| n° 20421 | Fiche technique | 53940 caractères | 53940Temps de lecture estimé : 30 mn | 11/08/21 |
| Résumé: Séjour commun de Julia et Christine chez Chantal : s’apprécieront-elles à trois autant que deux à deux ? Et Marion aura-t-elle pour Babette l’amitié qu’elle porte à Brigitte et Sandra ? | ||||
| Critères: fff vacances amour voir exhib strip fmast caresses intermast cunnilingu anulingus 69 fouetfesse -lesbos | ||||
| Auteur : Dyonisia (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…) Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Les Marraines Chapitre 06 / 11 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
Deux jeunes femmes et leurs filles se rencontrent sur une plage naturiste. Elles sympathisent assez pour que Chantal héberge Julia. De confidences intimes en gestes sans tabou, elles s’engagent dans une relation d’amitié amoureuse de longue durée et sont adoptées comme marraines par leurs filles, Brigitte et Sandra pour l’une, Marion pour l’autre.
Cinq ou six ans après le début de cette idylle, Chantal fait connaissance avec Christine dans une salle de sport. Leur attirance mutuelle les rapproche de séance en séance. Dénuée dès l’abord de pudeurs, leur romance platonique se mue en amour décomplexé lors d’un week-end qui préfigure les rapports qu’elles vont entretenir.
Brigitte et Sandra se prennent aussi d’amitié pour Babette, fille de la nouvelle amie de leur mère. Ainsi naît l’espoir d’inclure Christine dans la liaison qui unit Chantal et Julia, à l’occasion d’un prochain séjour de cette dernière et de Marion.
L’amitié entre leurs filles les invite à inclure Christine dans la liaison qui unit Chantal et Julia. Le séjour de cette dernière et de sa fille, Marion, où elles se retrouveront avec Brigitte et Sandra, les filles de Chantal, et celle de Christine, Babette, comblera-t-il leurs vœux ?
Le stage de Christine se termina à la mi-juin, mettant un terme regretté à son hébergement par Chantal. Babette resta chez son opportune « marraine » jusqu’à la fin des cours au lycée. L’été arriva très vite, mais diverses contingences professionnelles et familiales firent obstacle à la rencontre espérée avec Julia et Marion durant leur séjour.
L’année scolaire suivante, Babette reprit pension dans la chambre de Brigitte et Sandra, lesquelles résidèrent à plusieurs reprises chez Christine lorsque ses enfants étaient chez leur père. Ainsi se renforcèrent les liens affectifs entre les deux familles, entérinant définitivement la position de marraine des mères pour leur progéniture respective. Chantal en tint Julia étroitement informée dans leurs échanges épistolaires et téléphoniques, ainsi que, avec plus de détails intimes, lors des vacances de Noël et de Pâques qu’elles passèrent ensemble.
Pour la nouvelle saison estivale, Chantal fit inscrire les deux garçons de Christine dans une colonie de vacances du département pour les trois premières semaines de juillet. Christine et Babette garderaient donc leur liberté de mouvement pendant le séjour de Julia et Marion sans avoir à faire appel aux grands-parents baba cool.
Julia confirma la date de son arrivée, le mercredi suivant le « départ des petits colons » (dixit la presse locale), avec l’espoir que Christine soit libre dès ce soir-là et émit le souhait que chacune consigne dans un journal ses appréciations et ses sentiments sur cette rencontre afin de se les communiquer avant son départ.
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Journal de Chantal
Mercredi, matin :
C’est pour ce soir. J’ai déjà le cœur qui bat ! Brigitte et Sandra ne tiennent pas en place. Elles bouillent d’impatience de revoir « Marraine Julia » et Marion. Elles languissent de leur présenter Babette. Je ne crois pas qu’elles se posent de questions. Elles m’ont juré craché que Babette s’entendrait bien avec Marion et qu’elle plairait à Julia.
J’aimerais avoir leur certitude. Depuis le temps que je connais Julia, je suis sûre qu’elle fera tout pour me faire plaisir. C’est justement ce qui m’inquiète : si par malheur elle ne se sent pas à l’aise avec Christine, elle ne voudra pas le montrer. Il faudra que j’insiste.
Pour Christine, j’éprouve le même attachement que pour Julia. Je devrais dire le même amour pour être honnête. J’aime bien Babette aussi, et j’ai l’impression qu’elle m’a adoptée comme l’a fait Marion. Je ne veux pas les perdre, et si elles s’entendent mal avec Julia ou Marion, je ne sais pas comment je ferai.
Mercredi, après la sieste :
J’aime Julia et j’aime Christine, je le sens dans mon cœur. Et mon cœur me dit que, puisqu’elles m’aiment, elles s’aimeront. Pourtant, même si je pense que tout se passera bien, je ne peux pas chasser l’anxiété qui me tourmente sournoisement.
Je vais m’occuper pour oublier. Je veux que tout soit impeccable quand elles arriveront. Les filles sont à la plage, je ferai le ménage à poil. Si j’ai besoin de me masturber pour me détendre, ce sera plus facile !
Et je réfléchirai à la manière dont je présenterai l’une à l’autre mes deux aimées…
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Journal de Christine
Mer. 08/07, A.M. :
Je commence ce journal auquel semble tant tenir Julia, cette amie de Chantal, son amante dont elle n’arrête pas de me vanter l’affection. Chantal me répète que je l’aimerai aussi. Je ne sais pas, je ne veux pas avoir d’opinion préconçue. Si nous n’avons pas d’affinité, il me sera difficile de faire semblant, et je n’aurai sans doute plus que le souvenir d’une trop brève amitié amoureuse.
Nous avons rendez-vous à dix-neuf heures trente chez Chantal, Babette et moi. Nous y passerons la nuit, et, si tout va bien, nous resterons quelques jours. Que ma fille soit présente ne me gêne pas. Elle est aussi concernée que moi et désire absolument connaître Marion et sa mère dont Sandra et Brigitte lui ont rebattu les oreilles. Mais c’est un paramètre supplémentaire qui ajoute à l’incertitude de cette rencontre.
Est-ce à cause de mes inquiétudes que je me sens intimidée ? Cela voudrait dire que je tiens à Chantal plus que je ne veux me l’avouer. Bon sang, ça ne me ressemble pas d’être éprise à ce point. On dirait une gamine avant son premier rendez-vous. Je ne sais même pas ce que je vais me mettre. C’est stupide !
Plus tard :
(J’ai failli déchirer cette page et tout réécrire. Mais j’ai accepté de raconter sincèrement ce que j’éprouve, donc je la garde.)
J’ai décidé de mettre une petite jupe légère à fleurs et un chemisier blanc. Un peu trop fin, le chemisier, mes tétons se voient comme le nez au milieu de la figure. Sans soutien-gorge, j’aurais l’air de vouloir provoquer. Tant pis, pour une fois, j’en porterai un, couleur chair avec la culotte assortie, celle qui a de la dentelle devant et un joli voile sur les fesses. (je fais la coquette, comme Chantal à notre deuxième rencontre !)
Je vais préparer quelques affaires de rechange et je prendrai une douche avant de partir. Je dirai à Babette d’en prendre une aussi. Elle veut rester en short et tee-shirt, mais ne m’a pas dit ce qu’elle aura dessous. Au moins une culotte, j’espère ! Depuis son « internat » avec Brigitte, je la trouve beaucoup plus délurée.
Nous partirons avant dix-huit heures trente. Je ne veux pas risquer d’être en retard.
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Journal de Julia
Mercredi 8/07, 19 h. :
(Chantal m’a laissée seule pour s’occuper de je ne sais quoi. J’en profite pour griffonner quelques notes que je mettrai en forme plus tard.)
Long voyage. Nous arrivons chez Chantal en fin d’après-midi. Marion lui saute au cou dès qu’elle la voit. Je suis toujours merveilleusement étonnée de l’affection qu’elle lui porte. C’est vrai que, depuis que nous nous connaissons, « Marraine Chantal » est devenue comme sa seconde maman.
Sandra et Brigitte se précipitent sur moi avant que j’aie refermé ma portière. Ma robe est trempée, je me sens poisseuse, je dois puer la sueur. Ça n’a pas l’air de les gêner. Elles m’enlacent et me criblent de bisous. Je les aime bien, je suis leur « Marraine » moi aussi. Quand elles sont à la maison, il me semble que j’ai trois filles. Chantal m’a dit qu’elle avait la même impression quand Marion est avec elle.
Je peux enfin embrasser ma Chantal ! J’ai toujours chaud au cœur et dans le ventre en la retrouvant. Nous échangeons un long baiser d’amour en nous serrant très fort. Au début, nous nous cachions pour le faire. Mais nous avons vite compris que nous ne pouvions pas tromper nos filles. Nous agissons naturellement, maintenant, et elles ne paraissent pas s’en inquiéter. On dirait plutôt que ça leur fait plaisir.
Chantal expédie Marion sous la douche, avec mission pour Sandra de la laver de fond en comble sous la surveillance de Brigitte. Elle me promet le même traitement ensuite ! J’en suis émoustillée d’avance. Je le lui dis, en évoquant un certain endroit qui va en avoir encore plus besoin, à cause de sa promesse. Elle rit et veut vérifier tout de suite, la coquine. Je le lui permets, à condition de lui rendre la pareille. Elle n’a rien à m’envier, c’est un plaisir !
De toute façon, elle n’a sur elle qu’un paréo, beaucoup trop irréprochable pour avoir été mis depuis longtemps. Nous bavardons en attendant que les filles aient fini leur toilette. Je lui raconte ma vie depuis son dernier séjour chez moi. Elle me raconte la sienne. J’ai une pointe de jalousie lorsqu’elle fait allusion à cette Christine rencontrée il y a un an. Ses yeux brillent tellement en parlant d’elle ! Je crains qu’elle en soit plus amoureuse que de moi.
Les filles sortent enfin de la salle de bain. Elles traversent le couloir en courant. À poil, bien sûr. On dirait que c’est la règle ici ! Je n’ai déjà plus ma robe. Elle était trop mouillée, elle aurait taché les coussins, paraît-il. Quant à ma culotte, c’est un ruban de chiffon dans mon aine, grâce aux bons soins de Chantal. Elle a encore tiré deux ou trois fois sur mon clito, en souvenir de notre premier soir. Elle le fait toujours lorsqu’on se retrouve, elle adore ça, et moi aussi !
Elle me donne rapidement la douche, juste le temps de me doigter une fois ou deux (il ne faut pas nous mettre en retard, a-t-elle dit). Elle me prête un de ses paréos, un peu court pour être vraiment décent. Tant pis, c’est l’été ! Je la questionne sur cette Christine, et sur sa fille, Élisabeth, que l’on doit appeler Babette. Elle ne veut pas m’en dire plus que tout à l’heure. J’insiste gentiment, mais c’est non. Pour ne pas m’influencer, selon elle. Alors, attendons l’arrivée de la dame et de la demoiselle !
Je suis inquiète. J’ai confiance en Chantal, mais j’ai peur que cette nouvelle rencontre détruise l’harmonie de nos relations.
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Journal de Christine
Je. 09/07, matin :
J’étais inquiète, et j’étais stupide !
Nous avons convenu de prendre une heure pour écrire notre compte rendu chacune dans son coin. (J’ai choisi de rester dans la chambre de Chantal : elle sent bon l’amour.) Nous le rédigerons au présent pour rendre plus vivants nos sentiments et nous le lirons aux deux autres ce soir. (Oui, je reste !)
Donc, hier, j’arrive à dix-neuf heures trente précises, toute fière de ma ponctualité. Babette n’a pas dit trois mots durant le trajet. Je la devine émue, malgré ses airs bravaches. On nous attend dans le jardin encore ensoleillé. Chantal vient nous accueillir. Les autres se lèvent aussi, mais restent en retrait. Une femme aux cheveux noirs, avec un paréo qui lui arrive à mi-cuisses, tient Brigitte contre elle : ce ne peut être que Julia. Je ne connais pas le minois de la gamine châtain roux à côté de Sandra ; on dirait deux sœurs : ce doit être Marion.
Chantal nous embrasse et me prend par la main. Elle m’entraîne vers le groupe. Babette suit.
La grande brune me tend la main.
Je craignais la bise imposée et le tutoiement. J’apprécie qu’elle garde un peu de distance entre nous et je serre chaleureusement sa main.
Nos regards ne nous trompent pas : Chantal n’a pas dû nous cacher grand-chose de l’une à l’autre ni des sentiments qu’elle porte à chacune… Nous échangeons un sourire avant que je lui présente ma fille. Elle a le bon goût de ne pas lui faire la bise non plus, et c’est moi qui l’invite à la tutoyer. La première impression est bonne, je l’admets.
Brigitte et Sandra embrassent Babette et poussent Marion vers elle. À ma grande surprise, elles s’embrassent aussi, comme si elles étaient déjà des amies de longue date. J’en déduis que les filles de Chantal sont aussi bavardes que leur mère, si ce n’est plus, et qu’il y a entre ces demoiselles des complicités qui m’échappent. Dans quelles mains ai-je laissé se perdre ma pauvre enfant
(non, ça, c’est pour taquiner. En réalité, je suis contente que Babette se sente tout de suite en confiance grâce à tes filles, Chantal chérie) !
Nous prenons l’apéro de bienvenue sous le parasol : alcool anisé que trouble l’eau pour nous trois, jus de fruits pour les filles. Elles nous quittent très vite d’ailleurs, soi-disant pour installer leur couchage. Nous convenons de les croire. Julia dit que ça lui rappelle la première fois qu’elle est venue ici. Je lui réponds que je suis un peu au courant de cette soirée par Chantal. Je n’ai pas l’impression que ça la fait rougir et je laisse entendre que j’aurais bien aimé être présente. Elles rient toutes les deux. Je me sens de mieux en mieux.
Je passe sur le repas, excellent comme toujours chez Chantal (mais si, c’est sincère !). Nous ne parlons que de choses banales : les études des filles et leur avenir espéré, les souvenirs de voyages, l’indication de nos métiers respectifs (je découvre que Julia est enseignante), les informations sur nos goûts (en évitant les aspects sexuels)… Bref, nous nous apprivoisons. Les filles nous regardent avec curiosité : elles n’ont pas l’habitude que leurs mères paraissent si guindées. Notre conversation les ennuie suffisamment pour qu’elles n’aient qu’une envie, celle d’aller faire un tour et rester entre elles.
Après leur départ, Chantal nous suggère de poursuivre notre réunion dans sa chambre. Une pensée ridicule me vient : « ça y est, je suis au pied du mur ». Je ne croyais pas si bien dire !
Mon petit sac est sur une chaise, encore fermé. Les affaires de Julia sont déjà déballées : ses vêtements et ses dessous sont plus ou moins mélangés avec ceux de Chantal. Comme les miens quand j’y séjournais. J’ai passé des nuits heureuses dans cette chambre et j’ai maintenant l’impression d’en être l’étrangère. J’en ressens de la tristesse, je l’avoue.
Chantal me laisse en plan sur le seuil et invite Julia à s’asseoir dans le confortable fauteuil que je connais bien. Elle revient pour me prendre par les épaules et me forcer à avancer. Je suis debout devant Julia qui me regarde sans bien comprendre cette mise en scène.
Je tressaille. Je crois comprendre ce qu’elle sous-entend.
Les mains de Chantal passent sur ma poitrine, un bouton saute, puis un autre, un troisième, et le haut de mon chemisier s’entrouvre. Au quatrième, il s’écarte sur mon soutien-gorge. Au dernier, elle le fait glisser sur mes épaules, emprisonnant symboliquement mes bras. J’entends son sourire dans les mots qu’elle souffle à mon oreille.
Mon chemisier tombe, je frissonne. Mes seins se gonflent, mes tétons luttent dans leur cage.
Petite tension sur l’attache, petit déclic de l’agrafe, la pression se relâche. Il suffit d’un double effleurement des bretelles pour révéler mes pointes dardées.
Mon cœur s’affole. Je suis sûre que ses battements font trembler mes aréoles. Je suis troublée d’être dénudée. Troublée… moi qui méprise les soutiens-gorge ? Troublée… moi qui me fous à poil en riant devant mes copines de gym ? Hé bien, oui ! Je suis troublée d’être exhibée seins nus devant cette grande brune qui m’observe. Encore plus troublée quand j’imagine la suite : la jupe dégrafée, la culotte descendue… Oui, je suis encore plus troublée, et je mouille !
Chantal prend son temps. Elle me tourne de côté, me tire les bras en arrière. Elle veut que Julia apprécie la courbe molle du sein, la longueur inhabituelle du téton, la largeur sombre de l’aréole. Je virevolte au ralenti dans ses mains, valse lente qui m’offre à son amie… profil droit… profil gauche… de face… de dos… Mes yeux se plantent dans les siens. Je marmonne pour elle seule : diablesse, tu me rends folle ! Elle rit.
Elle cherche la fermeture de ma jupe, l’ouvre, tire vers le bas. Elle doit forcer, se pencher, pour obliger la taille à passer sur mes fesses. Son nez frôle un téton, je frémis, j’espère plus, je ne m’aperçois même pas de la chute silencieuse de la jupe. Elle se redresse, me prend aux hanches, m’oblige à me cambrer. Je sens le voile se tendre sur ma peau, mon sillon s’exposer par transparence, le regard de Julia se poser dessus. Je devine son évaluation de ma partie pile. Je me crispe, je m’étonne : moi, je serre les fesses parce qu’une femme les regarde !
Chantal me fait pivoter, je suis à nouveau face à Julia. Sa respiration est aussi oppressée que la mienne. Brève consolation. Les mains de ma montreuse reprennent leur œuvre. Ma culotte est roulée comme un bas qu’on retire. Elle découvre peu à peu ma touffe. Découvrir, si l’on peut dire, car Julia en a vu l’épaisseur et la noirceur à travers la dentelle. Je sais ce qu’il va se passer, j’en ai vaguement honte, vaguement plaisir aussi. Ma culotte se retourne, le gousset trop fin reste englué contre mes grosses lèvres. Il les quitte à regret, avec un léger bruit mouillé. Le tissu entoure mes chevilles, je suis nue et frémissante.
J’obéis, je m’avance vers Julia qui ouvre ses genoux. Le bas du paréo est retroussé sur ses longues cuisses, mais il me cache son bassin. Je ne sais pas si elle est nue dessous. Chantal empoigne ma touffe. Douleur piquante des poils étirant la peau du pubis. C’est moi qui lui ai montré ce geste que j’aime faire, elle en profite. Julia baisse la tête vers mon sexe. Veut-elle me sentir ? Elle lève les yeux, hausse un sourcil interrogateur et frustré.
Mon cul est montré. Deux mains l’écartent, je sens un courant d’air sur mon anus. Des doigts imposent à ma vulve de s’ouvrir, je sens ma mouille qui coule. Je « vois » ce que voit Julia, ma rosette épanouie, mon entaille brillante, mon intimité qui palpite… Un bref orgasme me secoue.
Ma lubricité doit être attirante… ou mon impudeur touchante. Je sais bien que ce n’est pas pour mon corps de déesse que Julia dit me trouver belle, mais je la remercie du fond du cœur pour son compliment spontané. Et j’accepte avec reconnaissance la langue dont elle caresse ma vulve, plus encore lorsqu’elle la fouille profondément. Les clappements mouillés, la douce pression sur ma rosette qui les accompagne, les frissons du désir, me ravissent et m’affolent. Chantal nous sépare trop tard. Je viens de jouir à nouveau. Oh, pas un maelstrom. Juste une jouissance tendre, mais les yeux et les lèvres ruisselants de plaisir.
Je n’ai qu’une envie en me redressant : prendre sa bouche pour sceller d’un baiser d’amour le pacte d’affection qu’elle vient de m’offrir. Nous le concluons et le paraphons trois fois plutôt qu’une, sous le regard attendri de Chantal, avant qu’elle nous rappelle à nos rôles respectifs.
Il semble que ce soit moi qui vais maintenant jouer les voyeuses, juste retour des choses dans une relation équitable fondée sur le partage des corps et des sentiments. Pour l’instant, je me régale du spectacle des caresses de Chantal dont les mains volettent un peu partout sur le corps de Julia.
Elle n’est pas mal, cette nana. Côté personnalité, elle apparaît directe, pas chichiteuse ni pédante, nature et sincère ; un peu introvertie, peut-être, mais cela lui donne une réserve de bon aloi. Côté sexuel, hé bien, c’est déjà une bonne lécheuse ! Côté physique, à première vue elle semble bien faite. Voyons pour les détails.
De face, la longueur des cuisses se confirme, raison d’un port élégant qui se remarque d’emblée. Le ventre, par contre… Bon, passons ! Il y a des défauts qui ont leur charme. Et la culotte, trop fine, témoigne d’un émoi mal dissimulé qui incite à la bienveillance. De profil, disons que les fesses pointues compensent la rondeur du devant, mais la cambrure des reins est assez sympathique.
Chantal me fait languir la découverte des seins, le paréo retroussé les soutient encore. Il les abandonne quand Julia accepte de lever les bras. Une ombre sous les aisselles, la dame s’épile peu, tant mieux. Je préfère le naturel d’un corps à un hygiénisme tatillon. La poitrine est moyenne, son galbe alourdi s’orne d’aréoles que j’avais supposées plus brunes. Les tétons aussi clairs sont posés droits sur des mamelons gonflés. Ma lécheuse bande !
La vue rapprochée du pubis toujours couvert prouve l’abondance pileuse et révèle aussi une étonnante protubérance qui aiguise ma curiosité. La tension de Julia est palpable devant mon examen. Son malaise s’accroît quand la cause du singulier bombement m’est dévoilée. Sous un fort capuchon qui surmonte une vulve épaisse, une fraise rouge semble prête à jaillir.
Elle jaillit en effet, littéralement, quand Chantal empoigne la touffe et étire brutalement toute la chatte. Ce clitoris est surprenant de grosseur, son hypertrophie me fascine et me pousse en même temps à la tendresse pour celle qu’il doit complexer. J’essaie de faire passer cet élan d’affection dans mon regard, mais les yeux de Julia vacillent et un soubresaut l’agite.
Chantal martyrise le malheureux bourgeon, l’oblige à s’exposer dans toute sa nudité, sans pitié pour les lèvres qu’elle écrase. Le sexe écarquillé dégouline de mouille et m’appelle. Mais je n’oserais répondre aux incitations de tourments que suggère Chantal si Julia elle-même ne me suppliait de le faire.
Alors oui ! Je tire sur ce clitoris plus long qu’un téton, je le tords, je le suce, je l’aspire, je le mords, je le tète. Les soupirs de Julia se succèdent, s’accélèrent, se fondent en geignements précipités, culminent en râle aigu, s’interrompent… Et, toujours rivée à la tétine exacerbée, je recueille sous ma bouche la jouissance de ma nouvelle amante que notre amour commun entoure affectueusement de ses bras.
Quand elle revient sur terre, Julia me fait un clin d’œil. Je crois que nous allons bien nous entendre.
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Journal de Julia
Je. 09/07, matin :
Mes craintes étaient fondées, mais à rebours de mon imagination : c’est moi qui suis séduite par Christine. Heureusement, je suis toujours autant amoureuse de Chantal !
La première impression a été bonne. (Pardon, j’oublie notre convention : ma première impression est bonne.) Christine est une femme sympathique de prime abord. Elle doit avoir quelques années de plus que moi, pas plus grande que Chantal et un peu plus ronde. Par contre, elle semble plus souple et plus sportive. Elles se sont connues à la gym ; si elle pouvait avoir une bonne influence sur ma dolente Chantal !
Je la vouvoie, elle ne me reprend pas. Tant mieux : j’aurais été contrariée d’un « tu tu » imposé. Sa fille ne minaude pas comme une péronnelle, cela aussi est bon signe. Au reste, j’ai à peine le temps de lui dire bonjour : Marion l’embrasse autant que Sandra et Brigitte l’ont fait et elles papotent aussitôt toutes les quatre. Le courant passe entre nos filles, c’est peut-être de bon augure.
Apéritif agréable, la glace fond entre nous aussi vite que dans les verres. Chantal nous a concocté un repas de reines auquel nous ne rendons pas l’hommage qu’il mérite tant nous sommes plongées dans une conversation animée. Le commerce avec Christine modifie mon a priori sur les experts-comptables, je ne m’attendais pas à autant de décontraction et de naturel chez une femme de cette profession. Nous restons dans les domaines de la bonne éducation, cependant. Pas d’allusion équivoque ni de sous-entendu coquin, sauf à propos de ma première nuit chez Chantal, dont Christine semble bien informée. Mais c’est ma faute : c’est moi qui l’aie évoquée.
Nous sommes tellement conventionnelles que nous ennuyons les filles. Elles se hâtent de profiter d’une permission d’au-delà de minuit que nous leur octroyons à l’incitation de Chantal. D’après elle, il n’y a aucun problème à craindre avec les amis qu’elles vont rejoindre.
(Petite remarque : je ne sais à quelle heure elles sont rentrées, nous n’avons rien entendu. Dans leur chambre où j’écris, les lits sont joints et les draps passablement froissés. Je ne suis pas sûre qu’elles ont dormi autant qu’elles nous l’ont assurée.)
Dès leur départ, nous passons dans la chambre. Je suis la seule à bénéficier du fauteuil. Je ne me demande pas longtemps pourquoi : Chantal souhaite mon avis « objectif » sur Christine qu’elle effeuille devant moi, comme une mère maquerelle proposant une de ses pensionnaires. Je n’y vois qu’amusements, au début. Mais découvrir lentement l’anatomie d’une fille inconnue est terriblement érotique. J’ai l’impression d’être une cliente de gogo-girl. Elle aussi est émue.
Son visage est crispé, elle se mord les lèvres. Elle ose à peine respirer, pas un de ses cheveux bruns ne bouge. Le soutien-gorge apparaît, je m’étonnais qu’elle en ait un. Il est bien rempli. Ses épaules rondes, ensuite. Jolies, leur peau semble douce. Sa gorge palpite quand Chantal me révèle ses seins. Pleins en effet, lourds, tendus et de belle forme. Mais quels tétons ! Je n’en ai jamais vu d’aussi longs. Ils sont presque noirs, plantés sur des aréoles comme des soucoupes et presque aussi sombres. J’ai droit à leur vision sous tous les angles. Ça me donne des envies de tétée !
Elle est torse nu, de dos. Sa silhouette est plus fine que j’aurais cru. Ses reins n’ont pas ces légers bourrelets qui ornent le mignon râble de Chantal.
Voici la jupe qui tombe, maintenant. Enfin, elle ne tombe pas : je vois que Chantal bataille pour lui faire passer les fesses. De belles fesses ! Rembourrées bien comme il faut, pas molles apparemment, rondes et dures, enveloppées par le voile fin de la culotte qui laisse deviner le sillon bien marqué. Je suis frustrée que Chantal me les dérobe en refaisant pivoter Christine.
Surprise ! Une grosse tache noire se distingue sous la dentelle qui masque le pubis. Des poils indociles se faufilent entre les points. Nous partageons la même particularité d’une touffe drue, j’en ai confirmation quand Chantal dépiaute le minou. Sacrée touffe ! Fournie et large, sa longueur cache presque toute la fente. Une fente bien humide d’ailleurs : la culotte y reste collée avant qu’une traction vers le bas l’en détache et m’offre l’aperçu d’un double renflement bien charnu.
Christine est nue, les hanches en amphore, les cuisses fermes. Chantal la pousse tout près de moi. Je sens son émoi, littéralement. J’apprécie le cadeau olfactif, mais l’aspect visuel m’échappe. Chantal le comprend à mon air déçu. Elle remet Christine de dos et la force à se pencher pour montrer son cul. C’est délicieusement vicieux. Et gentiment obscène lorsqu’elle ouvre les fesses à deux mains : une amande rose, parfaitement épilée, lisse, qui s’entrouvre sous la contrainte. Un adorable trou du cul.
Quant à la chatte, mon dieu ! Les doigts de Chantal ont peine à contenir ses bords replets dont la carnation tendre tranche avec les festons bruns des courtes nymphes. La fente naît tout près de l’anus et bâille sur une onctuosité profuse que d’infimes contractions exaltent. Un doux parfum chatouille mes narines, Christine est au bord de la jouissance. Le simple souffle de ma respiration déclenche le spasme ténu qui la libère.
Le tutoiement m’est venu sans réfléchir, enivrée que je suis par l’ambiance et l’effluve. Je crains sur l’instant qu’il ne soit malvenu, mais un merci timide ma rassure. Le visage que je lève vers Chantal doit trahir mes pensées. Ses yeux pétillent en me souriant.
C’est Christine qui a répondu à ma timide requête. Chantal approuve des paupières et écarte encore plus l’entaille engorgée. La pointe de ma langue recueille délicatement quelques perles d’un suc âcre et doux. J’en éprouve la saveur suave sur mes lèvres et quémande du regard la faveur d’y retourner. Un hochement de tête me l’accorde. Cette fois, c’est toute ma langue que je plonge dans l’ouverture odorante. Je veux aller à la source de l’ambroisie d’amour. Mon nez flirte avec la rosette oblongue et souple, à la senteur subtilement poivrée.
C’est trop bon, je m’apprête à fouiller de nouveau les recoins de cette conque d’abondance.
Je me retire, obéissante et frustrée, tandis que Christine se redresse. Sa frustration égale à l’évidence la mienne, car, sans en demander la permission à Chantal, elle se baisse vers moi prendre ma bouche dans un baiser de reconnaissance que je lui rends avec ferveur.
La voix amusée de Chantal nous ramène de notre nuage, moi, surtout.
Comment ne l’ai-je pas deviné ? C’est mon tour, maintenant. Dois-je faire un strip-tease ? Ce sera vite vu : je n’ai qu’une petite culotte sous mon paréo (l’une et l’autre prêtés par mon hôtesse). Mais non. Chantal m’invite à laisser le fauteuil à Christine et lui permet même de se caresser. Je suis jalouse, je n’ai pas eu ce droit, moi ! Enfin, soyons franche : elle ne me l’a pas interdit, je n’y ai pas pensé…
Me voici debout, devant Christine nue et lascive. Bizarrement, je me sens gauche. Je ne sais que faire de mes bras. Tout juste si je ne me balance pas d’un pied sur l’autre !
Les mains de Chantal flattent mes cuisses, mes hanches, mes flancs, ma poitrine. Légères caresses sur un léger tissu qui me font frissonner. Ses doigts pinceautent mes tétons à travers le coton, s’assurent de leur raideur, les font ressortir en pressant mes seins. Je m’abandonne à ces attouchements qui ravivent mon excitation, et soudain ce sont eux qui m’abandonnent.
Les mains de Chantal remontent le bas du paréo, découvrent mes cuisses, dévoilent ma culotte. Je me souviens d’un coup qu’elle n’a pas de gousset, pas même une double épaisseur de lycra. Toute humidité, si infime soit-elle en assombrit le pastel. Et de l’humidité, j’en ai produit, et je viens d’en produire. Je ne vois pas la tache, mais le regard de Christine m’en convainc autant que son sourire.
Le paréo est sous mes seins. Ma taille et mon ventre ne sont pas aussi sveltes que je l’aimerais. J’en ai un peu honte. C’est très étrange d’être dénudée par une autre devant une autre. Le moindre défaut de votre corps vous pèse.
Chantal est sans pitié. Elle sait mon malaise, elle le prolonge, l’augmente en haussant mes seins à hauteur de mes rêves. Je devine la suite, j’en rougis malgré moi. Elle est inéluctable, elle arrive. Les plis du tissu soulèvent ma poitrine, la soutiennent encore. Résignée, je lève les bras, le paréo s’envole. Mes seins retombent, plus douloureusement pour mon ego que pour mes rondeurs alourdies de chaleur. Je sens le sang battre dans mes mamelons.
Une douce et ferme pression dans mes reins me rapproche de Christine, ma dérisoire culotte, indiscrète traîtresse, comme dernier rempart de ma pudeur. Hé oui, en dépit de toutes ces années de pratique du naturisme et de libertinage saphique, je suis restée pudique ! Autant que ma voyeuse le sache puisque tout m’indique que nous allons nous fréquenter intimement.
N’empêche, je tremble comme une gamine. La turgescence de l’excitation n’a pas affecté mes seuls mamelons, mon clitoris l’est assez pour être discerné sous son fin refuge. Il en est inexorablement privé et révélé avec l’ensemble d’une chatte dont j’ai toujours honte devant un regard neuf. Pourtant, il n’y a ni surprise ni répugnance dans les yeux qui l’observent, plutôt de la tendresse. La même douceur tranquille et bienveillante dont l’avait gratifiée Chantal en la découvrant d’aussi près dans ma folle exhibition de notre premier soir.
Le souvenir nous en revient ensemble sans doute, qui enflamme mes pulsions et qui l’incite à offrir à sa nouvelle amie l’étendue de mes turpitudes. Ses doigts cajolent d’abord ma touffe, la font bouffer, s’amusent à la peigner, en tortillent des mèches, parsemant mon pubis de délicieux frissons. J’y consens et je fonds, quand brusquement mes poils sont tirés vers le haut. Ma fente s’allonge outrageusement, exposant ses festons épais et le gros bourgeon qui les couronne. Je sais qu’il pointe, insolent et carmin sous le repli qui résiste encore. Je me trouble et je coule.
Chantal n’attend ni refus ni prière. Elle repousse mes chairs, retrousse le capuchon, exhibe mon clitoris dans sa nudité indécente, et le pince à sa base pour l’épanouir sans défense. Je gémis et me crispe, traversée d’une onde électrique qui embrume mes sens. Des voix me parviennent de très loin.
J’ai besoin de jouir ! J’ai besoin d’être sucée, léchée, aspirée, doigtée, gougnottée, branlée… Tout ce qu’on voudra ! Tout, pourvu que je sois libérée de cette tension qui me fait trembler tout le corps. Oui, j’ai envie de donner mon orgasme à cette fille. Oui, j’ai envie de donner ma mouille à sa bouche. Oui, j’ai envie de jouir pour Chantal et pour elle !
Et j’ai joui. J’ai joui dans les bras de Chantal qui caressait mes seins. J’ai joui sous les doigts de Christine qui tiraillait durement mon gros clito. J’ai joui en embrassant Chantal qui baisait affectueusement mes lèvres. J’ai joui de la bouche de Christine qui tétait à mon bourgeon comme à une mamelle. J’ai joui en donnant mes tétons à Chantal pour les sucer et les mordre. J’ai joui en donnant les plis de mes nymphes à Christine pour les aspirer. J’ai joui sur la bouche de Christine en gémissant de bonheur dans celle de Chantal. Longuement.
Je flotte sur mon nuage, je ne sais combien de temps. Quand j’en redescends, je croise le regard de Christine. Il me semble que nous nous comprenons.
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Journal de Chantal
Jeudi matin :
J’écris dans le jardin, il ne fait pas encore trop chaud. J’ai eu toutes les peines du monde à expédier notre carré de filles hors de la maison. Quelques billets et la mission de ramener un repas à leur goût ont emporté la décision. Nous sommes tranquilles jusqu’à midi.
Mes deux invitées s’entendent comme larronnes en foire. J’en suis enchantée, même si leur amitié s’est parachevée en m’infligeant leur tendre vengeance de mes taquineries. J’admets que c’est la conséquence de la façon dont je les ai présentées l’une à l’autre. Je n’en suis pourtant pas mécontente.
J’ai éprouvé beaucoup de plaisir à déshabiller Christine. J’ai bien senti sa gêne en étant mise nue petit bout par petit bout, et aussi son excitation qui augmentait à chaque révélation d’une partie de son corps jusqu’aux détails les plus intimes. J’ai été ravie de son orgasme libérateur.
J’ai joué sur la honte de Julia quand son gros clito est vu par une inconnue. J’étais certaine que Christine ne ferait aucune remarque blessante et je connais les réactions lubriques qui s’emparent de Julia lorsqu’elle est obligée de s’exhiber. La torture de son clitoris est pour elle un plaisir ultime et secret. J’ai été heureuse de la voir jouir sans vergogne.
Mes deux coquines complotent à poil sur mon lit. Elles échangent à voix basse des mots qui les amusent en me regardant par en dessous. J’essaie de prendre un air dégagé pendant qu’elles s’adossent confortablement aux oreillers. Les voilà qui remontent leurs genoux et qui ouvrent tout grand leurs cuisses avec un petit sourire moqueur en exposant leur chatte. Pour être plus à l’aise – et plus visibles ! –, elles croisent leurs jambes, la droite de Christine sur la gauche de Julia. Et pour me faire languir, elles entreprennent un mignon jeu de langues en se caressant les seins. Grrr ! Alors, quoi ?
Je me doutais un peu de cette demande. Mais encore ?
Bon ! Si ce n’est que ça… je ne suis pas une déesse du cabaret, mais ça peut être plaisant. Si je le pouvais, j’irais passer deux ou trois choses en plus du paréo et de la culotte, pour faire durer mon effeuillage. Il va falloir que j’improvise !
Je valse avec moi-même, pour commencer. Quelques notions de danse me reviennent. Une jambe repliée, je virevolte, le bas du tissu voletant et découvrant par instants mes cuisses. Je me penche, mimant la patineuse, laissant voir ma culotte. Je décroise mon paréo et alterne mes voltes, un pan tenu à la main, comme une voile, d’un bras puis de l’autre. Mes seins pèsent vers le bas, ballottant au gré des mouvements. Une excitation sourde me prend.
La figure plaît. Des applaudissements (moqueurs) m’encouragent. Je me redresse pour saluer, le buste à l’horizontale. Les bras grand ouverts, les coins du paréo dans les mains, j’offre mes doudounes pendantes, le regard fixé sur mes spectatrices.
Elles sont bien calées, côte à côte, la main de l’une cajolant doucement la chatte de l’autre qui lui rend sa caresse, un sourire aux lèvres quand elles ne se bécotent pas. Je suis jalouse.
Mais c’est moi qui les ai poussées dans les bras l’une de l’autre et au fond, j’en suis fière ! Je le leur prouve en continuant effrontément mon gage. Je joue avec le tissu, leur dévoilant un sein, le masquant, m’enroulant, me déroulant, m’exposant enfin en culotte face à elles, le paréo rejeté à leurs pieds emmêlés.
Je me tourne de trois quarts, les regarde par-dessus mon épaule, les mains à la taille. Je baisse l’élastique sur mes fesses, la remonte, la rabaisse à moitié, montre mon cul à demi, roule des hanches, semble me raviser, et me reculotte. Mes voyeuses manifestent leur dépit dans un grognement réprobateur. Leur frustration chauffe agréablement mon ventre.
De profil, passant la langue sur mes lèvres à leur intention, je fais glisser ma lingerie sur mes jambes serrées, me tortille pour lui faire passer mes cuisses, l’abandonne à sa chute. Je prends l’air effaré, une main sur la bouche, en voyant le petit tas chiffonné à mes chevilles, m’en dégage avec précaution et m’accroupis pudiquement, genoux étroitement joints, pour le prendre. Les rires se taisent quand je respire à longs traits le linge délicatement humide.
Je me relève (aussi élégamment que possible…), roule en boule ma culotte, la hume encore une fois, et la jette sur mes amies enlacées. Debout, je m’étire lascivement, porte mes mains à la nuque, et me cambre, jambes écartées, face à elles, bien consciente d’afficher en vedette ma chatte et ses babines. De petits frissons d’excitation me parcourent, gonflant mes seins et mouillant mon vagin. Ce jeu me plaît de plus en plus !
J’ai droit à de nouveaux applaudissements, peu conventionnels, néanmoins. Julia tapote bruyamment l’entrecuisse de Christine, qui lui rend la pareille. Geste impressionnant, mais pas douloureux qui me dit où veut en venir celle qui en a pris l’initiative. J’essaie de l’y aider en sollicitant un rappel, mais Christine me coupe.
Je le suis aussi, je ne demande pas mieux que les rejoindre sur le lit ! Je m’empresse d’y grimper pour être aussitôt arrêtée dans mon élan par Julia.
C’est encore plus excitant ! Les cuisses larges écartées, je déplie ma tirelire à pleins doigts. Il est tout naturel qu’elles en apprécient les coulures de cyprine. J’étale mes nymphes comme deux belles ailes de papillon, bombyx géant en l’occurrence. Elles connaissent par cœur les détails de ma cramouille, j’espère qu’elles les distinguent bien et qu’elles s’en régalent. À voir leurs mains qui s’activent réciproquement sur leurs chattes, cela semble le cas.
Je les imite avec soulagement pour combler la furieuse envie de me branler qui m’étreint. Nos soupirs de plaisir se mêlent et s’intensifient. Le langue à langue passionné de Christine et Julia me frustre. Je souffre de ne pas avoir une bouche amie à partager, je souffre du manque d’une main sur mes seins, je souffre de devoir les pétrir moi-même… Tant pis ! Je suis heureuse de leur offrir la montée de ma jouissance et mes doigts s’agitent frénétiquement dans mon con pour la précipiter.
Je ne sais pas si nous l’atteignons ensemble, mais l’orgasme nous emporte dans un tourbillon de spasmes et de plaintes dont l’écho doit se répercuter dans la maison. Je n’y pense même pas, toute entière occupée à savourer le bonheur que je partage avec mes amies. Notre souffle est court, nos regards se croisent en silence. Nous n’avons pas besoin de mots pour nous exprimer notre affection. Elles m’ouvrent leurs bras et je me love dans leur giron.
Longue, douce, tendre et fusionnelle étreinte, où chacune se perd dans le ravissement des autres, où chacune se fond dans la chaleur des autres, où chacune jouit du plaisir assouvi des autres, où trois corps frémissants n’en font qu’un qui frissonne… trois cœurs pour un seul amour.
(Bon, je m’enfonce dans le romantisme bêtifiant. Julia va s’étonner et Christine se moquer ! Je n’y peux rien : c’est ce que je ressens et nous avons dit que nous serions sincères à propos de nos sentiments. Je vous aime toutes les deux et je suis profondément heureuse que vous m’aimiez. Oh, bien sûr, je ne réclame pas « L’AMOUR », le seul, l’unique, le grand amour ! Aucune de nous ne l’exige, et sans doute ne tiendrait-elle pas au long du quotidien casanier. Mais cette amitié profonde et physique qui nous unit est pour moi le sommet du bonheur.)
La suite de notre étreinte est évidente. À peine sommes-nous repues de notre jouissance que le désir de l’autre – des autres – nous reprend. Mes amantes se laissent glisser à plat dos côte à côte et m’invitent gentiment à m’étendre sur elles tête-bêche. À deux, un soixante-neuf classique, mais comment appelle-t-on cette position à trois ? Un cent trois virgule cinq ou un cent trente-huit ? Je ris toute seule de cette question saugrenue qui me vient à l’esprit en posant ma bouche de la chatte parfumée de l’une à la chatte embaumée de l’autre. Elles se méprennent sur ma gaîté.
J’ai un sein sur le ventre de Julia, l’autre sur le ventre de Christine, le clito de l’une sous la main, les lèvres de l’autre sous la bouche ; je n’ai qu’à tourner la tête pour inverser les câlineries. J’écarte mes cuisses comme une grenouille, laissant mon cul à leur disposition et offrant mes trous à leur exploration. L’alternance des gifles et des caresses est un délice.
Mais l’entrelacs de bras et de jambes dans lequel nous sommes enserrées ne facilite pas la fessée et bientôt le furetage des doigts au creux de ma fourche remplace définitivement le claquement des paumes sur ma croupe. Deux langues les rejoignent et se disputent l’accès à mes orifices. Je les leur abandonne sans vergogne, savourant les frémissements qui me parcourent de l’anus au pubis et la houle qui monte dans mon ventre.
Je ne peux hélas rendre les mêmes cajoleries buccales aux rosettes qui échappent à mes lèvres. Je me contente de les masser chacune du bout d’un index dont les frères s’occupent du vagin correspondant. Et pour que les replis des vulves ne se sentent pas délaissés, ma bouche et ma langue volent de la fraise turgescente de l’une à la fève gonflée de l’autre et sur les lèvres épanouies des deux. J’entre et je sors, je fourre et je doigte, j’explore et je titille l’intérieur des cons. Je suce, je tète, je pince, je lèche, j’aspire et je mâchouille la moiteur des chairs. Je bois à satiété les jus que je provoque, au point d’en oublier ma propre jouissance.
Elles l’oublient aussi, tendues et arquées, clamant leur plaisir et réclamant son apogée qu’elles atteignent enfin sous mes dévorations. Expulsant mes mains dans un double flot de cyprines, se plaquant l’une à l’autre dans un dernier sursaut, leurs ventres tremblotants d’ultimes contractions, elles gémissent ensemble dans mon cul et ma chatte.
Je me cambre en sentant leurs souffles jumeaux sur mes muqueuses brûlantes et cette simple légère caresse libère l’orgasme que j’exprime sans réserve, trop heureuse de m’y abandonner.
Le silence est revenu dans la chambre. L’atmosphère est chaude et lourde. Nos corps sont moites. La sueur baigne les ventres au-dessous de ma poitrine. Des rigoles de transpiration s’insinuent entre les aines et les pubis. Mes fesses et mes sillons doivent être dans le même état. Des gouttes tombent de mes mamelons sur les chattes assouvies. Il me suffit de bouger légèrement les épaules pour les caresser du bout des tétons. Un double soupir de plaisir m’en remercie et de tendres bisous à l’intérieur de mes cuisses m’en récompensent.
Il est tard. Nous nous endormons telles que nous sommes, entrelacées tête-bêche, sans autres manifestations de bonheur que les caresses et les baisers qui nous accompagnent vers le sommeil. À quoi bon se questionner quand nos corps et nos cœurs ont déjà répondu ?
Peut-être – sans doute – n’avons-nous pas été assez discrètes cette nuit. Les filles ont un drôle de regard quand nous les croisons au réveil. Sans parler de leurs sourires en coin en nous voyant changer les draps de mon lit. Elles ont même le toupet de se proposer pour nous aider !
Jeudi, début après midi :
Quelques mots en vitesse. Je ne sais trop que penser : Brigitte est venue vers moi dès son retour pendant que sa sœur et ses compagnes mettaient le couvert.
Christine et Julia sont aussi étonnées que moi, mais elles sont d’accord.
§ § § § §
Le quatuor de demoiselles manœuvra à merveille pour faire pression sur leurs mères. Il n’avait fallu que quelques heures pour que Babette et Marion s’entendent entre elles aussi bien que chacune avec Brigitte et Sandra. La nuit passée dans le même lit et largement occupée à des activités qui ne regardaient pas les adultes avait scellé leur sororité. Les échos qui leur étaient parvenus de la chambre voisine, et sur l’origine desquels elles n’avaient aucun doute, avaient renforcé leur complicité.
Depuis le matin, elles n’avaient parlé que de la situation extraordinaire qu’elles avaient conscience de vivre et qui aiguisait leur curiosité. Lorsque Brigitte était revenue avec l’accord de leurs « marraines » pour passer l’après-midi à la plage naturiste, les trois autres avaient sauté de joie. L’excitation du succès de leur complot prenait le pas sur la gêne de devoir être nues en public, et s’il restait pour chacune une pointe d’inquiétude, affronter cette expérience ensemble les rassurait.
Elles n’eurent de cesse, dès le repas terminé, que de presser le départ sans considération de chaleur accablante ou de repos post-prandial. À peine tolérèrent-elles le délai nécessaire aux préparatifs de la sortie. Quant aux vêtements, elles les auraient bien réduits a minima (et encore…) si le projet d’un dîner au restaurant après la plage n’avait exigé une tenue correcte.
Sous prétexte de se changer pendant que leurs filles s’apprêtaient bon gré mal gré, Chantal, Julia et Christine s’isolèrent pour s’accorder sur leur comportement dans les prochaines heures, sans oublier de se munir d’un petit carnet où noter leurs impressions personnelles.
À suivre…