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04/04/23
Résumé:  Il est dans l’ordre des choses qu’une soubrette douche ses maîtresses, avant, bien sûr, qu’on ne pratique sur elle une toilette approfondie. Excellent exercice pour une apprentie, au demeurant.
Critères:  fff fplusag jeunes douche fsoumise fdomine soubrette humilié(e) voir exhib odeurs fist fdanus uro -lesbos -dominatio
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Série : Marie, la copine

Chapitre 07 / 08
Douches, toilettes, et plus si…

Résumé des épisodes précédents :

Séjournant avec sa jeune amante Marie, chez son initiatrice en compagnie des amies de celle-ci, Chantal a tiré la mauvaise carte et commencé de remplir ses devoirs de soumise.




Colette avait raison. J’ai séché en marchant. Comme ont séché aussi les croûtes de poussière, mêlée aux divers liquides reçus, maculant mon corps nu qui diffusait encore des arômes douteux.


Le chemin du retour m’a été long et pénible. Lasse de fatigue et de jouissance, je remâchais ma honte de prendre du plaisir à être humiliée et ma frustration de ne pas en être punie par Colette. Pire, la consigne de devoir en pénitence me soumettre à Marie me mortifiait moins que le chagrin de me croire méprisée et trahie par celle-ci.


Ce qui m’attendait dans le jardin n’a pas mis un terme à ces amères pensées. Notre hôtesse en tête, mes compagnes ont eu l’idée lumineuse de conjuguer lessive et toilette. Interdiction pour moi, par contre, de me débarbouiller. Mon rôle était de tenir le jet d’eau et d’asperger ces dames dans leurs tuniques moins immaculées qu’au départ. Une variante du concours de tee-shirts mouillés que n’auraient pas désavouée les organisateurs du genre.


Une occasion pour moi, je mentirais en l’occultant, de comparer à nouveau la variété des poitrines qui m’étaient présentées. Des pointes agressives d'Anaïs à l’abondance lourde d'Andréa en passant par les oranges de Martine et les pomelos de Marie, j’avais un bel éventail de formes prêtes à se mouler dans le tissu imbibé. Les fraises ici et les framboises là, ou les dattes ailleurs, n’attendaient que l’opportunité d’exposer leurs turgescences. Dois-je avouer que j’ai aidé les unes et les autres dans cette concurrence ?


Sans parler de la diversité de teintes des pubis qu’il laissait deviner par transparence, le lin blanc humide m’offrait aussi côté pile un parfait assortiment de fesses et de sillons. Au fur et à mesure de son imprégnation, il collait si étroitement aux culs qu’il couvrait qu’il les exhibait mieux que s’ils eussent été nus. La toile qui se tendait sur les plus gros hémisphères ou qui s’incrustait sournoisement dans la césure fendant les moins opulents, révélait de chacun la moindre imperfection. Ce dont, à la vérité, ni dame ni demoiselle ne se préoccupait.


Malgré le plaisant spectacle que j’orchestrais, je ruminais toujours de sombres sentiments. La nudité de mes compagnes allant en chœur pavoiser l’étendage de leurs vêtures rincées, non plus que la brochette de leurs popotins se tortillant en ligne, ne les ont chassés. Bien au contraire, leur insistance ensuite à réclamer la primeur d’un nettoyage intime de chatte a ravivé ma gêne de conserver la mienne souillée. Je confesse m’être vengée en augmentant la pression du jet, sans autre succès d’ailleurs que de les exciter davantage.


Ah certes, j’ai pu détailler à loisir toutes leurs différences question foufoune ! Et certaines ne se sont pas privées de laisser échapper leur pipi en douce, comptant sur l’afflux d’eau pour diluer leur forfait. Janine et Colette ont ouvert le bal côte à côte. Cuisses ouvertes, chacune une main écartant un côté de sa fente, l’autre étirant une lèvre de sa voisine, elles m’ont présenté leur chatte écarquillée en me pressant de les récurer à fond. Oh, je ne me suis pas fait prier…


J’alternais mes cibles, visant les replis charnus de Janine après les bords replets de Colette, revenant sur l’entaille béante de la première avant de remplir la grotte de l’autre. J’éprouvais une joie perverse à faire s’agiter les nymphes épaisses de Janine sous l’impact de l’eau et un plaisir tendre à voir faseiller les chers nymphéas de ma Maîtresse. Je me suis approchée au plus près, jusqu’à recevoir le trop-plein que renvoyaient les vagins, pour doucher les œillets et les sillons que j’élargissais de ma main libre. J’ai même osé retrousser la protection des épais bourgeons, aussi dardé chez l’une que chez l’autre, pour en parfaire le lavage.


Ce n’est qu’une fois certaine de la propreté de leurs intimités que j’ai dirigé le jet sur le reste de leur corps, insistant sur les seins et plus particulièrement sur leurs bouts, comme arrosant abondamment le dessous des aisselles, le dos, le ventre et les jambes. Beaucoup trop, sans doute, car à la fin nous pataugions toutes trois dans la boue, ce qui m’a valu une vive réprimande pour excès de zèle.


Ma vaine tentative de profiter des éclaboussures pour me laver n’a eu comme résultat que de plus me salir et de m’obliger à apporter un lourd caillebotis sur lequel se sont juchées tour à tour mes patientes pendant que je nettoyais leurs pieds. Quant à moi, crottée jusqu’à la taille, je n’ai pas eu droit à ce privilège. Dans mon état pitoyable, j’ai renouvelé mes soins sur chacune des autres candidates à la toilette. Mon seul réconfort fut de m’absorber dans une réjouissante étude de morphologies intimes comparées.


Entre les cuisses fines de Martine, par exemple, sous le triangle aigu des poils noirs, se cachait une vulve au relief peu marqué et dont les petites lèvres s’étalaient bien en dehors de la fente. Leur forme et leur couleur, d’une ocre orangée s’assombrissant en marron foncé sur leurs bordures, autant que l’ergot saillant d’un capuchon de mêmes teintes, m’évoquèrent in petto la triviale image d’un manteau de moule. Je n’en ai pas moins rincé consciencieusement ce que l’on me présentait sans complexe et qui contrastait singulièrement avec le galbe délicat des seins aux pointes très brunes et l’épure des fesses musclées.


Les chattes d'Andréa et de Marie m’étaient bien connues, mais j’ai découvert avec surprise celle de Bénédicte que je n’avais qu’entraperçue bien qu’elle m’ait copieusement inondée. Une chatte nue si discrète qu’elle se résumait à une fente ténue entre les légers renflements des lèvres. Le petit clitoris et les étroites nymphes qu’elle dissimulait durent attendre qu’un geste désinvolte les fasse éclore pour m’être révélés. Vu la sombre coloration des tétons, je m’attendais à une carnation la rappelant, mais ces chairs fragiles étaient d’un rose tendre qui rendait l’ensemble ravissant.


Entraînée par l’ambiance et encouragée par Marie, ou simplement par peur de se distinguer par une pudibonderie que personne au reste ne lui aurait reprochée, Anaïs s’est présentée la dernière pour recevoir mes soins. Je l’ai aidée à s’installer sur son podium, non qu’elle en ait eu besoin, mais pour le plaisir d’admirer la fermeté de ses petites poires pointées et le jeu des muscles de ses fesses en pommes. Le parfum de son jeune corps m’a baignée un instant. Même en sueur, cette fille exhale la fraîcheur.


Je me suis autorisée – peut-être avec la complicité de la vigilance moins stricte de Colette – quelque initiative en indiquant à Anaïs comment se tenir, jambes légèrement écartées et mains sur la tête, afin que je l’arrose plus commodément sur le devant et le derrière. Je n’ai pas interrompu le jet alors qu’elle se tortillait au contact de l’eau maintenant très froide. Je tenais à chasser d’elle la moindre trace de transpiration de la nuque aux talons comme des aisselles aux orteils, me délectant, pour être honnête, de la dureté incarnate des tétons autant que de la mince silhouette, de la cambrure des reins, ou de la finesse des hanches.


De face, j’ai souri devant la touffe noire, bien entretenue depuis son épilation, et les boucles de poils courts, à peine bouleversées par le ruissellement de l’eau. Mais leur heureuse propriétaire semblait tétanisée d’en montrer plus. Aussi ai-je abusé de ma situation de soubrette dévouée pour lui conseiller d’écarter les cuisses en pliant un peu les genoux et d’avancer le bassin en me présentant son minou ouvert. Elle a rougi en se forçant à prendre cette pose obscène.


Ses menottes tremblaient sur les fuseaux bombés des lèvres qu’elles séparaient pour dévoiler la fente rose et les courtes nymphes en amandes dont les souples festons se rejoignaient sur un adorable bouton en pointe. J’ai douché sans remords cette merveille de délicatesse qui se creusait et frémissait sous les mille piqûres excitantes que je lui infligeais. J’imaginais les sensations auxquelles se prêtait la victime de cette douce et utile torture. J’en suivais sur ses traits l’évolution visible de la gêne au plaisir. Elle et moi affections de nous en désoler.


C’est Colette qui a mis fin à ce jeu doublement hypocrite en battant le rappel de sa troupe, et dissipé aussitôt l’espoir que j’avais de redevenir présentable. Sans considération pour mon état crasseux, elle m’a expédiée préparer la collation du soir. J’ai servi l’apéritif, sale de sueur et barbouillée de terre, en butte aux quolibets ironiques qu’elle me lançait et que relayaient ses amies. Je n’ai même pas eu la veule consolation de passer sous la table pour goûter leurs chattes : il n’y en avait pas d’assez haute pour ce cocktail dînatoire dans le salon de réception.

_______


Maintenant, je ressasse dans ma tête les déconvenues de cette fin de journée. Ces dames ont passé des kimonos. Elles finissent leurs boissons et picorent quelques douceurs, pendant que je grignote nue dans mon coin, bannie pour cause d’odeurs et d’aspect repoussant. J’évite les regards que Marie et Anaïs me jettent à la dérobée, et si par hasard je les croise, j’essaie de faire bonne figure pour cacher ma morosité. Pourtant, en dépit de tout, je n’éprouve pas de ressentiment contre Colette, mais j’attends avec une impatience coupable la nouvelle épreuve qu’elle m’imposera.


La dînette se termine. J’espère, et malgré moi je tressaille quand Colette prend la parole.



Un joyeux brouhaha salue son invitation. S’il semble unanime, j’en devine la diversité des motifs. Les plus averties spéculent sur la fantaisie de leur hôtesse. Pour Anaïs, le mimétisme l’emporte sur la conviction, et Marie ne rit que pour dominer son trouble. Quant à moi, je cache mon excitation inquiète sous un air résigné tandis que l’on me pousse vers l’autel de mon supplice désiré.


Une large bassine de zinc, un tub à l’antique, trône sur son socle au centre de la pièce. Mais ce n’est pas vers là que m’oriente Colette. Elle me désigne l’endroit qu’à ma première visite j’avais pris pour une sorte d’isoloir, et qui, tous rideaux repliés, expose l’oblongue toilette à la turque surélevée où elle m’avait accompagnée. Son geste se double d’un ordre sans appel.



Je me hisse sur la faïence en prenant garde de m’épargner le ridicule supplémentaire d’une glissade. Pisser devant son amoureuse, c’est une chose. Devant six autres personnes qui vous regardent comme au spectacle en est une autre. Un réflexe de pudeur inopiné m’incite à m’accroupir de dos, ce qui m’attire aussitôt un cinglant rappel à l’ordre.



Comme si je pouvais me retenir, une fois les vannes ouvertes ! Mais il me faut obéir et me tourner pour ouvrir mes cuisses en montrant aux sept paires d’yeux qui la scrutent ma chatte poisseuse. Oui, poisseuse, je le sais. J’ai mouillé au spectacle du lin transparent moulant les corps. J’ai mouillé en lavant Colette et ses amies. J’ai mouillé en douchant Marie et Anaïs. J’ai mouillé tout à l’heure sous les regards moqueurs et je mouille en exhibant mon intimité. La honte fourmille dans mes cuisses, dans mes reins, dans mon ventre et jusque dans mes paumes, mais je mouille !


Est-ce de honte que je frémis, d’ailleurs, ou de plaisir ? Pourquoi me mentir, si ce n’est pour me disculper hypocritement de mon désir ? Oui, j’aime m’exhiber et je suis plus excitée de le faire devant une femme. Être regardée par une ou par sept, quelle différence ? Aucune, sinon de multiplier mon excitation. Eh bien, je l’admets, je l’accepte, j’en profite…


J’écarte à deux mains mes lèvres, j’ouvre ma moule gluante. Que toutes la voient bien, cette chatte qui expulse son jet !


Ça dure, mon Dieu que ça dure… J’en avais tant que ça, de la pisse dans le ventre ? Les yeux de mes voyeuses s’agrandissent, leurs bouches s’arrondissent, le volume que je rejette les étonne. Douce vengeance… Mais tout a une fin, ma chatte crachote ses dernières gouttes dans un environnement passablement mouillé, malgré mes précautions. Du bouton à l’œillet, je suis tartinée d’une humeur grasse et fluide, sans parler des coulées erratiques dans la boue qui macule mes mollets et mes pieds. Ma superbe en prend un coup.



Debout, debout… c’est vite dit ! Mes orteils patinent sur les rebords lisses de la cuvette. Je dois rassembler toutes mes forces pour me tenir droite, jambes écartées et mains sur la tête, bien sûr. N’est-ce pas la posture réglementaire d’une soumise ? Ainsi ma fourche sera-t-elle assez dégagée pour se prêter à son nécessaire nettoyage. Erreur, ce n’est pas là que la douche me touche.


Marie a empoigné le pommeau du flexible qui sert de chasse d’eau à cet étrange et humiliant cabinet d’aisances. Sans lever les yeux ni m’adresser la parole – par gêne, concentration ou mépris, je ne sais – elle arrose mes jambes pour les débarrasser de leurs couches de crasse et de boue. Le flot les emporte dans le trou avec l’urine qui y stagnait et ma peau retrouve une vague apparence de propreté.



Inutile de préciser plus, toi c’est moi. La descente est plus difficile que la montée. Je m’évertue à garder l’équilibre pour ne pas m’étaler sur le carrelage sans qu’une âme charitable ne vienne à mon secours. Le semblant de velléité manifestée par Anaïs est immédiatement annihilé par la main ferme de Bénédicte, me laissant zigzaguer dans une stabilité précaire vers le tub devant lequel m’attend Marie, nue.



Colette dodeline de la tête, la mine désapprobatrice, et ses amies sourient. Marie rougit et moi je frémis. Être tutoyée par une Maîtresse confirmée avait un côté excitant, presque valorisant. Être tutoyée par une gamine inexpérimentée, celle qui hier encore m’adulait, me dégrade et me mortifie. J’obéis en me reprochant de le faire, et, défaite, maîtrisant les sanglots qui me viennent, les deux pieds dans mon tub, je contemple la foule…


Devant moi, ma Domina d’un soir, l’air emprunté et grave, une éponge mousseuse et un gant dans les mains. Derrière elle, Colette, Maîtresse goguenarde, les doigts sur le pommeau d’une courte cravache. À côté, un tréteau encombré de divers instruments : martinets, pinces à seins et chaînettes plombées. Plus loin, un demi-cercle de figures hilares. Enfin, toutes sauf une. Coincée entre Andréa et Janine, Anaïs, benjamine, affiche triste mine.


Un ange passe. Lui évoquerais-je Suzanne au bain ? Ou bien confondrait-il kimonos et consœurs ? Il se détrompe vite en voyant Colette taquiner les fesses de Marie du bout de sa verge.



Marie presse l’éponge sur mes épaules, la passe sur mon dos, sur mes flancs. L’eau est à peine tiède.



Je les tends, les relève, me laisse nettoyer en dessus et dessous, sur la nuque et le cou. J’offre même mes joues au gant revigorant. Si je ferme les yeux, je peux m’imaginer…



La voix au ton gouailleur m’interdit de rêver, mais la suite est suave. Une main douce me savonne de caresses moelleuses et les frissons que j’éprouve me rassérènent un peu. Las ! La main est maladroite pour soulever un sein. La crasse et le savon le rendent trop glissant.



Marie suit cet avis et me saisit le droit. Elle doit pincer fort pour assurer sa prise. Je me sens écrasée et la douleur m’irrigue. Mais je serre les dents, et je souffre en silence. Mon public s’amuserait de me voir crier. i>Sed sustine et abstine ! D’ailleurs, cette peine m’enchante. Elle ranime les ondes qui dormaient dans mon ventre. Du pouce et de l’index, un téton et puis l’autre, du gant et de l’éponge, sous un globe et sous l’autre, Marie alterne tortures et câlins.


J’ai oublié ma honte, je me prête à son jeu, je l’encourage même, en pensée tout au moins. Je me laisse porter par la chaleur intime que suscitent ses mains. Je suis une princesse que lave une soubrette… Pas pour longtemps ! Le constat moqueur de Colette me ramène au réel.



Eh oui, le bas, comment va-t-elle s’y prendre ? J’ai bien quelques idées… Je me tais, puisque je suis Soumise. Marie est ma Maîtresse, à elle de savoir. L’hésitation la paralyse un instant, puis elle se racle la gorge. Ses premiers mots couinent, mais elle se reprend.



Elle n’a pas osé ajouter « salope », mais l’intention y était, j’en jurerais.


J’obtempère à ses désirs en lui présentant mon entrecuisse ouvert, et dans ce mouvement ma chatte négligée libère ses senteurs. Elles montent à mon nez de façon si puissante que celui de Marie doit en être embaumé. C’est normal, naturel, rien d’autre, après tout, que des fragrances que nous avons déjà partagées elle et moi, seule à seule. Ici, j’exhale en public mes odeurs intimes honteusement chargées. Les mines ostensiblement dégoûtées des spectatrices me rabaissent au niveau d’une petite fille coupable de puer la crevette avariée. L’humiliation me glace et ma gêne revient.


Marie cache aux regards ma vulve fautive en la couvrant de son éponge salvatrice. Mais elle s’attarde trop longtemps au gré de Colette qui la tance.



Marie change de main. D’abord timide, elle s’enhardit vigoureusement. Le crin irrite la peau fragile entre cuisses et pubis en la débarrassant des impuretés nichées dans ses plis. Je résiste de mon mieux, écartelée dans ma pose inconfortable de quasi « grande ouverture », m’efforçant de rester stoïque sous les rudes attouchements qui enflamment ma fourche. Car, à l’irritation de l’épiderme inguinal, s’ajoute sournoisement l’excitation de l’épiderme vulvaire. Une réaction mécanique – pour être pudique – qui n’échappe pas à l’observatrice attentive.



Difficile d’exécuter cette tâche d’une main si la victime n’y aide pas, si peu que ce soit. Marie le constate et se résout à solliciter ma participation.



Sa cravache s’abat une seconde fois sur le postérieur rebondi de ma soubrette maîtresse.



Colette hoche la tête avec un sourire et échange avec moi un clin d’œil complice qui me fait chaud au cœur. J’obéis plus volontiers à l’ordre d’étaler sans vergogne mon sexe. Les doigts sur les bords, je l’étire autant que je peux à deux mains pour bien séparer les grandes lèvres des petites, parfaitement consciente que j’en montre encore plus que lorsque je l’écartais pour pisser. Mon entaille ouverte à l’extrême, je suis prête à accueillir l’éponge douce dont Marie se prépare à l’enduire.


Mais à peine a-t-elle esquissé son geste qu’une nouvelle zébrure sur son cul l’arrête net.



Hou la ! Mauvaise mayonnaise, comme aurait dit mon grand-père. Fini l’espoir de troquer ma déchéance contre des caresses, je dois m’attendre à quelque chose de brutal si Marie agit de la sorte. L’inquiétude me raidit…


« Oh la salop… »


Je repousse cette pensée, mais le contact m’arrache un gémissement. Le gant m’astique la minette, non, la cramouille serait plus appropriée, sans ménagement. Il passe et repasse sur mes lèvres – mes babines, comme l’a dit méchamment Colette – leur infligeant râpe et brûlure. C’est particulièrement douloureux sur les nymphes qu’il froisse, écrase et tord dans tous les sens. À chaque fois que le tissu poilu comme un hérisson revient à la charge, je tremble. Et lorsqu’il heurte le haut trop sensible de ma fente, je ne peux retenir de petits cris qui font la joie des spectatrices. De Marie également, je le crains !



« Aaaah ! »


Je ne sais pas si j’ai hurlé dans ma tête ou à haute voix. J’ai l’impression que le crin m’écorche les muqueuses sur toute la longueur, du périnée au clito, raclant l’entrée du vagin et le méat de l’urètre. Douleur acérée et diffuse, qui m’irradie le ventre du nombril à l’anus, et qui s’accentue à chaque passage. Ce n’est pas un gant de crin que Marie doit manier, mais une brosse de chiendent !


Non, c’est bien un gant. Simplement, le gant mouillé a été échangé pour un gant sec, lavé sans adoucisseur, je suppose, car l’eau ici est très calcaire. Je respire quand la torture cesse, mais je n’ose regarder, de peur de voir du sang. Marie, elle, contemple son œuvre avec un petit sourire satisfait. Puisse-elle s’en contenter… Pas du tout !



Stupide que je suis ! Je lui avais montré mon petit plaisir pour l’exciter dans une de nos folies amoureuses. Maintenant, je paie l’addition. Puisque Colette approuve l’initiative de son apprentie, je n’ai plus qu’à m’exécuter. L’ironie de la situation me ferait sourire en d’autres circonstances. Je n’en ai aucune envie. Ma chatte semble si embrasée que le moindre contact sur mon capuchon me fait peur. Je pourrais arrêter le jeu en prononçant le mot magique. Il me suffirait d’articuler « diotima ». Colette s’en souvient sans doute et tout serait dit…


Toutes ces pensées tourbillonnent dans ma tête plus vite que je ne l’écris, et mes pouces ont déjà devancé ma décision. Je sursaute malgré moi quand mes ongles frôlent le bout sensible. Une grande inspiration, une ultime hésitation, et, sans plus réfléchir, à l’aveugle, je repousse la capuche. Sensation de coupure, souffrance aiguë qui m’affole. Je me mords les lèvres et j’insiste. Le sang bat sous mes doigts, je gémis, mais j’ai dénudé à l’extrême mon clitoris. J’ai mal, je suis fière, je respire, j’ai obéi à mes maîtresses.


Je m’autorise enfin à porter les yeux sur mon pubis. Elles aussi le regardent, l’une narquoise, l’autre déconcertée. Tout est rouge, les lèvres plus incarnates que le bourgeon turgescent qui les surmonte, petit nez épaté gorgé de frayeur dans la pince de mes pouces. Tout pulse au fond de moi, je ne rêve que d’apaisement et pourtant je ne me dérobe pas. Je suis résignée à subir la suite. Que dis-je, résignée ? Je suis avide de l’endurer. Je suis folle !


Marie ne bouge pas, attendant peut-être un ordre que Colette ne lui donne pas. Comme si elle voulait m’imposer d’attendre, par bienveillance ou sadisme, je ne sais pas.



Mais non ! Il n’est pas si gros, mon clito ! Juste atrocement enflé par le traitement qu’on m’oblige à lui infliger après ce qu’a déjà souffert ma chatte… et par l’excitation que j’éprouve à l’exhiber ainsi ! J’aimerais le leur crier, leur affirmer qu’il a au mieux la taille d’un haricot – d’un petit haricot – et prendre Marie à témoin. La volubilité blagueuse de Colette me réduit au silence. Elle fait l’article tel un maquignon proposant aux chalands de constater par eux-mêmes la qualité de la bête.


Si elle doit gentiment insister pour qu'Anaïs honore son invitation, ses amies ne se font pas prier pour y répondre. Elles font mieux, d’ailleurs : elles testent la fermeté de la tumescence et la sensibilité du bétail exposé. Chacune s’emploie à les vérifier, plutôt deux fois qu’une. À chaque pression un terrible élancement me traverse, accompagné, hélas, d’un renouveau d’excitation. Mes cris enchantent mes tourmenteuses et ma production de cyprine les incite à prolonger l’expérience. Bénédicte, surtout, témoigne d’un intérêt tout particulier pour mon pauvre clitoris.



La suggestion m’angoisse, la réponse me vexe. Ce n’est pas vrai ! Il est propre, mon bouton torturé ! Mais à quoi bon protester, tout cela n’est que prétexte à souffrance. Je le sais, je l’acceptais d’avance. Je ferme les yeux, soumise et passive, partagée entre crainte et désir.



J’entends et je ne veux pas voir. À nouveau, le mot magique me vient à l’esprit. À nouveau, je le repousse. Mes mains n’ont pas quitté mon sexe écartelé. Je me fige et je me concentre.


Le premier attouchement est étrangement doux, presque salutaire. Un frisson agréable me parcourt et m’étonne. Ce n’est pas ce qu’il m’était promis. La suite me rassure – si j’ose dire – par le bruit mat qui me vient aux oreilles, le son d’une cravache cinglant légèrement une fesse. Le ton bougon de Colette confirme mon intuition.



La réprimande porte ses fruits. Les doigts de Marie se mêlent aux miens, par précaution sans doute, et le gant, cette fois, s’attaque franchement à l’objet de sa traque. Mon bouton réagit à sa brutale prise. La douleur me transperce, mon visage se crispe. Le crin entoure sa proie fragile et frotte. Marie s’affaire à sa tâche. Mes plaintes montent au rythme des frictions qui s’accélèrent. Lorsqu’elles cessent enfin, mon clitoris est en feu et mon vagin dégorge.



La claque était plus vive, le cri justifié, effets d’une cravache beaucoup moins amicale. J’ouvre les yeux, curieuse. Marie a pâli et s’éclaircit la voix.



Nous nous regardons et nous nous comprenons. Marie cherche et sa figure me fait pitié. Elle est au bord des larmes, haletante. J’en oublierais la sauvagerie dont elle m’a comblée. Péché de novice, me dis-je. Sa poitrine se soulève par saccades, faisant trembler ses seins et vibrer les fraises de ses tétons tendus. Tendus et gonflés ! La gamine prend plaisir à la situation… J’imagine sa craquette mouillée et ses sens en folie, ma compassion s’envole. D’ailleurs son regard s’illumine.



Je n’ai pu me retenir de glapir. Je viens de comprendre ce que Colette entend réellement par « tout au fond » et cette pensée m’effraie. Je renouvelle mon refus angoissé à pleine gorge.



On peut se moquer de moi, être fistée me fait vraiment peur. Je n’ai encore jamais connu ça. Ce doit être une terrible épreuve, même au sommet de l’excitation, même excitée comme je le suis. Mais c’est facile de l’éviter, me souffle la petite voix intérieure. Tu n’as qu’à dire le mot. Pourquoi ne dis-tu pas diotima au lieu de dire non ? Tiens donc, c’est vrai, pourquoi ? Parce que, insidieusement, mon mauvais ange murmure en même temps que je pourrais essayer, que j’ai déjà imaginé la chose… Je ne l’aurais jamais demandée, mais puisque l’on m’y oblige mon hypocrisie m’absout.


Je me contente de penser en boucle non, non, en regardant sans voix ni illusion les mouvements qui se rapprochent de moi. Andréa apporte un nouveau gant, Janine serre devant elle Anaïs, Martine enlace Bénédicte, et Colette parle à l’oreille de Marie qui opine.



J’obéis. Eh oui ! Je me courbe, je présente mon cul, j’attrape le bord du tub… Je ne vois plus rien de ce qu’il se passe derrière moi. Je tremble, mes genoux flageolent.



Quatre exclamations empressées, cinq peut-être, répondent à son appel. Plusieurs mains me saisissent cuisses et mollets, deux me prennent les bras, mon front se niche dans une poitrine ferme. Je reconnais le frais parfum qui émane de ce corps : Anaïs !


Je m’abandonne contre elle. Je préférerais avoir sa peau sous mon nez plutôt que son fin peignoir. Tant pis, je me fais une raison. Si je dois pleurer, je pleurerai quand même dans son giron. Un petit réconfort !


Je suis fermement maintenue, je peux me laisser aller, ne penser à rien d’autre qu’à l’odeur d'Anaïs. Essayer, en tout cas, pendant que des rires et des moqueries se croisent au-dessus de moi dans une attente qui s’éternise et relance mon appréhension.


Sursaut ! On touche mes fesses, on les écarte. Précis et résolus, les doigts ouvrent le sillon, les pouces élargissent le sexe. Les mains de Colette, à n’en pas douter. Voix de Colette aussi, dure et méprisante.



Je voudrais bien, mes muscles s’y refusent. Oui, j’ai peur. En dépit de ma volonté, du désir que j’en ai, mon ventre s’oppose à cette intromission. Je suis tétanisée des pieds à la tête, mes oreilles bourdonnent. J’entends confusément des commentaires, amusés ou salaces. Je devine qu’ils visent mon œillet. Oui, lui aussi est crispé !


D’autres échanges à mon sujet, Janine dit quelque chose que je ne saisis pas… Surprise ! Mes seins sont caressés. Timidement d’abord, de petits frôlements qui me font un bien fou. Ils se précisent, me massent et m’apaisent. Mes globes sont pressés, mes pointes cajolées. Des doigts tendres et doux, d’Anaïs c’est certain, qui m’aident à oublier ceux qui prennent mon cul. Que c’est bon…



Mille épines me transpercent la vulve. Mes muqueuses se révoltent contre leur agression, mais elles progressent. Elles refoulent mes petites lèvres, m’envahissent, me distendent, me piquent de l’intérieur. Je crie et je pleure. La douleur me vrille quand le crin racle l’entrée de mon vagin pourtant bien lubrifiée qui se resserre par réflexe. Tout s’arrête. Mon con bat et se calme. Répit et apaisement malgré l’ampleur de la pénétration. Mon sexe s’y habitue, ou ma mouille a dompté l’agresseur.



Une souffrance nouvelle se superpose à l’endolorissement qui s’atténuait. Sensation qu’une nymphe me quitte. Non, je délire. Mais on l’étire, ça oui ! L’autre aussi. Aie !



Ben voyons ! Est-elle pour autant obligée d’utiliser ses ongles ?


La progression reprend, très lentement, inexorablement. Elle me remplit. Mes parois vaginales font ce qu’elles peuvent pour l’accueillir. Elles l’absorbent, la noient de cyprine. Mon clitoris clame son excitation. Je suis comblée. Tout mon corps est comblé. Je n’ai plus mal, je ne pense pas à m’en étonner, mon esprit est pris tout entier par la jouissance qui monte. La peur n’était que l’idée que je m’en faisais. Je ne suis qu’un sexe exalté concentré sur le gant dans la main de Marie…


Une pause ? J’en suis presque frustrée. Non, elle est au bout, le gant est au fond de moi. Je palpite, mon sexe palpite, mon ventre palpite, mes seins palpitent. Je vais jouir sur la main de Marie. Même mon petit trou palpite. Elle doit le voir, il l’appelle. Si elle voulait… Oui ! Son doigt dans mon cul ! Oui, oui, je… je jouiiiiiiiiis !


Je jouis et je vibre. Le gant heurte le col, je jouis. La main de Marie remue dans mon con, je jouis. Je me cambre, je jouis. J’agrippe les épaules d’Anaïs, je jouis. Je prends sa bouche, je… je l’embrasse, mon orgasme culmine sur les lèvres d’Anaïs. Mes muscles se détendent, elle me soutient sans quitter mes lèvres. Son souffle me ranime.


Quelqu’un a dénoué son peignoir – Janine évidemment – ses épaules nues sont douces et tièdes sous mes paumes. Je reprends haleine pour embrasser son cou, je veux respirer le parfum de sa peau… Un nouveau volcan explose dans mon ventre. Le gant se retire, la main de Marie abandonne mon con. Mon vagin les retient, je veux encore en jouir. Leur retrait me blesse et le cœur et le corps. Le crin sec râpait pour entrer. Mouillé, il râpe encore pour sortir. Qu’importe la douleur, mes muqueuses n’en ont cure ! Le besoin de jouir encore est trop fort.


Je suis vide… Je ressens le vide de ma chatte, l’orgasme l’a laissée orpheline. Mon ventre est vide, mon esprit est vide, mon corps est vide, vide et lourd, lourd comme un cheval mort – oui, je sais, mais on ne peut mieux dire. Je m’effondrerais sans les bras qui me tiennent, et qui doivent lutter pour me maintenir. Malgré leur aide, je m’affaisse. Ma joue glisse sur la gorge d’Anaïs, sa gorge humide et chaude à la si fraîche odeur. Ma joue rencontre un sein, ma bouche s’y ventouse comme un noyé s’agrippe à son espar.


J’enlace Anaïs, je tète Anaïs. Je sens sur mes bras le corps de Janine, je sens sous ma langue le téton d’Anaïs. Tout dur, elle me l’offre en caressant mes cheveux.


J’aspire un mamelon et on masse mon con. Les doigts de Marie, ceux de Colette aussi sans doute, étalent le surplus de cyprine qui sourd de ma fente, en pétrissent doucement mes lèvres enflammées, en câlinent précautionneusement mon bouton exacerbé, en enduisent mon périnée, en tartinent mon sillon et mon petit trou.


Sucer un sein et être cajolée au minou, il n’y a pas meilleure thérapie pour revenir à la vie. Je suis épuisée et heureuse, j’ai envie d’embrasser celles qui m’ont ravie et celles qui les ont aidées. Je rechigne à quitter les seins de ma bouée, toute nue maintenant. Mais il le faut pourtant, les doigts qui me massaient ont bien quitté ma vulve. Je me redresse, seule, et je me découvre couverte de sueur, les seins mouillés, les cuisses maculées de cyprine. Quant au reste…



Un grand éclat de rire me dispense de continuer. Andréa et Martine accompagnent ma sortie du tub. Je titube un peu. Colette me regarde.



Elle désigne le tréteau qu’elle me destinait, mais ce n’est pas ce que je retiens. Le prénom et le vouvoiement m’indiquent que le jeu est terminé. Je lui ouvre mes bras ainsi qu’à Marie et je les serre contre moi.



Adhésion spontanée unanime dans un envol de kimonos. Ces dames sont prudentes, mon état tacherait leur peignoir. L’instant d’après, je suis submergée par une marée de corps nus et je ne sais plus où donner de la bouche. Colette en profite pour se dévêtir à son tour – je ne lui en avais pas laissé le temps, hélas – avant de revenir se mêler à notre joyeux amas de seins, de cuisses, de fesses et de bras enchevêtrés. Ce contact étroit de peaux, de lèvres et de chattes est un délice que nous prolongeons longtemps.



Me faire laver par les deux benjamines dans l’intimité de la salle de bain, c’est la promesse d’un plaisir supplémentaire ! Je l’en remercie d’un vrai baiser d’amour.



Je ne sais pas qui est la plus heureuse de Marie ou d'Anaïs en entendant cela. Au fond, c’est peut-être moi.



À suivre