| n° 22274 | Fiche technique | 13837 caractères | 13837Temps de lecture estimé : 11 mn | 14/02/24 |
Résumé: C’est au tour de Laure et Thomas de rendre l’invitation. | ||||
Critères: collègues vacances forêt parking caférestau hsoumis cérébral revede voir exhib init portrait | ||||
| Auteur : Revesdelune Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Deux couples se rencontrent pendant les vacances, font connaissance et se lient d’amitié.
Leur maison est petite, mais accueillante. Deux chambres à l’étage. Un salon, une cuisine au rez-de-chaussée. Un petit jardin.
Thomas nous interpelle,
On commence par un apéritif chez eux. Le pineau est d’une traîtrise majeure, surtout vieux de plus de dix ans, il est remarquablement bon.
Le restaurant est champêtre. Pas du tout le piège à touristes habituel.
Il est en retrait de la route, au bout d’un chemin qui se divise avant d’y arriver. D’ailleurs la voiture qui nous précède, prend l’autre direction.
Je demande, mais on arrive et je n’obtiens pas ma réponse.
C’est donc un restaurant champêtre avec les tables disséminées, séparées par de petites haies.
Parfait endroit tranquille pour des amoureux ou des couples cherchant la discrétion.
Les plats sont délicieux. Le vin, dont j’abuse un peu, est frais et fruité. Je me sens bien. Nous rions, peut-être un peu trop fort, mais je ne suis manifestement pas la seule à apprécier la douceur de la nuit et le rosé.
C’est Laure qui m’invite la première. Nous nous retrouvons l’une contre l’autre, avec des couples qui nous entourent, mais chacun dans sa bulle.
Un long silence et puis je me lance. La question me brûle les lèvres depuis que nous nous sommes retrouvées.
Elle porte toujours son bracelet à la cheville. On dirait qu’il est scellé et ne la quitte jamais.
Elle rit. Elle aussi a profité du pineau et du rosé.
Elle le reconnaît si facilement que j’en suis mal à l’aise ;
Je bluffe, en affirmant ce qui n’était qu’une idée survenue avec cet aveu de Laure.
Encore un bluff, pour « voir »
Plus tard, Laure invite Antoine.
Thomas fait de même avec moi. Nous dansons l’un contre l’autre, comme Antoine et Laure, perdus au milieu des autres couples.
En tout cas ce soir il ne porte pas de cage, sinon je la sentirais. Un plug peut-être ?
Je le charrie pour le déstabiliser un peu.
Un long silence et puis il reprend :
J’ai conscience que l’alcool et les confidences de Laure me troublent, mais, autant ne pas mourir idiote.
Il me laisse au bord de la piste, et va leur parler. Laure, qui ne doit pas être dupe, me fait un signe de la main. J’imagine qu’elle va se charger de distraire mon mari.
Il m’entraîne. Je dois enlever mes chaussures pour marcher sur le sable. Cent mètres et nous entrons dans la forêt.
C’est chuchoté dans mon oreille. Un secret entre nous…
Nous atteignons un parking. Je comprends que c’est celui dont il parlait après l’embranchement.
Mais ce n’est pas un parking ordinaire et j’ai sous les yeux la réponse à ma question concernant la « compagnie »
Certaines voitures ont leurs portières ouvertes et manifestement il s’y passe des choses. Des voyeurs les entourent. Des voyeurs ou des candidats qui attendent leur tour pour satisfaire le désir d’une femme, ou de son mari qui l’offre à d’autres.
Je ne suis pas une experte en libertinage et toutes ces pratiques qui se passent hors de l’intimité d’une chambre entre deux adultes consentants. Mais je ne suis pas non plus une oie blanche. Je sais qu’il existe des clubs, des endroits comme ce parking, des soirées pour que ces gens se rencontrent. Et je sais qu’internet met à leur disposition des sites qui, en deux clics, vous organisent une rencontre.
Je m’accroche à son bras. Des visages se tournent vers nous. Il sent mon angoisse, et me prend par la taille dans une attitude de protection. C’est aussi, pour ceux qui nous regardent, un signal de possession. Cet homme signifie aux autres que, pour l’instant, cette femme, sa femme, est avec lui, encore avec lui, par choix ou parce qu’ils n’ont pas encore trouvé le, ou les, bons candidats.
Des candidats il n’en manque pas. L’intérieur de certaines voitures est éclairé, luciole propre à attirer vers elle tous ceux qui sont intéressés.
Il me guide, me fait passer d’une voiture à l’autre.
Je vois cet homme qu’une femme chevauche sur le siège avant passager. C’est son mari ? Ou bien son mari est celui qui lui caresse la poitrine ?
Cette autre, prise en levrette, les jambes au sol, le corps sur la banquette, est-ce l’épouse ? L’épouse de qui ? De celui qu’elle suce ? Ou de celui qui la possède ? Ou encore de l’un de ceux qui regardent ?
Tiens regarde, ce n’est pas réservé aux épouses, un mari peut aussi se laisser convaincre par sa compagne, sa maîtresse, une amie pour se faire…
Il parle de cet homme qui possède une femme assise sur le capot, et qui, lui-même, est possédé par un autre.
Je ne m’attendais pas à tant de liberté. Manifestement personne ici n’a honte de rien, et tout le monde laisse ses envies prendre le pas sur la bienséance et la morale.
Mais il n’attend pas de réponse, déjà il m’entraîne. Il a passé son bras sur mes épaules et sa main effleure ma robe, presque au niveau de ma poitrine. Cela paraît naturel, pas réfléchi, mais discrètement je l’éloigne un peu.
On s’éloigne du parking. Le bruit de l’océan se fait plus présent.
La lune éclaire heureusement le chemin. On devine une table et on s’approche. Il y a des gens. Thomas s’arrête et me pousse derrière un arbre. Nous sommes très proches de la table, mais ceux qui l’occupent sont trop bien occupés pour remarquer. Il me faut quelques secondes pour comprendre. Un homme est assis sur le banc et une femme est sur lui. Un autre homme est derrière elle. Un peu comme le trio de la voiture, mais cette fois-ci, c’est la femme qui est entre eux deux. Pas difficile d’imaginer ce qu’ils font. Il nous est arrivé, Antoine et moi, de jouer cette partition, un sex-toy dans mon vagin et lui dans mon petit trou. Mais ici ce sont deux vraies verges qui possèdent la femme. Elle est en partie allongée sur la table et de l’autre côté, juste en face d’elle, un troisième homme.
Celui qui encule la femme y va de bon cœur et j’ai une pensée pour elle.
Pourvu que le mandrin ne soit pas trop gros, ou trop long, pour lui faire mal.
Mais de quoi je me mêle ? Ce n’est pas de la douleur, qu’elle exprime. Sa voix surpasse le bruit des vagues.
Nous écoutons, religieusement, ce monologue, qui s’éteint doucement pour renaître plus fort encore.
Thomas est contre moi, derrière moi et il ne peut cacher son érection. Je sens son sexe dur contre mes fesses, il est plus grand que moi. J’avance un peu mon bassin afin de nous séparer, mais il avance encore ; ou alors, c’est moi qui me relâche, par la scène ?
Thomas se frotte contre mes fesses. Ses mouvements sont sans équivoque, d’ailleurs il m’embrasse dans le cou et je sens une main chercher ma poitrine.
Je me retourne face à lui et pose ma main sur ses lèvres qui avançaient déjà pour m’embrasser.
Il n’insiste pas juste un :
Sur le chemin du retour, il m’interroge :
Que dire d’autre ? Que j’ai été troublée par tout ce que j’ai vu ? Que vraiment, je n’aurais jamais pu imaginer une telle complicité dans un couple qui baise avec tout le monde ?
Bien sûr, je ne l’avouerai pas, mais ma culotte est humide et mon soutien-gorge, devenu trop petit, irrite mes tétons…