| n° 22037 | Fiche technique | 30920 caractères | 30920Temps de lecture estimé : 21 mn | 05/10/23 |
Résumé: <i>Sonia Parfum</i>, « Soins de beauté et hammam de mère en fille ». Une annonce qui suscite à coup sûr la curiosité. Elles sont quatre cette fois à découvrir l’établissement. | ||||
Critères: fff jeunes sauna voir exhib odeurs massage rasage 69 | ||||
| Auteur : Dyonisia (Où rien n’est totalement vrai, ni tout absolument faux) Envoi mini-message | ||||
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Résumé des épisodes précédents :
Sa confession publique engage la narratrice dans la relation d’une tournée de hammams en compagnie de son amie. Le dernier visité leur a apporté son lot de surprises et de plaisirs.
(À ma douce et tendre filleule chérie)
Ce samedi-là, plage naturiste pour Andréa et les filles, ménage pour moi… Ce n’était pas si mal, au fond, car il y avait foule au bord de l’eau. Plus de familles que de nymphes, paraît-t-il. Et en fin d’après-midi, découverte de Sonia Parfum ! J’avais pris les prestations complètes : massages et hammam privé. Dernier rendez-vous, dernières clientes, les « de mère en fille » nous avaient assurées qu’elles ne nous presseraient pas. Andréa était arrivée à ses fins : nous avions emmené Oriane et Sandrine. On dira que vu la pub, c’était pertinent.
Sonia Parfum est dans une zone commerciale créée depuis trente ou quarante ans, et tout va par deux dans la boîte : cabines duo, en trois exemplaires qui justifient le « hammam privatif » (en fait, plutôt sauna, comme souvent), deux vrais saunas à plusieurs (H & F), et cabines de massage double. Précision particulière : la vitrine sur la rue est opaque, décorée avec les pubs classiques ; à côté de la porte d’entrée se trouvent une sonnette et un portier téléphonique. Tu t’annonces et on t’ouvre.
Au premier abord, on se demande dans quoi on s’engage. Mais une fois à l’intérieur, tout s’explique : la réception n’est pas séparée du vestiaire, une façon de gagner de la place pour les équipements rentables, je suppose. Tu te présentes, tu te déshabilles, et tu te rends à poil, avec ta serviette ou non, là où tu dois aller. Une affichette indique que l’établissement n’est pas mixte, mais qu’un jour par semaine est réservé « aux Messieurs ». (Alors pourquoi y a-t-il encore des saunas H et F ? Mystère !)
Une jolie blonde aux allures d’adolescente nous a accueillies. Mignonne, avec une poitrine plus que développée sur laquelle se détachait le badge de son prénom, Angela. Je l’ai prise pour une stagiaire ou une étudiante en job d’été. Pas du tout ! Elle a tenu à nous faire savoir tout de suite qu’elle était la patronne. Notre erreur l’amusait tant elle a l’habitude d’être confondue avec une gamine par les nouvelles clientes malgré ses vingt ans bien sonnés. Et, ma foi, à mieux y regarder, ses seins qui bougeaient allègrement sous sa petite blouse apportaient une confirmation indubitable à ses dires.
C’était donc vrai : la fille a pris la suite de sa mère, esthéticienne et masseuses diplômées l’une et l’autre. Angela, puisque Angela il y avait, nous l’a aimablement expliqué. La pratique ne lui avait posé aucun problème, vu qu’elle baignait dans le métier depuis son enfance. Sa mère l’avait initiée à toutes les problématiques qui pouvaient se présenter, nous a-t-elle confié, en insistant sur le « toutes » pour nous mettre à l’aise. Avec une telle expérience, le succès de ses études professionnelles n’avait été qu’une formalité. Depuis, elle assurait la direction du salon créé vingt ans auparavant par sa mère. Celle-ci exerçait toujours ses compétences, mais se limitait à la seconder en cas d’affluence, ou de manque de personnel comme aujourd’hui pour nos massages « duo » a-t-elle conclu. Il nous fallait cependant attendre que la maman en ait fini avec une fidèle cliente.
Tous ces renseignements, au demeurant fort intéressants mais dont seul le dernier avait pour nous quelque utilité, nous ont été prodigués avec un gentil sourire pendant que nous nous déshabillions. Angela avait contourné la banque en nous parlant. Elle s’y appuyait du coude dans une attitude désinvolte, sans doute adoptée pour rendre la conversation moins formelle, mais qui tendait sa blouse sur les pointes de sein où vibrait son badge et l’ouvrait sur une cuisse fine et bronzée. Son regard suivait nos gestes d’un œil expert, jaugeant les formes de chacune de nous au fur et à mesure de leur dévoilement. Elle ne tarda pas d’ailleurs à s’en faire une idée générale, l’absence de sous-vêtement saluée d’un petit hochement de tête lui ayant évité de trop longues suppositions.
Quoiqu’il en soit, une fois notre faible garde-robe pliée et sommairement rangée, ce n’était pas particulièrement facile de faire bonne figure devant la demoiselle qui nous examinait en nous priant de patienter. Je n’ai jamais pu rester insensible en face d’une voyeuse, Andréa non plus. Nos tétons nous trahissaient d’autant plus que les yeux de Angela se promenaient de l’une à l’autre et que, par réflexe, nous les suivions, ce qui renforçait réciproquement notre émotion. Elle nous a laissées un moment dans cette trouble expectative - le temps qu’un ange fasse trois fois le tour de la pièce - sans même nous proposer une serviette pour nous couvrir, apparemment certaine que ce n’était pas notre désir.
Elle nous a enfin exposé son problème. En fin de semaine et de journée, une seule cabine était disponible pour le hammam privé. Nous étions donc obligées de nous séparer, deux-là, deux au massage. Nous inverserions ensuite. Je pensais naïvement que les plus jeunes iraient ensemble et les moins jeunes de leur côté. Pas du tout : Oriane a voulu tirer à pile ou face. Et comme un fait exprès, Andréa et Sandrine ont fait duo. Je n’ai pas eu le loisir de protester, un bruit de porte et des pas dans le couloir nous ont annoncé l’arrivée de la mère et de sa fidèle cliente.
Les deux étaient nues, se ressemblant comme des sœurs. Quarante, quarante-cinq ans au jugé, même taille, même chevelure blonde, même opulente poitrine aux globes lourds, mêmes courbes de hanches sur des cuisses pleines promettant des fesses rebondies, et pubis aussi nus l’un que l’autre. Dans leur discussion à mi-voix, j’ai cru discerner une pointe d’accent étranger. Elles se sont embrassées avec une chaleur affectueuse, s’étreignant longuement seins à seins, ou plutôt seins sous seins pour illustrer la seule différence morphologique de leurs bustes. Puis, sur un dernier échange de bises, la moins avantagée s’est dirigée vers son casier, tandis que l’autre, sourire aux lèvres sous un regard bleu aussi évaluateur que celui de Angela, se présentait à nous : Sonia.
Elle a discuté un instant avec sa fille pour se mettre d’accord avant de jeter son dévolu sur Oriane et moi et nous inviter à la suivre dans la cabine de massage. Devançant ma question, elle s’est en même temps tournée vers Angela en train d’embrasser aussi chaleureusement la cliente encore nue, pour lui rappeler de nous rejoindre aussitôt qu’elle aurait conduit et installé Sandrine et Andréa au hammam. Une ambiance très conviviale semblait décidément régner dans ce salon où l’on ne s’encombrait pas de pudibonderie excessive.
J’ai pris la file derrière Oriane. Sonia s’est effacée à l’entrée de la cabine. L’exiguïté de celle-ci nous a toutefois un peu déroutées en voyant la proximité des deux lits qui la meublaient. Oriane s’est immobilisée si brusquement que je me suis trouvée coincée entre elle et Sonia. Brèves secondes d’un double contact de nudités qui m’a fait frissonner en sentant le moelleux des seins dans mon dos et la fermeté des fesses sur mon ventre, tandis que j’étais familièrement poussée vers l’intérieur en transmettant directement le mouvement à celle qui me précédait. Sonia n’a pas jugé utile de s’excuser, se contentant de me complimenter sur la douceur de ma peau et de nous expliquer qu’elle avait transformé une cabine simple en duo pour répondre aux souhaits de certaines habituées, l’étroitesse de l’espace s’avérant parfois un avantage.
Sur ce, elle nous a enjoint de choisir notre lit et de nous y allonger sur le dos. Elle justifia dans la foulée cette entorse aux habitudes en nous demandant la permission de vérifier si nos pubis ne mériteraient pas le rafraîchissement d’une pilosité pubienne que nous tenions manifestement à conserver. Il n’y avait pas de raison objective pour le lui refuser, j’ai ouvert mes cuisses. Oriane m’a imitée, un peu gênée comme moi d’une touffe dont quelque chose nous disait qu’il n’en était pas la mode dans cet environnement. Sonia n’a cependant pas fait de remarque en se penchant sur nos fourches. J’ai complaisamment écartée la mienne, tant pour donner l’exemple à ma jeune voisine que pour faciliter la tâche à l’examinatrice.
Ses gros nichons ballottaient allègrement dans ses mouvements d’un lit à l’autre, dont, en effet, la proximité lui permettait de n’avoir qu’à pivoter sur elle-même. Les lolos suivaient, avec un temps de retard à cause de la pesanteur. J’aurais pu fermer les yeux, la curiosité l’a emporté. L’espoir aussi que m’occuper l’esprit en observant ses seins m’éviterait de réagir de façon trop émotive à ses attouchements. Leur ampleur, des bonnets E ou F à vue de nez, ne paraissait pas un obstacle à leur élasticité tonique. Mais, ce qui retenait surtout mon attention, était leurs aréoles très foncées, beaucoup plus larges que la moyenne autour d’aussi bruns tout petits tétons. Si le bronzage général pouvait l’avoir assombrie, la couleur de base était quand même assez originale chez une blonde.
Oriane était silencieuse, les yeux fixés au plafond, la respiration profonde. Ma tentative avait échoué, je me sentais fortement humide et le massage n’avait même pas commencé. Sonia tirait sur mes lèvres, dévoilant immanquablement mon excitation quand Angela est entrée. Il est encore un peu tôt pour savoir si elle va hériter des énormes lolos de sa mère, mais sur sa poitrine déjà avantageuse ses petites pointes gigotaient pendant qu’elle s’approchait intégralement nue, sans aucun complexe et complètement rasée ou épilée comme sa mère. J’ai saisi un rapide sourire sur sa bouche quand elle a posé les yeux sur ma chatte.
Nos deux professionnelles se sont rapidement concertées avant de nous livrer leur diagnostic. Selon elles, le sexe de Oriane gagnerait à une épilation des lèvres tandis que les miennes s’accommoderaient d’un simple rasage de près de repousses trop courtes pour que la cire soit efficace. Elles nous conseillaient toutefois un massage de relaxation au préalable, afin de mieux supporter les inévitables « petites tortures » qu’elles devraient nous infliger. Elles nous assuraient également que la durée prévue pour notre séance serait suffisante pour terminer par le massage profond initialement retenu et qu’au besoin, on la dépasserait sans problème.
Comment refuser de si précieux conseils ? Je les ai remerciées pour leur amabilité, ajoutant que je comprenais pourquoi elles pouvaient tisser avec leurs fidèles clientes les liens si amicaux que j’avais remarqués. Leur petit rire amusé m’a fait craindre un impair jusqu’à ce que Sonia me précise qu’il s’agissait en l’occurrence de sa sœur, mais qu’elle n’était jamais opposée à entourer de la même amitié des adeptes de passage, telles que nous. J’ai répondu que je n’y verrais aucun inconvénient, sur le même ton équivoque qu’elle. Et, encouragée par le sourire que j’avais provoqué, j’ai évoqué le charmant infime soupçon d’accent allemand qu’il m’avait semblé percevoir dans la voix.
La fille a hoché la tête et la mère a été enchantée, non qu’il fût réapparu alors qu’elle croyait l’avoir perdu depuis longtemps, mais que je l’aie trouvé charmant. Elle était venue de l’autre côté du Rhin, Angela encore bébé, et, inspirée par les thermes de sa région natale, elle avait ouvert ce salon spécialisé peu après son arrivée. Elle et sa fille avaient dû lutter pour que le prénom de cette dernière ne dérive pas en « Angèle » dans les gorges locales. Il arrivait encore que l’on voit une coquetterie dans la prononciation originale. Quant à la spécialité du salon, nous en eûmes immédiatement la connaissance.
L’atmosphère s’était soudain chargée de fragrances diverses et indéfinissables. Les effluves échappés des flacons que Sonia et Angela ordonnaient autour du lit de Oriane - comme du mien- nous enveloppaient de senteurs douceâtres, capiteuses et apaisantes. Leur simple inhalation était relaxante. Les huiles versées en filets sur nos seins et, plus surprenant, sur notre sexe, se répandaient en subtiles caresses. Les masseuses s’en étaient enduites, elles aussi, et le parfum que dégageait leur corps donnait toute sa signification à l’enseigne du lieu.
Sonia et Angela s’étaient placées face à face dans l’étroit passage entre les lits. Angela avait une vue plongeante sur nos sexes exposés. J’avais à hauteur d’yeux la croupe rebondie de Sonia. L’originalité de cette disposition leur permettait d’agir ensemble ou séparément sur Oriane et sur moi. Leurs mains entrèrent en action sur nos seins et nos cuisses, alternant ou mêlant leurs pressions salutaires dans un ordre savant déroutant les attentes.
Tantôt les mains de l’une se consacraient en couple à la même poitrine, ou bien se séparaient pour dispenser leurs soins sur deux seins différents. Tantôt les mains de l’autre remontaient des cuisses sur un ventre dont elles caressaient de conserve le mont, ou rompaient leur duo pour dorloter ensemble les deux pubis voisins. Parfois, les bras de l’une croisaient les bras de l’autre, une main de chacune sur un sein ou un sexe dont elle malaxait doucement le charnu. Parfois, c’était Sonia qui, courbée sur ses cibles, cherchait entre les cuisses d’Oriane et de moi les parties plus sensibles de nos anatomies, tandis que Angela à son tour se penchait et ses doigts fins et longs suppléaient sur nos seins ceux qui s’étaient perdus au tréfonds de nos fourches.
Dans tous ces mouvements, leurs corps se rencontraient, s’attouchaient, se frottaient, sans la moindre retenue pour distraire leurs gestes. Une longue habitude de contacts peau à peau soutenait, je présume, leur ballet bien réglé. Il aurait pu, pour moi, ne jamais s’arrêter. Dans cet air embaumé et sous ces mains agiles, j’avais fermé les yeux, n’entrouvrant les paupières que pour me délecter du jeu des fesses de Sonia. À chaque inclination, j’espérais en voir plus, comptant sur la faveur d’un bâillement complice de la raie ou du cul à la jonction des cuisses, mais bernique ! Les secrets de Sonia me sont restés cachés, pour l’instant je dois dire.
Aussi soudainement qu’il avait commencé, le massage a cessé. De l’avis des masseuses, nous étions relaxées, assez pour qu’elles puissent, en tout cas, procéder au désherbage intime qui nous était promis. Assises au bord du lit aux deux tiers relevé, adossées au coussin, pieds sur des étriers déployés dans ce but, les genoux repliés, les cuisses écartées et la chatte exposée en position rien moins que gynécologique, dans l’espace exigu de l’étroite cabine, les orteils de Oriane flirtaient avec les miens. Posées chacune entre nos jambes sur un minuscule tabouret du genre sellette – je dirais même genre botte-cul, pour le coup botte-chatte – Sonia devant moi, Angela devant Oriane, se préparaient à intervenir, la première au rasoir, la seconde à la cire.
En ce qui me concernait, le terrain était favorable. Il a suffi d’une fine couche de crème pour qu’apparaisse une mousse légère dont il était difficile de distinguer si elle était artificielle ou naturelle. Pour des raisons similaires sans doute, Angela se heurtait au contraire à l’humidité, réfractaire à la cire, des poils bordant sa minette d’élection. Elle les a essuyés et séchés avec un art consommé de praticienne avertie pendant que Oriane fixait obstinément le plafond. Je n’ai pu, hélas, observer de visu les suites immédiates de l’affaire car les manipulations que Sonia appliquait à mes lèvres monopolisaient toute mon attention.
Elle m’avait avertie que je pourrais ressentir une impression de serrement. De fait, ce fut un pincement certain qui précéda un étirement prolongé. Quant à l’impression, ce fut celle que ma « grande » lèvre devenait ma « longue » lèvre… Enfin, quand je dis « ma », ce furent « mes », bien sûr. Je mis un point d’honneur, et de jouissance, à ne pas me plaindre. Je ne voulais passer pour chochotte à ma première visite. J’y réussis. Mais, je ne pouvais pas dissimuler le surcroît de plaisir que j’éprouvais. Sonia n’en dit rien. Elle s’excusa simplement d’avoir dû serrer plus fort qu’elle ne le prévoyait à cause d’une peau trop glissante. Nous en savions toutes deux les raisons. Nous n’évoquâmes pas non plus mes frissons lorsque sa lame et ses mains avaient contourné le haut de ma fente…
En contrepartie, les bords de ma vulve n’avaient jamais été rasés d’aussi près, ni été d’une telle douceur que les toucher du doigt suffisait à mes frémissements. Sonia insista cependant sur la nécessité d’une lotion apaisante qu’il convenait d’étaler et faire pénétrer en profondeur sur toutes les parties concernées par son rasage. Je n’allais pas avoir le front de refuser et, qui sait, la vexer. Il ne m’en a coûté qu’un orgasme. Le premier. Je m’étais tenue, jusque-là. Mais elle avait des doigts de fée, des effluves enivrantes et des liquides au parfum troublant…
J’en aurais oublié Oriane si ses gémissements étouffés et les crispations de ses orteils sur les miens ne m’avaient tirée de ma torpeur bienfaisante. Le bout du chemin arrivait pour elle, et avec lui l’inévitable décollement des bandelettes de cire. Elle avait beau être au miel, cette cire, et enrichie d’essences naturelles – un mélange spécial directement importé de la Forêt Noire (SchwarzWald Qualität), parait-il – elle n’en faisait pas moins scrupuleusement son travail d’éradication des poils, et si les huiles de l’onguent étaient réputées calmantes, elles ne supprimaient pas totalement la douleur de l’opération.
Angela s’efforçait pourtant de réduire de son mieux la souffrance de sa patiente. Mais, sur des lèvres qui découvraient l’épilation, ses deux mains peinaient à bien tendre la peau et décoller à la fois les bandelettes. Sonia est allée à son aide, me laissant les pieds aux étriers et le dos relevé. Peu importait d’ailleurs, je n’en étais que mieux pour observer la scène. La partition fut plus facilement exécutée à quatre mains entraînées de longue date à ce travail d’équipe : deux qui tendaient bien à plat de l’aine à la lèvre, une autre qui ôtait d’un coup sec la lanière et les poils, la quatrième en même temps qui massait le clito pour atténuer la douleur en distrayant les sens. Quelques secondes en tout, et Oriane exposait à nos vues une vulve aux bords glabres, nets, et rougis.
Angela s’est retirée, abandonnant à sa mère les soins adoucissants. Officiellement, elle allait informer Andréa et Sandrine qu’elles bénéficieraient plus longuement de leur hammam privé. Sonia a répété sur Oriane les onctions et les gestes dont elle avait usé sur moi, avec plus de lenteur et plus d’application, toutefois. Les irritations d’une jeune peau fragile réclamaient sans doute plus de précautions que la mienne. Les conséquences de cette sollicitude louable furent ce que l’on pouvait en attendre. Les sens de la bénéficiaire ne résistèrent guère à un tel traitement, et Sonia dut s’interrompre à plusieurs reprises afin de laisser se tranquilliser les halètements et les soubresauts que ses attentions avait déclenchés.
Lorsqu’elle eut acquis la certitude d’un parfait résultat, elle me proposa de le constater de mes propres yeux. Que c’est beau un sexe de jeune fille tout doux et tout lisse ! Je pensais à cette réflexion d’une amie en regardant celui-ci. Le ventre palpitait encore par instants du souvenir des récents émois dont témoignaient les filets huileux enjolivant sa fleur éclose. Oriane ouvrit enfin les paupières. Quelques petites larmes en roulèrent sur le rose des joues. Mais ce léger signe de confusion s’effaça dans un sourire de ravissement. Peu s’en fallut que Sonia et moi n’applaudissions. Un zeste de discrétion, peut-être, ou le retour d’Angela.
Je n’ai pas su exactement ce qu’elle sous-entendait en rapportant que « la mère et la fille » appréciaient le hammam dans toutes ses opportunités. J’étais trop amusée par le quiproquo et soucieuse de le dissiper. Apprendre que Sandrine et Andréa n’avaient aucun lien de parenté, et que s’il y avait quelque relation affective c’était plutôt entre les personnes de même génération, ne fit ni froid ni chaud à des professionnelles averties. Elles se limitèrent à remarquer que ça n’aurait pas eu pour elles la moindre importance.
Angela m’invita à m’allonger sur le ventre, position plus conventionnelle pour débuter un massage. Technique germanique mâtinée d’orientalisme, sa pratique usuelle consistait en un corps sur corps progressif, de frôlements ténus en contact appuyé. Me recommandant une totale décontraction, elle disposa mes jambes à sa convenance, légèrement entrouvertes. J’ai senti ses tétons remonter lentement des chevilles à mes fesses, effleurant à peine ma peau, puis redescendre sans hâte, et revenir jusqu’à mes hanches tout aussi doucement. À chaque voyage, sa poitrine se rapprochait insensiblement. Du coin de l’œil, je voyais Sonia prodiguer les mêmes étonnantes caresses sur Oriane, mais en dirigeant ses gros nénés de ses mains, notamment dans la raie entrouverte, et en y prenant un plaisir retenu, mais indéniable.
Bientôt, ce furent les seins tout entiers d’Angela qui m’épousèrent. Leur dureté me combla de sensualité, et plus encore lorsqu’elle s’allongea complètement sur mon dos. Son pubis massait mes fesses, le dos de ses pieds massait la plante des miens, ses tibias roulaient sur mes mollets, ses cuisses roulaient sur les miennes, tout son corps participait. Elle ondulait sur moi comme un serpent, écrasant ses mamelons raidis de mes reins aux épaules, et chacun de ses mouvements détendait merveilleusement le moindre de mes muscles.
Je fus surprise par la fermeté des siens. Elle me confia être adepte de gymnastique à haut niveau, un entraînement bien utile quand il lui arrivait de devoir manipuler certaines clientes à la corpulence, disons conséquente. Elle eut la gentillesse d’ajouter malicieusement que ce n’était pas mon cas bien que la cellulite sur mes fessiers eût mérité un traitement approprié. On ne pouvait être plus directe, mais c’était dit avec un sourire si charmeur que j’ai éclaté de rire, et elle aussi lorsque j’ai répondu que je pourrais être tentée, après tout, si ce traitement était aussi efficace et plaisant que celui dont Oriane et moi bénéficions entre leurs mains.
Enfin, quand je dis mains… oui, Sonia se servait bien de ses mains, mais pour se soutenir et éviter de porter tout son poids sur sa patiente. Sinon, pour le reste, elle pratiquait comme Angela, avec autant de souplesse, et semblait-il de succès, à voir l’air pâmé qu’affichait Oriane. Je devais avoir le même, d’ailleurs, tant la nudité tiède et délicatement odorante du corps qui me pressait m’emportait dans l’ivresse d’une douce rêverie.
Il se détacha de moi pourtant, ce corps enchanteur, tandis que la voix voilée d’Angela me priait de me retourner. Oriane répondait au même instant à la même sollicitation et nous avons échangé un regard plein de ravissement en nous étreignant la main. Aussi bref fut-il, ce contact n’avait pas échappé aux yeux attentifs de nos praticiennes. Sonia nous suggéra de le renouer pour la suite du massage si nous le souhaitions. Ce n’était pas un souhait, c’était un besoin, celui irrépressible de partager la confusion des sens que nous ressentions d’autant plus intensément que sa fille et elle avaient de nouveau échangé leur place et répartissaient équitablement sur nous et sur elles de généreuses coulées d’huiles aux parfums entêtants.
Les énormes lolos de la mère balançaient sur le bout de mes pieds. Je voyais leurs mamelons trapus remonter le long de mes jambes. Ma respiration se faisait de plus en plus courte au fur et à mesure que leurs effleurements se rapprochaient de la croisée de mes cuisses, et mes doigts serraient plus fortement ceux que je tenais. Sonia me fixait les yeux dans les yeux tandis que son corps progressait au-dessus de moi en caresses légères de mon ventre à ma poitrine, puis se reculait tout aussi lentement, me frustrant des attouchements soyeux que tout mon épiderme réclamait. Mais je les retrouvais qui revenaient, plus étroits et troublants à chaque fois, avant de se dérober encore pour me faire gémir d’impatience.
Enfin ses seins couvrirent les miens, les enveloppant de leur masse douce et chaude comme un coussin. Sa joue frôlait ma joue, son souffle chatouillait mon cou, son parfum emplissait mes narines, et sa peau embrassait ma peau. Ses hanches avaient écartelé mes cuisses, ses jambes se frottaient aux miennes, son ventre collait à mon ventre et son pubis se plaquait sur ma chatte. Il y eut quelques brèves secondes d’une communion immobile où mes sensations s’exacerbaient, comme si des ondes magnétiques se transmettaient de l’une à l’autre, puis elle bougea. Presque imperceptiblement d’abord, elle allégeait sa pression sur mon corps pour la reprendre ensuite plus appuyée, alternant ses mouvements de plus en plus vite et plus fort.
Elle inspirait en se soulevant, soufflait en revenant sur moi, guidant ma propre respiration et l’accordant à la sienne. Nous respirions au même rythme un air embaumé par les parfums mêlés de nos sueurs et des huiles de massage qui s’exhalaient en fragrances nouvelles dans la chaleur de l’étreinte. L’ivresse me prenait, la tête me tournait, mon esprit défaillait, seuls comptaient ma poitrine et mon sexe, tour à tour écrasés et libérés par les ondulations sans fin – du moins il me semblait – que Sonia imprimait à son corps. Toute à la jouissance que je sentais monter, j’avais fermé les yeux et m’isolait du monde. Je flottais dans les limbes…
L’arrêt simultané des massages câlins des gros seins sur mes loches gonflées et du pubis nu sur ma mounine humide me désorienta. Je grognais de dépit en ouvrant les paupières. Sonia me dominait, campée à quatre pattes. Ses lolos imposants pendaient à deux doigts de mon nez. Leurs larges aréoles semblaient me regarder comme deux grands yeux sombres et leurs petits tétons, pupilles dures et foncées, me narguaient. Je les aurais gobés si je l’avais osé. J’ai détourné la tête. Angela sur Oriane avait la même pose d’une souple panthère à cheval sur sa proie, et le regard d’Oriane avait cherché le mien. Nos mains toujours serrées nous ont épargné l’inutile des mots pour dire le sommet de notre frustration.
J’ai rassemblé le peu qu’il restait de disponible dans mon cerveau pour tenter de formuler le plus élégamment possible que j’avais… UN PUTAIN BESOIN DE JOUIR, MADAME SONIA !!! Mais j’avais beau me tourner et retourner les méninges, impossible de trouver une expression plus correcte avant que Sonia elle-même se tourne. C’était brusquement sa partie pile qui me faisait face et m’offrait le sourire vertical de ses mignonnes petites lèvres d’un brillant délicat sous le rose bistre de son œil palpitant, tandis que celles de mon sexe savamment mitonnées m’envoyaient des éclairs jusqu’aux bouts de mes seins.
Mes doigts ont voulu seuls ce qu’avait craint ma bouche et caressé la vulve humide et douce qui sans se dérober frémissait sous leur pulpe. Bien loin de s’indigner, ma gironde masseuse a reculé d’un cran une croupe complice. À cette invitation, involontaire ou non, je n’ai pu résister. J’ai exploré la fente qui m’était révélée devais-je dépasser les limites communes auxquelles s’astreindrait une honnête cliente fréquentant un salon de bonne renommée. Mais Sonia n’avait point ces pudeurs imbéciles qui retiennent la main et contraignent la langue. De ses phalanges entières, elle touillait mon con, du pouce et de l’index elle décapsulait ma fève turgescente et elle l’aspirait avec une science qui me faisait crier.
Je n’avais qu’un moyen pour étouffer mes plaintes. Je le pris sans attendre et connus les délices de l’odeur forte et saine d’une féminité dévouée au plaisir. La bouche sur la chatte et le nez sur l’œillet, ma touche préférée dans un soixante-neuf je l’avais sans réserve et m’en suis pas privée. Je respirais l’intime et goûtais la sublime saveur d’une mouille légère, ténue et parfumée aux essences d’orient mâtinées de marée – Un cul qui se respecte ne sent pas le savon, il doit sentir le cul s’il se veut érotique – Je m’en suis régalée, recueillant la plus infime goutte d’une cyprine rare et, partant, plus corsée. J’ai sucé le clito, dur et mûr à souhait. J’ai gougnotté l’entaille, du vagin à l’urètre. J’ai léché pèle mêle rosette et périnée, du moins tant que mes sens ont su se retenir. Et puis j’ai explosé, sans honte ni regret, exhibant à Sonia, Angela et Oriane, un orgasme bruyant trop longtemps attendu.
Je ne sais même pas si Sonia a joui, pas plus qu’Angela. Pour Oriane, c’est sûr, je l’avais entendue dans mon septième ciel. Nous en avons parlé aussi, plus tard, dans le hammam « privé », la cabine duo où nos masturbatrices – y a-t-il un examen sanctionné d’un diplôme ? – nous conduisirent, ou plutôt nous soutinrent, esprit vide et muscles détendus, prendre place à la suite d’Andréa et Sandrine quelque peu échauffées. Nous étions pantelantes, mais la mère et la fille semblaient en pleine forme, prêtes à renouer les mêmes prestations sur un couple nouveau, et nous ont assurées que nous aurions le temps de bien nous reposer.
Nous eûmes le repos, certes. L’ambiance moite et chaude poussait à l’indolence nos corps déjà languides de s’être tant donnés. L’apaisement du sexe toutefois nous fuyait. Les récentes caresses et leurs effets mouillés nous étaient trop prégnants. Nos seins comme nos chattes nous réclamaient encore un complément de soins. Nous nous sommes branlées, l’une en face de l’autre. J’ai détourné les yeux lorsque vint le climax, si ce n’est par pudeur au moins par discrétion. Oriane, elle, avait les siens bien ouverts pour surveiller la montée de mon orgasme en pleine lumière, au point de retarder le sien pour mieux m’observer. Du coup, je l’ai vu jouir à mon tour.
Il était assez tard quand nous nous retrouvâmes serrées à six sous la douche, heureusement très vaste, du si parfaitement nommé Sonia Parfum. De chastes ablutions, pour autant, la séance était terminée, chacune avait repris son rôle. Mais la séparation fut aussi chaleureuse et dénudée que celle à laquelle nous avions assisté en arrivant. Quand nous avions connu une telle proximité, il eut été ridicule de se quitter sur une courtoise poignée de mains, et une affectueuse embrassade ne pouvait que renforcer la valeur du souvenir.
Nous promîmes de revenir. D’ailleurs, en rentrant, nous étions toutes les quatre assez émoustillées pour nous retrouver toutes sur mon lit, et là, nous avons failli dépasser les limites. Nous étions si entremêlées ce soir-là, que j’ai été à deux doigts de gougnotter Oriane en me croyant embrasser le ventre de sa copine…
Bref, ça nous a décidées, Andréa et moi, d’accepter l’invitation d’une de ses amies de passer le Quinze Août dans sa maison de campagne, libre pendant son voyage. Un bol d’air plus frais pour nous remettre des chaleurs de la semaine. Ça arrangeait Oriane, en plus, car elle avait prévu de réunir quelques-unes de ses amies d’enfance et préférait avoir, comme on dit, les mains libres.
À suivre