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n° 20150Fiche technique23353 caractères23353
Temps de lecture estimé : 13 mn
23/03/21
corrigé 30/05/21
Résumé:  Seconde journée à Venise... Visite, découvertes... bref, presque la routine...
Critères:  f fh hplusag asie vacances sauna hotel amour cérébral fmast massage caresses pénétratio -rencontre
Auteur : JeffTrois      Envoi mini-message

Série : La fille qui attendait sur les escaliers...

Chapitre 02 / 08
Jour deux

Résumé de l’épisode 1 :

En vacance à Venise, après le premier confinement, je découvre sur les marches de la gare une jeune beauté brune abandonnée, esseulée et bafouée par son petit copain qui lui a préféré un garçon. Dans un élan de générosité, je lui propose de partager mes vacances et décide de lui offrir des vacances inoubliables. Un peu hésitante, elle a accepté ma proposition. Enchantée par le cadre, elle a joué le jeu que je lui proposais. La première nuit a été torride en turpitudes.





Oui, je sais, amis lecteurs, ce que vous êtes exactement en train de penser, le bougre ne nous épargnera rien, avec un romantisme à deux balles il nous entraîne naïvement dans une histoire à l’eau de rose, mièvre de platitudes et remplie de tous les clichés romantiques sur Venise… Et alors ? N’avez-vous jamais désiré ou rêvé de vivre ce genre d’aventure ? Moi, je peux me le permettre. J’en ai enfin l’occasion, l’opportunité, les raisons et les circonstances sont avec moi, dois-je m’en priver ? Alors, oui, je saute à pieds joints dans cette histoire, je m’y vautre pour décupler mon plaisir et n’avoir, plus tard, aucun regret… Toutefois, je ne suis pas totalement égoïste, puisque je la partage avec vous…



C’est donc à pied que nous fendons la foule des touristes matinaux pour rejoindre la place San-Marco et nous installer dans le café Florian, autre lieu mythique de la Sérénissime.

Mathilde, encore tout endolorie de nos galipettes de la veille a un peu de mal à s’asseoir sans grimacer, mais le cadre chargé d’ors et de tentures, les plaques sur les tables, l’Histoire liée à ces lieux et ceux qui l’ont fréquenté… Tout cela passionne Mathilde, lui faisant instantanément oublier ses petites courbatures… Dans la Salle-des-Grands-Hommes, nous prenons place à la table « Giacomo Casanova », à la fois parce qu’elle est libre, mais aussi en guise de clin d’œil… Mathilde engloutit son breakfast avec voracité tout en écoutant mon babillage de faux-vrai guide touristique… De temps à autre, curieuse et insatiable, elle relance la conversation à travers une question ou une remarque toujours de bon aloi et de fort bon propos.


Ensuite, nous partons errer dans les ruelles, les quais, le long des petits canaux.

Je n’ai, nous n’avons, qu’un impératif : un rendez-vous à 13 h. C’est un repas à l’invitation d’un grand mécène français qui vient d’acheter un lieu très symbolique de Venise, le Palais Grassi et les anciens bâtiments de la Douane, derrière la basilique de Santa Maria della Salute pour en faire un musée d’art contemporain. Aussi nous devons repasser par la case hôtel pour nous changer, prendre un bateau-taxi et traverser le Canal Grande. En réalité, depuis la chambre de l’hôtel nous avons une vue imprenable sur cet ensemble architectural.


À l’heure dite, nous nous installons, Mathilde, Salma Hayek et son mari François-Henri Pinault et moi autour d’un couvert dressé sur le toit de la Fondation éponyme, et ce avant de plonger dans les entrailles du chantier. Le repas, simple et léger aux mets très raffinés, est consacré à parler de Venise, d’art et de perspectives touristiques. Mathilde, d’abord impressionnée par nos hôtes, observe et se tait. Mise en confiance par tout le monde, elle participe activement à la conversation, à mon grand plaisir, car j’avais peur qu’elle s’ennuie. Mathilde est une superbe compagne de conversation, intelligente, raffinée, cultivée qui sait aussi bien se tenir à table qu’au lit… Bref, une parfaite compagnie…


À la suite de notre hôte, le café bu, nous enfilons une combinaison d’un blanc immaculé, une paire de bottes et munis de lunettes de sécurité, coiffés d’un casque de chantier nous partons pour un long marathon, presque digestif, pour voir où en sont les travaux munificents de la future Fondation François Pinault.


Il est tard dans l’après-midi quand un bateau gentiment affrété par notre hôte nous dépose au débarcadère de l’hôtel. Il nous reste un petit moment de liberté avant de nous rendre au très fameux théâtre de La Fenice. Mathilde n’a jamais eu l’occasion d’assister à un vrai opéra. Alors je souhaite lui montrer ce genre de spectacle, dans les meilleures conditions possible. Une fois encore, mon carnet d’adresses me permet de réserver une loge pour nous deux. Après le spectacle, nous irons dîner.

Aussi, en attendant, je lui propose d’expérimenter le service de massages et spa de l’hôtel… ce que Mathilde accepte avec un enthousiasme non feint.


Presque deux heures plus tard, Mathilde me retrouve au bar, sur le toit-terrasse où son mojito l’attend. Dans le soleil couchant, qui se reflète dans les eaux du Canal Grande, nous buvons nos consommations alors que Mathilde, encore sous le coup d’un massage détente très particulier, m’en narre rapidement le principe avec une masseuse qui pourtant très professionnelle, par ses attouchements l’a amenée au plaisir.

Écrivant ses lignes, quelques semaines après, j’emprunte à Mathilde son récit, car elle seule pouvait en retranscrire ses sensations vécues…



– Massage et relaxation à Venise –

Texte issu de son blog « Du piment dans vos vacances » (interdit aux -18 ans)

Mathilde, la voyageuse libertine et expérimentatrice.


Le concept de vacances rime souvent avec bien-être. Alors, quoi de mieux pour se sentir bien que de pratiquer la relaxation ou s’abandonner à des massages. Se remettre aux mains d’un ou une autre, en toute confiance. C’est ce que j’ai expérimenté au Danieli, le célèbre palais vénitien.

Institution incontournable du tourisme haut de gamme à Venise, le Danieli s’est doté, assez récemment, d’un salon de massages. Pour le diriger, une Franco-Asiatique, Mme Ohno Chow. Un grand nombre de Parisiennes connaissent bien Ohno, elle y a pignon sur rue et apporte ses massages pour les soulager de leurs maux et leur amener bien-être et bonheur (cf. : http://revebebe. free. fr/histoires/rvb084/reve08427.html). Jusqu’à ce que je pénètre dans sa salle de massage, je pensais que tout cela était une « légende urbaine », juste une rumeur. Sauf, que j’ai rencontré Ohno au Danieli et que j’ai expérimenté ses soins…


L’espace massage est installé au rez-de-chaussée du Danieli, au fond de tortueux couloirs, séparé du public par une lourde tenture, la pièce dans laquelle vous entrez est minimaliste, toute blanche, sans fioritures. N’y cherchez ni vestiaire, ni cabine, ni appareils high-tech. Seul un futon, très dur et couvert d’une serviette d’un blanc immaculé occupe ce grand espace et dans un coin, un poêle en fonte avec sa marmite fumante. Le poêle fonctionne alors que nous sommes en juillet et que dehors il fait une chaleur torride. Dans la pièce, il fait une température de sauna.


Ohno, c’est ainsi qu’elle souhaite que ces clientes l’appellent, vous déshabille elle-même, avec lenteur et douceur. Ces gestes sont précis, mesurés et les quelques effleurements de ses mains sur votre corps vous électrisent. Pourtant, c’est avec une grande efficacité que vous vous retrouvez nue, allongée sur le futon.

La première partie du massage peut commencer.


C’est un massage traditionnel qui est à la fois drainant et qui vous ouvre les canaux énergisants. Nuque, dos, omoplates, colonne vertébrale, bras, jambes, fesses, cuisses aucun centimètre n’est oublié. Ces mains sont à la fois papillons ou/et fourmis, aériennes et dynamiques. Aucun geste brusque. Aucun geste inutile. Tout déplacement de ses doigts, du bout de ses doigts, de sa paume de mains est calculé, mesuré, efficace.

Puis elle vous fait vous retourner et recommence… le cou, les bras, les mains, le tronc, les seins, le ventre, les cuisses, les mollets, les chevilles et les pieds avec la plante des pieds. Et son efficacité est redoutable. Au fur et à mesure, un bien-être monte en vous, vous oblige à vous abandonner à l’instant présent.


Là où passent les mains de Ohno, les muscles se détendent. Elle insiste sur certaines zones, comme celle des seins. Elle en fait le tour extérieur et resserre son massage vers le mamelon, puis l’aréole. Ses attouchements sont légers, aériens. Ils vous électrisent la poitrine, la rendent turgescente, réveillent vos sens, vous envoient des ondes de plaisir dans tout le ventre.

Effet des crèmes, lotions et onguents qu’elle utilise ? Peut-être. Vous ne vous endormez pas, mais vous semblez flotter… vous êtes bien !

Reconnaissons que les séances de massage peuvent être une porte vers le bonheur, une parenthèse enchantée dans un univers qui vous est souvent hostile. C’est exactement ce que je commençais à ressentir lorsque Ohno m’a avertie que nous allions passer à la seconde phase du massage-relaxation et qu’elle allait pratiquer un HotStones Massage !


J’avais entendu parler de la technique des galets chauds comme outils de massage et de relaxation, mais je n’avais jamais pratiqué.

Voyant ma mine interrogative, Ohno ajoutait :


  • — Ce sont des pierres volcaniques que je fais venir des îles Vierges, dans le Pacifique et qui sont appliquées, chaudes, sur le trajet des nerfs pour permettre de ré-énergiser le corps. Vous allez voir, c’est très efficace. Mettez-vous sur le ventre, s’il vous plaît…

Tandis que je cherchais une position à plat ventre, la plus confortable possible, la voix mélodieuse de Ohno est venue me susurrer à l’oreille :


  • — Souhaitez-vous un massage spécial ?
  • — Euh… déjà, je ne connais pas le HotStones Massage… alors un spécial ! Ça consiste en quoi ?

Ohno semblait hésitante puis, sans élever la voix, a précisé :


  • — Je ne sais pas vous expliquer. Ce que je peux faire, c’est vous l’offrir en cadeau de bienvenue…
  • — Un cadeau ! Alors, d’accord… merci.
  • — Remettez-vous sur le ventre… Fermez les yeux et laissez-vous porter par votre corps. Le premier contact vous paraîtra chaud, mais ce n’est pas brûlant…

Bien qu’alanguie, décontractée, je ne m’attendais pas d’être marquée au fer rouge, mais je me préparais à quelque chose de très chaud qui entre en contact avec ma peau. Aussi, quand j’ai senti la douce main de Ohno qui frottait mon dos, au niveau des omoplates, je me suis complètement détendue. Puis une douce chaleur a remplacé la main avec un poids, j’ai soufflé, la « brûlure » était supportable, comme le poids.

Et Ohno a positionné plusieurs de ces pierres chaudes le long de la colonne vertébrale, jusque sur mon sacrum.


L’appréhension disparue, le contact un peu rude des pierres diffusant leur chaleur a très vite commencé à se répandre dans tout le dos, puis le reste du corps. La sensation est apaisante, agréable. Une chaleur sensuelle qui ne reste pas en surface, mais vous la sentez voyager dans tous vos muscles, toutes vos fibres nerveuses et une nouvelle sensation s’accentue, du bien-être que vous étiez en train d’aborder, vous passez à des picotements d’un plaisir naissant qui vous parcourent le corps, remontent dans vos seins, irradient votre ventre, se concentrent sur votre clitoris et les premières bouffées d’excitation viennent le titiller.


Ohno change régulièrement les pierres, n’attendant pas qu’elles refroidissent. Et à chaque nouvelle pierre, les sensations s’enchaînent, se prolongent, se décuplent. Le corps relaxé, apaisé, semble soudain assoiffé de contacts charnels, chauds. Votre sexe, qui était sagement au repos, commence à se contracter, tout seul. Les stimuli des pierres chaudes sont en train de l’atteindre. Il devient sensible, s’humidifie, les lèvres se gonflent de désirs, de plaisir. Le clitoris pointe hors de sa gaine, se rigidifie et lance des vibrations, prémices aux premiers émois de la jouissance.

Et à chaque changement de pierre chaude, l’excitation sensuelle qui s’est emparée de votre corps ne cesse de croître. Elle envahit tout le corps, y compris des coins auxquels vous ne pensiez même pas comme source de plaisir.

Ohno vous incite à extérioriser votre plaisir naissant.


  • — Laissez-vous aller ! vous murmure-t-elle. Laissez parler votre corps, laissez-le s’exprimer, ici, vous êtes seule… personne pour vous contrôler… personne pour vous observer… personne pour vous entendre… personne pour vous donner du plaisir… que vous…

Alors, vous vous laissez porter par la voix de votre corps, vous vous laissez guider par ce plaisir qui monte, vous envahit, devient omniprésent, essentiel…

Ohno place une pierre chaude dans la raie de vos fesses… À ce double contact, la main qui écarte les fesses et celle de la pierre qui s’y niche, les premières bouffées de jouissance passent votre gorge, vos lèvres et vous commencez à moduler votre ravissement… Dans un réflexe presque conditionné, vous écartez vos jambes. C’est le signal que Ohno attendait pour glisser une pierre contre votre sexe, ouvert, suintant… Sa chaleur, sa courbe, son poli, vous envoie une longue décharge électrique dans le ventre. Et Ohno colle la pierre à vos lèvres intimes, écartées, luisantes. Et une nouvelle décharge vient vriller votre ventre. Celle-là vous fait hululer, telle une chouette le soir au fonds des bois. Ohno ne fait aucun commentaire, mais surveille votre bien-être et remplace assez vite cette pierre par une nouvelle, d’un genre particulier. Elle qui est singulièrement silencieuse, vous précise juste :


  • — Cette dernière est très spécifique, ne vous inquiétez pas et laissez aller votre corps, vos désirs…

Bien sûr, prise par votre désir de jouissance, vous n’auriez qu’une hâte, pas celle d’en finir, mais plutôt de prolonger ces moments, de recevoir en vous une vraie queue qui finisse le travail entrepris par les pierres.

Alors que votre petite chatte baille et bave de plaisir, vous ressentez une nouvelle chaleur s’approcher de vos lèvres, les écarter puis un objet d’une dureté remarquable vous envahir, au fur et à mesure… doucement, votre bassin se meut, en autonomie totale, par réflexe. Et votre sexe, assoiffé de désir, happe la pierre, jusqu’à ce qu’elle soit bloquée naturellement par le fond de votre sexe qui se met à trembler, se contracter, de plus en plus fortement et finit par vous envoyer de longs spasmes de plaisir qui vont finir par l’expulser, ou au moins le repousser.


Cette séance vous laisse à la fois sur un nuage de sérénité et pantelante. Vous êtes comme une sorte de pantin désarticulé, gisant sur le futon, trempé de votre sueur et de vos émois.

Ohno, vous couvre d’une longue et douce serviette puis, quelques minutes après, revient vers vous pour terminer son travail, par de longs et vigoureux massages à la fois décontractants, relaxants et fortifiants. Puis, d’une voix toute douce vous intime l’ordre de fermer les yeux pour finir de vous relaxer.

Elle m’a réveillée plus d’une heure après. J’étais encore dans mon nirvana personnel. J’étais merveilleusement bien, détendue, heureuse, légère… Bref, le bonheur à l’état pur !


Ma note encore plus perso… Confier son corps aux mains expertes et professionnelles d’une masseuse n’est pas un acte anodin, pour une femme (idem pour un homme !). Mais si j’avais quelques appréhensions, Ohno a su, par sa douceur et sa compréhension faire sauter les quelques verrous qui pouvaient me bloquer. En me laissant aller, en lui confiant mon corps et en laissant s’exprimer ainsi mes désirs, j’ai vécu une formidable expérience que même en fantasme je n’avais pas pu imaginer. Le salon de massage de Ohno Chow, au Danieli est inscrit en tête de liste des incontournables lieux à (re) fréquenter lorsque vous êtes à Venise.



Mathilde vient de me mettre l’eau à la bouche et la queue raide. Pourtant l’heure n’est pas encore aux marivaudages… Un barbier de Séville (Rossini) nous attend…

La salle est complète et notre loge, parfaitement bien placée… pour cause, c’est celle du directeur de La Fenice qui nous attend pour nous accueillir et nous faire entrer. Une fois encore, Mathilde est ébahie par le décor pourtant ultra neuf, mais refait à l’identique, de la somptueuse et immense salle de l’opéra de Venise. Elle reste aussi très impressionnée par les tenues des spectateurs, car il est de tradition, du moins à Venise encore, de s’habiller pour assister à une représentation… Smoking et nœud papillon pour les messieurs, robe longue et bijoux pour les dames. Mathilde, agrippée à mon bras me murmure à l’oreille :



Le spectacle est à la hauteur de la réputation de La Fenice et après trois longs rappels, Mathilde et moi nous nous retrouvons dans la rue, au milieu de la foule. Très vite, nous nous éloignons au travers de ruelles tortueuses, quelquefois très sombres des îlots vénitiens pour atterrir dans un bar à vins, dont quelques bonnes âmes m’ont vanté les lieux.


Non sans difficulté, nous trouvons une minuscule table. Serrés, au milieu d’une foule de touristes américains qui s’encanaillaient, buvant sec et faisant un tintamarre de tous les diables. Nos oreilles encore remplies de belle musique de Rossini, nous n’avons qu’une hâte, rejoindre notre chambre d’amour…

Il faut négocier fermement pour que le tenancier nous réserve un bateau-taxi et que ce dernier nous conduise directement à l’hôtel, car il souhaiterait nous faire découvrir Venise by night en nous imaginant de simples touristes prêts à se faire plumer.

La porte de la chambre à peine refermée, nous nous précipitons dans la bouche l’un de l’autre, avides que nous sommes de nous retrouver en amoureux, prêt à vivre une nouvelle nuit.



La grande baignoire, positionnée au milieu de la salle de bain, peut largement nous recevoir à deux. En quelques minutes et silencieusement, nous y plongeons… Mathilde vient s’asseoir entre mes jambes, appuyant son dos contre ma poitrine.

Nous passons un long moment ainsi, elle, nichée dans mon giron, moi, les bras autour d’elle. Puis, l’eau se refroidissant, nous décidons de sortir pour nous coucher.

Elle s’est allongée sur le ventre, dans sa position préférée, une jambe tendue, l’autre à moitié repliée, en l’air, son pied décrivant de petits cercles dans le vide…


Tout doucement, mes doigts, mes lèvres viennent en complément de la serviette pour m’enivrer de l’odeur et de la douceur de la peau de Mathilde. C’est une pêche, un abricot… pour sa douceur, sa sucrosité, son velouté… Plus je m’approche de ses fesses, plus je me force au calme, je discipline mes ardeurs. Mais en réalité, tout son corps, depuis son massage, est devenu une seule et unique zone érogène.


Le cou, les oreilles, le menton, la nuque, le dos, les bras, les jambes, les pieds, les orteils, ses cuisses, ses reins, cheville… chaque effleurement de la pulpe de mes doigts lui arrache un long et profond soupir qui m’émerveille, me ravit l’âme de macho, excite ma libido et je dois me forcer à refréner mes envies de lui sauter dessus. Graduellement, avec de micro gestes, j’avance dans la conquête de sa peau, qui se révulse, est parcourue par de longs frissons et laisse une chair de poule plus sensible encore.

Sous mes doigts, fesses, cuisses et jambes se contractent, s’ouvrent et se referment. La respiration de Mathilde s’accélère et s’approfondit… Au contact de ma bouche, les fesses se détendent pour me laisser explorer son sillon intime qui exalte ses parfums humides de désir.


Par petites touches, j’atteins mon objectif… sa petite rondelle brune légèrement oblongue, très lisse, et juste en dessous, son sexe, toujours hermétiquement fermé. Je ne me lasse pas de ce merveilleux spectacle et ma contemplation ne semble pas être partagée, car d’un coup de hanche impérieux, Mathilde me rappelle à la réalité : ma courte interruption la frustre…

Je reprends mes effleurements, mes attouchements et le miracle attendu survient… son sexe s’ouvre, sa corolle s’épanouit et laisse s’échapper un long fil de plaisir que je vais cueillir du bout de la langue.

Mathilde, à la fois excitée de son massage et frustrée de n’avoir pu réellement être satisfaite, relève la croupe et d’une main impérieuse m’empoigne la queue, pivote et vient s’empaler directement sur moi. Jambes largement écartées, elle s’assoit sur moi, m’enfournant jusqu’au ventre et entame une première série de déhanchées en grommelant :



Et durant de longues minutes, c’est elle qui impose le rythme de notre enlacement, monte et descend, se dandine de droite et de gauche, d’avant en arrière… Une main sur ma poitrine pour assurer sa stabilité, une main sur le clitoris pour compléter son plaisir qui ne cesse de grandir.

Enfin, en forçant un peu, j’arrive à lui empoigner les fesses et participe à cette folle chevauchée… jusqu’à ce qu’elle éclate de plaisir, sa jouissance m’inonde et déclenche la mienne tout en relançant la sienne…

Nous restons un grand moment, soudés dans cette étreinte… Le temps, lui, a préféré s’absenter et a suspendu son envol…

Lorsque nous nous réveillons, dans les rayons du soleil matinal, les cris des mouettes se mêlent déjà au brouhaha qui monte des quais.



(À suivre)