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n° 22201Fiche technique26088 caractères26088
Temps de lecture estimé : 18 mn
26/12/23
Résumé:  Après s’être retrouvés, les deux amants poursuivent leurs jeux.
Critères:  fh fhhh fplusag inconnu danser voiture autostop voir hmast fellation pénétratio jeu
Auteur : Nycthémère      Envoi mini-message

Série : Chambre 26 : Intime carrousel

Chapitre 03 / 04
Carrousel céleste

Résumé des épisodes précédents :

un homme et une femme se provoquent de plus en plus concrètement Vincent me proposa de reprendre nos jeux d’écritures en instiguant des lancés de dés simultanés qui stimuleraient notre créativité et pimenteraient nos récits. C’était là une manière détournée de m’inciter à me dévoiler un peu plus, au fil des lignes que je produirais. C’est ainsi que nous sommes entrés dans une forme de jeu de miroirs subjuguant.




Le carrousel de Célia



Le jeu amuse Célia, qui accepte de commencer.


C’était quelques mois après la naissance de mon deuxième enfant. Beaucoup plus que pour le premier enfant, j’étais débordée par mes tâches de mère, de femme fraîchement retournée à la vie professionnelle et d’amante d’un homme très demandant. Par-dessus tout, l’allaitement me prenait plus d’énergie que je ne l’avais imaginé. Mais je tenais à continuer aussi longtemps que possible. J’adorais ce contact intime avec mon petit, ce rôle de mère nourricière.

Peu à peu, j’ai senti que mon homme s’impatientait, se sentait exclu de cette partie de ma vie de femme, de ces sensations que je ne partageais pas vraiment avec lui. J’avais rapidement retrouvé l’envie de sexe après la naissance. Mais plus de la même manière. Et surtout à un rythme différent. J’avais besoin d’une ambiance particulière pour que l’envie monte en moi. Cela se passait lorsque nous pouvions trouver le moment et le lieu pour ces jeux de séduction anodins qui allument la mèche. Quand je pouvais voir de l’admiration et du désir dans son regard. Lorsque mon corps transformé par la grossesse lui faisait à nouveau envie. Alors je pouvais m’offrir entièrement à lui, et en jouir vraiment.

Malheureusement, pas assez souvent à son goût. Le doute sur mes sentiments s’est installé. Il a commencé à exiger ce qu’il considérait comme des preuves d’amour, en fait surtout de désir. C’est le contraire qui s’est passé, je me suis fermée, bloquée. Jusqu’à une crise cataclysmique, au cours de laquelle j’ai compris que d’autres femmes lui donnaient ce qu’il cherchait.

J’ai craqué, et dans l’espoir de sauver notre couple, je lui ai demandé de me dire ce qu’il voulait de moi, en promettant de le lui offrir. Il a exigé que nous retournions dans un club libertin où nous allions quelquefois auparavant. C’était le dernier endroit où j’avais envie d’aller avec lui, mais j’ai cédé.


Le silence qui nous entoure montre qu’une première barrière est atteinte. Je caresse le ventre de Célia pour l’aider à reprendre le fil de son histoire.


Après les préparatifs habituels – vestiaire, douche, kimono largement ouvert sur le corps nu –, et l’échauffement sensuel que l’ambiance survoltée est censée permettre, mon homme m’entraîne sur la piste de danse. Je le sens très excité. Je suis loin d’éprouver les mêmes sensations. Ses caresses ciblées manifestent clairement son impatience. Je suis émue par la force de son érection contre ma cuisse, mais le reste de mon corps ne suit pas. Pour gagner du temps, avant qu’il m’impose des jeux plus poussés, je le branle au vu et au su de tout le monde. Juste avant qu’il explose, il me demande de l’accompagner dans un des coins plus intimes.

Il connaît bien les lieux, et choisit celui où se trouve une croix Saint-André, à laquelle il m’attache. Je ne résiste pas. Des pulsions très contradictoires se bousculent en moi. D’une part l’envie de donner du plaisir à mon homme, de lui montrer combien je tiens à lui, même si ce qu’il m’impose ce soir me coûte. D’autre part, le souvenir de jeux très jouissifs que nous avions partagés autrefois avec d’autres couples. Mais aussi l’envie d’être ailleurs, en toute intimité entre ses bras, sans personne autour de nous pour nous mater.

Par-dessus tout, ces émotions font bouillir en moi des trucs fous, que mes hormones encore instables peinent à maîtriser. La quittance ne tarde pas à se présenter, une montée d’ocytocine gonfle mes seins de manière non seulement visible pour mon homme, mais douloureuse pour moi, comme lorsque je dois attendre mon retour à la maison avant de pouvoir allaiter et libérer mes tensions mammaires.

Cette transformation met mon homme en rut. Il se met à tirer mon lait à pleines gorgées tout en se branlant. Deux autres mecs sont venus nous rejoindre entre temps. Ma montée de lait leur fait le même effet, ils bandent et se branlent en contemplant la scène. Malgré la pénombre, je lis dans leurs yeux qu’ils attendent leur tour, et que des envies régressives les animent.

Mon mec finit par jouir en crachant son sperme sur mes cuisses, après avoir tiré une dernière gorgée de lait de mes seins.

Je suis profondément choquée par ce que je subis, mais trop fière pour le faire cesser. Je veux aller jusqu’au bout de ce que mon mec va exiger. J’abdique toute pudeur, toute retenue, au prix d’une totale déconnexion entre mon esprit et mon corps. Je me vois de l’extérieur, les seins débordant de lait, les cuisses trempées de sperme, le cœur sec, l’âme vide. Je vois surtout arriver la fin de mon couple, la mise à mort de mes sentiments pour le père de mes enfants qui ne me respecte plus.

C’est lui qui donne le coup de grâce lorsqu’il propose aux deux hommes sans rien me demander de lécher mes seins et de déguster le lait qui en coule. Pas besoin de le leur dire deux fois. Dans un nuage, j’apprécie le semblant de retenue dont ils font preuve malgré tout, en ne se jetant pas sur moi, mais en se contentant de sucer délicatement mes mamelons, et de laisser couler quelques gouttes entre leurs lèvres. Comme pour mon époux, les émotions animales que cela provoque en eux les font chercher une rapide satisfaction. Leurs giclées de sperme se mélangent au lait qui a coulé entre-temps jusqu’à mes cuisses.


Après une telle confidence, je ne sais trop si je dois tenter d’apaiser les émotions que ce souvenir a réveillées, ou si Célia préfère rester dans sa bulle. J’attends immobile tout contre elle.


Elle finit par prendre ma main et la pose sur ses seins. Elle veut mes caresses et des baisers. Délicats et respectueux, exige-t-elle, tout en m’avertissant que l’hypersensibilité de ses seins pourrait provoquer un soudain et violent rejet de tout contact physique.



Je fais apparemment partie des heureux élus. Quelques attouchements plus tard, elle glisse sa main entre ses cuisses et commence à se caresser. Aux ondulations de son corps, je sens le plaisir monter en elle. De plus en plus fort, de plus en plus vite. L’orgasme finit par arriver, léger, bref, superficiel, mais apaisant. J’effleure ses lèvres de mes doigts pour y cueillir son sourire, puis je pose ma tête sur sa poitrine.




Le carrousel de Vincent



Lorsque les battements de son cœur sont plus réguliers, Célia reprend la main.



J’avais à peine vingt ans, la femme de ma vie était partie en stage linguistique dans le nord de l’Europe. Sa dernière lettre laissait supposer que la traduction de « prendre langue avec un autre mec » ne lui était plus inconnue.

Je pars donc en auto-stop pour tenter de sauver les meubles. À l’époque, j’étais très romantique et très inexpérimenté. Je manquais surtout cruellement d’imagination.

Je me retrouve donc à lever le pouce sous le chaud soleil de juillet. Vers la fin de la première journée, après une heure d’attente sur une bretelle d’autoroute germanique, une Mercedes rutilante s’arrête et me prend à son bord. La conductrice, une Allemande dans la soixantaine, revient du Maghreb où elle a visiblement usé et abusé du baise-ness et des jeunes hommes qui le pratiquent. Elle va retrouver des amis au nord de la Belgique.

L’idée qu’une femme de ce genre puisse s’intéresser à un mec comme moi ne m’effleure même pas l’esprit, encore moins le bas-ventre. Mon innocence ne tarde pas à exciter la dame. Après quelques questions assez ciblées, elle comprend quel festin de chair fraîche s’offre à elle.

Une fois arrivée à Ostende, mon point de départ pour l’Angleterre, elle me propose de l’accompagner à son hôtel, où elle souhaite apparemment déposer ses valises avant de me conduire à l’embarcadère du ferry.

Ce n’est que lorsqu’elle tourne la clé dans la serrure et nous enferme pour un huis clos intime, que je comprends dans quel pétrin je suis.

Ceci dit, malgré les marques de l’âge, elle n’est pas laide, bien au contraire. Mais elle me paraît si grande, si forte, si puissante et surtout si impatiente de me consommer que je reste totalement inhibé face à elle.

Elle prend rapidement les choses en main, toutes les choses. Après avoir posé ses lèvres gourmandes sur ma bouche, ses mains sur mes fesses et ses seins volumineux contre mon maigre thorax, elle part à la recherche de mes attributs virils sans cesser de m’embrasser et de me caresser. Je suis subjugué par cette tornade, submergé par le désir de cette femelle décomplexée, incapable de répondre à ses avances tant la surprise est grande. Et surtout tant je suis privé du seul rôle que je maîtrise quelque peu en amour, celui de mâle actif et séducteur.

Sentant que j’échappe à son appétit érotique, elle joue le tout pour le tout. Après s’être déshabillée à son tour, elle me fait découvrir en pleine lumière le spectacle de son corps lourd, musclé, frissonnant d’envies lubriques.

La scène est fellinienne. La femme est allongée sur le couvre-lit et cherche à m’exciter par des poses qui font habituellement sortir les mecs les plus inhibés de leur torpeur. Moi, debout au pied du lit, je reste immobile, comme un oiseau tombé du nid entre les pattes d’une chatte trop contente de l’aubaine, incapable de détacher mes yeux de ses chairs frémissantes et de son envie manifeste de sexe.

Formidable cyclope érotique, elle me contemple de son œil vaginal grand ouvert. Tous ses orifices m’attendent avec impatience. Elle va m’engloutir et ne faire qu’une bouchée de ma virilité. Je suis la proie de cette volumineuse mante religieuse. Quelles que soient les voluptés qu’elle m’offrira, sitôt le premier coït accompli, elle va manger ma tête, ne gardant de moi que l’essentiel pour ses satisfactions futures, mon phallus décérébré.

Si je lui donne ce qu’elle attend de moi, je suis mort. Si je le lui refuse, mes chances de survie ne sont pas fameuses non plus. On ne se refuse pas impunément à une Teutonne en chaleur.


J’interromps mon récit pour donner le temps à Célia de se représenter la scène.



Un petit détail déclenche le cataclysme. En regardant autour de nous, en dehors des nombreuses capotes sur la table de nuit, je découvre plusieurs jouets sexuels dans sa valise restée ouverte. Parmi eux, deux chapelets de boules de verre de tailles différentes. Avec ces instruments, je devrais arriver à satisfaire ses orifices impatients.

L’éclat de désir que je vois dans son regard me transperce jusqu’au fond du ventre. Il lui suffit de lécher les bouts de ses seins, qu’elle malaxe à pleines mains en gémissant, pour me faire enfin décoller.

Elle encourage ma juvénile érection par une série de compliments dont j’apprends le sens au fur et à mesure de ses attouchements. Avant que je me saisisse des objets de plaisir, elle me renverse toutefois sur le dos et s’installe le cul sur mon visage, sa bouche autour de mon sexe. Au mieux de sa forme, elle me gratifie d’une fellation de haute compétition. J’ai de la peine à tenir le rythme, et à lui offrir la pareille. J’arrive quand même à exciter son bouton de plaisir et à fouiller l’entrée de sa grotte de ma langue.

Finalement, quelques succions bien ajustées sur mon chibre contractent tout ce qui peut produire du sperme à l’intérieur de moi. Dans un effort surhumain, je retiens mon éjaculation le temps de provoquer chez elle aussi le cataclysme orgasmique qui lui manquait depuis que je suis monté dans sa voiture.

Complètement asphyxié par ses fesses entre lesquelles disparaît mon visage, je finis par lâcher une longue salve de sperme entre ses lèvres, pendant qu’elle expulse de chaudes rasades de jus intimes sur mon visage.

Lorsque tout est accompli, elle se laisse tomber sur le côté, puis sur le dos, les cuisses largement écartées, sa vulve dégoulinante à hauteur de mes lèvres. Elle me tend mollement un des chapelets de verre, et me supplie de ne pas laisser retomber son plaisir. Elle veut que je la lèche, que je la doigte, que j’introduise le chapelet profondément dans son vagin, que… « Bitte, bitte, fick mich ! » implore-t-elle avec une moue si gourmande et salace que j’oublie tout ce qui m’a inhibé au départ.

Étrangement, la chaleur de sa peau, sa manière de me prendre contre elle en jouissant, ses abandons à mes caresses, les offrandes qu’elle me fait de tous les secrets de son corps, tout cela a un formidable effet érotique sur moi. Je me mets peu à peu à la désirer vraiment, comme je n’avais jamais encore désiré de femme.

Par-dessus tout, sa voix rauque de fumeuse, l’odeur de sa transpiration, le parfum de son sexe, l’extrême douceur de sa peau dont le flétrissement m’émeut, tout d’elle m’excite. La conjonction animale à laquelle elle m’invite me fait à nouveau bander.



Me sentant à sa merci, elle me montre comment la faire jouir, en alternant l’introduction des boules de verre dans son intimité, avec celle de ma queue et de mes boules presque aussi dures que du verre dans sa bouche. Nous faisons alors vraiment l’amour, cherchant à donner le plus de plaisir possible à l’autre, jusqu’à ce qu’un merveilleux orgasme nous terrasse à nouveau. Ce que je vois sur son visage pendant qu’elle jouit me bouleverse et provoque mon éjaculation, dont elle arrose son visage, sa bouche et son cou.

Nous restons ensuite longuement enlacés, prenant le temps de nous caresser tendrement.

L’heure du départ venue, elle me sort de ma béatitude sensuelle et me conduit au terminal maritime. Elle se gare dans un endroit particulièrement mal éclairé.

Là, ouvrant sa blouse et remontant sa jupe, elle s’offre une dernière fois. Sûre de son ascendant sur ma libido, elle caresse ses seins d’une main, tout en ouvrant ma braguette de l’autre. Je lèche ses pointes dures et glisse ma paume entre ses cuisses à la recherche de son clito hyper-réactif. Ma maladresse et mon inexpérience semblent l’exciter encore plus que mes efforts de lui redonner du plaisir en la doigtant. Son sourire de satisfaction dès qu’elle arrive à libérer ma queue me propulse au septième ciel, avant que j’arrive à la faire jouir. Un tour de main et quelques va-et-vient sur ma tige suffisent à me faire cracher tout ce qui restait au fond de mon ventre. Elle me récompense par une cascade de mots gutturaux, dont je ne connais toujours pas la signification.

Puis elle met fin à cette incroyable aventure sexuelle en m’expulsant sans ménagement de son carrosse, complètement débraillé. L’odeur de sa sueur me hante encore aujourd’hui lorsque je repense à cette soirée particulièrement intense.


À peine ai-je terminé mon récit que je sens Célia se redresser. Elle ne dit rien. J’ai peur d’être allé trop loin dans les détails. Peur qu’elle mette fin à notre doux délire.


Il n’en est rien. Elle s’allonge au contraire tête-bêche, exactement comme l’avait fait l’Allemande. Après quelques reptations du bas du corps, son clito se trouve exactement à portée de ma langue. Inversement, mes boules sont à portée de sa bouche. Elle ne tarde pas à les mettre bien au chaud entre ses lèvres. Pour commencer…


Je m’abandonne au plaisir qu’elle me donne lorsqu’elle m’interpelle en allemand : « Wenn Du mich richtig leckst, pumpe ich Dich leer. Wirklich leer » (si tu me lèches bien, je vide tes couilles à sec, vraiment à sec). Cette manière ludique de baiser m’excite. Sans parler des souvenirs troublants que la langue de Goethe réveille dans mes glandes.


Rapidement, comme à Ostende1 avec ma walkyrie, j’arrive à faire jouir Célia avant de me lâcher, profondément enfoncé dans sa gorge.

Entre ses belles fesses, pas d’asphyxie, pas d’inondation, juste un intense bonheur de la sentir orgasmer sous mes coups de langue, en proférant à nouveau quelques mots d’allemand, sans doute assez obscènes.




Le second carrousel de Célia



Lorsque la messe impie est dite, Célia revient face à moi, pose ses lèvres sur les miennes et me fait partager ce qui enduit sa langue.



Nous y revoilà. Célia avait terminé son histoire ainsi. Abruptement, comme bloquée dans son élan.


Resté sur ma faim, j’imaginais déjà le mélange des corps, la belle tige du gars pénétrant la délicate vulve de Célia. Pour un peu, j’aurais anticipé ses gémissements de désir, puis de plaisir sous les coups maintes fois répétés du bas-ventre du malabar. J’aurais aimé qu’elle décrive son trouble au souvenir de chaque détail de la superbe anatomie de son amant, de chaque geste voluptueux autour de son intimité, tout quoi…



Gros blocage. Si je ne trouve pas rapidement la parade, c’est le dérapage incontrôlé, la fin de partie, le forfait pour raison de stress post-érotique.


Une idée me vient pour détendre l’atmosphère. Je n’ai rien à perdre. Il me semble avoir repéré une petite bouteille de rhum dans le Minibar. Moi aussi, je chamanise à mes heures.

Tout en sortant la potion que j’espère magique, je regarde fugitivement Célia dans la lumière blafarde projetée par le frigo. Elle est à genoux sur le lit, en train de glisser un oreiller entre ses cuisses. Elle semble contrariée. Douloureusement contrariée.


Je prends une gorgée du liquide ambré en bouche et lui tends la bouteille.



Elle les lèche avec gourmandise. Puis elle prend une gorgée au goulot et la partage au bouche-à-bouche avec moi. Je reprends alors le flacon, qui enferme un djinn que j’espère facétieux, et laisse couler le jus de canne sur les épaules, les seins et le ventre de Célia.


Elle rit, me repousse pour me faire tomber sur le lit. Sur un ton plus sérieux, elle me demande de venir derrière elle et de glisser une cuisse entre les siennes, en fait de remplacer le traversin.

Je sens sa vulve encore humide contre ma peau. Je prends ses hanches entre mes mains, dépose quelques baisers sur son épaule, puis mordille sa nuque.

Elle me demande de continuer. Si mes baisers et mes caresses lèvent complètement le mauvais sort de la nuit avec le malabar, elle me racontera tout.



Je la serre contre mon torse, une main sur son ventre, l’autre sur ses seins, et j’accompagne de mon corps les basculements de ses hanches.

Ainsi enlacés, nous entrons dans un balancement de plus en plus ample, de moins en moins maîtrisé, comme le devient une transe sous le battement sourd des tambours.


Célia se laisse progressivement emporter par un rythme puissant, désinhibant. Elle se caresse sur ma cuisse comme elle jouerait d’un instrument de plaisir. Elle guide mes mains sur tout son corps par des injonctions de plus en plus fortes. Elle les veut partout, elle veut des pincements, des griffures.



Comme un bateau ivre et démâté, nous tanguons sur le lit, nous accrochant l’un à l’autre pour ne pas sombrer vraiment. Je lui fais subir tout ce qu’elle exige, jusqu’au paroxysme.


Finalement, alors que j’étire sans ménagement les bouts de ses seins, pourtant si sensibles, et que je mords cruellement sa nuque, un fulgurant orgasme la submerge. Les jambes largement écartées, elle écrase sa vulve et son clito contre ma cuisse pour augmenter les sensations. Avant de se pencher à quatre pattes et de me tendre ses fesses, exigeant ma bouche et ma langue sur son intimissime orifice.


Tout son corps est saisi de tremblements, de spasmes, de secousses formidables. Elle m’échappe, se débat comme un pantin contre quelque chose qui me dépasse.

En vérité, je ne suis pas sûr que ce que j’entends sortir de sa gorge soit bien des râles et des gémissements de plaisir. Cela ressemble à s’y méprendre à des sanglots.


Le froid que dégage soudain sa peau au moment où elle se laissait retomber sur le côté m’inquiète beaucoup plus. Tout comme la soudaine immobilité de son corps en position fœtale après la tempête orgasmique.

Je la serre contre moi en espérant la réchauffer, lèche les larmes qui coulent sur son visage pour la rassurer. Je lui dis les mots tendres qui débordent de mon cœur. Mais elle reste comme inanimée, absente.


Ce n’est qu’après de longues minutes d’inanition qu’elle finit par émerger de l’épais brouillard dans lequel quelque chose d’incontrôlable semble l’avoir plongée. Le souffle encore agité, elle se blottit entre mes bras, me remerciant de l’avoir accompagnée et protégée.



Elle arrive alors tant mal que bien à reprendre son récit là où elle l’avait laissé.


Au début, tout s’est bien passé. Pratiquement aucune fausse note pendant les premières heures. Le resto était excellent, le monsieur charmant et fascinant. Lentement, j’ai retrouvé l’envie d’aller plus loin, de le sentir sur moi, en moi peut-être même.

Mais dès qu’il a perçu cette ouverture, avant même d’arriver à son hôtel, son attitude a changé du tout au tout. Un peu comme je l’avais redouté à la suite de son courriel maladroit.

C’est un de ces hommes puissants, dans tous les sens du terme. Un homme que le besoin animal de plaisir empêche de canaliser sa libido.

Sa manière d’embrasser est envahissante, ses caresses sont fortes, à la limite du désagréable, son excitation est démesurée, sa force virile, son désir de posséder, de pénétrer dépassent les limites du supportable. Baiser avec un mec pareil n’est possible que dans la plus totale soumission. Tout est trop entre ses bras, aussi bien jouir que souffrir.

Je n’étais pas, je ne suis plus jamais dans cet état de désir depuis une aventure malheureuse et traumatisante. J’aime être bousculée par mes amants, et les bousculer en retour, mais toujours en gardant la liberté de tout arrêter. Tout arrêter à tout moment, quelle que soit l’intensité du coït, quelle que soit la proximité de l’éjaculation.

Par-dessus tout, je n’aime être pénétrée que sous certaines conditions. Sinon je préfère, au moins au début de la nuit, une approche plus périphérique que conquérante, plus ludique qu’impatiente, plus superficielle qu’envahissante.

Je suis allergique à certains gestes, à certaines manifestations d’impatience. En une fraction de seconde, il faut que je me libère d’une étreinte qui m’incommode. Sinon, je me débats, me dégage de tout ce qui m’entrave, avec violence s’il le faut, si l’autre ne comprend pas ou fait semblant de ne pas comprendre.

C’est ce qui s’est passé la nuit passée. Sauf que… je ne suis pas arrivée à me dégager à temps.



Je veux sentir ton sperme gicler sur moi, où il te plaira de me l’offrir. Après, je vais m’endormir. C’est peut-être le plus intime que je puisse t’offrir. Quelque chose comme les clés d’un trésor secret ou un lien très tendre. Je sais que tu en prendras soin, et que tu reviendras de temps en temps jouer avec mes sens, mes émotions, et le trouble que tu provoques en moi depuis notre première rencontre. Viens, maintenant, donne-nous ce plaisir que je veux cueillir sur toi.



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1. https://www.youtube.com/watch?v=SZ9BrAO6M9k