| n° 21835 | Fiche technique | 45594 caractères | 45594 7586 Temps de lecture estimé : 31 mn |
11/06/23 |
| Présentation: Tout s’était éteint... Une rebellion prenait vie. Une petite révolte née après un grand chaos. Un grain de sable après l’apocalypse. Les humains ne changeraient-ils donc jamais ? | ||||
Résumé: Ils avaient été les rois du monde… | ||||
Critères: #aventure #sciencefiction #lesbienne fff forêt cérébral voir exhib noculotte cunnilingu anulingus nopéné fdanus | ||||
| Auteur : Juliette G Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Lyrie Montmartre Chapitre 06 / 10 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
Sybille la liseuse et un petit groupe de femmes ont décidé de quitter Jablines. C'est une véritable rébellion que Lyrie Montmartre découvre et son avenir proche ne lui réserve rien de bon. Pour la tueuse de loups, le choix est donc très simple…
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n'y est pas
Il nous mangera pas
Loup, y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
Je mets ma culotte
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n'y est pas
Il nous mangera pas
Loup, y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
Je mets mes chaussettes
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n'y est pas
Il nous mangera pas
Loup, y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
Je mets ma chemise
Promenons-nous dans les bois
Pendant que le loup n'y est pas
Si le loup y était
Il nous mangerait
Mais comme il n'y est pas
Il nous mangera pas
Loup, y es-tu ? Entends-tu ? Que fais-tu ?
C'est bon, j'arrive, j'arrive !
Ils avaient été les rois du monde…
Puis, les humains s’étaient regroupés avant de s’organiser. Ensuite, les hommes s’étaient défendus. Ils avaient chassé les bêtes d’abord, puis les avaient traquées avant de les harceler sans cesse. Les proies n’étaient plus celles du début et il y eut des armes nouvelles qui tuaient à distance en provoquant des bruits effrayants.
Alors, les loups avaient évité de croiser le chemin des humains. Les petits troupeaux de moutons ou de chèvres leur étaient désormais interdits. Ces précautions n’avaient pourtant pas suffi. Très souvent, certains des leurs mouraient encore après avoir trouvé une proie affaiblie ou déjà morte. Les prédateurs se méfiaient maintenant des lapins, lièvres, bécasses et perdrix. Ils n’étaient plus des gibiers accessibles, on les dévorait et on mourait dans d’atroces souffrances. Et puis, il y avait toujours cette odeur humaine si proche de ces gibiers faciles qui semblaient malades et finissaient par faire crever les loups. Plus tard, des proies plus grosses telles que cerfs ou chevreuils étaient elles aussi infectées par l’odeur humaine détestée et le poison qui les décimait.
Maintenant les alentours des villages, champs, plaines, prairies et forêts, devenaient des endroits trop dangereux. Il leur fallait s’éloigner de ces zones où les hommes vivaient.
La grande ville désertée avait été leur seul refuge. Très vite, les loups avaient compris qu’ils devraient en faire leur nouvel habitat de vie. C’est là que les fauves finirent par s’habituer à vivre quand ils n’étaient pas en chasse. Ils s’étaient établis dans plusieurs quartiers de cette immense cité libérée des humains et y vivaient tranquilles de longs moments. Les rats et les chiens errants n’étaient pas dangereux. S’ils restaient des humains, ils les avaient rapidement éliminés. Les derniers hommes qu’ils rencontraient parfois n’avaient pas ces armes bruyantes et destructrices. Seules des chasses au gros gibier forçaient les loups à quitter la protection des rues désertes de la ville. Alors, ils partaient en bandes pour trouver leur pitance, évitant les rassemblements des hommes honnis et tuant leurs proies dans les forêts les plus profondes.
La grande louve au pelage de nuit bâilla en laissant échapper une petite plainte rauque. Allongée sur une dalle de béton grisâtre, elle bougea et se redressa d’un mouvement lent et gracieux. Ses grands yeux verts se posèrent sur une toiture proche et l’animal poussa un court gémissement aigu.
Cela faisait quelque temps qu'elle ne voyait plus sa pire ennemie. Une humaine qui éliminait beaucoup de ses loups depuis trop longtemps. La grande femme utilisait une petite chose silencieuse, mais tout aussi efficace pour tuer, que les bâtons bruyants des humains des campagnes. Peut-être que l’un de ses semblables avait fini par la trouver et avait réussi à la débusquer ? C’était pourtant difficile à croire et la cheffe de la plus grande meute jamais vue en était presque satisfaite. Elle s’était réservé cette chasse. Sa plus grande ennemie n’était pas une louve. C’était une humaine, mais la reine des loups la voyait comme une rivale. Une femme, jusqu’ici inaccessible, qui restait hors de portée de ses ennemis. Cette tueuse de loups vivait en permanence sur les hauteurs et faisait des ravages parmi la horde. C’était la dernière adversaire de la meute et elle n’était plus là. Elle semblait avoir disparu. C’était très bien ainsi.
Paris n’avait pas besoin de deux reines…
La dénomination des jours et des mois n’avait pas changé, tout comme le dimanche était redevenu le jour dédié au repos pour celles et ceux qui le désiraient.
La douce voix de Lilas accueillait leur invitée et Lyrie se sentit soudain un peu mal à l’aise. Elle avait lu tant de choses et par le fait, connaissait tout un monde peuplé de coutumes et de lois qui avaient existé et que les autres ignoraient. Les yeux de la bergère avaient brillé d’excitation quand elle lui avait raconté sa conversation avec Adeline. La charmante gardienne de chèvre avait paru ravie et excitée par l’idée de son amie et maîtresse, mais ces démonstrations n’avaient pas soulagé la tueuse de loups. La Parisii avait aussitôt regretté son initiative envers la lanceuse de couteaux. Cette dernière était très jeune et dans l’ancien monde, elle n’aurait été qu’une très jeune femme. Toutefois, l’image de la fille jouant à broute-minou avant de sucer le membre d’un amant de son âge, démontrait que les temps avaient changé. Il n’était plus question des temps anciens.
Au lever, la bergère était restée un long moment dans la salle d’eau et était ressortie proprette, parfumée au chèvrefeuille et coiffée. La jolie blonde avait lissé ses longs cheveux et les avait laissés libres de toutes attaches comme pour les nuits. D’ordinaire, en journée, Lilas portait une queue de cheval ou élaborait rapidement un vague chignon. C’était la tenue de son amie qui avait le plus étonné la tueuse de loups. Elle portait une tunique sans manches qu’elle n’avait jamais vue. De la laine teintée d’ocre. Un décolleté en rond dégageait la gorge et la tunique ne cachait pas les genoux. L’air un peu ahuri de la Parisii avait fait réagir sa maîtresse et elle avait ri en la prenant par le bras.
D’abord, la tueuse avait refusé le cadeau de sa compagne. Elle avait rechigné et râlé, mais son amie avait paru si déçue qu’elle avait fini par lui céder. Elle avait donc revêtu la tunique que la bergère avait conçue de ses propres mains tout spécialement pour elle. Une peau de daim fine et souple laissée dans sa couleur naturelle. Un profond décolleté découvrait la naissance des seins lourds et épousait chaque mouvement du corps. Si le vêtement couvrait ses genoux, il était fendu sur les côtés et découvrait ses longues cuisses.
Lilas était sincère. La Parisii, elle, vit défiler dans son esprit des images anciennes. De vieilles gravures de femmes d’autres âges, trouvées dans de vieux livres.
Les quelques mèches rebelles de sa longue chevelure ondulée d’un noir de jais laissaient penser qu’Adeline ne s’était pas mise en frais en ce qui concernait sa coiffure. Ce qu’elle portait par contre ne faisait certainement pas partie de ses tenues habituelles. Les petits seins ronds et fermes étaient moulés par un boléro de laine blanche qui laissait ses bras et une bonne partie de son ventre plat dénudé. Pour la première fois, la tueuse voyait une femme en jupe courte. Si ses lectures et des images lui avaient permis de savoir que de tels vêtements existaient, les autres semblaient ne pas en connaître l’existence. Le bas du corps de la jeune femme était couvert par une jupe tout aussi moulante que son haut assorti et ne cachait guère que la moitié de ses cuisses. Si en s’habillant de cette façon un peu provocante, la jolie brune avait éprouvé le besoin d’être désirable, c’était parfaitement réussi. Le blanc de la laine tranchant sur la peau bronzée attirait les regards, quant à ce que la vêture laissait voir, c’était plus qu’agréable à regarder. Dès l’entrée de leur invitée, la tueuse avait deviné qu’elle passerait la journée avec la version de la jeune femme qu’elle préférait. Une Adeline calme et un rien timide avait déposé un petit baiser sec sur sa joue et en avait rougi. Aujourd’hui, la turbulente lanceuse de couteaux n’était pas de sortie, et ce malgré sa tenue un brin aguicheuse.
C’étaient les derniers jours de septembre et bientôt, pluies, humidités et fraîcheur remplaceraient les belles journées. La Parisii marchait derrière les deux femmes, et vivait un mal-être qu’elle savait avoir le plus grand mal à dissimuler. D’abord, elle était toujours un peu mal à l’aise de ne plus pouvoir évoluer en hauteur hors du village, et si comme à l’accoutumée, elle avait amené ses armes, sa nouvelle tenue lui interdisait de les porter sur elle. L’arbalète et le couteau étaient dans un sac à dos de cuir. Elle se servait de son épieu de chasse comme d’un bâton de marche et cela la rassurait un peu. Devant elle, les promeneuses n’avaient pas ce genre de soucis. Elles discutaient entre elles, partageant quelques potins qui souvent les faisaient rire.
Les trois femmes marchaient depuis un certain temps et s’étaient éloignées du village. Une légère brise les rafraîchissait d’une température encore élevée pour la saison. Les rires mêlés portèrent le regard vert d’eau vers ses amies et la grande Parisii sentit son visage rougir. De dos, ses compagnes lui offraient leurs appétissants derrières et il était évident qu’elles ne portaient rien sous la laine. Elle pouvait aisément imaginer les sillons profonds des fesses qui se balançaient doucement sous ses yeux. La chasseresse rougit encore en se souvenant qu’elle non plus ne portait rien sous sa peau de daim. Jusqu’ici, elle utilisait les larges et confortables culottes qu’elle avait trouvées avec ses vêtements de chasse, mais Lilas avait profité de cette escapade pour laver une énième fois la seule tenue qu’elle avait sur elle à son arrivée. Débardeur, pantalons, veste, culotte et même ses chaussures de toiles trempaient dans une immense marmite que Lilas appelait lessiveuse.
Le lac loin derrière elles, les trois femmes avançaient sur un terrain pentu qui semblait devenir une petite colline. Elles marchaient dans une herbe haute et la chasseresse ne put s’empêcher de jeter des regards anxieux autour d’elle. L’absence de loups l’étonnait toujours.
La gardienne de chèvres avait la voix hachée par l’essoufflement. Si elle menait une vie très active, la jolie blonde n’avait pas la condition physique de ses amies qui chassaient très souvent. Lyrie, si elle ne se sentait plus aussi en forme, n’avait pas changé son rythme de marche et Adeline paraissait tout aussi à l’aise.
La bergère avait déposé le sac de victuailles qu’elle portait et la tueuse l’avait imitée. Puis, elle avait sorti arbalète et carquois et les déposait sur l’herbe.
La hauteur dévoilait ses promesses. Plus bas, l’eau verdâtre du lac miroitait sous les rayons du soleil. La partie basse de la forêt bruissait sous la brise et la chasseresse sourit en redécouvrant la joie simple de se retrouver plus haut qu’un vol d’oiseau. Elle ne savait rien de l’histoire de Jablines, mais elle s’était promis de rechercher des informations sur l’endroit tel qu’il était avant le jour maudit. Aujourd’hui, c’était une région superbe où la vie était agréable à vivre. Pourrait-elle trouver mieux ailleurs ? Les femmes rebelles pourraient-elles refaire leur vie dans un endroit aussi parfait ? Peut-être qu’il suffirait de chercher un peu. La terre était si vaste, que forcément, un ailleurs plus parfait existait encore quelque part. Tout au long de leur promenade, la Parisii était restée un peu à l’écart des deux autres, plongée dans ses réflexions et se contentant de lever les yeux sur ses amies de temps à autre, les écoutant rire et profitant du petit plaisir égoïste d’observer leurs fesses danser sous leurs démarches. La tueuse de loups avait toutefois remarqué le changement d’ambiance quand elles s’étaient toutes trois installées sur la longue couverture de laine d’un jaune orangé posée sur l’herbe par Adeline.
Toutes trois avaient mangé en silence et cela n’avait rien à voir avec la gourmandise. Si la salade de tomates et de pommes de terre aux herbes préparée par la jolie bergère était succulente et se mariait parfaitement au rôti froid, l’on aurait pu penser qu’elle et leur invitée mangeaient sans faim. Ce qui n’était pas le cas de la chasseresse. Si elle s’était à nouveau retirée du monde en pensées, elle mangeait avec appétit.
Lyrie avait apprécié ce repas en plein air. Ses pensées s’étaient finalement tournées vers les moments qui suivraient. La jeunesse d’Adeline devait-elle être un frein au plaisir ? La tueuse savait que son amante ne prendrait aucune initiative et qu’elle lui laisserait toute latitude pour décider.
Le regard lavande de Lilas qui lui tendait sa timbale pleine ne fit que conforter la chasseresse dans son idée. Quant à leur convive, elle avait perdu de sa superbe et paraissait perdue dans ses propres songes. Le regard dans le vague, la jolie brune vidait son godet de bois gorgée après gorgée sans avoir prononcé une parole depuis qu’elle s’était assise sur la couverture. La tueuse avala le contenu de son gobelet et fit une petite grimace en sentant la peau de daim coller à son corps quand elle se leva pour quitter sa place. Elle avait chaud et transpirait un peu, la légère sueur faisant de sa tenue une seconde peau.
La gardienne de chèvre ne semblait pas plus encline à la gaité que la lanceuse de couteau et soupira en marmonnant quelques paroles incompréhensibles avant de se reprendre et de sourire.
La blonde avait parlé tout en sortant de son sac les ingrédients qu’elle énonçait. Puis, après avoir disposé un beignet et une poignée de groseilles sur une petite assiette de terre cuite, elle l’avait tendue à Lyrie. À genoux aux côtés d’Adeline, la chasseresse silencieuse attendait que la jolie brune daigne lui accorder son attention. Enfin, les yeux noisette finirent par se lever sur elle et la tueuse de loups sourit.
La Parisii porta une énorme groseille sur les lèvres d’Adeline qui sembla bien décidée à ne pas la manger.
Après un claquement sec de la langue et un regard faussement courroucé, la grande brune poussa doucement la groseille entre les lèvres pulpeuses de la jeune femme.
Adeline avait poussé un petit soupir agacé et gobé doucement le fruit rouge. Elle ne l’avait pas avalé que les doigts de Lyrie se posaient à nouveau sur ses lèvres.
Les yeux sur la Parisii qui lui souriait, la fille de la liseuse se contenta de passer sa langue sur ses lèvres pour la débarrasser du sirop de myrtille que les doigts de sa voisine venaient de déposer sur sa bouche.
La jolie brunette à son tour avait esquissé un sourire. Le sien n’avait pourtant rien de comparable à celui de Lyrie. C’était un pauvre sourire sans joie. Encore, les longs doigts de la tueuse de loups enduisaient des lèvres de jus onctueux.
La lanceuse de couteaux inspira une grande goulée d’air comme pour chasser sa déception et cette fois, son sourire se fit plus sincère.
Le rire grave de la chasseresse résonna dans le calme du petit paradis où elles s’étaient installées et sa voisine afficha une moue dépitée.
Les lèvres de Lyrie sur les siennes clouèrent le bec de la jolie brune qui contint un mouvement de recul instinctif.
Quand la Parisii se pencha sur elle, pesant sur son corps de tout son poids, la lanceuse de couteaux ne put que se laisser aller sous la masse qui l’écrasait et quand la langue de la tueuse de loups chercha la sienne, elle la laissa la trouver. Lyrie n’embrassait pas. Elle dégustait délicatement une bouche ou dévorait littéralement des lèvres. C’était naturel pour elle et Adeline, comme Lilas avant elle, suffoqua presque sous les baisers fougueux de la tueuse de loups.
La Parisii regarda un long moment les deux femmes s’embrasser et décida que quand il y en avait pour deux…
Les bourgs les plus lointains avaient pour noms Lanvin, Géraud, Allier, Ambroy et Lestat. Ils étaient situés à l’Est et étaient plus proches de Paris. Avec Jablines et Mirmont, ces bourgades formaient ce que tout le monde nommait les sept villages. Des gens venaient de Mirmont, le bourg le plus puissant et le plus proche, mais d’autres voyageurs n’hésitaient pas à faire beaucoup de route pour venir troquer ou commercer à l’auberge de Jean et Ludivine. Une taverne réputée pour sa bière et ses repas. L’endroit était situé à un embranchement de routes qui s’était appelé « Carrefour ». Les propriétaires étaient nés à Jablines et n’avaient pas désiré trop s’éloigner de leur communauté, quitte à perdre de la clientèle. Finalement, la très jolie Ludivine et sa bonne humeur, ses plats délicieux et l’excellente bière brassée par Jean firent merveille à la surprise de tous. On venait à « L’auberge du carrefour » d’un peu partout et le lieu était devenu incontournable pour les affaires et pour avoir des nouvelles des sept villages.
L’auberge venait d’ouvrir ses portes et ils étaient les seuls clients. Jean, le maître des lieux, était sorti pour sa brasserie et Ludivine leur avait dit qu’elle partait un moment pour traire ses vaches. Les gens venaient parfois en famille et les rares enfants adoraient le lait. La belle aubergiste, elle, aimait beaucoup les enfants.
Gédéon était le maire de Mirmont et il était d’humeur massacrante. Son plan n’aboutissait pas et l’incompétence de ses espions le rendait fou de rage.
Paul, surnommé « L’idiot », faillit recracher sa bière quand Gédéon cogna avec force son poing sur la table.
Le maire de Mirmont poussa un véritable rugissement et tapa une nouvelle fois sur la table de bois sombre.
Gédéon tapotait la table de ses gros doigts boudinés. L’obèse s’était essoufflé dans sa petite crise de rage et cherchait à récupérer son souffle en ouvrant la bouche pour aspirer de l’air. Après être resté silencieux un long moment, le bourgmestre but une gorgée de sa bière et s’essuya la bouche d’un revers de la main. Il paraissait s’être subitement calmé et soupira longuement en fixant son comparse.
Le visage sans grâce et rougeaud du chef de Mirmont se figea dans une moue pensive.
Gros et gras, tout le monde se demandait comment Gédéon n’avait pas succombé à une attaque. Il était connu que les crises de colère, les tempéraments sanguins et l’obésité ne faisaient pas bon ménage. C’était sans compter que l’individu n’était plus très jeune. Certains habitants du bourg parlaient d’une soixantaine d’années. Obèse et laid depuis l’enfance, il n’avait jamais rien eu à offrir à ces dames et en avait toujours été complexé. Une couronne de cheveux blancs, des petits yeux clairs perdus dans un visage lourd, le patron de Mirmont qu’il était aujourd’hui se servait des femmes grâce à son pouvoir et savourait sa vengeance d’homme frustré.
Sans même l’avoir vue, le bourgmestre détestait cette Lyrie Montmartre. Il n’y en avait plus que pour elle depuis son arrivée. Et ça, ce n’était pas bon. Trop de monde admirait la fameuse tueuse de loups. Une femelle ! Ce n’était pas bon du tout…
Naturellement et sans se poser de question, la Parisii s’était imposée en meneuse de bal. Malmenée par une excitation intense, elle savait qu’elle devait faire de ces instants de délicieux moments. Pour cela, elle devait se servir d’une arme qu’elle connaissait bien. La patience avait toujours été une fidèle complice, même si cette fois elle aurait fort à faire pour s’en faire une alliée. L’excitation et le désir pesaient sur sa gorge et son ventre, et elle n’avait qu’une envie. Se laisser aller à la jouissance.
La bergère s’était aussitôt exécutée et toutes deux se repaissaient des petits seins ronds et fermes de leur dessert, allongé sur l’herbe. Après avoir demandé à la jolie brune de ne plus bouger, la tueuse avait déposé le pot de sirop de myrtille sur son ventre nu.
Bientôt, l’endroit ne fut plus troublé que par les soupirs des trois femmes, les émois d’Adeline couvrant pourtant ceux de ses deux tortionnaires. Les bourreaux délicats enduisaient les seins de leur victime du jus sirupeux des myrtilles avant de lécher sa peau ou de téter les petites pointes sombres dressées par l’excitation. Ce petit jeu lui avait semblé durer une éternité et là, la proie des deux femmes se sentit rougir quand la Parisii baissa sa jupe sur ses cuisses. Elle manqua d’air quand, une fois entièrement nue, elle regarda les mains de ses amies sur ses chevilles et crut bien défaillir après qu’elles lui aient largement écarté les jambes, restant à la regarder un long moment. La lanceuse de couteaux, pieds en l’air, ne put s’empêcher de regarder son propre corps. Sa toison noire était une forêt sombre après un orage et sa fente rosée béait comme une plaie ouverte.
Adeline rougit encore en remarquant que l’intérieur de ses cuisses brillait. Si elle transpirait, ce qu’elle voyait sur ses cuisses n’était pas de la sueur. Sans la lâcher, les deux femmes s’étaient embrassées et après avoir déposé ses pieds de chaque côté de leurs genoux, elles s’étaient mutuellement déshabillées. Écartelée sur la couverture, la jeune femme haletait sans pouvoir détacher ses yeux des corps nus de ses tourmenteuses soudés l’un à l’autre. La tueuse avait glissé un doigt entre les lèvres brûlantes du sexe de sa maîtresse et la blonde avait poussé un soupir.
Dans le même temps, les deux amantes s’étaient penchées sur le corps de leur dessert et la jolie brune poussait un gémissement rauque avant même que les autres ne la touchent. La grande main de la chasseresse débarrassa son ventre du pot de sirop et quand la lanceuse de couteaux crut comprendre ce que la tueuse avait en tête, elle ne put empêcher tout son corps de trembler.
Adeline était la spectatrice de son propre spectacle. Les doigts de ses compagnes fouillaient dans ses poils noirs et elle frémit quand la Parisii posa sa large bouche sur son pubis.
Le visage de la bergère s’était collé à celui de son amie et les deux femmes s’embrassèrent encore, leurs mentons sur le pubis de leur victime. Elles étaient toutes les trois dans un état d’excitation proche de la frustration. Si elles attendaient la jouissance libératrice, aucune ne semblait pressée de gâcher ce moment de tension presque exaspérant. La tueuse avait quitté sa position et sa bouche s’était approchée de la chevelure de jais.
Le regard de la Parisii s’était porté sur son amie et maîtresse. La blonde, menton sur le ventre d’Adeline, souriait et la jeune femme, le corps soudain tremblant, ne répondit pas. La grande chasseresse décida pour elle.
La tueuse de loups étouffait les gémissements de sa proie de sa bouche tandis que Lilas dégustait son dessert.
Quand le corps de la lanceuse de couteaux se tendit comme un arc, la chasseresse mordit doucement une lèvre pleine.
L’orgasme qu’avait éprouvé la jeune femme n’avait pas étanché sa soif de plaisir. C’était la toute première fois et d’ordinaire, seule ou en compagnie d’André, un orgasme la satisfaisait pleinement. Elle s’était étonnée d’avoir encore envie de jouir quand la Parisii avait annoncé qu’elle allait enfin pouvoir se régaler. Adeline frémit à peine que la bouche sensuelle se posât sur elle et jouit aussitôt que la langue dure de la tueuse de loups eut bousculé son clitoris.
Une fois leur dessert dégusté, les deux gourmandes avaient tour à tour embrassé la jeune femme et, sans perdre plus de temps, s’étaient occupées à assouvir leurs envies. Adeline, bouche bée, avait donc assisté à leurs ébats impudiques sans pouvoir s’empêcher d’en éprouver un plaisir troublant. Tout en observant ses compagnes, elle songeait qu’elle n’avait jamais éprouvé une telle excitation. C’était certainement dû à la nouveauté d’être entre les bras de femmes, mais il n’y avait pas que cela. Les attouchements et les caresses buccales qu’elle partageait avec André étaient certes agréables, mais n’avaient rien eu de comparable avec ce qui s’était passé cette fois. Viviane l’avait beaucoup excitée, mais là, elle était avec deux femmes aussi complices que jouisseuses.
La lanceuse de couteaux s’était octroyé André par bravade d’abord, et pour s’affirmer en tant que femme ensuite. Viviane avait été une belle et agréable surprise. Aujourd’hui, les deux amies qui l’avaient invitée à cette promenade, ne s’étaient posé aucune question et l’avaient traitée en femme faite. Ni l’une ni l’autre n’avait rien demandé en échange de ses bons soins. Et surtout, elles avaient su faire de cette première expérience un jeu. Un jeu terriblement troublant. Tout du long, elle s’était sentie impuissante et utilisée. Elle s’était vue en place de la poupée de chiffon qu’elle dirigeait dans les jeux de son choix quand elle était plus jeune. La jolie brune avait adoré ça. Et maintenant, elle découvrait d’autres plaisirs inconnus. Si elle était en sueur, Lilas et Lyrie s’étaient bien plus activées qu’elle-même et baignaient littéralement dans leur jus. Adeline ne pouvait pas détacher ses yeux des deux corps enlacés et luisants de sueur. Elle était comme subjuguée par ces deux amantes qui gémissaient en explorant leurs corps de leurs mains fébriles.
La jeune femme était fière de ses petits seins ronds et fermes, mais appréciait la vue des poires un peu plus grosses de la bergère, dotées de petites pointes dures à peine plus foncées que sa peau. Des seins qui tombaient un peu, mais qui restaient très excitants à regarder, tout comme l’était sa petite forêt de poils très clairs clairsemée. La lanceuse de couteaux sentit son ventre se réchauffer quand la blonde, sa petite main soutenant un sein lourd suça goulûment le téton épais et sombre de sa maîtresse. La tueuse de loups à demi allongée à un pas d’Adeline gémissait en écartant ses cuisses et dans un premier temps, Adeline n’en crut pas ses yeux avant de réaliser qu’elle ne rêvait pas. Le clitoris de Lyrie pointait insolemment et semblait presque aussi gros que les épais tétons que son amante tétait avec force bruits de succion. Quand les doigts de la gardienne de chèvre vinrent pincer le surprenant organe, la voyeuse sentit ses joues la brûler. Jusqu’ici elle n’avait vu que son propre clitoris et Lilas ne semblait pas étonnée par la taille de celui qu’elle suçait.
Quelque peu déconcertée, la voyeuse qu’elle était devenue reporta alors son attention sur le corps de la gardienne de chèvres. Elle aussi s’était écartée et se caressait sans la moindre pudeur tout en suçant les gros seins de la tueuse de loups. L’espace d’un instant, le regard noisette eut accès au petit bouton rose que la bergère malmenait doucement. Le clitoris de la blonde n’avait rien de l’ampleur de celui de la brune. Quand Adeline s’aperçut que Lilas se masturbait les yeux fixés sur elle, elle crut que son ventre allait prendre feu. Un râle voilé lâché par la Parisii tira la jolie brune de ses rêves éveillés et le spectacle que lui donnaient les deux femmes prit une autre tournure.
À quatre pattes au-dessus du grand corps de la tueuse de loups, le visage plongé entre ses cuisses musclées, la bergère ondulait des hanches sous la bouche qui la dévorait. Adeline ne pouvait plus faire autre chose que fixer les fesses que la tueuse écartait de ses mains. Tête décollée de l’herbe, la chasseresse léchait la fente trempée de la jolie blonde et parfois s’égarait pour titiller son anus à peine plus sombre que sa peau. La lanceuse de couteaux avait retenu son souffle quand la chasseresse avait approché son pouce du petit orifice qu’il désirait prendre et cessa de respirer au moment où le doigt s’enfonçait doucement dans le petit trou qu’il venait de forcer. Le léger soubresaut qui convulsa le corps dégouttant de sueur de la bergère et la petite plainte étouffée qui suivit sortirent la jeune femme de son rêve éveillé. Lilas semblait jouir avec une force qu’elle-même ne connaissait pas. Adeline, sans paraître se rendre compte de son geste, avait passé ses doigts sur sa fente de nouveau gluante.
La blonde s’était effondrée sur sa maîtresse qu’elle chevauchait. Un instant, elle se demanda si Lyrie, le visage entre les cuisses de sa maîtresse, n’allait pas finir par manquer d’air. Le corps de la gardienne de chèvre était inerte, mais les légers mouvements de sa chevelure dorée démontraient qu’elle ne restait pas inactive. Quand la tueuse poussa un cri étouffé, la voyeuse laissa ses doigts entamer une danse lente sur son bouton de plaisir. Il lui sembla que la jouissance de la Parisii était tout aussi puissante que celle de Lilas. La bergère se dégagea du corps sur lequel elle était vautrée en poussant un profond soupir et les yeux lavande se portèrent sur la voyeuse. Elle la fixa un instant avec un air amusé teinté d’excitation.
La blonde lui souriait et Adeline se rendant subitement compte qu’elle se caressait sans vergogne, remonta sa main sur sa cuisse dans un geste vif.
La voix grave de Lyrie qui émergeait de son long orgasme fit tressaillir Adeline.
La grande Parisii s’était lentement tournée vers la lanceuse de couteau et après lui avoir souri, laissa retomber sa tête sur l’herbe et ferma les yeux en lâchant un long soupir d’aise. Lilas, elle se contenta d’un clin d’œil adressé au délicieux dessert devenu subitement cramoisi.
Ses deux mains sagement posées sur ses cuisses, Adeline avait le plus grand mal à respirer correctement. Elle n’avait jamais connu une telle excitation et la frustration d’avoir cessé de se caresser lui enserrait la gorge.
Comme tous les autres habitants de Jablines, Paul l’idiot détestait le bourgmestre de Mirmont. Gédéon était pourtant le personnage qu’il valait mieux avoir de son côté. Il était l’homme le plus puissant des sept villages et il ne l’était pas devenu à force de gentillesses et de bontés. Tout le monde craignait le chef de la plus grande communauté de ce côté-ci de Paris. Tout le monde sauf cet imbécile de Gilles et ce crétin de Victor. Pourtant, même eux ne le voulaient comme ennemi et n’osaient pas le défier ouvertement.
Paul avait entendu certaines rumeurs qui lui donnaient froid dans le dos. Il avait bravé sa peur, mais n’avait pas tout dit au bourgmestre. Il savait certaines choses et hésitait encore à les divulguer. Gédéon prenait le bourgmestre de Jablines et son conseiller pour des adversaires et des trouble-fête, mais s’il n’avait pas totalement tort, il ne connaissait rien de ses véritables ennemis. Des femmes ! Paul n’avait pas compris comment Sybille et Sylvie étaient devenues de si redoutables meneuses de femmes. Une véritable rébellion qu’elles entretenaient depuis des lustres et qu’elles allaient mener à bien sous peu. Gilles et Victor n’étaient que des pions entre leurs mains. Et aujourd’hui, la tueuse de loups entrait dans la danse. Celle-là serait bien pire à gérer que les deux autres. Cette donzelle était une survivante, mais d’autres qu’elle avaient su survivre. Ce qui avait mis la puce à l’oreille de l’espion avait été facile à deviner. À peine arrivée au village, la liseuse et la guérisseuse prenaient la Parisii sous leurs ailes. Ces deux-là ne se seraient pas intéressées à une simple survivante. Elles ne se seraient pas exposées ainsi, si cela n’en avait pas valu la peine.
Paul, s’il laissait les gens le prendre pour un idiot, était toutefois loin de l’être. Il était simplement fainéant et lâche. Il l’avait toujours été et s’était laissé malmener par les autres sans chercher à se défendre ou prouver qu’il n’était pas un fieffé imbécile. Il était donc devenu amusant pour le village d’avoir un enfant un peu simplet à qui confier leurs petites corvées personnelles. Plus tard, Paul comprenait que se montrer gentil lui apportait la pitié des habitants. Personne ne se moquait d’un imbécile heureux.
Depuis plus de dix longues années, Paul l’idiot espionnait ses compatriotes de Jablines pour le compte du chef de Mirmont et il n’avait pas eu à le regretter jusqu’ici. Il n’avait jamais été apprécié par les gens de son village et ces imbéciles avaient pensé qu’il était bête à manger du foin. On ne se méfiait pas d’un âne. Gédéon, lui, n’était pas aussi stupide et avait vite deviné ce que les autres n’avaient jamais su voir. C’était lui qui avait proposé aux conseils des sept villages de désigner Paul comme messager des communautés. Un travail facile qui rendrait service aux sept communautés. Une proposition qui avait été acceptée par tous les bourgmestres et de là, la vie de Paul changea du tout au tout. À Jablines, les gens se montrèrent ravis de lui confier leurs courriers personnels. Un idiot aussi gentil que Paul n’était pas assez malin pour se montrer curieux…
Lyrie laissa un instant son regard caresser le corps nu de Lilas plongée dans les bras de Morphée et reporta son attention sur la lanceuse de couteau venue s’agenouiller à ses pieds.
La voix naturellement grave de la tueuse de loups s’était faite basse.
L’interpellée porta la cuillère chargée de quelques groseilles à sa bouche et prit le temps d’avaler les fruits rouges
Une autre cuillerée de fruit et la jeune femme reprenait à voix basse.
La tueuse hocha la tête d’un air grave et sourit avant d’ouvrir la bouche pour accueillir les groseilles offertes par la jeune fille.
La chasseresse s’était interrompue pour chercher ses mots et la lanceuse de couteaux posa sa cuillère sur ses lèvres.
La tueuse eut une petite moue comique suivie d’un sourire.
Lyrie assista alors à une lutte intérieure qu’elle se prit à étudier sans bien la comprendre. Les yeux noisette de l’Adeline insouciante et délurée s’étaient allumés, accompagnés d’un sourire moqueur. Puis le regard s’était comme voilé et le sourire s’était effacé, remplacé par une timidité presque émouvante.
La Parisii, des groseilles en bouche resta sans réaction. Un temps d’hésitation que la jolie brune mit à profit pour balayer toute timidité. La tueuse de loups, bouche bée, aspira une goulée d’air en posant sa longue main sur les mèches brunes. Les lèvres d’Adeline tétaient son sein droit. Un mamelon que sa propriétaire avait senti se dresser aussitôt la bouche sur lui.
La fille de Sybille avait été très gourmande. Pas une once de la peau bronzée de la tueuse de loups n’était restée vierge des caresses de ses lèvres. Puis, la jolie brune avait allongé sa partenaire sur l’herbe et lui avait ouvert les cuisses.
La brunette s’était penchée et la chasseresse avait aussitôt gémi. La jeune femme n’avait pas la délicatesse de Lilas et avait agressé son clitoris en collant sa bouche sur lui avec une impatience brutale autant que troublante. Un long moment, elle s’acharna sur le bouton dur d’une langue avide de découvertes et ses dents de nacre furent également de la fête, mordillant délicatement le clitoris insolemment dressé.
Lyrie, main sur sa bouche, étouffa un cri quand la lanceuse de couteau qui suçait toujours sa friandise enfonça durement son doigt entre ses fesses.
Le doigt n’avait aucune douceur et la bouche écrasait sa proie exacerbée avec presque de la brutalité. Un orgasme dur surprit la tueuse de loups et lui fouilla les entrailles un long moment avant de s’éteindre doucement.
L’orage était passé sur la chasseresse sans que sa maîtresse ne semble s’en rendre compte et elle n’avait pas cessé ses caresses. La longue main puissante de Lyrie caressa une épaule douce.
La jolie brune bougea et la tueuse sentit son doigt se dégager lentement de son petit orifice. La lanceuse de couteaux était tout aussi en sueur que sa compagne et colla ses petits seins contre ceux de Lyrie.
Adeline embrassa la large bouche en lâchant un petit soupir.
La chasseresse, tout sourire, regardait Lilas en la désignant du doigt et la lanceuse de couteaux eut un drôle de regard. De l’envie et une certaine déception.
À genoux aux côtés de la dormeuse, la brunette embrassait ses épaules et son dos sans que la blonde ne daigne quitter Morphée. La scène, si elle était très érotique, ne manquait pas d’une certaine tendresse et la tueuse décolla son dos du tronc de l’arbre, cheminant à quatre pattes pour rejoindre ses compagnes. Une fois à leurs côtés, elle s’assit en laissant ses mains en appui sur l’herbe, regardant œuvrer sa nouvelle complice. Les longues mèches noires balayaient le corps nu de la gardienne de chèvres et une bouche gourmande caressait tour à tour les fesses fermes avant de s’aventurer dans la profonde ravine qui les séparait. Cette nouvelle audace de la jeune femme excita aussitôt la Parisii et elle amena sa longue main entre ses cuisses, portant ses doigts sur sa fente ouverte et toujours mouillée. Visage tourné vers la tueuse de loups, Adeline cessa aussitôt ses caresses dédiées à la bergère, ses yeux noisette braqués sur les doigts de la tueuse qui allaient et venaient doucement dans l’antre ouvert.
Lyrie avait simplement murmuré et sa voisine sentit ses joues la brûler.
Un rapide coup d’œil sur ses doigts mouillés de cyprine excita à nouveau la chasseresse qui reporta son attention sur ses compagnes. À demi assise contre Lilas, cuisses ouvertes et les doigts frottant doucement sa vulve, la jolie brunette passait sa langue sur le sillon sombre des fesses de la bergère endormie.
Lyrie se déplaça d’un seul mouvement souple en murmurant ce qu’elle attendait et guida Adeline dans la position qu’elle désirait lui faire adopter. La jeune femme installée à quatre pattes aux côtés de la bergère, la tueuse lui écarta doucement les fesses de ses longues mains bronzées puis approcha son visage du petit cul d’Adeline.
La Parisii écarta doucement les deux globes bronzés de la brune de ses mains.
La langue de la chasseresse lécha une première fois l’œillet plus sombre que la peau puis ses lèvres l’embrassèrent. Le corps de la lanceuse de couteaux bascula alors lentement en avant et Lyrie sentit son excitation monter en flèche.
Adeline ondula doucement des hanches un petit moment, se décida d’un coup à prodiguer à la dormeuse les caresses qu’elle recevait et se surprit à aimer le faire. Lilas s’éveillait et ne tarderait pas à comprendre que ce n’était pas la bouche à laquelle elle songeait qui l’avait enlevé à ses rêves. La tueuse posa ses lèvres sur la fente gluante de cyprine de la lanceuse de couteaux et caressa son petit trou de son pouce. Le visage baissé sur les fesses de Lilas, la jolie brune tendait son petit cul pour ne rien perdre des attentions qu’elle recevait. Lyrie se caressait à genoux derrière la jeune femme en bougeant doucement son pouce enfoncé dans le petit trou qu’elle avait pris. La gardienne de chèvres, maintenant bien éveillée, se retourna lentement sur le dos et son regard lavande croisa celui de la tueuse. Elle écarta largement ses jambes en poussant un petit soupir.
Un instant plus tard, la blonde se tordait en gémissant sous la bouche qui dévorait sa chatte. La jolie brunette la mangeait avec la même brusquerie qu’elle avait eue avec Lyrie.
Lilas avait crié son plaisir et la jolie brune avait eu une mine un peu déçue quand la Parisii avait cessé de s’occuper d’elle, lui murmurant qu’elles avaient tout le temps. Si elle-même était un peu frustrée, la chasseresse savait qu’attendre ne ferait qu’attiser leurs désirs.
Les trois femmes avaient vidé deux gourdes d’eau tiédie par la chaleur ambiante et la tueuse avait mangé un morceau de pain et du fromage. Adeline et Lilas papotaient entre elles. Elles parlaient de leurs tenues et de celle de Lyrie. Elles s’étaient gentiment moquées d’elle en disant qu’une carcasse comme la sienne coûtait très cher en peaux.
La jolie brunette fixa ses compagnes avec un air devenu plus sérieux, puis ses yeux noisette s'éclairèrent d'un éclat malicieux.