| n° 20532 | Fiche technique | 18273 caractères | 18273 3055 Temps de lecture estimé : 13 mn |
11/10/21 |
Résumé: Une journée débridée, totalement loufoque, se prolonge sur un somptueux souper et s’achève par une nuit d’amour de rêve. | ||||
Critères: #humour #aventure #fantastique fh hotel amour | ||||
| Auteur : Iovan Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Looking for Manara Chapitre 05 / 07 | Épisode suivant |
Résumé de l’épisode précédent :
Après bien des péripéties et avatars en tout genre, ma très belle Carla et moi rejoignons, place du dôme à Milan, les compagnons qui ont décidé de la rejoindre dans la quête de leur « père »
Le repas se terminait. Claudia, la femme de mon cousin, nous avait préparé un croccante absolument délicieux, nous en étions à le déguster, et Gian Carlo partit dans la cuisine pour préparer le rituel du « caffè ».
Il fut décidé, avant de retrouver Claudia Cristiani, son mari et Faust chez Camparino, d’aller faire une promenade au château des Sforza, et ensuite au Giardini, le grand jardin public et parc zoologique de Milan. Notre rendez-vous étant à dix-sept heures, nous avions tout notre temps.
Zio et Zia restaient à la maison, ma tante nous chassant presque, pour, déclara-t-elle, « s’occuper, sans nous avoir dans les pattes, du rangement de ce fichu bazar », ma cousine Claudia décidant elle aussi de rester pour la seconder. Zio, pendant ce temps, ferait la sieste, et je songeai avec admiration à l’intelligence du partage des tâches dans la culture latine.
Alors que nous arpentions les allées du Giardini, le Jardin public, après avoir visité le Castello Forzesco, le palais des Ducs de Milan : un ramassis de tyranneaux qui opprima pendant des siècles, pour leur bien-être et satisfaire leur mégalomanie, toute la Lombardie, et que pas mal de crétins continuent d’admirer. Nous vîmes arriver dans un petit trot décontracté deux silhouettes, toutes deux vêtues d’un survêtement rose framboise. Nous n’y prêtions pas plus d’attention que ça, quand Carla nous alerta :
Effectivement, je le reconnus, après ce moment d’incrédulité qui vous arrête et vous fige, avant d’accepter, vaguement déçu, la confrontation du mythe et de sa réalité. Il était accompagné de Lou Reed, autre légende du Rock’n Roll Swindle, lui aussi tout de rose vêtu.
Je remarquai la présence, avachi sur un banc, la clope au bec de Keith Richards qui se marrait avec son rire éraillé et avait l’air de sérieusement se foutre de la gueule des deux sportifs d’opérette. Il essayait une « Lucky 7 » de mille neuf cent soixante et un, guitare en contreplaqué considérée comme une authentique bouse à l’époque, mais le temps semblait avoir fait là aussi son effet, et le riche rocker rebelle trouvait que, je cite : « cette gratte sonnait bien… »
Les filles étaient folles… Béatrice n’en pouvait plus et collait Mick Jagger qui n’avait plus qu’à se laisser faire… Carla, radieuse, total folasse, était tout émoustillée et décochait ses sourires à tout va aux trois idoles du Show Biz.
Lou Reed commençait à faire la gueule… Keith se marrait.
Clara expliqua que nous y étions à la recherche de Milo Manara.
C’est ainsi que Sir Mick me donna l’idée du titre de ma nouvelle.
Pendant tout le temps qu’il parlait, Mick dévorait Honey des yeux et Lou Reed regardai Keith qui continuait à gratter sa gratte et à se marrer, sous le regard enamouré de Simona.
Sir Jagger parlait à voix basse à Honey, et la coquine avait l’air de trouver ce qu’il lui disait très intéressant… Nous les vîmes s’éloigner et gagner un endroit où les buissons semblaient accueillants…
Pendant ce temps, les filles posaient des tas de questions à Lou Reed qui, ravi, se racontait abondamment et signait des autographes à tour de bras.
Les deux tourtereaux revinrent au bout d’un bon moment, se tenant par la main. Honey semblait avoir touché une étoile du bout de ses jolis doigts.
Et, c’est à ce moment, après une remarque de Mick Jagger qui semblait être une blague, que nous prîmes conscience que quelque chose de faisandé était en train de se tramer.
Le chanteur à la bouche carrée, nous dit :
Béatrice, avec son sens de l’à-propos :
C’en était trop ! Je m’écriai :
Sans se préoccuper de savoir d’où était partie cette remarque pertinente, Sir Mick rétorqua :
Et ils repartirent au petit trot, se dirigeant vers la grille de sortie, nous laissant sidérés.
Keith Richards se leva, l’air harassé. Il nous regarda, secouant la tête, dans un geste d’accablement, et jeta simplement : « Ah, les cons ! », puis se dirigea nonchalamment vers la sortie.
Avec cette histoire il n’était plus question de traîner au Giardini maintenant qu’il prenait des airs de jungle et de savane africaine. Nous prîmes nous aussi la direction de la sortie, les filles encore toutes excitées de cette rencontre people.
Alors que nous nous dirigions vers la place du dôme, plus exactement vers la galerie Victor Emmanuel II, le désir de faire du lèche-vitrine ayant encore frappé, Honey reçut un appel. Après y avoir répondu :
Carla me regarda en louchant, ce qui ajoutait encore à son charme.
Les filles firent du lèche-vitrine comme doivent l’aimer les commerçants. Carla et ses copines déclenchèrent une crise de fièvre acheteuse et claquèrent un fric de folie. J’envisageai de piquer une nouvelle Audi…
Heureusement, Claudia Cristiani arriva, escortée de ses deux soupirants : l’officiel et l’illicite.
Elle était d’une beauté à couper le souffle, grande, un corps de reine et une distinction naturelle qui en imposait. Elle portait une légère robe grise à pois blancs d’une élégance discrète et raffinée, ses cheveux tirés en catogan, attachés par un nœud de velours noir, dégageaient les traits purs d’un visage parfait. La profondeur de son regard gris, la spiritualité de son expression en faisait une femme d’exception… La dualité de cette grande bourgeoise un peu prude qui pouvait se transformer en une baiseuse au tempérament volcanique lorsqu’elle était sous influence me fascinait… j’étais sous le charme…
Carla me bouscula, en riant.
Claudia nous présenta son mari, un homme empâté d’une cinquantaine d’années, costume trois-pièces, engoncé dans son rôle de capitaine d’industrie. Il était très occupé au téléphone et eut juste un signe de tête vers nous.
Puis vint le tour du « branleur », Faust, beau gosse, tignasse blonde, blouson de cuir, qui tenait à se la jouer cool. Il se montra sympa et amusant, et la belle Simona avait l’air de particulièrement apprécier son charme.
Nous partîmes vers le « caffè Camparino » pour faire plus ample connaissance devant le meilleur café qui soit au monde.
Notre groupe faisait se retourner tous les hommes… et quelques femmes aussi. Un photographe de mode, en pleine séance de shooting avec un mannequin, s’interrompit et se précipitant vers Carla, se saisit de sa main qu’il baisa, et lui remettant une carte :
Claudia, Honey, Béa, Tamara et Simona eurent droit aux mêmes égards.
Un peu plus loin, ce fut un type en combinaison de ski jaune, qui arrêta Honey :
C’est que, Honey, cette morpionne, avait l’air intéressée ! Elle, la découverte des richesses du patrimoine, c’était son truc !
C’était la très belle Claudia qui usait de son ascendant sur sa gourgandine de copine pour la ramener à la raison.
Elle attrapa la mignonne par le poignet et, la tirant presque derrière elle, lui fit rapidement rejoindre notre groupe.
Attablés devant un café ristretto d’anthologie, nous discutâmes de la suite à donner aux choses.
Leur faisant remarquer qu’il était dix-huit heures passé, je suggérais de nous rendre directement chez la Nonna chez qui nous étions invités.
Nous prîmes le café, puis le tram.
Une heure après, la Nonna habitant à l’autre bout de Milan, nous arrivions chez elle.
Le Zio et la Zia étaient déjà arrivés et discutaient, ma tante avec son père et mon oncle avec la Nonna. Carla fit la présentation des nouveaux arrivants et Claudia se montra charmante avec la Nonna qu’elle accompagna en cuisine, s’intéressant à ce qu’avait préparé la vieille dame. Si la Zia était un fin cordon bleu, sa mère évoluait, culinairement parlant, à un niveau stratosphérique.
Le repas fut gai, enjoué, et fut un véritable sommet de gastronomie italienne. Le mari de Claudia pourtant un habitué des plus grandes tables milanaises, Claudia me chuchota qu’il avait son rond de serviette chez « Il Borghetto », ne tarissait pas d’éloges sur les pappardelles au sanglier et sur le gnocchone de la Nonna. La vieille dame était ravie et ses yeux en pétillaient de plaisir.
Béatrice qui s’était d’autorité assise à côté de Simona, tenait sa main gauche sous la table, un reste d’éducation anglaise, sans doute, et Simona, sa jolie voisine, le regard perdu, alternait sourires gênés, soupirs contenus, et mordait souvent sa lèvre inférieure en fermant les yeux. Tamara, discrètement, observait en souriant, le manège des deux belles coquines.
Au dessert, nous eûmes droit à une « Torta della Nonna », la bonne vieille dame ne pouvait pas faire l’impasse… une merveille !
Nous en vînmes à parler de ce qui préoccupait mes compagnons, retrouver leur créateur Maurilio Manara. Ils s’étaient ouverts de leur projet, et chacun était maintenant au courant de leur quête : demander à l’auteur de leur existence l’autorisation d’échapper à l’univers dans lequel ils évoluaient depuis leur création, pour rejoindre le monde des humains « le mythe de Pinocchio revu façon Comics strip », et tous étaient dans l’angoisse de la réponse de leur Geppetto moderne… Encore restait-il à le trouver, car Monsieur Manara menait une existence discrète, retirée dans la campagne lombarde, presque secrète. Carla, initiatrice du projet, l’idée de départ était d’elle, s’était enquise de l’endroit où se trouvait sa résidence, mais n’était pas arrivée à la localiser avec précision. Je voyais la Nonna plisser les yeux… elle avait quelque peu de mal à suivre la conversation dans cette belle ambiance latine, étant un peu dure d’oreille.
Elle se pencha sur Carla.
La Nonna eut son beau sourire.
Tous s’entre-regardèrent, stupéfaits et ravis. Carla prit la Nonna dans ses bras et lui claqua une bise sur chaque joue.
Rendez-vous fut pris pour le lendemain et chacun prit congé de nos charmants vieux hôtes que nous laissâmes se reposer, ils l’avaient bien mérité.
Notre petite bande se sépara devant chez la Nonna, et embrassant Zio et Zia et les cousins, chacun repartit vers ses pénates. Béatrice et Simona prenant le même chemin…
Je me retrouvai enfin seul avec ma merveilleuse petite vicieuse… Nous rentrâmes au « Savona ».
Je la laissai batailler avec les clés, l’embrassant dans le cou… et elle riait, du plus joli rire qu’il m’ait jamais été donné d’entendre.
Nous entrâmes et, la prenant par la taille, je la fis s’installer dans le joli sofa qui faisait face à la fenêtre. Pendant un instant… le monde s’arrêta de tourner… Arrêt sur image… je restai figé en contemplation, penché sur le sublime visage. C’était une évidence, Carla venait d’ailleurs… !
Il me fallait me reprendre… Je m’arrachai à la contemplation de ma divine maîtresse et me dirigeai vers le bar, m’emparai de la bouteille de vermouth et en versai une généreuse dose que j’agrémentai d’un trait de Fernet-Branca et de quelques glaçons, je lui tendis le verre et dans une jolie roucoulade, elle s’amusa, une fois encore, de le voir comme suspendu dans l’espace avant de glisser vers elle.
Déjà, je m’étais agenouillé à ses pieds et posai une main sur son genou.
Je caressai légèrement ses jambes à travers le tissu de sa jolie petite robe et effleurai son ventre, frôlai ses seins, et touchai sa joue, sa bouche du dos de mon index. Elle avait renversé la tête en arrière et les yeux fermés souriait, lumineuse. Je m’étais agenouillé, face à elle, et caressai de mes deux mains le visage adoré. Je ne me lassais pas d’en admirer la perfection.
Tout en la caressant, je commençai à lui murmurer des mots tendres et crus, mouillés d’acide, lui répétant à l’envi quelle délicieuse petite salope elle était, lui racontant mon désir de sa peau, de son con mignon, de son arrogant petit cul, de son armille nacrée, lui demandant vicieusement si elle m’autoriserait à y poser ma bouche et l’adorer de mes baisers les plus lubriques…
Par mes paroles aussi je voulais fouetter en elle la montée du désir. Aussi, quel ne fut pas mon plaisir quand je l’entendis dans un souffle :
Alors, je laissai libre cours à ma parole, me libérant totalement et célébrant dans un hymne lubrique et enflammé le désir fou qu’elle déchaînait en moi.
Carla semblait bercée, les yeux clos, elle approuvait à petits hochements de tête, tout en caressant mes cheveux, murmurant de temps à autre un « Ooh… oui ! », langoureux.
J’avais entrepris de déboutonner sa robe, alternant avec des caresses qui se faisaient plus précises et je me retrouvai bientôt devant sa splendide nudité, sertie dans l’écrin écarlate de la petite robe ouverte.
Subjugué par tant de beauté, je laissai mes mains errer sur ses courbes, lisses, abîmes de douceur, où mon regard se noyait, émerveillé, éperdu de beauté. Le sourire ineffable qui entrouvrait ses lèvres sur la nacre de ses dents, ses mains crispées sur les pans de sa robe ouverte me disaient son désir tendu vers la caresse et l’abandon, et me submergeait d’émotion. Oh ! Ma garce, ma très belle, ma tendre, ma merveilleuse petite perverse !
Mes mains effleurant la peau satinée de ses cuisses remontaient, doucement, vers son trésor soyeux que je devinais ruisselant sous la fragile barrière de dentelle ivoire. Surtout ne rien précipiter… Attends… ! Attends… !!
Insensiblement, avec de longs soupirs et de petits gémissements, elle s’offrait à la caresse désirée, écartant insensiblement ses divines cuisses, s’enfonçant dans le sofa dans un abandon d’une délicieuse indécence. Tout en elle suppliait…
Impatient, je m’efforçais de différer le moment que ma belle appelait de tout son corps… et déposai de légers baisers sur ses cuisses, faisant crisser ses bas, les léchant même, laissant mon souffle caresser sa peau. Sa respiration se désordonnait, elle s’était mise à haleter… Attendre ! Pas maintenant… ! Pas encore !
Je passai lentement de ses cuisses à son ventre, prenant soin de ne pas seulement effleurer son clitoris. Puis, glissant mes mains sous ses fesses, j’approchai ma bouche du précieux bourgeon, lui faisant sentir mon souffle à travers la petite pièce de lingerie que je léchai d’un long coup de langue, prenant soin de ne pas l’appuyer.
Alors, tout le corps de mon aimée se mit à trembler dans mes mains. Encore… encore ! Attendre…encore.
Mes caresses se muaient en griffades, striant sa peau de soie la faisant tressaillir, et gémir, attisant ma jouissance… Non… ! Pas encore ! Attends encore… !
J’embrassai le grain satiné de sa peau, en haut des cuisses, la picorai de baisers, alternant avec des morsures que je faisais tendres et posai enfin mes lèvres, dans un long baiser sur sa jolie petite motte que dissimulait à peine l’affriolante et minuscule pièce de lingerie… Pas encore… !
Carla se tendit dans un râle, poussant son bassin en avant et renversant la tête, aspirant l’air entre ses dents serrées, saisissant ma nuque entre ses mains, écrasant ma bouche sur son sexe pour en goûter encore la caresse… Le joli triangle de dentelle était trempé de sa cyprine dont je me délectai en imprégnai mes lèvres et ma langue, propulsé à des summums de jouissance.
Je baissai, enfin, le petit cache-sexe, dévoilant à mon regard extasié les plis délicats du joli coquillage, humide de désir.
Avec lenteur, j’approchai ma langue du petit bourgeon incandescent, saillant des replis nacrés, y posai juste la pointe, que je durcis et l’y maintins, y exerçant une pression de plus en plus intense.
Carla n’en pouvait plus de cette délicieuse torture et, écartant ses cuisses des deux mains, elle s’abandonna enfin à un orgasme qui la secoua toute entière, faisant jaillir son plaisir.
N’y tenant plus, je fondis de ma bouche avide sur le trésor mouillé, goûtant ses saveurs marines dans un baiser passionné qui déclencha un long râle de jouissance de ma belle.
Ce ne fut qu’aux rives d’un petit matin de plénitude, nos désirs enfin assouvis, que l’ouragan d’une folle nuit de passion nous laissa, aux bras l’un de l’autre, épuisés d’amour, dévastés de bonheur…