| n° 22095 | Fiche technique | 19002 caractères | 19002Temps de lecture estimé : 13 mn | 05/11/23 |
Résumé: Deux élèves en architecture navale s’aiment et enterrent leur vie de célibataire. Un faux-semblant va tout gâcher. | ||||
Critères: jeunes école bateau | ||||
| Auteur : Briard Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Deux élèves en architecture navale s’aiment et enterrent leur vie de célibataire. Un faux-semblant va tout gâcher.
Les années de première et de terminale passèrent sans plus d’anicroche. Lisa et Dylan s’engagèrent en courses côtières de voile et remportèrent les principales épreuves.
La Spi Ouest-France, la Croisière EDHEC, la Ligue Nationale de voile, la première année, la Nice Ultimed et le Tour Voile, la seconde. En dehors du temps consacré à la préparation des régates, ils donnaient des cours de voile et faisaient du temps partiel chez Navale Composite.
Le couple était désormais, reconnu dans le milieu de la navigation, craint dans celui de la compétition, et estimé dans celui de la construction navale. Ils avaient plus que contribué à la réalisation de plusieurs monocoques, un trimaran de course et même un chalutier de pêche côtière.
Ces deux années furent particulièrement marquées par la mise en chantier de leur plus grand projet. Ils avaient l’ambition de construire, pour eux-mêmes, un voilier de grande croisière. Vingt-deux mètres de long, cinq mètres, soixante de large, une coque en aluminium et un pont en teck. Un tirant d’eau de trois mètres quarante, une voilure de près de deux cent vingt mètres carrés, un spi de deux cent quatre-vingt-dix mètres carrés.
Deux vastes cockpits, un pour la manœuvre et un pour la détente équipé d’une banquette en « U » ceinturant une table escamotable et de plusieurs bains de soleil, deux cabines doubles, deux cabines de bain.
Le patron de Navale Composite accepta de mettre ses locaux d’étude et son atelier de construction à leur disposition et sous contrat, à la condition qu’ils obtiennent le prêt bancaire, cèdent les droits sur les plans du navire et adaptent les données à quatre autres modèles, en douze, seize, dix-huit et vingt mètres qui seraient construits dans le même temps, dans un nouvel atelier attenant au premier et pour lesquels ils superviseraient la mise en œuvre. Le budget de leur navire fut combiné avec celui des quatre autres, ce qui réduisit considérablement son coût. À lui seul, leur bateau revenait à environ trois cent mille euros. S’ils avaient dû l’acheter, son prix aurait quelque peu dépassé le million ! La principale banque du constructeur ne mit guère de difficultés pour financer le tout et la signature de leur premier contrat fit grand bruit et fut même l’objet d’un reportage télévisé.
Leur vie changea radicalement. Ils devenaient adultes, considérés dans le milieu et quelque peu chouchoutés par leurs professeurs.
Ils passèrent en même temps leur permis A1 et s’offrir chacun un scooter. Un Honda Forza pour Lisa et un Yamaha Xmax ABS pour Dylan. Ils devenaient autonomes et cela contribua heureusement au changement de leur quotidien.
En fin de terminale, ils déposèrent leur dossier de candidature pour une prépa MPSI au lycée Naval de Brest. Sur deux ans, une année MPSI et une seconde MP, cet établissement préparait les futurs élèves de l’École d’Ingénieur de Brest, école nationale supérieure des techniques avancées, pour y préparer, en trois ans, un diplôme d’Ingénieur en architecture navale et offshore.
Ils visitèrent l’établissement ainsi que la résidence des internes qu’ils devraient fréquenter. Le loyer de l’internat entrait dans leurs moyens, maintenant qu’ils disposaient de revenus salariaux.
Ils profitèrent de leur passage sur Brest pour s’inscrire ensemble au permis de conduire dont l’auto-école, Armor Conduite, était à deux pas du Lycée.
Les mois de mai et juin furent consacrés, pour le matin aux révisions et, les après-midi, les mercredis et samedis aux cours de voile et les autres jours, en supervision des cinq chantiers de construction. Celui de leur bateau avait commencé en premier et pris une avance assez conséquente, si bien que la coque et le pont furent pratiquement achevés la veille du bac.
Ils avaient reçu leur convocation et devaient passer leurs épreuves les mêmes jours et dans les mêmes salles.
Le lundi dix-sept juin, ils eurent l’épreuve de quatre heures de philo, avec un sujet bateau, « L’unité du genre humain est-elle la résultante de la pluralité des cultures ? ». Le mardi, trois heures d’épreuve d’histoire-géo, « La paix est-elle le reflet de l’organisation géopolitique du monde ? ». Mercredi LV1 avec l’analyse d’un sujet du Times. Repos jusqu’au lundi où les attendaient, sur trois jours consécutifs, mathématiques, puis physique-chimie et enfin le dernier jour, le mercredi vingt-quatre juin, Science de l’Ingénieur.
Les sujets furent abondamment commentés à la sortie des épreuves, Lisa et Dylan préférant rentrer au plus tôt pour échapper aux sempiternelles questions que désiraient leur poser leurs camarades visiblement moins bien préparés qu’eux pour ces épreuves.
Les deux amoureux décidèrent de se reposer tout le reste de la semaine puis de faire une virée en mer d’une semaine en partant de Port Navalo, avec une première escale à Noirmoutier, une seconde à l’île d’Yeu, une troisième à Oléron et une dernière à Ré, avant le retour sans escale.
Le lundi matin, Dylan fut réveillé d’un tendre baiser par une Lisa habillée et maquillée.
Elle l’enjamba et lui fit des chatouilles sur les flancs, sachant qu’il ne pourrait pas résister longtemps.
Il la saisit par les hanches et la bascula sur le dos.
Il l’embrassa amoureusement, mais pas aussi intensément qu’il l’aurait souhaité, sachant que ses exhalations matinales n’étaient pas des plus fraîches. Il la regarda au fond des yeux.
Une heure plus tard, il était fin prêt. Les parents de Lisa, chez qui ils avaient dormi, dans le même lit, ce qui était désormais admis dans les deux familles, leur souhaitèrent bonne chance. Lisa prit un grand sac et sortit la première.
Ils enfourchèrent leurs scooters et, Lisa en tête, partirent en direction du Golf. Il leur fallut quarante-cinq minutes pour rejoindre Vannes et le pavillon des parents du garçon. Ils les saluèrent brièvement.
Il obtempéra et après avoir refermé la porte du garage, grimpa derrière elle. Trente-cinq minutes plus tard, ils franchissaient le portail de Naval Composite, dont l’activité était arrêtée pour trois semaines en juillet, et dont ils avaient les clés.
Elle ouvrit la porte de l’atelier A et ils pénétrèrent à l’intérieur. La coque de leur voilier était recouverte de bâches armées. Elle grimpa à l’échelle et tira à elle deux des plus grandes bâches, dévoilant le parquet flambant neuf du pont. Elle déposa son sac et l’ouvrit, semblant faire l’inventaire de son contenu.
Elle se releva et se tourna vers lui.
Elle lui prit la main et le força à redescendre du bateau. Ils ressortirent de l’atelier et elle prit soin de tout refermer derrière eux. Ils remontèrent sur le scooter et ressortirent de l’enclos de l’entreprise.
Elle redémarra et prit la direction de Vannes. Trente-cinq minutes plus tard, elle stoppa devant la gare. Elle verrouilla son scooter et lui tendit son billet.
Ils s’assirent côte à côte, dans un wagon plutôt bien rempli. Le trajet prit une heure vingt-cinq minutes.
Arrivé à Rennes, il la suivit jusqu’à l’arrêt de bus qu’ils fréquentaient tous les lundis matin depuis maintenant trois ans.
Dix minutes plus tard, ils descendaient à leur arrêt habituel, mais, au lieu de l’entraîner vers leur lycée, elle lui prit la main et l’entraîna dans la direction opposée.
À peine cinq minutes plus tard, ils pénétraient dans le restaurant le Bercail.
Dylan, effaré, regarda sa copine qui lui fit un clin d’œil des plus malicieux et mima un baiser avec ses lèvres.
On leur servit des couteaux grillés aux noisettes et aux herbes, puis des huîtres gratinées au Saint Albray accompagnées de fagots de haricots verts, et enfin une excellente crème brûlée à l’hydromel, le tout arrosé d’un cidre paysan peu alcoolisé. Elle régla l’addition et ils sortirent prendre un peu l’air. Ils marchèrent une demi-heure dans le quartier pour se retrouver à l’entrée du lycée où pas mal de monde s’agitait autour des panneaux d’affichage.
Ils s’approchèrent et cherchèrent leurs deux noms. Lisa lui demanda de l’attendre à l’écart. Elle put sans difficulté se mettre au premier rang, car, l’ayant vu, de nombreux élèves s’étaient respectueusement écartés pour lui céder la place.
Elle resta quelques instants à scruter les lignes des douze feuilles punaisées, fit volte-face, revint vers Dylan et entoura son cou de ses deux mains.
Elle lui tendit sa bouche et sa langue lui offrit un balai virevoltant.
Il écarta les bras, les leva vers le ciel et s’adressa à la foule présente.
Et, de nouveau, ils scellèrent leur sort dans un long baiser.
La foule s’agita soudain et se dirigea vers la sortie de l’établissement. Une trentaine d’élèves semblèrent se regrouper et prendre la direction de la gare.
Ils prirent la rue d’Antrain, tournèrent à l’angle de la rue Saint-Melaine et entrèrent au bar La Part des Anges.
Ils s’entassèrent aux tables qui semblaient avoir été réservées. Corenthin qui faisait partie du groupe héla un serveur.
Dylan l’apostropha à distance.
Il se rassit et prit Lisa par l’épaule.
Ils passèrent tous deux bonnes heures à parler de souvenir de classe et s’échangèrent la promesse de ne pas se perdre de vue.
L’heure du départ sonna pour toute la bande et l’on se sépara non sans grandes effusions.
Lisa et Dylan revinrent tranquillement à pied jusqu’à la gare, en flânant devant les boutiques commerçantes.
Ils trouvèrent facilement leur quai et leur train qui semblait les attendre sur sa voie. Le voyage du retour les vit faire une sieste réparatrice et c’est frais comme des gardons qu’ils débarquèrent de la gare de vannes et reprirent le scooter de la jeune fille.
Elle reprit le chemin de leur entreprise et ils entrèrent dans l’atelier une bonne demi-heure plus tard. Elle gravit les quelques marches de l’échelle contre la coque et atterrit sur le pont.
Dylan la vit ouvrir son grand sac et en sortir une corde toute neuve.
Il dut s’y reprendre à plusieurs reprises pour y parvenir et lui tendit les deux extrémités.
Elle y accrocha une lanterne à gaz qu’elle alluma.
Puis elle sortit un grand duvet pour deux et l’étala sur le parquet. Elle prit également une belle nappe à carreaux et un petit panier à pique-nique. Elle l’ouvrit et en sortit deux assiettes, deux verres, deux jeux de couverts et deux serviettes, à carreaux elles aussi.
Ils s’assirent en tailleur et profitèrent des victuailles avec bon appétit. Elle débarrassa la vaisselle pendant qu’il plia serviettes et nappe. Une fois le tout bien rangé dans le sac, elle se tourna vers lui, les yeux brillants, et s’approcha à le toucher.
Il la prit dans ses bras.
Il lui retira son sweat, puis s’accroupit pour lui enlever ses Mustos et ses socquettes basses. Il lui fit des petits baisers tout le long de la jambe en remontant. Il tira son tee-shirt vers le haut, puis déposa quelques baisers sur son ventre.
Il la fit se retourner et lui détacha son soutien-gorge, tout en léchant le haut de son dos en faisant des virages montant vers la tête. Arrivé à la nuque, il appuya ses baisers.
Pendant ce temps, ses mains accrochèrent sa culotte et commencèrent un voyage en sens inverse. Sa langue suivit le mouvement et s’arrêta à ses fesses alors que le sous-vêtement était au pied. Elle leva alternativement ses pieds pour qu’il l’ôte définitivement.
Ses mains prirent appui sur ses hanches et il appuya sa bouche contre sa raie pour l’écarter. Sa langue atteignit sa fine rosette et tournoya lentement autour, puis, délicatement, la pénétra. Elle eut un tremblement de tout le corps.
Elle le prit par les aisselles et le releva face à elle. Elle lui enleva son pull marine. Elle se mit à genou et lui retira ses Méphistos Trevis et ses Socks Merino. Elle laissa ses mains glisser le long de ses jambes en remontant. Elle lui retira son tee-shirt et mit ses mains sur ses épaules.
Ses mains zigzaguaient sur son torse en décrivant des cercles pointant doucement vers le bas. Elle se saisit de son boxer, écarta l’élastique, puis, tout en le fixant malicieusement dans les yeux, le fit descendre, son visage et sa bouche suivant le mouvement. Arrivées au pied, ses mains s’arrêtèrent alors que sa bouche était à la hauteur de son pénis.
Elle sortit sa langue et le lécha par petites touches.
Elle ouvrit sa bouche et le fit pénétrer lentement, comme pour éprouver toute sa longueur. Elle fit quelques aller-retour, puis leva les yeux vers lui tout en le suçotant.
Elle le saisit délicatement et s’allongea sur le duvet, l’entraînant avec elle. Il voulut descendre vers son ventre, mais elle l’en empêcha doucement.
Elle écarta ses cuisses et il prit naturellement place entre elles. Sitôt qu’il fut allongé, elle le ceintura avec ses jambes et ses bras.
Il s’avança et son pénis vint naturellement se positionner contre ses grandes lèvres.
Il n’eut qu’à pousser légèrement pour que les lèvres s’écartent et que le gland de son sexe pénètre son vagin trempé. Il attendit quelques secondes puis commença à pousser vers l’avant, entrant progressivement.
Elle sentit les parois de son hymen céder sous la pression, mais ne ressentit aucune douleur.
Quand il fut arrimé à elle, il cessa tout mouvement.
Elle noua plus fort ses jambes et ses bras autour de lui. Il mit sa main entre eux deux, sur son ventre.
Il entama un lent et doux va-et-vient qui, à chaque poussée, lui arrachait un gémissement de bonheur.
Il l’embrassa profondément, faisant tournoyer sa langue à un rythme infernal. Dans le même temps, il accéléra ses mouvements et leur donna un peu plus de vigueur.
Elle ouvrit la bouche, pour gémir, tout en lui léchant la langue.
Il prit appui sur ses mains et enclencha une accélération qui augmenta le volume des gémissements de Lisa.
Elle tournait sa tête de droite à gauche, les yeux révulsés, la bouche grande ouverte cherchant de l’air. Elle arcbouta son corps et cria sa délivrance au moment même où il se déversait en elle.
Le corps encore secoué de spasmes, elle se blottit contre lui et l’embrassa, les yeux ouverts, le regardant fixement pendant qu’il récupérait son souffle.
Il attendit quelques instants que sa respiration reprenne son rythme naturel.