| n° 21978 | Fiche technique | 19297 caractères | 19297 3128 Temps de lecture estimé : 13 mn |
06/09/23 |
Résumé: William et la comtesse | ||||
Critères: fh uniforme hsoumis fdomine soubrette cunnilingu anulingus nopéné sm -dominatio | ||||
| Auteur : Boonzardos Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Le château Bienencourt Chapitre 02 / 05 | Épisode suivant |
Résumé de l’épisode précédent :
Laissons Justine prendre ses nouvelles fonctions comme première domestique au château des Bienencourt, engagée par William, le majordome un rien grivois…
Le huit septembre, une semaine après l’embauche de Justine
La lumière du crépuscule projetait déjà ses ombres sur les murs richement décorés du château. D’une démarche tout à la fois feutrée et assurée, William traversait les couloirs conduisant au salon de Madame. Conscient de représenter l’excellence et le prestige de la famille Bienencourt, le majordome n’avait cessé de parfaire sa tenue au fil du temps. La coupe de son costume noir à queue de pie parfaitement ajustée à sa morphologie, l’élégance raffinée des étoffes du gilet et du pantalon assortis, sa chemise immaculée à col cassé et le nœud papillon accentuaient la prestance naturelle de l’homme. Par de menus détails, il veillait toutefois à ne pas être confondu avec son maître, le comte. Aussi ne portait-il jamais de cravate ou de foulard de soie et le regrettait amèrement : ces accessoires peuvent être si amusants pour qui est imaginatif. Et Dieu sait que William l’était… ! Mais pour l’heure, son attention était entièrement accordée à la femme qui marchait devant lui. Il pressa le pas lorsque celle-ci atteignit l’extrémité du couloir et, tel un fauve, souple et silencieux, il ouvrit d’un mouvement rapide une double porte.
La comtesse, qui le précédait, portait ce jour-là une robe mi-longue de soie carmin à fines bretelles. Cintré à la taille par une large ceinture, le vêtement révélait une silhouette harmonieuse. La femme se déplaçait avec l’aisance et l’énergie propres à ceux qui détiennent le pouvoir ; la hauteur de ses talons, au lieu de l’entraver, ne faisait qu’affirmer sa suprématie.
Elle était encore belle, très belle même. Les fines rides, qui ciselaient désormais son regard quand elle souriait, ajoutaient à son charme. Ne s’étant jamais totalement conformée à l’étiquette, elle laissait sa chevelure d’un blond vénitien se répandre sur ses épaules, son dos, ses reins. Cette effronterie lui seyait à merveille. La comtesse entra dans le grand salon de l’aile est du château, qui lui était dédiée. Le majordome referma derrière eux la double porte, les isolant du reste de la bâtisse. Si l’agencement d’un intérieur trahit la psyché de son occupant qu’aurait-on pu dire de la comtesse ? La pièce comptait plusieurs bibliothèques imposantes débordant de livres, un ensemble audio et quantité de CD dans un meuble attenant, des statues, des statuettes posées de-ci de-là, quelques tableaux – de somptueuses copies et pas des moindres : Le Verrou de Fragonard, Le Rêve de la femme du pêcheur, etc. Si cette femme aimait la littérature, la musique et l’art, les raffinements érotiques paressaient l’émouvoir tout autant. Et pourtant, le visage de Clémence de Bienencourt exprimait depuis bien longtemps déjà une grande mélancolie qu’elle s’efforçait toujours de dissimuler.
Elle se laissa tomber avec une élégance lasse sur sa duchesse de velours pâle, un soupir s’échappant doucement de ses lèvres. Abattue, elle ne prit pas la peine de remonter sa robe qui dévoilait ses genoux et laissa à sa place la bretelle de sa robe qui avait glissé sur le haut de son bras.
William, qui s’affairait à allumer quelques petites lampes afin de créer une atmosphère intime et rassurante, se posta près d’elle, à l’affût d’un signe.
Il s’empara aussitôt du téléphone posé sur un guéridon et demanda la tisane de Madame, ainsi que son somnifère. Il se dirigea ensuite vers le secrétaire de la comtesse et introduisit lentement une américaine dans le fume-cigarette d’ivoire, veillant à ne pas altérer la rigidité du petit tube de papier. Clémence lui tendit ensuite mollement son briquet et le majordome alluma la cigarette, en tira une profonde bouffée qu’il exhala voluptueusement avant de la présenter à sa maîtresse. Celle-ci inspira négligemment la fumée, expira un petit nuage bleuté et la posa sur le cendrier. William s’assit sur le petit tabouret de piano qui lui était dévolu et contempla la cigarette qui se consumait. Il se sentait à son tour gagner par la mélancolie… Il se ressaisit, rectifia sa posture et attendit.
La comtesse était silencieuse, perdue dans ses pensées. Précieux William… une valeur inestimable… Prévenant, dévoué, il me procure entière satisfaction. Son service est irréprochable, et ce, sans ostentation… Certes, notre relation transgresse un rien la frontière maître/domestique… Mais ne sommes-nous pas devenus comme… complices, avec le temps… ? Qui d’autre ici m’aurait écoutée ? Auprès de qui me serais-je épanchée ? … Mon aimable confident. Un confident docile, plein de tact. De doigté… S’il s’aventure parfois aux frontières de l’interdit, il sait ne jamais les violer, s’interrompre juste avant que… Dans une autre vie, je me fusse assurément offerte à cet homme, faisant fi de nos classes respectives. Mais en dépit de l’amour qu’il me porte, je ne puis occulter les liens indissolubles qui m’unissent à mon époux… Un sacrement par lequel Hubert et moi avons échangé notre consentement. Le lien sacré du mariage est indestructible… Et pourtant, William… mon William…
En soupirant, elle s’empara de la cigarette et regarda le majordome. Soudain, provocatrice et joueuse, elle souffla quelques volutes dans sa direction.
Sans attendre de réponse, elle enchaîna :
Clémence, alanguie sur la duchesse, acquiesça et resta songeuse un instant en expirant la fumée de sa cigarette agonisante.
D’un mouvement nonchalant du pied, elle laissa tomber l’un de ses escarpins sur le tapis, puis le second.
Un coup léger frappé à la porte attira l’attention de William qui alla ouvrir. Il prit le plateau qu’on lui tendait et sur lequel un bol fumant était posé ainsi qu’une pilule blanche dans une minuscule coupelle de porcelaine. Il se dirigea vers la Comtesse et déposa le tout sur une petite table.
Il ouvrit un buffet, prit une bouteille et un petit verre en baccarat, qu’il emplit presque à ras bord et le déposa près de la tisane. Alors qu’il s’apprêtait à ranger la bouteille, la comtesse intervint :
Clémence saisit le verre avec un sourire, et après une gorgée, se pencha en arrière et releva ses jambes qu’elle posa sur son fauteuil, sans quitter des yeux le majordome. William, attentif au moindre de ses gestes, s’efforçait de détourner son regard de la silhouette féminine.
Il posa sur elle un regard étrange – admiration ou regret, ou bien un peu des deux – qu’elle peina à déchiffrer. Et même si elle le connaissait bien, une part de lui-même lui resterait à jamais inaccessible.
Il alla chercher un second verre, se servit un fond de cognac, et s’installa dans le fauteuil tout près de la comtesse.
Avec un sourire, elle le regarda droit dans les yeux et but d’un trait le petit verre d’alcool fort.
William s’exécuta et choisit un disque de Gotan Project.
Elle se leva et s’approcha de lui. Leurs mains se trouvèrent immédiatement, et ils se dirigèrent vers le centre de la pièce. La danse qui suivit fut une harmonie silencieuse, un mélange de pas légers et de mouvements gracieux. Ils se déplaçaient en symbiose, les regards s’échangeant de manière complice. Selon les pas, leurs corps s’éloignaient, se rapprochaient, se frôlaient, frémissants. Dans cet espace restreint et à cet instant précis, l’aristocrate et le domestique transcendaient les barrières qui les séparaient. La danse devenait un langage à part entière, une manière d’exprimer tacitement les émotions et la profondeur de leur relation. Le petit salon était devenu leur univers, où seul comptait le lien qui les unissait. Alors que la musique touchait à sa fin, ils ralentirent leurs pas, demeurant proches. Leurs cœurs, témoins de l’intimité partagée, battaient en harmonie. Ils se regardaient avec une affection mutuelle, comprenant combien leur connexion était rare et précieuse. Chacun rejoignit le siège qu’il avait quitté quelques minutes plus tôt. Ils restèrent silencieux un moment, le temps de recouvrer leurs esprits. Comme après l’amour.
Ce fut la comtesse qui brisa le silence :
Quelques instants plus tard, elle reprit la parole :
La majordome méditait en silence sur la portée de cet échange. Accoutumé au cheminement de pensées de sa maîtresse, ses dernières paroles le laissaient pantois. Personne n’était au courant des détails de son entretien avec Justine ; il se serait bien gardé de les partager avec qui que ce soit !
Ayant dit cela, elle se leva d’un pas déterminé et se dirigea vers son secrétaire. Après quelques manipulations, elle ouvrit un petit tiroir dissimulé derrière une moulure et en sortit une clé. Précédant William, elle quitta ses appartements en direction de l’aile ouest du Château, dédiée au comte. Au lieu d’emprunter l’itinéraire usuel, elle bifurqua vers le corridor bleu. Soulevant une tenture, elle fit glisser une discrète plaque de bois et dévoila une serrure dans laquelle elle fit tourner la clé. Le majordome découvrit alors la présence d’une porte donnant accès à un minuscule cabinet meublé d’une chaise confortable ainsi que d’un prie-Dieu tapissé de cuir rouge. Quelle ne fut pas la surprise de William lorsqu’il aperçut le comte à quelques mètres de lui, au travers d’une petite ouverture vitrée ! Ce dernier, assis, les jambes un peu écartées, sur un fauteuil Voltaire, était au téléphone, tout en maintenant ses yeux rivés sur les courbes parfaites de la nouvelle domestique. À ses pieds, Justine s’évertuait à faire pénétrer l’encaustique qu’elle avait répandue sur le parquet en effectuant de petits mouvements circulaires avec ses mains. Forte de son expérience en la matière, elle travaillait longuement la surface afin de favoriser la pénétration du produit. Agenouillée, sa poitrine léchant les vieilles lattes de chêne, sa courte robe relevée sur ses fesses laissait apparaître sa culotte. Mettant en application la leçon donnée par William, elle s’efforçait de présenter une belle cambrure et de rester concentrée sur sa tâche.
Elle se tut, absorbée quelques instants par la scène qui se jouait devant ses yeux, puis demanda :
Pensant comprendre les intentions de la comtesse, il acquiesça et déboutonna le premier bouton de son gilet. Mais elle l’interrompit d’un geste autoritaire. Elle défit elle-même le gilet de William, puis dégrafa sa chemise et commença à lui caresser le torse qu’il avait glabre. Elle continua à le déshabiller tout en regardant Hubert, son époux, et Justine au travers de la glace. Justine avait terminé son astiquage du sol et, penchée vers le comte, lui massait les épaules. Celui-ci la tenait par la taille. Clémence entreprit de défaire le pantalon de William, puis le reste de ses vêtements le laissant en boxer noir. Le sous-vêtement présentait une bande blanche sur l’avant, bande traversée par une fermeture à bouton. Elle laissa à William son nœud papillon et les manchettes immaculés enserrant ses poignets comme des bracelets.
Clémence eut un sourire.
Il avait un début d’érection et une bosse se formait sur son boxer.
La comtesse se tourna, guida William pour qu’il se plaque contre son dos et, ses mains l’attirant, elle se pencha sur le haut du prie-Dieu en relevant sa robe.
L’homme se mit à genoux derrière elle et commença à la caresser de ses deux mains tout en entreprenant de descendre sa culotte avec les dents. Derrière la glace, Justine massait toujours les épaules du comte. William s’aida de ses mains pour faire glisser la culotte de Clémence, la faisant à peine descendre et ne perdant pas une miette du magnifique spectacle. Elle avait de très belles fesses, à peine touchées par le temps, avec des courbes et une largeur parfaite qu’il se mit à lécher, laissant sa culotte faisant comme une barre au milieu de celles-ci. Ses mains couraient sur les jambes de Clémence et cherchaient à couvrir le plus de surface possible comme si les deux ne suffisaient pas. L’extérieur des jambes, le devant, l’arrière, l’intérieur : chaque centimètre carré était exploré et flatté. La culotte fut descendue plus bas et les caresses se firent plus précises, se concentrant sur l’intérieur des cuisses en remontant doucement. Sa langue parcourait ses fesses tout en se rapprochant de son petit orifice finement strié. Clémence ondulait à peine, et ses yeux montaient et descendaient, allant du comte qui avait sorti son sexe et se masturbait devant la jeune domestique à William qui, agenouillé derrière elle, la parcourait si délicieusement. Elle ne voyait pas le haut de son visage, mais devinait son regard lascif. Elle serra un peu ses cuisses afin de mieux les ouvrir, une fois la culotte complètement descendue et laissée sur un de ses pieds. Elle se cambra encore davantage pour mieux s’offrir. Le champ pour ainsi dire libre, William passa sa langue entre ses fesses, descendit lentement pour parcourir son périnée, puis son sexe qu’il explorait dans les moindres détails avant de remonter vers son anus. L’une de ses mains, posées sur le pubis de la comtesse, remontait parfois sur son ventre et l’autre sur le haut de ses fesses. Clémence était presque comblée, elle adorait les mains et la langue de William, mais ce soir elle désirait davantage.
La scène avait évolué derrière la glace, le Comte était maintenant en partie allongé et Justine, le chevauchant dos tourné, lui caressait le sexe alors qu’il pénétrait son anus de deux doigts en effectuant de petits va-et-vient.
Si Clémence savait que son mari la trompait, elle ne s’était jamais autorisée à le voir dans le feu de l’action. Et là, derrière ce miroir sans tain, elle se sentait meurtrie et… excitée par la scène. Elle osait à peine se l’avouer. William l’explorait toujours, de l’arrière vers l’avant puis de l’avant vers l’arrière et ses mains étaient si douces et caressantes. Clémence perdait doucement pied.
William obéit et se colla contre elle, son sexe sorti de son boxer noir et blanc. Elle glissa sa main entre ses jambes et, s’emparant du membre de William, le plaça entre ses grandes lèvres sans lui permettre d’aller plus avant. Elle était trempée, et pas seulement de la salive de son amant. Elle ondulait, et William accorda aux siens les mouvements de son bassin. Sexe contre sexe, elle le tenait toujours par en dessous pour maintenir le contact et le faisait coulisser doucement entre ses cuisses. Leurs mouvements, lents et sans profondeur, devinrent plus rapides et puissants. Ses grandes lèvres étaient maintenant très ouvertes par le pénis de William, lui-même écrasé avec douceur par la main de Clémence.
Ce fut doux, puis rapidement fort, intense, puissant, ardent, et enfin violent. L’allure devint presque frénétique, William, au bord de la rupture, percevait la respiration rapide de Clémence. Le visage du majordome, quant à lui, exprimait l’extase. En un râle, il se vida de sa semence dans la main de la Comtesse. Elle le laissa reprendre ses esprits, et lorsqu’elle sentit le membre mollir, elle le libéra et se releva. Elle tendit ensuite sa main souillée en direction de William afin qu’il efface toute trace de leur étreinte. Le majordome récupéra un mouchoir d’une poche de son pantalon jeté au sol et tamponna d’un geste plein de révérence la main tendue de la comtesse. Celle-ci le regardait intensément. D’un geste sûr, elle remit en ordre sa robe tandis que William ramassait sa culotte pour la lui donner.
Le regard qu’elle lui jetait était flamboyant, il préféra ne rien répondre…