| n° 20729 | Fiche technique | 10314 caractères | 10314Temps de lecture estimé : 7 mn | 23/01/22 |
| Résumé: Une femme confesse l’origine de son plaisir. | ||||
| Critères: cérébral voir miroir confession -lettres | ||||
| Auteur : Celle Hymen | ||||
Après une belle nuit d’échangisme, Ali et Barbara s’en sont allés. (Voir « Chacun chez soi… »)
David s’est un peu fâché des libertés qu’a prises Flora et il est sorti prendre l’air. En attendant son retour, Flora rédige une lettre afin de lui commenter sa nuit :
Ce que j’aime surtout chez toi, mais aussi chez tous les hommes avec lesquels je baise, ce ne sont pas tant vos mains, votre bouche ni votre sexe (quoique…), mais votre regard. Peu m’importe que vos yeux soient bleus, verts ou marron, non, ce qui m’attire, me retient et m’amène à me coucher sous un homme, le plus souvent entièrement nue (mais pas toujours, tu le sais bien…), c’est l’expression de votre regard. J’aime, quand un homme me désire, voir ses yeux se plisser sous l’effet de son désir de moi, que je l’aie provoqué ou non (mais accepté), puis voir son regard glisser, tenter de m’échapper, puis revenir vers moi, afin de ne pas m’effrayer, ne pas me faire fuir (le con, s’il savait…), parce que quand vos hormones prennent le pouvoir, vous, les hommes, vous vous prenez pour des lions, alors que vous n’êtes pour moi que des chatons…
J’aime jouer avec toi, mon mari, quand tu te prends pour un séducteur infaillible et que tu m’emmènes, parce que l’entrée t’est plus aisée quand tu y vas en couple, dans l’une de tes réserves de chasse à la femelle. Tu te sers de moi pour écouler ta libido dans d’autres corps que le mien, pour me montrer que tu as des couilles pleines à ras bord et une queue dont toutes les femmes rêvent, alors qu’en même temps, tu supportes difficilement qu’un autre homme me touche ou pire, qu’il me baise, même si, en me délaissant, tu es bien obligé de l’accepter !
Quand tu as terminé tes petits jeux et que la dame croit t’avoir essoré, tu reviens toujours vers moi, parfois escorté par ta toute nouvelle maîtresse (si elle est « présentable »), pour exposer fièrement à mes yeux ton trophée débordant de reconnaissance (et, bien sûr, de ton sperme…) et, de toute évidence, peu enclin à relâcher un si bel étalon (ça, c’est dans tes rêves…). Si, quand tu reviens vers moi, tu constates que, pendant ton absence, je ne me suis pas « fiancée », tu me regardes avec condescendance et me demandes, d’un air narquois, si moi aussi, je veux profiter de ta vigoureuse virilité, que tu retires aussitôt de la main possessive de ta camarade de jeux pour l’enfiler dans mon corps.
Il est très rare que je refuse. Je m’allonge alors sur le dos, j’écarte les jambes et, quand je sens ton sexe s’introduire dans le mien, plus que par la sensation de plénitude qui m’envahit, j’ai du plaisir à contempler la grimace qui envahit ton visage, telle celle d’un enfant ravi de son espièglerie, puis qui se transforme vite (sic), sous l’effet de la concentration, pour devenir celle du bon élève soucieux de ne pas rater son interro… Quand, échappé des bras de Circé et revenu à la maison, Ulysse retrouve Pénélope, il serait indécent qu’il la laisse sur sa faim…
D’ailleurs, tu le sais bien, je préfère me faire baiser allongée sur le dos, les jambes relevées ou pas, parce que je ne suis pas une grande cliente de la levrette, ou alors en face d’un miroir, pour ne pas perdre de vue les yeux de mon amant de l’instant et, dans cette position, je vois son regard s’ensauvager, devenir furieux, enragé, en accord avec les mots qu’il se croit obligé de prononcer : « Tiens, prends ça… T’aimes quand je te défonce, hein… etc. ».
Un jour pas très lointain, tu m’avais abandonnée dans un sauna et j’avais accepté, pour passer le temps, de me livrer à un homme, en levrette face à un immense miroir, dans un espace ouvert à tous. Comme j’avais fermé les yeux pour mieux sentir son sexe entrer en moi, je n’avais pas vu arriver un groupe d’une dizaine de jeunes gens. Quand je me suis rendu compte de leur présence, je me suis demandé comment je pourrais échapper à l’invasion massive et multiple (et plus ou moins brutale) de mes divers orifices, mais ces idiots se sont contentés de se masturber devant moi et d’éjaculer, qui sur mes seins (là encore, ça va…), qui sur mon visage… Beurk… Là, franchement, je n’ai pas aimé du tout et, depuis, j’ai exigé de toi que cette mauvaise expérience reste un mauvais souvenir et ne se reproduise pas. Choqué également par cette pratique très salissante (comme tu me l’as dit, ma peau n’est pas une décharge à foutre), tu m’as juré que cela ne se reproduirait pas.
Curieuse psychologie que la vôtre, vous, les hommes… ! Moi, je me moque bien que tu désires d’autres femmes, les entreprennes et te livres avec elles à des pratiques que la morale réprouve, mais que le plaisir approuve. De tes maîtresses que j’ai pu voir, il y en a eu qui étaient parfois presque aussi belles que moi (mais pas plus… faut pas exagérer !), d’autres, souvent moins et… quelques rares fois, certaines compensaient leur « faible attractivité physique » par leur consentement enthousiaste et bruyant à livrer, avec beaucoup de générosité, leur corps à tes mains, à ta bouche et à ton sexe.
La soirée où j’ai baisé avec Tanguy, j’ai d’abord été attirée par son regard d’homme mûr, sûr de lui, et j’ai aimé le désarçonner, lui retirer sa confiance en sa queue, voir le doute l’envahir, puis le refaire bander à ma convenance, à la force de mes lèvres, de mes doigts et enfin, telle une walkyrie, le chevaucher pour prendre mon pied (le mien… le sien était inévitable, mais secondaire à mes yeux…). Et le tout, devant toi, sous tes yeux décontenancés et surpris que je jouisse autant d’un homme, toi qui crois jouir de moi à ta guise…
Et hier soir, cette soirée avec Ali et Barbara… Tu avais été d’emblée séduit par le corps de cette belle et grande blonde qui, d’ailleurs, semblait s’intéresser aussi un peu à moi (je voyais bien les regards qu’elle m’envoyait), mais moi qui, déjà, ne me sentais pas très encline à folâtrer avec Ali, je ne connaissais rien aux amours saphiques. Néanmoins, Ali ne s’offusqua pas de mes réticences initiales à son égard… (peut-être en avait-il connu d’autres…) ni des regards de séductrice que m’adressait sa femme (je sais bien que je plais aux hommes, mais, dans mon métier de gynécologue, je vois des chattes toute la journée et je suis un peu blasée… et insensible aux regards amoureux d’une femme, même si un jour, peut-être…).
Mais d’emblée, même si je n’ai rien révélé, Ali m’a intriguée. Sa peau très mate, son nez d’aigle, son regard aussi chaud que le sirocco, puis sa voix, basse, sombre, d’homme qui parle peu, mais bien… Il n’a pas tenté de me convaincre, ne m’a pas dit que j’étais désirable, mais ses yeux me le disaient, me le criaient… Il ne m’a bien sûr pas parlé de sa femme, ni de toi, mais de tout, de rien, de la vie, puis en est venu à me dire le vif plaisir qu’il éprouvait à me regarder, à me respirer… Je t’ai alors regardé et tes yeux m’ont envoyé un message très clair : tu désirais Barbara et pour que tu puisses aller au bout de ton désir, il fallait que l’accord soit unanimement partagé. Ton encouragement a emporté mes dernières hésitations déjà sapées par la voix de velours et les paroles de miel d’Ali alors, quand il a planté ses yeux dans les miens, je lui ai signifié, par un sourire, que j’acceptais de poursuivre cette aventure avec lui.
À ta demande, nos deux couples légitimes se sont transformés en deux couples illégitimes, sur deux « scènes » différentes. Sur la route, dans sa décapotable, quand Ali a commencé à me caresser les cuisses et à me faire jouir, je n’ai pas voulu le regarder mais, en détournant les yeux de mon corps impudiquement livré à sa main, j’ai surpris, tout de même un peu honteuse de mon exhibitionnisme, les regards gourmands de touristes qui, depuis leur autocar, avaient une vue imprenable sur mon pubis ouvert et agité par le plaisir.
Arrivés chez nous, Ali m’a assaillie de son rut : il m’a tout fait, avec ses mains, son sexe, sur mes seins, dans mon sexe, dans mon cul et, surtout, son regard ne m’a pas lâchée et, quand j’ai eu joui, plusieurs fois, quand j’ai rouvert mes yeux, j’ai vu les siens qui fouillaient dans les miens pour y chercher, tel un trésor, mon plaisir. Il m’a parlé, et ses yeux m’ont demandé de lui dire, le plus crûment, à quel point j’avais aimé tout ce qu’il m’avait fait et incité à lui faire, et je le lui ai dit, je le lui ai crié… Si moi, j’aime voir les yeux de mes amants, lui, il a aimé entendre mes cris et mes mots pendant que nous baisions.
Au terme d’une nuit pas très reposante, il m’a réveillée par des baisers, m’a fait sentir son érection et m’a demandé de m’empaler sur lui, alors que sa bouche et ses mains reprenaient leurs caresses infernales sur mes seins… j’étais sur le point de jouir quand vous avez sonné. Nue, pleine de ses plaisirs, je suis allée vous ouvrir et je t’ai vu, surpris et choqué (mais pourquoi diable… ne venais-tu pas de baiser toute la nuit avec la blondasse ?). Complètement fou, au lieu de « patienter » avec elle, tu m’as entraînée vers la chambre et, toi aussi, tu m’as baisée, comme tu m’avais rarement baisée auparavant. Mes yeux dans tes yeux, j’ai joui encore une fois, j’ai ouvert la bouche pour mieux crier, et… Ali en a profité pour fourrer sa queue entre mes lèvres… Que voulais-tu que je fasse ? Je ne voyais plus tes yeux… alors j’ai sucé… Et quand il a joui, j’ai retrouvé ton regard, furieux, et tu t’es déchaîné et as déversé rageusement ton plaisir dans ma chatte pour le mélanger à celui d’Ali (même si le sien avait été généreusement déposé dans tous mes orifices).