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10/01/24
Présentation:  Un mari trompé se débat entre un désir violent de vengeance et l’amour inconditionnel qu’il porte à sa femme.
Résumé:  Un mari trompé se débat entre un désir violent de vengeance et l’amour inconditionnel qu’il porte à sa femme. Les événements vont se précipiter et lui donner le sentiment de justice qu’il recherchait.
Critères:  fhh fhhh extracon cocus hotel anniversai fsoumise vengeance jalousie dispute reconcil vidéox fellation pénétratio double yeuxbandés confession
Auteur : Monkypython  (Mari entre désir de vengeance et amour inconditionnel)            Envoi mini-message

Série : La Boîte de Pandore

Chapitre 05
La révolte des cocus

Résumé des épisodes précédents :

Après avoir été mise au défi par son mari, une épouse modèle dévoile peu à peu une forte appétence pour le sexe qui déstabilise le mari qui découvre l’étendue de son infortune




Je ruminais tant et plus ma rancœur, les conséquences des écarts de mon épouse, l’attitude à avoir avec notre entourage, et surtout une vengeance à l’encontre de ma traîtresse de femme, de son amant patenté et du bellâtre-cocufieur.


Quelque temps plus tard, dans la rue, je croisai par hasard Kevin, c’est ainsi que se prénomme l’étalon bodybuildé. Il me salua chaleureusement comme si j’étais son meilleur ami et me proposa de prendre un café dans les bureaux de son entreprise à deux pas de là. Impossible de refuser, et tout en dégustant mon café avec Kevin, je fis la connaissance de deux de ses chefs de chantier, Hassan et Ahmed, l’un noir grand et sec, l’autre d’origine magrébine, gros et fort ; il m’était facile de deviner l’identité des deux inconnus qui apparaissaient dans le troisième film. Leur chef me présenta en leur rappelant qu’ils m’avaient déjà croisé avec mon épouse à une pendaison de crémaillère chez des amis qui avaient invité tous ceux qui avaient travaillé dans leur maison. Les deux types me serrèrent la main avec de grands sourires, se montrèrent enchantés de me revoir et me demandèrent des nouvelles de ma femme. En grande conversation quand je les laissai, ils étaient hilares quand je les vis derrière la porte vitrée de l’entreprise. Trop facile de se foutre de la gueule d’un mari dont on a eu l’épouse chérie au bout de son chibre !


Je venais aussi de comprendre que Kevin, avec la complicité de Patrick, avait récompensé ses deux collaborateurs, ses âmes damnées sans doute, en livrant ma femme à leur concupiscence ; sans doute avait-il soudoyé Patrick pour qu’ils en disposent à leur guise, ma colère en était décuplée.


J’enrageais tellement d’avoir été en présence de ces trois porcs que je sortis en trombe et failli percuter une des secrétaires qui entrait. C’était Denise, une femme qui avait été, je le savais de source sûre, la maîtresse du bellâtre, elle était à l’origine de son embauche et l’avait soutenu dans ses ambitions avant qu’il ne la laisse tomber comme une vieille chaussette alors qu’elle était prête à quitter son mari pour lui. Affirmer que l’ancienne amante était une ennemie féroce serait un doux euphémisme, elle lui en voulait à mort. En lui faisant la bise, je sus que je tenais ma vengeance et un plan commença à prendre forme ; je lui proposais de la revoir à la sortie de son travail pour lui proposer quelque chose qui lui tenait à cœur. En fin de journée dans un bar tout proche, je lui avouai que Kevin et ses chefs de chantier s’étaient tapé ma femme et que j’avais autant envie qu’elle de me venger. J’avais besoin pour cela des adresses électroniques de son patron, de l’épouse du patron et de l’épouse du bellâtre. Sans hésitation, elle pianota sur son téléphone et me donna les renseignements demandés. Quelques jours plus tard, après avoir créé une adresse éphémère qui ne permettrait pas de m’identifier facilement, je fis parvenir au beau-père, à la belle-mère et à l’épouse de mon cocufieur les images de ses exploits avec mon épouse. Par une Denise toute guillerette, j’appris bientôt qu’une violente dispute avait éclaté dans les bureaux entre l’épouse bafouée et son beau mari. Quelques semaines plus tard, elle m’informa avec plaisir que la cocue avait bouté son homme hors du domicile conjugal et que la procédure de divorce risquait de suivre. Kevin était tombé en disgrâce aux yeux de son patron comme de sa patronne et il était sur le point d’être viré comme un malpropre. Mon plan avait marché au-delà de mes espérances, j’étais vengé.


Par contre, j’avais beau chercher, je ne trouvais aucun moyen satisfaisant de faire payer le maître d’œuvre de la débauche de mon épouse. J’avais perdu espoir quand celui qui m’avait appris mon infortune m’informa qu’il venait d’assister à une dispute violente dans un bar que nous fréquentions, le ton est monté entre eux, l’étalon tatoué s’en prenait à Patrick, il le tenait pour responsable de ses déboires. Ils étaient sortis du bar et il lui avait administré une paire de gifles en jurant qu’il n’en resterait pas là. Selon une source parfaitement informée, deux brutes l’avaient aidé à le tabasser à tel point qu’ils l’avaient envoyé à l’hôpital où Patrick avait été soigné également pour une déchirure anale. Je ne voulais pas trop savoir ce qu’ils lui avaient fait subir ni comment, et je m’en fichais, il avait payé, l’anus meurtri de l’amant pour celui élargi de ma femme, œil pour œil en quelque sorte.


Quelques jours plus tard, une soi-disant amie de mon épouse me rapporta une dispute entre Maya et la belle Inès. Selon ses dires, l’une reprochait à l’autre d’être un oiseau de malheur, Inès traitait Maya de salope et Maya rétorquait en la qualifiant de grosse pute. Ne nous voilons pas la face, nous sommes tous friands de ce genre de spectacle, deux jolies femmes bon chic bon genre qui se crêpent le chignon en public font le buzz, surtout quand on flaire une histoire de cul. Notre côté voyeur sans doute ! Elles se tirèrent les cheveux, se griffèrent, se déchirèrent les vêtements, firent voler les jupes. L’altercation entre les deux bourgeoises au langage à faire rougir une poissonnière prit fin après un échange musclé de gifles qui tourna à l’avantage d’Inès qui, après avoir reçu une claque retentissante, retourna une paire de gifles non moins sonores. Les deux mégères se séparèrent avec leurs vêtements déchirés, les seins quasiment à l’air pour le plus grand plaisir des clients du bar, Inès vociférant outrancièrement et Maya pleurant de rage. La langue de vipère me chuchota avec jubilation que j’étais sans l’ombre d’un doute aussi cocu que le mari d’Inès, elle me conseilla fielleusement de surveiller une épouse aussi volage, avant de filer rapporter ses ragots à toutes nos connaissances. Maya avait reçu la paire de gifles que je n’avais pas été capable de lui donner, elle s’était ridiculisée devant tous ceux qui étaient dans le bar et s’était nantie d’une réputation sulfureuse, les gens se fichaient du pourquoi, ce genre de rumeur n’a pas besoin de fondement pour se propager. Nonobstant cette renommée peu flatteuse pour elle comme pour moi d’ailleurs, je n’étais guère inquiet, le temps finirait par l’estomper, il suffisait d’être patient et d’attendre que les choses se tassent.


Finalement, il y avait une justice en ce bas monde, Patrick avait pris plus que son compte, Kevin avait perdu sa situation et sa superbe, peut-être même risquait-il plus si sa victime portait plainte, la belle et machiavélique Inès ne paraîtrait jamais plus l’épouse aussi respectable qu’elle se voulait aux yeux de tous, peut-être qu’un jour son mari connaîtra son infortune, Maya avait écopé d’une solide paire de baffes et d’une belle leçon. Et tout ça sans que je lève le petit doigt. Oui, il y avait une justice.


Une dizaine de jours plus tard, je répondis à un énigmatique message émis par un numéro inconnu :



Encombré d’un bouquet de fleurs et d’une bouteille de Menetou-Salon, je toquai à la porte de la villa.


Laurence m’ouvrit et me fit entrer aussitôt. Je la suivis jusqu’au salon tout en la détaillant dans son tailleur chic et sexy à la fois, une veste ample, une jupe assez courte et très moulante qui dévoilait ses jolies jambes jusqu’à mi-cuisses et épousait les mouvements de ses fesses bombées qui me guidèrent jusqu’au fauteuil que la maîtresse de maison me désigna avant de s’éclipser pour mettre les fleurs dans un vase et le vin au frais.


La veste dévoila de jolis seins quand Laurence se pencha vers moi pour me tendre un verre avant de s’asseoir face à moi. Ce fut alors la jupe qui m’offrit une vision incomplète certes, mais terriblement excitante de son entrecuisse voilé de dentelle blanche. Laurence entra dans le vif du sujet :



Elle me tendit la main et je la suivis sans me faire prier jusqu’à la chambre à coucher où trônait un lit King-size au pied duquel elle eut tôt fait de jeter tous ses vêtements.

Impossible de ne pas consommer une revanche aussi délicieuse, aussi m’appliquai-je à lui faire oublier sa colère et à la transporter dans le plaisir.

Contrairement à ce que prétend son mari, Laurence est loin d’être une poupée amorphe au lit et nous passâmes tous deux un moment des plus agréables, entrecoupé d’un déjeuner simple et joyeux qui me permit de recouvrir assez d’énergie pour recharger mes batteries.


Quand je sortis de chez Laurence, ma vengeance était consommée tout comme celle de la maîtresse de maison qui semblait fort satisfaite de notre vendetta extraconjugale. Finalement, mes cornes s’avéraient bien plus supportables que je ne le craignais. À mon corps défendant, c’est toujours Laurence qui m’a relancé pour d’autres rencontres dans une magnifique auberge de la région. Repas raffiné et moments torrides ont fait de ces après-midis avec elle des moments d’exception. Sans être aussi démonstrative au lit que Maya qui est selon ses amants le meilleur coup de la ville, Laurence n’est pas pour autant la momie que Kévin décrit, elle a un corps de rêve, une douzaine d’années de moins que mon épouse et un cul à se damner, particulièrement quand elle s’offre en levrette. Difficile de comprendre pourquoi Kevin en pince autant pour Maya alors qu’il couche avec une telle beauté.


Pour la réputation et le reste, finalement, c’est le temps qui a fini pour arrondir les angles encore mieux que je ne l’avais espéré. Personne ne m’a fait de remarque graveleuse, je n’ai surpris aucun regard moqueur ou étrange, et nul ne s’est risqué au moindre geste déplacé envers nous. Aux hasards des rencontres, la fautive lance des regards de haine et enrage à chaque fois qu’elle croise son amant indélicat dont le statut a viré de mentor idolâtré à salaud infréquentable ; quant à moi, je m’efforce de paraître le plus naturel possible et me comporte avec lui comme avec une connaissance très lointaine dont on a du mal à se souvenir. Ma soif de vengeance envers la femme de ma vie est retombée, j’ai choisi d’effacer Patrick de mon esprit et par me persuader que j’ai plus envie de profiter de la vie que de faire payer l’infidèle. Ni elle ni moi ne pouvons revenir en arrière, ce qui est fait est irrévocable.


Partager la vie d’une femme adultère qui veut se faire pardonner a du bon, et je serais idiot de ne pas en profiter et même en abuser. Que ce soit au lit, devant la télévision, ou dans la voiture, ma chérie se propose de se racheter en me prodiguant des fellations avec autant d’entrain qu’elle l’a fait avec ses amants, elle m’avale en entier, suce, lèche, me gratifie de gorges profondes, jamais elle ne recrache ma semence et avale tout en me regardant droit dans les yeux, ses pipes magistrales me font un bien fou et je n’ai pas besoin de demander. Plus qu’à son tour, Maya prend l’initiative de nos parties de jambes en l’air, sa libido a décuplé depuis notre trio, pour mon plus grand bonheur. Elle me propose de disposer d’elle à ma guise, de l’offrir à qui je veux.


Au lit, elle se comporte comme la dévergondée la plus licencieuse qui soit, m’encourage à la défoncer à la manière d’une poissonnière en rut, et finit par jouir en ameutant tout l’immeuble.

Épouse modèle aux yeux des autres, putain déchaînée au lit, Maya est ainsi devenue le rêve de tout homme. Nonobstant cet état de grâce, je n’en suis pas moins tourmenté par divers sentiments contradictoires. J’éprouve toujours une jalousie qui me pourrit la vie, la femme que j’aime m’a trahi, s’est livrée à des inconnus, s’est offerte, cœur et âme à Patrick et à Kevin, impossible d’effacer son regard de femme comblée plein de passion et de reconnaissance, je l’ai vue leur donner tendresse et amour, et c’est insupportable. Je suis étrillé dans mon amour-propre et dans ma fierté de mâle, tous l’ont fait jouir plus fort que moi, même le puceau l’a conduite au septième ciel. Et ce Kevin, il lui a donné des orgasmes tout bonnement incroyables, il la baise comme un dieu et ça, je n’arrive pas à l’assumer. De plus, je me sens trahi, ma chérie m’a trompé quelques jours après notre mariage, et avec deux hommes en plus. Je ne comprends pas comment Maya a pu se comporter comme une putain, copulant avec n’importe qui, du puceau à la brute épaisse. Je suis dégoûté, j’espère que pour ça aussi, le temps sera médecin.


Au cours de nos multiples ébats, nous évoquons beaucoup notre aventure et revivons les moments les plus torrides de la soirée qui a bouleversé notre vie de couple, nous félicitant du plaisir fou que nous avons éprouvé. De temps en temps, je visionne avec Maya les images tournées par Patrick et cela finit toujours par un orgasme délirant. Ma chérie commente les images tout en me caressant ou me branlant, s’attarde sur les détails qui m’ont échappé, me fait part de ses sensations dans l’action, se félicite de sa capacité à accueillir des membres de beau calibre, et finit par jouir en quelques minutes avec le mien. Je m’amuse de sa séance de sexe avec le fils d’Inès, je la moque en la traitant de cougar, propose de l’accompagner à la sortie des lycées, elle me rétorque qu’elle est prête à dépuceler tous les lycéens majeurs d’un lycée les uns après les autres si je lui demande, je la traite de salope, elle me répond qu’elle l’est, et se jette sur ma queue comme une morte de faim sur une tartine de foie gras, pour finir par s’empaler et jouir comme une furie. Bizarrement, j’assume la possibilité que d’autres que moi usent et abusent des charmes de Maya. Qu’elle s’adonne au pluralisme masculin, qu’elle prenne son pied au bout d’autres queues, soit, si c’est le prix à payer pour vivre avec celle que j’aime. Sans conteste, je n’ai jamais autant bandé que lors de la soirée d’anniversaire où tout a basculé, à partir du moment où Maya ouvrit la braguette de notre ami pour se saisir de sa queue et celui où j’ai fini par tomber dans les bras de Morphée et laisser mon épouse dans les bras de son amant, des heures et des heures avec la queue plus raide qu’un barreau en acier trempé. Ma chérie m’a fait admettre que la bite de notre ami a été un aphrodisiaque aussi puissant pour elle que pour moi, j’ai bandé de voir ma femme se faire baiser sous mes yeux, jamais je n’ai tant joui que dans le con de ma femme qu’un autre venait de féconder, elle ne manque pas de me rappeler que j’étais si excité que j’ai exhorté Patrick à défoncer sa chatte et à la remplir de foutre. Ce que je peux être con quand même ! Ma chérie lisait mon excitation dans mes yeux, ce qu’elle y a vu a décuplé son propre désir avec des moments particulièrement intenses, comme quand elle a pris la queue de notre ami en bouche, quand il l’a pénétrée la première fois, et surtout quand son amant lâchait sa semence dans son ventre tandis que je jouissais sur elle, elle n’a jamais ressenti une envie de sexe avec une telle intensité. Rien de ce qui s’est passé lors de cette soirée n’était prémédité, mais Maya me confessa qu’elle a décidé de passer à l’acte en sortant du restaurant, je l’avais mise au défi et j’allais voir de quoi elle était capable, elle allait sucer notre ami et me faire cocu avec lui. Et c’est bien ce qu’elle a fait.


Ni elle ni moi ne pouvons le nier, notre trio avec Patrick et ses retombées continuent à avoir des effets particulièrement bénéfiques sur la libido de notre couple à tel point que lors de nos ébats, Maya ne manque jamais d’évoquer l’éventualité de recommencer sous ma gouverne : moi le mari en maître de cérémonie des ébats, elle comme reine de soirée offerte à la concupiscence des amants de mon choix. Dans le feu de l’action, elle exprime une énième fois son envie d’avoir deux ou plusieurs mâles pour elle toute seule avec force détails de ce qu’elle est prête à faire avec eux en ma présence et je ne peux nier, cette garce me rend fou, elle sait y faire pour que je bande à mort. Cependant, une fois l’excitation retombée, je ne suis plus aussi bien disposé que ma chérie, chat échaudé craint l’eau froide, dit l’adage ; mari cocu craint la chatte de sa femme trop chaude, avais-je vérifié. Maya quant à elle reste sur la même longueur d’onde, elle déclare avec conviction être une salope obéissante, ma salope, dont je peux disposer à ma guise, prête à satisfaire le moindre de mes désirs. Comme elle a vu que les clients de mon entreprise sont de plus en plus réticents à renouveler les contrats les plus vitaux pour nous, elle se fait fort de les séduire un par un et de les mener par le bout de la queue à lui manger dans la main. J’allais bientôt être fier de ma petite putain. L’idée qui enthousiasme Maya me paraît la plus idiote qui soit ; je connais bien les donneurs d’ordre auxquels elle fait allusion, si la plupart sont de chics types, quelques-uns sont des êtres vils et pervers dont j’ai pu constater le comportement abject à l’égard de secrétaires qui pourraient être leurs filles, ils ont souvent les mains baladeuses, même en ma présence, me prenant à témoin qu’elles sont prêtes à se faire sauter pour avoir de l’avancement ; elles n’osent pas se rebeller la plupart du temps et eux disent qu’elles ne demandent que ça, ce qui me révolte. Comment imaginer une seule seconde que je mette la femme de ma vie entre les pattes de ces porcs ! De plus, je les sais assez pervers et manipulateurs pour retourner la situation à leur avantage par un chantage leur octroyant le pouvoir de faire de nous leurs esclaves. Maya a fini par se ranger à mon avis et abandonner cette idée.


Après plusieurs séances, je finis par remarquer qu’elle ne s’attarde jamais sur les images de ses rapports avec Kevin, elle ne les commente presque pas et pourtant c’est bien avec lui et de loin qu’elle a eu ses plus beaux orgasmes. J’étais suspicieux jusqu’à ce que je comprenne que cet amant ne baise pas ma femme, il lui fait l’amour. Si j’insiste trop, elle s’emporte, finit par lâcher qu’il est venu maintes fois chez nous, me provoque avec un « il ne vient pas pour enfiler des perles si tu vois ce que je veux dire ». Elle trouve normal qu’il la prenne à cru, jouisse en elle sans capote dans notre lit conjugal. J’ai bien tenté de le discréditer en lui expliquant qu’il l’avait offerte à deux de ses sbires qui ont abusé d’elle sans vergogne, en vain, pour elle, c’est Patrick le coupable de cette vilénie, lui qui a abusé de sa confiance pour qu’elle s’accouple avec deux brutes sous l’objectif de sa caméra. Kevin est son amant, elle le chérit, l’embrasse passionnément, s’offre à lui corps et âme, le regarde avec reconnaissance, tendresse et peut-être avec les yeux d’une femme amoureuse. J’imagine qu’elle le voit toujours, pour faire l’amour avec lui et tout lui donner. Cette relation bien au-delà du plan cul me mine le cerveau, ça ne passe pas, je ne le supporte pas.


J’en suis là pour le moment, écrire que je n’éprouve aucun enthousiasme pour de nouvelles aventures extraconjugales serait un doux euphémisme, je crains que ma femme ne se laisse emporter par sa libido exubérante et ne s’enlise dans des besoins sexuels de plus en plus impératifs jusqu’à en devenir une addiction incontrôlable au sexe, je préfère ne pas m’aventurer dans cette voie et maintenir le plus hermétique possible le couvercle de la Boîte de Pandore que j’ai moi-même ouverte.


Pour l’heure, Maya semble se contenter de nos délires sur l’oreiller. Elle me dit qu’elle m’aime, je le sais, je le sens et ça suffit à mon bonheur, car j’en suis fou. Je préfère ignorer si elle a cédé à ses démons, si elle a repris un ou plusieurs amants, si elle fréquente le club échangiste où Patrick l’a emmenée plusieurs fois selon ma petite enquête. C’est idiot, j’en conviens, mais je pratique la politique de l’autruche en priant pour que le ciel ne me tombe pas une nouvelle fois sur la tête. Je ne veux même pas savoir si elle revoit Kevin, son Kevin, celui qui lui fait l’amour mieux que personne, celui qui me rend plus jaloux que quiconque. On m’a dit que personne ne l’a revu récemment, alors je prie pour qu’il redoute les conséquences de son accès de violence à l’encontre de Patrick au point de déménager loin de Maya, sa maîtresse et la femme de ma vie ; qu’il aille vivre à l’étranger, par exemple !


Un jour, qui sait si je ne me laisserais pas séduire par les fantasmes de Maya, qui sait si elle ne m’entraînera pas dans une nouvelle folie, qui sait si nous n’ouvrirons pas ensemble cette Boîte de Pandore, la chair est faible et les femmes sont de délicieuses ensorceleuses.