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Temps de lecture estimé : 25 mn
07/08/21
Résumé:  Chantal reçoit Christine, les filles de l’une accueillent la fille de l’autre. De cette soirée dépendra l’avenir de leurs relations. Au moins se connaîtront t’elles enfin bibliquement…
Critères:  ff fff jeunes fête amour voir exhib noculotte caresses intermast cunnilingu -lesbos tribadisme
Auteur : Dyonisia  (Rêves et autofictions… souvenirs et confidences…)      Envoi mini-message

Série : Les Marraines

Chapitre 05 / 11
Christine : invitation et conséquences

Résumé des épisodes précédents :

Deux jeunes femmes et leurs filles font connaissance sur une plage naturiste. Les mères sympathisent et s’entraident en surveillant leur progéniture. Chantal hébergeant Julia, la première soirée les amène à des confidences de plus en plus intimes et des attitudes de plus en plus osées. Leur passage à l’acte inhabituel se révèle sincère, brutal et arrosé. Elles s’en trouvent comblées, mais embarrassées. Elles surmontent heureusement leur gêne pour s’engager dans une relation d’amitié amoureuse et familiale durable.

Cinq ou six ans après sa rencontre avec Julia, Chantal fait la connaissance de Christine dans une salle de sport et un début de relation éveille sa curiosité. Leur attirance mutuelle et leurs attitudes différentes des autres habituées les rapprochent de séance en séance. Dénué de pudibonderies, l’exemple de leur douche commune à la fin des cours incite leur monitrice et une autre jeune femme à les imiter. En sortant du gymnase, elles prennent l’habitude de fréquenter un salon de thé pour de longs tête-à-tête où elles se racontent leurs vies après s’être montré leurs corps. De confidences en aveux, elles s’engagent dans une romance, encore platonique, dont elles espèrent chacune l’épanouissement lors d’une soirée, ou plus, qu’elles passeront chez Chantal, après avoir manœuvré pour s’assurer l’accord de leurs filles.







Les exercices du cours parurent, ce vendredi-là, moins pénibles à Chantal. Comme un rituel bien réglé, Christine et elle prirent ensuite leur douche avec Alice et Isabelle. Celles-ci furent un peu chagrinées de voir leurs compagnes de bain réduire leur toilette au strict minimum et les quitter si rapidement, mais elles se promirent de prendre leur temps la fois prochaine et se firent gentiment la bise avant de se séparer.


En sortant du gymnase, Chantal confia à Christine qu’il était bien agréable d’embrasser les joues fraîches de ces jeunes personnes, sans parler du contact de leur corps… Christine lui reprocha en riant de lui faire déjà des infidélités et réclama un baiser en compensation. Elle l’obtint dans la pénombre complice du parking. Un baiser d’amour, le premier qu’elles échangeaient. Un baiser qu’elles prolongèrent pour découvrir la douceur de leurs lèvres, la tiédeur de leur langue, le goût de leur salive. Un baiser que leurs mains accompagnèrent de caresses sur leurs fesses nues sous leur jupe.



Comme pour fuir la tentation, elles coururent vers la voiture.



Elle-même se retroussa avant de s’installer au volant. Un vieux modèle hérité de son divorce, mais dont elle appréciait la qualité et le luxe discret, accusant hélas son âge pour ce dernier. Elle démarra sans attendre tandis que Chantal s’extasiait sur le confort du véhicule. Les volumes du coussin semblaient se mouler à l’anatomie de son occupante. Les sensations du cuir sur la peau nue en étaient d’autant plus agréables et les douces vibrations qu’il transmettait à l’épiderme sensible ajoutaient un effet de massage que les mouvements d’une conduite nerveuse accentuaient.


Elle faisait part de cette remarque à une Christine amusée quand elles aperçurent leurs filles au bord du trottoir. Un double soupir de soulagement résonna dans l’habitacle en les voyant partager le poids du sac de voyage de Babette surchargé des classeurs scolaires de chacune. S’il y avait déjà entraide amicale, on pouvait espérer une entente cordiale advenue ou en passe de l’être.


Les présentations furent remises à plus tard afin de ne pas encombrer trop longtemps l’aire de stationnement. Babette, Brigitte, et leur baluchon s’engouffrèrent sur la banquette arrière et Christine repartit aussitôt. À la sortie de la ville, Chantal prit le rôle de guide en indiquant les directions à suivre pour éviter au maximum les embouteillages de l’heure. Elles furent bientôt sur une route moins fréquentée où il fut possible de faire droit aux récriminations des filles, comprimées entre leur bagage et les portières.


Christine se rangea sur le bas-côté et déclencha l’ouverture du coffre avant de rejoindre ses passagères pour les aider à ranger le sac. Il fallait d’abord dégager la place nécessaire et Chantal se pencha sans doute trop loin en voulant s’en charger, car son empressement suscita l’exclamation de surprise incrédule de Brigitte.



Brigitte regarda Babette qui leva les yeux au ciel en haussant les épaules.



Les filles ne leur firent plus d’autres remarques pendant le reste du trajet, mais les deux femmes se jetaient des clins d’œil entendus en faisant mine d’ignorer les messes basses qui bruissaient sur la banque arrière jusqu’à l’arrivée devant le portail de Chantal.



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L’extérieur de la maison n’avait guère évolué depuis que Julia y avait été accueillie pour la première fois, quelques années auparavant. La façade méritait toujours un ravalement quoique les huisseries eussent reçu un coup de peinture et que la porte d’entrée fût changée. Une seule différence notable faisait la joie de Chantal : elle venait d’acheter sa demeure. La nouvelle propriétaire s’excusa de la modestie des lieux qu’elle présentait à sa nouvelle amie, mais celle-ci écarta les regrets d’un geste insouciant.



La cadette de Chantal avait attendu impatiemment l’arrivée des « étrangères », tant pour avoir sa propre idée sur la fille, après ce que lui en avait dit sa sœur, que pour connaître cette femme qu’elle avait deviné avoir conquit sa mère. Poussée par la curiosité, elle avait guetté par la fenêtre en dressant la table – cela, elle se demandait bien pourquoi elle en avait pris l’initiative – et dès qu’elle avait vu s’arrêter une voiture inconnue, elle était sortie sur le seuil. Maintenant, elle se dandinait presque d’un pied sur l’autre en attendant.


Elle n’eut à subir ni bise ni caresse sur les cheveux, et trouva du coup « la nouvelle amie de Maman » sympathique, même si ce n’était pas une beauté à rêver. La copine de sa sœur ne lui apparut pas plus désagréable. Ce n’était pas la « bimbo » qu’elle craignait, elle ne l’avait pas toisée comme les autres « pétasses du lycée », et surtout, elle avait eu la politesse de lui dire « s’il te plaît » en lui demandant de prendre les classeurs de cours. Que des bons points, en somme… jusqu’à présent !


Chantal retint Christine par le bras après avoir sorti leurs propres affaires du coffre. Les filles se dirigeaient déjà vers la maison. Elles restèrent en arrière pour les observer. Brigitte aidait toujours Babette à porter son baluchon, chacune une anse dans la main, sur les pas d’une Sandra volubile qui ouvrait la marche, et les portes à l’occasion. Les mères, suivant le groupe à distance, le virent zigzaguer à travers les pièces et se diriger sans hésitation dans la chambre des deux sœurs. Elles hochèrent la tête en souriant.



Christine fit valser ses chaussures. Le devant de sa jupe qui s’était relevé dans le mouvement glissa à l’envers sur son ventre. Chantal avait une vue directe sur les cuisses nues et le pubis broussailleux.



Christine se souleva sur ses coudes en ouvrant innocemment les genoux.



Chantal se mit à genoux entre les chevilles complaisamment écartées. Elle avança la tête pour détailler les grosses lèvres charnues qui laissaient échapper des nymphes bizarrement festonnées de brun au milieu des bombements d’un sexe plus clair que le noir du buisson l’aurait fait croire. Christine retroussa obligeamment sa touffe pour montrer le haut de sa fente que couronnait un court capuchon pâle d’où pointait le bout rose vif du clitoris. Chantal palpita légèrement des narines.



La langue de Chantal dessina les replis, les força à s’épanouir à petits coups tendres, glissa entre les nymphes pour en cueillir la rosée, remonta sur le clito qu’elle titilla pointe à pointe.



Chantal se posa au-dessus du visage de Christine en retroussant sa jupe.



Christine les aspira et les suça, l’une après l’autre, les reprit ensemble, les étira chacune et les caressa d’un large coup de langue.



Elle reposa sa tête pour embrasser la cuisse de son amie, qui dut se retenir de s’écraser sur sa bouche, puis elle fit une allusion mutine à leurs premiers badinages sous la douche.



Elle tendit d’un air engageant une main qui fut négligée : c’était trop bon de rester allongée à moitié nue sur le lit.



Cela fait, soigneusement, elle porta la lingerie à son visage pour la humer.



Elles rajustèrent leurs vêtements pour sortir de la chambre, les bras encombrés d’un mélange de chandails, slips, et autres dessous ou dessus, appartenant à l’une ou à l’autre. Un bourdonnement aigu et enjoué frappa leurs oreilles en passant devant la chambre des filles. Discussions amicales et échanges joyeux allaient bon train entre ces demoiselles.



Arrivée dans la salle de bain, Chantal ôta son haut et son soutien-gorge pour les joindre au tas déjà conséquent, ce qui incita Christine à gober un téton au passage. Elle considéra ensuite l’amoncellement de chiffons en secouant la tête.



Elles chargèrent à moitié le tambour de petit linge avant de retourner se couvrir. Dans la chambre voisine, le bourdonnement avait repris, à plus bas bruit cependant. Chantal toqua à la porte.



La robe prêtée à Christine était un peu courte en regard de sa morphologie, mais pour une poignée d’heures elle s’en accommoda. Chantal se contenta d’une ancienne blouse dont il lui fallut laisser libres les boutons du haut – elle avait un peu forci depuis l’année dernière – et du bas, pour être plus à l’aise. Christine lui demanda malicieusement si ceux du milieu ne la serraient pas trop, mais elle la rassura.



Cette fois, elles ouvrirent la porte d’autorité. La chambre était parsemée de vêtements que Sandra tentait de rassembler en bon ordre après leurs essayages. Brigitte s’était sans doute efforcée de trouver ce qui satisferait le mieux sa copine, au point de négliger de se rhabiller. L’intrusion la surprit de dos, nue, pendant qu’elle tendait un nouveau chandail à Babette qui l’enfila à la hâte. Chantal eut le temps d’apercevoir deux ravissantes pommes tandis que Christine put apprécier la rondeur des fesses présentées par l’aînée de son amie.



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Le repas se révéla gai et unanimement savouré. L’avantage de ces plats asiatiques était qu’ils étaient assez nombreux et diversifiés pour ne pas exiger une rigueur excessive dans leur dégustation. Sandra, qui se faisait régulièrement reprendre pour sa propension à utiliser ses mains plutôt qu’une fourchette, en fut la première ravie. Elle en profita pour taquiner plus souvent qu’à son tour ses deux aînées en les provoquant avec ses doigts huileux. Chantal se lassa de tenter d’y mettre le holà et finit par leur dire de se débrouiller entre elles. Les chamailleries continuèrent d’autant plus que Christine plaidait l’indulgence.


Le dessert ramena un peu de calme. Son annonce, tout au moins, car l’amie de la maîtresse de maison provoqua l’amusement de la jeunesse en voulant se rendre utile. Chercher coupes et soucoupes au bas d’un buffet lorsqu’on porte une robe trop courte pour soi suppose quelques précautions. Christine n’en prit pas. Pour les filles, sauf Babette, ce fut l’occasion de découvrir la vue de la raie imberbe et des lèvres épaisses dont avait déjà profité Chantal. La surprise des unes passée, chacune y alla de son commentaire moqueur. L’exhibitionniste involontaire (ou non ?) ne s’en offusqua pas et se délecta comme les autres des douceurs exotiques proposées.


Bref, convenons que le dîner se déroula dans la joie et la bonne humeur. Bien sûr, au début, Babette se tenait sur la défensive. Elle était surprise et vaguement ennuyée par les façons de sa mère qui se comportait aussi librement que si elles eussent été chez elles. Mais les malices de Sandra, la camaraderie sans fard de Brigitte, et surtout l’attitude de Chantal qui la traitait ni plus ni moins comme si elle eût été sa troisième fille, la détendirent et elle se sentit tout à fait à l’aise. Pour preuve, ses réponses sans réserve ni excès aux tripotages amicalement taquins de ses comparses que les deux femmes observaient à la dérobée.


C’est donc avec satisfaction, et un soulagement certain, qu’elles virent les filles partir vers leur chambre et s’y enfermer pour des occupations qui les regardaient seules. Il n’avait pas été question un instant de mettre en doute qu’elles dormissent ensemble, comme le remarqua Chantal avec un plaisir non dissimulé. Elle et Christine s’installèrent confortablement dans le canapé afin de deviser sans contrainte, un verre de liqueur ambrée en main. La conversation roula d’abord sur la bonne entente évidente entre leurs filles.



Chantal expliqua comment Julia et elle s’étaient retrouvées avec juste un tablier sur elles pour cuisiner, puis leur espionnage attentionné des gamines à travers un trou de mur, leur contact inattendu, l’excitation qui les avait enflammées et les folies qui s’en étaient suivies.



Christine mimait suffisamment la déception pour inciter son amie à la prendre dans ses bras. Et pour faire bonne mesure, Chantal prit aussi sa bouche. Elles restèrent un bon moment à se cajoler et à s’embrasser. Assez longtemps pour que leurs mains se rassasient des rondeurs et des profondeurs qui n’avaient encore été caressées que des yeux ou des langues. Leurs lèvres n’étaient pas en reste pour découvrir le goût et la douceur de peau des gorges et des cous.




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Il y avait près d’une heure que les filles s’étaient retirées et closes dans leur chambre quand leurs mères passèrent à pas de loup devant la porte. Derrière, tout semblait silence, calme et harmonie. Elles échangèrent un regard étonné, avant de s’isoler à leur tour.



Chantal fit mine de s’offusquer, mais cette invitation au strip-tease et l’allusion aux curiosités d’adolescence qui lui avaient manqué ajoutaient à l’excitation des récentes caresses. Elle joua les soumises, et se prit au jeu. Elle fit sauter un bouton, puis deux. Il suffit d’un mouvement d’épaules pour que ses seins apparaissent, lourds et gonflés, les tétons dardés. Elle se tourna en déboutonnant les dernières attaches, se dégagea un bras. La blouse glissa sur ses reins et révéla ses fesses. Elle les cambra, les jambes juste assez écartées pour que ses formes intimes se devinent, comme inconsciemment. Elle se remit de face pour s’approcher de sa spectatrice assise au bord du lit, retenant encore le tissu sur son ventre. Christine ouvrit les cuisses pour lui faire place. Chantal avança entre ses genoux et laissa tomber le dernier voile.


Une image familière lui revint, image qui la visitait parfois, en rêve ou éveillée. Ce n’était pas son amie devant qui elle se tenait nue, c’était une inconnue. Ce n’était pas une méchante robe qu’elle portait, c’étaient de beaux atours… Non, mieux ! C’étaient plusieurs femmes, des femmes comme celles qui fréquentaient le gymnase, les moins jeunes et les jeunes, toutes habillées avec chic, et qui la regardaient, et qui allaient la toucher… Une « femme Christine » tendit la main vers sa vulve, pinça ses nymphes… Elle mit les mains à sa nuque pour s’interdire de se dérober. La « femme Christine » lui empauma un sein, coinça le téton, le fit rouler entre index et majeur… L’autre main la masturbait toujours, frottait ses lèvres, écrasait son clitoris, la pénétrait d’un doigt, faisait gicler sa mouille, explorait son vagin, le trouvait trop large, ajoutait un doigt, la branlait, en ajoutait un autre, les enfonçait… Elle jouit d’un coup, empalée sur trois doigts qui la fouillaient, ne sachant si c’étaient eux qui l’avaient soulevée ou si c’étaient ses genoux qui s’étaient dérobés…



Elle ouvrit paresseusement les paupières. Le visage de Christine était tout près du sien. Elle était dans ses bras, allongée sur le lit, ses jambes encore entre les siennes. Une main douce lui caressait la joue, laissant des traces humides. Deux yeux tendres observaient son retour à la vie. Une bouche se posa affectueusement sur ses lèvres, des doigts mouillés s’interposèrent. Elle comprit, sourit, sortit sa langue pour lécher à deux son jus onctueux.



Christine était sincèrement heureuse. Un peu honteuse de son égoïsme, un peu gênée de raconter son fantasme, poussée par le besoin d’être absolument franche, Chantal lui confessa le scénario auquel elle s’était abandonnée. Christine ne l’en embrassa que plus ardemment.



Pour la suite, mon Dieu, que dire ? Que sa robe vola ? Oui ! Que Chantal la culbuta, jambes en l’air sur le lit ? Oui ! Qu’elle se jeta sur sa chatte ? Oui ! Qu’elle lui dévora les seins ? Oui. Qu’elle suça ses tétons à lui faire mal ? Oui. Qu’elle revint aspirer ses grosses lèvres ? Oui. Que Christine guidait le gougnottage vers les zones les plus sensibles ? Oui. Qu’elle réclama d’être pénétrée ? Oui. Qu’elle se plaignit de n’être pas fouillée plus profond, plus fort, plus vite ? Oui ! Qu’elle jouit ? Oui… trois fois plutôt qu’une ! Que Chantal recueillit son orgasme sur ses lèvres ? Oui. Qu’elles s’embrassèrent à corps perdu en échangeant leurs fluides ? Oui.


Elles se reposèrent enfin, allongées et languides, côte à côte, se flattant doucement les seins et le ventre, reprenant souffle et forces, sans se questionner, sûre chacune du bonheur de l’autre. Avaient-elles crié leurs orgasmes ? Probablement. Elles n’en avaient cure.


Une idée leur sourit, pour se détendre. Chantal pivota, s’étendant tête-bêche. Elles croisèrent leurs jambes, se poussèrent chatte à chatte. C’était bon, la douceur et la chaleur des chairs apaisaient l’irritation des muqueuses. Des frissons de bien-être les parcouraient du périnée à la pointe des seins. Elles se prirent les mains, le désir se réveillait. Elles s’attirèrent l’une l’autre, imbriquant plus fort leurs fourches. Leurs yeux brillaient d’envie réciproque.


Christine remua son bassin, Chantal ondula des hanches. Elles se libérèrent une main. Chantal écarta ses petites lèvres, Christine tira sur sa touffe. Sa vulve se moula entre les larges nymphes de son amie. J’enveloppe sa mangue avec mes escalopes, pensa Chantal. Elles se reprirent la main. Elles s’agitèrent, se tortillèrent, s’accordèrent, se frottèrent chatte sur chatte, se frictionnèrent en rythme. Leurs jus se mêlaient, vieille mouille et miel nouveau se mélangeaient en crème grasse, lubrifiaient le clapotis des sexes.


Elles s’étreignirent plus fort, lèvres collées, soudées, fondues en une seule vulve. Chantal sentait par instant la boule dure du clitoris de Christine heurter le sien sous son capuchon. Un éclair les traversait à chaque contact, mais le corps de Christine en vibrait plus. Chantal regretta de ne pas avoir un aussi gros clitoris que Julia. Elle se tordait en vain pour accroître la sensation et Christine n’en profitait que mieux. Malgré l’abondance des sucs, les peaux fines s’échauffaient. Chantal ne pouvait plus distinguer la douleur de l’excitation. Soudain, une décharge électrique la parcourut. Christine lui suçait les orteils, les léchait, les mordillait.

Un pied se proposa à sa bouche, elle s’en empara, téta, léchouilla, mordit…


Elles explosèrent ensemble, longuement, une secousse après l’autre, le visage crispé, les yeux dilatés, la gorge serrée, tremblantes de tous leurs muscles, la poitrine sans air, le vagin débordant, le feu au ventre, l’esprit vide, perdues dans un acmé sans fin.



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Le matin – le soleil, plutôt – les trouva blotties l’une contre l’autre, recroquevillées sur le seul coin du lit dont les draps n’étaient pas imbibés des traces de leurs prouesses nocturnes. Elles se bécotèrent les lèvres, le nez, les paupières, la bouche pâteuse et le corps poisseux. Un parfum indéterminé de sueur et de sexe embaumait la chambre de souvenirs délicieux. Leurs membres étaient las, elles s’obligèrent à l’effort pour se disjoindre, riant en silence des petits bruits mouillés qui ponctuaient leurs mouvements.



Un rapide soixante-neuf leur procura une toilette mutuelle, sommaire, goûteuse, nécessaire et tendre, de leurs orifices vaginaux et buccaux. Leurs langues se permirent un léger détour par les œillets, juste pour tester la saveur et l’appréciation d’une caresse qu’elles n’avaient pas encore pratiquée. Leurs grognements de satisfaction les rassurèrent réciproquement.


Elles firent un crochet par la salle de bain, dans leur tenue de nuit pour les quelques mètres qui les en séparaient. Elles passèrent à tour de rôle sous une douche express, non par pudeur inutile, mais pour éviter de se bousculer autour du lavabo. Leur vessie allégée (dans le bidet quand le bac était occupé) et leurs cheveux bien enturbannés, Chantal sortit deux serviettes sèches dans lesquelles se draper avant de rejoindre la cuisine où pépiaient leurs filles.


Trois fourmis à moitié dénudées s’affairaient devant l’évier. Babette et Brigitte avaient passé un tablier de cuisine, et coopéraient, l’une lavant assiettes, casseroles et instruments, l’autre les rinçant. Sandra, en t-shirt court, essuyait et entreposait la vaisselle propre. Chacune avait couvert ses fesses d’une proprette petite culotte. Elles bavardaient joyeusement, sinon chantaient en travaillant, et accueillirent gaiement leurs mères passablement surprises.



Chantal et Christine échangèrent un regard désabusé en s’installant autour de la table de jardin. Point n’était besoin de ruser, leurs filles n’avaient aucune incertitude sur leurs activités de la nuit. Elles ne semblaient pas s’en soucier plus que ça, à dire vrai. Au contraire, elles en paraissaient plus proches, comme des sœurs.



Le plateau déposé et les assiettes servies, Brigitte s’attarda un moment en considérant sa mère et son amie enroulées dans leurs draps de bain.



Chantal, qui commençait à dénouer sa serviette, suspendit son geste.



La question fut mise en délibéré, avec promesse d’une réponse dans la journée, et Brigitte s’en fut. Mais contrairement aux assurances données, les filles sortirent plusieurs fois sur la terrasse, sous des prétextes divers. Pour proposer plus de café ; pour étendre le linge ; pour desservir ; pour s’enquérir du besoin d’un chapeau ; ou pour quelques autres raisons invoquées, il y en avait toujours une qui s’annonçait, s’excusait, se détournait, et lorgnait en douce. Au début, Chantal et Christine se couvrirent par décence, puis elles se contentèrent de serrer les cuisses. Enfin, elles ne se préoccupèrent plus de convenance d’attitude ; si les filles voulaient satisfaire leur curiosité, après tout… Cela n’empêcha pas d’ailleurs ni Brigitte ni Babette de venir et revenir quémander la réponse à leur demande.


La matinée étant écoulée, dépassée en vérité, les mères s’inquiétèrent du déjeuner. Il était prêt. Ces demoiselles, souhaitant aller se promener en début d’après-midi, avaient dressé un buffet. Les mères n’étaient pas dupes de tant d’attentions, mais elles les remercièrent gentiment et leur demandèrent d’attendre juste le temps d’aller se vêtir. Dans la chambre, elles éclatèrent de rire en se remémorant leurs scrupules. Rien ne s’opposait à passer le week-end ensemble.



Comme prévu, Babette et Brigitte sautèrent de joie en apprenant qu’elles ne se quitteraient pas. Sandra ne fit pas d’objection, elle aimait bien Babette. Le reste des dispositions n’appela pas de remarques de la part des filles. Elles se fichaient pas mal que leurs mères couchent ensemble du moment que leur souhait était satisfait.


Le repas fut expédié sans délai. Une fois la jeunesse partie en balade, les deux amies se remirent à leur aise et envisagèrent à quelles occupations elles consacreraient leur liberté. Le choix entre le lit et la plage fut joué à pile ou face. La plage gagna. De toute façon, elles auraient encore une nuit entière pour profiter du lit.



Chantal accepta d’enthousiasme de l’y conduire. Le lieu était tranquille. Bien qu’il soit samedi et qu’il fasse beau, la fraîcheur de l’eau en cette avant-saison n’attirait pas les foules. Hormis quelques naturistes convaincus des deux sexes, la plage était déserte. Elles s’y promenèrent en devisant, s’étendant de loin en loin pour profiter du soleil. Elles restèrent sages, se contentant de compléter leurs connaissances mutuelles sur leurs vies, simplement heureuses d’être ensemble et nues.


Chantal ajouta deux ou trois anecdotes qui lui revenaient au récit de son premier contact avec Julia et sa fille. Elle parla de leur relation durable, de l’attachement que lui portaient Sandra et Brigitte, de l’affection qu’elle-même éprouvait pour Marion, des séjours chez l’une et chez l’autre, de cette amitié amoureuse qui se renforçait à chaque fois depuis six ans.



La brise marine qui se levait les incita peu après à se rhabiller et partir. Un simple détour sur le chemin du retour leur procura le repas du soir : pizza pour tout le monde. En arrivant, elles trouvèrent les filles finissant l’essayage de la garde-robe complète de Brigitte dans un concert de comparaisons et de commentaires. Christine téléphona à ses parents pour s’assurer que rien ne clochait avec les garçons. Elle rejoignit Chantal, le sourire aux lèvres.



Il n’y avait rien de magique à cette opportunité… juste un peu d’égoïsme tendre de la part des grands-parents à vouloir profiter plus longtemps de leurs petits-fils. Mais elle promettait deux nuits et une grande journée d’amour !



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L’arrangement demanda quelques jours pour en parfaire le rodage. Certains besoins essentiels, contraignants, mais incontournables, exigèrent notamment une discipline à laquelle chacune dut s’astreindre, même Christine. Pour le reste, on s’accommoda facilement, que ce soit pour les douches, les apprêts, et, ou, les pipis en commun ; pour le ménage ou la cuisine du soir à tour de rôle ; et, bien sûr, pour le partage des lits. La première semaine entérina la faisabilité du projet. Les deux ou trois que dura encore le stage de Christine suivirent.


La fin de l’année scolaire se déroula sans problème. Chantal avait été présentée à la Direction du lycée comme la « marraine » de sa fille par Christine, ce qui autorisait le retrait du pensionnat. Brigitte et Babette terminèrent le trimestre de concert. La seule ombre au tableau fut leur redoublement, sans que l’on puisse absolument en imputer la cause au mode d’hébergement adopté.


Leurs mères virent cependant une conséquence heureuse dans cet inconvénient. Il amenait en effet les trois filles dans la même classe, Sandra n’ayant auparavant qu’un an de différence de niveau avec sa sœur par le jeu de sa date de naissance. La reconduction du système pour l’année suivante en serait facilitée, et sans doute aussi pour l’année d’après. Christine, surtout, appréciait d’alléger son quotidien à la seule charge des garçons, et de bénéficier de week-ends de plaisirs chaque fois que les grands-parents les réclameraient.


En ce qui concernait les congés scolaires, on attendait beaucoup de la rencontre prévue dans peu de temps avec Julia et Marion. Si tout se passait bien, les vacances, grandes et petites, verraient l’élargissement des échanges de filles entre leurs trois « marraines », Christine ayant été rapidement élevée à ce rang d’affection par Sandra et Brigitte.



À suivre…