique, égrener les couplets de « Pale Blue Eyes ».
Il remplit deux verres d’Asahi (bière japonaise) pour trinquer à leurs retrouvailles. Tout en sortant les différents poissons, les algues et le riz, qu’il commence à assembler et découper à l’aide de rouleaux de bambous tressés et d’un grand couteau aiguisé, il explique sa démarche :
Il continue après une pause :
Joignant le geste à la parole, Dominique découpe, assemble et confectionne habilement. En quelques minutes, plusieurs assiettes sont garnies de temakis (sushis roulés à la main), sushis et rouleaux californiens.
Carla boit les paroles du professeur des sens. Elle continue d’apprendre. Elle observe les gestes précis et rapides de son maître queux pour préparer et installer les plats sur la table basse du salon. Tout cela la met en appétit. Appétit pour la cuisine et le cuisinier.
Dominique l’invite à s’asseoir en tailleur. Il fait de même. La jolie robe à fleurs remonte haut sur les cuisses, Carla tire dessus pour redevenir décente.
Elle remonte le tissu jusqu’à la lisière de son tanga. Elle apprécie qu’il la regarde. Elle fait mine de baisser le bustier.
Ils commencent à goûter les plats.
Dominique mange tout en parlant, mais c’est bien Carla qu’il dévore des yeux.
Carla mange tout en écoutant son professeur. Il n’a jamais parlé autant. Les saveurs des bouchées qu’elle goûte semblent démultipliées. Son cerveau traduit pour son corps les messages de Dominique. Chaque zone évoquée dans le discours émet des arômes particuliers liés au désir. Elle ne s’en rend pas compte. Elle comprend qu’il l’aime. C’est tacite et certain. Sa poitrine aussi en a conscience et le remercie de cet amour en pointant. Son corps répond à l’esprit de Dominique. C’est le meilleur des repas, mais Carla n’est pas repue, elle aimerait goûter aussi au cuisinier. Comme lui, elle attend depuis une semaine qu’ils fassent l’amour. Elle voudrait déguster chaque parcelle de peau, de muqueuse. Pour cela, utiliser ses yeux, sa bouche et son nez. Lui se contente de la regarder, tout souriant. Il sait combien elle le désire. Il sait qu’elle attend son ordre.
Dominique se saisit d’une bouchée qu’il porte à la bouche de Carla.
Il termine son annonce en enfournant un autre mochi dans la bouche de sa soumise. Elle a les yeux brûlants et son fond de teint semble incapable de masquer la roseur de ses joues. Elle mord dans la pâte fourrée et vient sucer la pointe de ses phalanges. En ce moment même, il a vraiment envie de se jeter sur elle. De crocheter son sexe avec ses doigts fins tout en lui suçant les seins. Il souhaite l’entendre hurler de jouissance. Il s’imagine lui lécher la bouche. La doigter de partout. Remplir son cul, sa gorge. Une vraie envie de la posséder complètement. Son sexe palpite dans son pantalon alors que son regard s’illumine. Pourtant, il se retient. Il la regarde mâcher en silence. Il ne peut s’empêcher un petit éternuement aigu, qui trahit l’intensité de son désir.
Carla lit ce désir, mais elle sait qu’elle n’a droit à aucune initiative.
Ils font l’amour avec les yeux et après un long moment il ordonne :
Carla se déplace à genoux jusqu’à lui :
Il ne répond pas. Il se contente de lécher le rouge à lèvres du bout de la langue. Ce simple geste met en tension érotique tout le corps de Carla. Ses aisselles, ses seins, son clitoris suintent de désir. Elle sait qu’elle est toute à lui, corps et âme. Il sait qu’il peut tout exiger d’elle à ce moment.
Ils s’allongent à même le sol.
Elle le déshabille entièrement, il se laisse faire. Elle commence par la chemise qu’elle déboutonne sans le quitter des yeux. Elle ne peut s’empêcher de lécher ses tétons et de le sentir frémir. Elle lèche sa poitrine, plante ses ongles dans son dos. Lorsque la chemise finit par glisser au sol, le moindre de ses poils s’est redressé. Elle abaisse alors son pantalon. Comme il ne porte pas de caleçon, son sexe lui jaillit au visage, provocant. Elle l’attrape d’une main et le suce en fermant les yeux. De l’autre main, elle palpe ses couilles qu’elle malaxe prudemment. Ses doigts continuent leur exploration jusqu’à atteindre ses fesses. Curieuse, Carla enfonce un doigt dans son anus comme elle l’a fait l’autre jour pour elle-même. Il se laisse faire et a l’air d’apprécier, alors elle coulisse et remonte au plus loin, au même rythme que sa bouche engouffre sa hampe. Elle voudrait accélérer la cadence mais la jouissance brutale de Dominique l’interrompt soudainement. Il jouit tellement fort qu’elle retire son sexe de surprise. Son doigt est toujours dans son cul qui s’est contracté. Dominique émet un long feulement, presque une plainte. Elle a lâché le gland qui dégouline encore de sperme. Se souvenant de son discours sur le partage des saveurs, elle se redresse et vient l’embrasser à pleine bouche. Leur étreinte est passionnée alors que la semence voyage d’une bouche à l’autre avant d’être avalée. Carla se saisit à nouveau de la hampe qu’elle veut sentir à nouveau. Elle a encore faim.
Il vient de jouir deux fois sous les caresses de cette petite femme papillon.
Il l’entraîne dans sa chambre.
C’est la lumière du jour qui réveille Carla. Dominique est nu contre elle. Elle porte toujours sa robe et son tanga. C’est la première fois qu’elle se réveille dans les bras d’un homme. C’est encore une étape importante pour elle : dormir avec son amant. Peut-on appeler ainsi un partenaire qui ne vous a pas pénétrée ? Qui s’est laissé faire sans rendre ni une caresse, ni un baiser, ni même un regard ? Dominique est décidément un être étrange.
Elle reste un long moment immobile, espérant qu’il ouvre un œil. Devant le lit, un immense poster. Une jeune fille blonde est trois quarts dos, sa chemise repose sur la taille dévoilant ainsi une peau claire sur laquelle un tatouage de papillon jaune est mis en valeur. On aperçoit aussi la pointe brune et tendue d’un sein. Elle regarde avec innocence le photographe. Elle se rappelle de cette photo, de ce moment si particulier.
Il ne bouge toujours pas. Elle se lève en essayant de ne pas le réveiller.
En silence, elle rentre chez elle dans sa jolie robe froissée et un maquillage défait.
Elle ne croise personne ! Il doit être encore tôt !
Elle rentre sous sa douche ! Elle regarde sa toison « papillon » que lui n’aura pas vue. Il lui avait dit qu’il commencerait par la déshabiller pourtant. Elle n’est pas habituée à cette pilosité noire ! Elle se demande combien de temps il faudra pour que ça s’efface ?
Une fois toute propre et séchée, elle prend son smartphone et réalise un selfie, nue, de face dans le miroir. Elle vérifie. Elle se reconnaît à peine avec ses cheveux noirs, sa toison dessinée de la même couleur. Elle l’envoie à son « aimant ». C’est ainsi qu’elle le nomme dans sa tête : il l’attire tant.
Elle passe un jean et un t-shirt et file à la supérette du coin. Elle trouve ce qu’elle cherche. Elle rentre pour appliquer la crème dépilatoire. Elle est chauve et son pubis complètement lisse. Elle apprécie ce look particulier, elle a hâte de voir la réaction de son aimant. C’est dimanche matin ! Elle lui laisse jusqu’à midi pour prendre de ses nouvelles, elle n’attendra pas plus de quelques heures pour le revoir. Alors elle se le promet : elle retourne chez lui et ne le lâche pas jusqu’à lundi matin. En attendant, elle prépare des affaires dans un petit sac.
Téléphone :
Elle raccroche sans dire un mot. La minute suivante, elle sonne à sa porte.
À suivre, S’essayer au toucher