| n° 19869 | Fiche technique | 50832 caractères | 50832Temps de lecture estimé : 29 mn | 26/10/20 corrigé 05/06/21 |
| Résumé: Qui est-elle, cette Chlo ? Le mystère persiste. Pour lui, car pour elle tout semble si ... évident. Après une soirée très spéciale pour les deux, chacun s'étant offert à l'autre, que demain leur réserve-t-il ? | ||||
| Critères: fh rousseurs hotel revede fmast hmast caresses intermast cunnilingu pénétratio -rencontre | ||||
| Auteur : Enzoric Envoi mini-message | ||||
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Qui est-elle, cette Chlo ?
Le mystère persiste. Pour lui, car pour elle tout semble si … évident.
Après une soirée très spéciale pour les deux, chacun s’étant offert à l’autre, que demain leur réserve-t-il ?
J’ai toujours eu le sommeil lourd et profond, sitôt tête sur l’oreiller. Est-ce de dormir peu que le corps sombre rapidement dans cette vitale absence ? Toujours est-il que cinq à six heures suffisent à me ressourcer. Tenter une grasse matinée est aussi inutile qu’énervante. Je bouge, me tourne d’un côté, puis de l’autre, cherchant une pose confortable et propice, mais, quota atteint, d’esprit éveillé, j’ai le corps impatient ; alors je me lève. Mais ce lundi matin, impossible ! J’avais un bras posé sur le ventre.
En chien de fusil, tête sur mon épaule, elle s’était lovée contre moi. Me lever était impensable. Simplement bouger bien plus encore ! Plus que la réveiller, c’était de ne plus sentir ce contact, cette chaleur qui immobilisait un corps d’ordinaire las d’être allongé, qui me réjouissait d’être éveillé, et non elle. Le soleil, levé lui, illuminait faiblement, mais suffisamment la pièce, se frayant un passage entre le mur et un double rideau ne le joignant pas parfaitement, si bien que j’eus tout loisir de le détailler ce bras inerte.
Était-ce de peur que je fuie, comme elle l’avait fait jusqu’à présent, qu’elle m’enveloppait ainsi ? Précaution aussi inutile que charmante. Loin de moi était l’envie de lui rendre la monnaie de sa pièce !
Elle a les bras musclés, remarquai-je, aux poils blonds, fins, presque transparents et très peu présents. J’appréciai donc, en plus de sa douceur, le grain de cette peau fort mouchetée de taches de rousseur, dans une clarté nouvelle qui m’étonna de ne point les avoir vus auparavant tous ces petits points sombres lui colorant le derme si joliment.
Est-elle rousse au naturel, me demandai-je en admirant la rougeur étincelante de sa chevelure dans la lumière printanière ?
Si je m’étais perdu dans ses yeux je n’avais pas souvenir de la teinte de ses sourcils. Aussi me promis-je qu’à l’avenir je photographierai chaque parcelle de son corps, afin de ne plus rien en ignorer. Ses mains, musclées elles aussi, aux doigts larges, avaient les ongles parfaitement vernis. Elles ne portaient aucune bague ou bracelet, pas plus que collier au cou. Cela au moins je le savais. A-t-elle les oreilles percées, réalisai-je que j’ignorais même si elle portait des boucles d’oreille ?
Décidément j’allais devoir la regarder autrement, et surtout plus en détail, cette femme dont j’avais tant encore à découvrir.
Le drap me cachait le reste de ce corps, si plaqué au mien, aussi remis-je à plus tard mon intention de la détailler plus finement.
Je ne suis pas un hyperactif, sans pour autant être un flemmard. Mon tempérament lymphatique fait de moi un homme calme, posé, qui paraît souvent, pour beaucoup, nonchalant. Pour autant je ne suis pas fainéant. Je n’aime ni la précipitation ni l’inconnu, mais j’ai toujours su m’adapter afin d’atteindre le but fixé. Lentement certes, mais sûrement. Tout le contraire d’elle que je pressentais ambitieuse, fonceuse, décidée, voire têtue. Tout ce dont j’ai horreur et fuis depuis toujours. Pourtant elle dormait contre moi !
Ainsi deux aimants de pôle opposé s’attirent, j’étais charmé, captivé, aspiré. Tout de son comportement aurait dû me la faire ignorer, sinon m’en éloigner, mais non ! Particularité du genre humain qui se moque des règles de la physique sans doute…
Longuement je réfléchis, tout en fixant ce bras simplement posé sur un ventre qui n’osait plus respirer, de peur de la réveiller prématurément, tentant de comprendre pourquoi cette tornade, plutôt que m’en distancer je la laissais me happer. Je ne me reconnaissais plus. Elle n’avait rien fait pour me changer. Elle était simplement elle-même. Pourtant elle me transformait en un autre, tel un de ceux que j’avais évités une vie durant, et que je m’apprêtais à devenir. Étrange bouleversement que de passer de un à deux en si peu de temps. Surtout que, loin de me frustrer, j’en étais ravi.
Je n’ai jamais tiré aucun plan sur la comète, mais j’en fis. Je nous voyais déjà, en couple lambda, à la vie bien rangée, avec ses habitudes, ses plaisirs et ses déboires, à vieillir gentiment. L’âge ne m’effraie pas. Pas plus que la mort. Le plus important à mes yeux n’étant pas de vivre vieux, mais de vivre pleinement. Si avant qu’elle ne balaye ma solitude je n’avais jamais ressenti le fait d’avoir profité de la vie, depuis, j’avais le sentiment d’avoir vécu de grands moments. Alors, plus convaincu encore que si mon cœur cessait de battre sur l’instant, j’avais le sentiment que je mourrais heureux et comblé. Fût-ce cette rencontre, un éclair ayant illuminé ma sombre existence, j’emporterais dans ma tombe un souvenir, si léger en temps, mais si puissant en présence. J’aurais connu, et ressenti surtout, un plaisir partagé. Étrange pensée, il est vrai, que de s’imaginer déjà séparés, mais j’avais le cœur en liesse. État nouveau, et donc en apprentissage.
Je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Mais je suis ainsi, à toujours prévoir le pire. Pourtant je n’ai pas eu une enfance malheureuse. Pas merveilleuse non plus. J’ai toujours été… particulier… différent.
Les enfants sont durs, vilains entre eux. Surtout jeunes, quand l’expérience de la vie n’a pas encore forgé les caractères. J’étais particulier, pas méchant, mais déjà solitaire. J’ai vite été exclu. Pas rejeté. Simplement mis à l’écart. La différence effraye.
Plus que me changer, cette exclusion a renforcé une conviction grandissant plus que mon corps. Longtemps j’ai gardé ma taille d’enfant, alors, petit, peu enclin à lier amitié, ni sportif ni bavard, j’ai tôt été la bête de foire. Je n’étais pas laid, pas difforme… je n’étais qu’en avance pour mon âge. Un incompris n’intégrant pas la meute.
L’espèce humaine est aussi variée que prévisible. Quelques-uns naissent leaders, certains le deviennent ensuite, et beaucoup ne sont et seront jamais que moutons, mammifères perdus seuls. Je n’étais ni l’un ni l’autre. Je n’avais pas plus besoin de dominer que suivre, j’avais simplement une destinée autre : m’affirmer pour ce que j’étais, ce que je suis toujours, sans besoin d’être compris, ou, pire, suivi ; alors j’ai grandi seul. Aimé par mes parents, mais incompris de tous. Eux y compris. Voilà pourquoi mourir, en ayant compté, ne serait-ce que quelques secondes, me comblait suffisamment pour y penser, à la mort.
Je fus surpris. Non qu’elle me fit sursauter cette voix dont le souffle caressa ma joue, mais plutôt qu’elle ne soit pas plus grave et éraillée au réveil. La mienne a besoin de plusieurs cafés bien serrés avant de muer, mais pas la sienne. Même intonation au réveil qu’en soirée.
De cette main, effleurant mon bras, elle l’emporta et la posa, ma main, sur ce ventre que j’avais souillé quelques heures plus tôt, tout en s’installant elle aussi sur le dos. Grogner, je ne l’entendis pas, mais bouger, oui, je le sentis.
Avant que je ne m’insurge, elle était déjà levée.
Sans attendre elle courut, plus que marcher, aux toilettes, me privant d’une vue qui mit en appétit une envie bien plus charnelle que gustative. Lorsqu’elle en sortit, j’étais encore couché. J’étais éveillé depuis plus d’une heure, elle depuis deux minutes au plus, et pourtant elle avait une vitalité qui me sidéra.
La porte claqua. Ce fut comme un électrochoc ! Fuyait-elle ?
Non. Elle m’avait attendu… mais je n’étais pas de sa trempe. Alors je me levai, calmement, rassuré. Habillé, d’un rythme normal à mon échelle, coiffé en aveugle, mon regard lisant ce que le miroir renvoyait d’elle plus que mon reflet, je pris les escaliers. Avant même que je n’ouvre la porte donnant sur l’accueil je perçus sa voix. Toute aussi grave que dans la chambre, mais bien plus puissante. Elle ne chuchotait plus, elle criait.
Plutôt que voler à son secours, non d’elle, mais du pauvre et si professionnel type de l’accueil, je pris un excitant plaisir à l’entendre parlementer. Pas lui, j’avais peur pour lui, mais elle, si excitante lorsqu’elle se met en rogne.
Le silence habituel reprit son cours, aussi je la rejoignis. Elle était seule, à taper du pied devant le comptoir. Énervée, sûrement, mais impatiente surtout. Et belle. Si délicieusement que je stoppai. Mais elle me devina.
Elle passa de furibonde à calme en une fraction de seconde.
En toute autre circonstance, j’aurais pris cette réplique pour attaque, pourtant je la reçus comme… je n’en sais toujours foutre rien !
Je la suivis, riant en silence. On s’installa au milieu d’une pièce vide, assis face à face.
Elle éclata de rire. De ce rire puissant qu’elle n’aimait pas plus que sa voix, mais qui chantait à mes oreilles telle une douce ritournelle. Inconnue et si entêtante cependant.
Puis elle reprit ce monologue, parlant pour deux, ce qui m’allait très bien, jusqu’à ce que la commande arrive. Ensuite, plus rien. Silence total. Non pas une, ni deux, mais cinq sucrettes échouèrent dans ce lait tiède, qu’elle mélangea énergiquement tout en croquant la pointe d’un croissant nature. Puis elle les coupa en deux, et les tartina d’une généreuse couche de beurre ces deux croissants qu’elle avait réussi à soutirer malgré l’heure tardive. Je la regardai manger, sans toucher ni à l’omelette ni au café, qu’elle avait deviné être mon petit-déjeuner journalier. J’avais faim, certes, mais pas de nourriture. J’avais faim d’elle. De la voir dévorer plus que se nourrir me rassasiait bien plus que ces deux œufs refroidissant calmement.
Sans réelle envie je portai fourchette à ma bouche. Plus que ce que je mâchais ce fut ce qu’elle avait dit que je ruminais. Ils me rappelaient un instant, un instant passé, de ma jeunesse ; mais impossible de les remettre dans le contexte ces trois mots. Et ce ton surtout.
Un nez sans mémoire n’est rien, il n’est qu’un organe captant. C’est de la conjugaison de ces deux que se forme la connaissance. L’un sans l’autre ne vaut rien, n’apporte rien, et oublie tout. Aussi je le savais que je les avais déjà entendus ces mots anodins, et pourtant gravés profondément en mémoire. Mais impossible de les remettre en situation.
J’étais d’humeur joyeuse ce matin-là, chose rare, mais pas assez téméraire ; aussi attendis-je qu’elle soit sortie.
Œufs froids avalés, et café tout autant, je partis dans son sillage.
Adossée, pied droit en appui lui aussi sur le mur de l’hôtel, je la découvris fumer aussi calmement qu’elle était énergique en sortant. Si la porte automatique n’avait pas fait marche arrière en butant contre moi, je pense que j’aurais attendu qu’elle finisse sa cigarette avant de la rejoindre.
Elle est belle, si belle lorsqu’elle fume. Jamais je n’avais imaginé être un jour jaloux d’un filtre ! Elle l’embrassait, lèvres divinement arrondies. Et quand elle recrache la fumée, putain ! qu’elle est bandante cette bouche en cul de poule !
Je fis un pas. Non pour m’en rapprocher, je voulais la voir à distance. Porte fermée dans mon dos, j’étais hors de son champ de vision, mais j’avais un panorama extraordinaire. Ce dont je fus privé la veille j’eus alors tout loisir d’en profiter, le temps d’une cigarette.
Depuis la bouche mon regard descendit, lentement, suivant la couture de son imperméable. J’en comptai quatre, mais trois seulement étaient boutonnés. Le dernier bouton flottait sur pan me cachant une cuisse, mais, de son pied droit ainsi en appui sur le mur, j’appréciai de la seconde, celle sur laquelle j’avais bavé de la bouche lorsqu’elle me fit tant couler du sexe, toute la beauté du bas qui l’enrobait. D’un noir étincelant, il prenait, de-ci de-là dans les rayons d’un soleil au zénith, des reflets ainsi certains oiseaux ont le plumage bleuté, électrique. Quant à l’accroche, dont je ne voyais que la lisière, je la devinais être d’une dentelle fine et raffinée.
Ainsi postée devant un hôtel, habillée d’un simple imperméable et de bas, à fumer le regard vide, se doutait-elle de l’image qu’elle renvoyait, évoquait ?
Je balayai la place du regard. Elle grouillait, mais ce monde était bien trop pressé, pour certains de ne pas rater leur TGV, pour les autres d’être arrivés à l’heure et vite quitter la gare, aussi personne ne prit le temps de la remarquer. Moi seul, dans ce tumulte incessant, je la voyais, certes de profil, mais je le connaissais déjà, de vue, d’odeur et de goût, ce corps qu’elle exhibait presque innocemment.
Je ne suis pas voyeur. Si parfois mon regard s’était posé sur quelques femmes, jamais je n’en avais éprouvé un plaisir autre que contempler leur beauté, ainsi se juge l’art, en critique et non de désir ou de convoitise. Tout le contraire de ce qu’elle suscitait. Mais critique je ne l’étais plus. Je ne pouvais plus l’être puisque j’étais épris. Le jugement nécessite une analyse objective, désintéressée, bien que personnelle. Un tableau, une sculpture, un écrit, quel qu’il soit, renverra autant d’interprétations subjectives qu’il est de contemplateurs. Si tant est qu’aucun n’ait déjà un jugement précis de l’œuvre. Or, précis je l’étais, me l’étant juré de la détailler aussi minutieusement que je l’ignorais encore que trop cette femme, mais je n’étais plus assez rationnel pour l’apprécier d’un œil inconnu. Elle m’avait déjà pour acquis.
Mégot éteint puis inséré entre le plastique et le carton du paquet, elle alluma une seconde cigarette sans attendre. Si de la première elle tira dessus à la rendre incandescente, aussi rouge et lumineuse qu’elle avait les cheveux étincelant au soleil, cette seconde elle sembla l’apprécier autrement que dans l’urgence d’un manque de nicotine. Plus sensuellement encore elle inspirait, retenait son souffle, et expirait. Après avoir rêvé être un filtre, cette fumée m’invitait tout autant, sinon plus, à jalouser cet air nocif, mais néanmoins chanceux, de la pénétrer si profondément.
Je bandais depuis le réveil, fortement lorsque je la regardai manger, la sachant quasiment nue, et plus encore lorsqu’elle me sourit, me situant enfin. Plutôt que longer le mur je m’en écartai avant de la rejoindre, de face, en voyeur reconnu. Elle ne bougea pas. Sans les resserrer ou les écarter plus ces cuisses légèrement ouvertes, elle se contenta de me regarder approcher, lèvre dévoilant une rangée de dents séparées au centre, ainsi d’autres auraient admiré ses deux autres lèvres tout aussi souriantes. Pour autant je ne vis que ses yeux. Plus que ce qu’elle dévoilait d’intime, ce regard était bien plus attirant que ce sexe impudique. Parvenu à sa portée elle empoigna ma chemise et me tira vers elle.
On s’embrassa, tendrement, elle me faisant partager, en plus d’un lent jeu de langues, une bouffée expirée, et moi, une main sous son imperméable à enfin apprécier des doigts la douceur d’une jarretière devinée soyeuse. J’en fis le tour complet, de sa langue et de cette cuisse, qu’elle me laissa savourer en m’offrant un accès palpable.
De voyeur je devins alors exhibitionniste !
D’une main gauche intrépide je déboutonnai le cuir souple du seul vêtement qu’elle portait, puis passai sous. Ce que la droite avait exploré, la veille, la gauche fit la visite de cet autre flanc encore inconnu et caché. De la cuisse elle remonta, empruntant le sillon d’un délicat bourrelet dans lequel un doigt se perdit, puis contourna un mont joliment arrondi, de ce même index flânant, tandis que la droite, plus connaisseuse que sa comparse, gravit cette vallée humide jusqu’à le toucher enfin du doigt ce petit et si attrayant sommet, hors de sa cachette, comme à l’affût plutôt qu’à découvert. Elle pesait de tout son poids contre moi, tête sur mon épaule, lèvres effleurant la peau d’un cou qui me transmettait la douceur d’une caresse aérienne, son souffle. Délicate expédition que d’avoir les mains tendres et le corps entier crispé à retenir cet autre sans plus la moindre retenue quant à cette exploration, mais je tins la promesse que je m’étais faite : la découvrir entièrement. De longues minutes durant mes doigts gambadèrent, de long en large, se perdant souvent avant de faire marche arrière, sur toute l’étendue que mon bras gauche leur permettait de parcourir, tandis qu’un doigt de l’autre, spéléologue novice et curieux, visitait un lieu tout aussi doux et humide qu’étaient ces lèvres suçotant le lob de mon oreille gauche. Comme elle m’avait si souvent maintenu au bord de la jouissance, je la portai au seuil, et lui rendit la pareille. Non par vengeance, mais de connaissance, sachant dorénavant que, plus que jouir, c’était de la durée que le plaisir se décuplait.
Nous étions en centre-ville, sur la place la plus fréquentée, à une heure d’affluence, et quiconque ayant pris le temps de nous regarder aurait deviné que nous échangions plus qu’un tendre câlin, qu’une innocente accolade, mais l’un comme l’autre étions ailleurs. Loin de ce monde trop pressé et stressant. Nous vivions un instant de bonheur, qu’un plaisir charnel, pour l’un de recevoir, pour l’autre de donner, réunissait en un tout.
Elle jouit en silence, puis toussa. Mon doigt, toujours en elle, reçut alors, en récompense de cette audace, la tiédeur de quelques gouttes involontairement expulsées, avant qu’elle ne reprenne enfin possession du corps qu’elle avait si délicieusement abandonné à mon bon vouloir.
Chez elle tout est rapide. Hormis durant le sexe, pour l’avoir vu passer de calme à furibonde, et vice-versa, je ne fus pas surpris qu’elle reprenne le contrôle. Pour dire vrai, je l’espérais. J’avais agi d’une pulsion, et ce n’était pas de l’avoir supporté de corps que je me sentais fatigué, mais d’esprit.
Pied droit reposé au sol, elle se reboutonna, me prit la main, et m’emporta derrière elle.
J’ai toujours trouvé les hauts talons particulièrement érotiques, c’est pourquoi, légèrement à la traîne, tête baissée, plus que regarder le sol, je fixais la grâce et la dextérité avec laquelle ils trottinaient plus assurément que s’ils étaient à plat ces deux pieds qui semblaient danser plus que marcher. Plus nous avancions, plus elle maintenait une érection ne pouvant pas faiblir. En fait, pensai-je, tant les admirant des yeux qu’ils chantaient à mon oreille, je bandais depuis le réveil, je bandais bien plus encore lorsqu’elle fuma, et je bandais toujours, ce qui, somme toute était plus que normal, en la masturbant, et de plus belle en lui tenant la main. Bref, sitôt que je pensais à elle, ou, mieux, que j’étais avec elle, je bandais. Mais ce ne fut pas cet état permanent qui m’interpella le plus. C’était que bander, simplement, sans rien de plus, me procurait un bien-être aussi plaisant qu’elle aurait dû, cette érection, me faire la palucher. Certes le frottement de chaque pas me procurait une légère caresse, un léger ressenti, mais rien de comparable à une main ferme et décidée allant et venant, en un rythme bien plus soutenu que nos pas.
Quoi, me demandai-je, relevant la tête et cherchant du regard ce que je crus être, effectivement, à portée de vue.
Merde ! Comment, pourquoi me décelait-elle si facilement, et, surtout, avant que moi-même je ne me comprenne ?
Encore une phrase non finie, me dis-je en la regardant s’éloigner, et constater, de fait, qu’elle disait vrai. Partant des pieds, mon regard remonta, et ne put plus s’en détacher de ce cul. Le bougeait-elle toujours ainsi, ou intensifiait-elle exagérément le mouvement ?
Plutôt que débattre, seul comme souvent, sinon toujours, je remis à plus tard cette inutile, sur l’instant, question. Lors d’un de mes nombreux moments de solitude j’aurais tout le recueillement nécessaire de peser le pour et le contre de ces deux arguments.
Alors je profitai. Et pas qu’un peu ! Je le lorgnai à ne plus oser cligner des yeux, de peur de perdre, ne serait-ce qu’une fraction de seconde, la vue de cet imperméable valsant devant moi. Je ne le voyais pas vraiment derrière ce cuir tout aussi souple que la démarche qu’elle m’offrait, mais il m’obnubilait au point que je me l’imaginais, me le visualisais, aussi blanc de peau que le verso que j’avais pu à loisir admirer, et aussi rond que ce ventre orné d’un bijou en son centre. Je manquais à plusieurs reprises de tomber tant je le détaillais intensément ce cul caché tout aussi moucheté de taches de rousseur que le sont ses bras, alors que je l’avais quasiment eu devant les yeux il n’y avait que quelques heures, et dont je n’avais pas profité, de ce cul qui dandinait à vingt pas de moi. Vue trop concentrée sur un sexe que je savais encore humide et sans doute toujours légèrement ouvert, pour l’avoir eu en doigt il y avait peu, et en sentir toujours la tiédeur sur ma main droite.
Je la suivis ainsi, me traitant de crétin en boucle, tellement déconnecté de la réalité que, lorsqu’elle stoppa devant une entrée d’immeuble, il me fallut enfin le quitter des yeux, ce cul immobile, et réaliser qu’elle était devant la porte de mon immeuble.
Que les femmes aient un sixième sens je peux l’admettre. Je le pense même, mais là j’étais entré dans la quatrième dimension !
Pas paniqué ni surpris, je la vis taper sur le clavier codé. Pas plus étonné, je la vis ouvrir en grand la porte. En fait, j’étais tellement paumé que j’étais en arrêt total. Tant mentalement que physiquement. Mon cerveau avait disjoncté, et j’avais le corps aussi raide qu’était mon sexe incapable de mollir.
Elle me fixa, tout sourire, puis me fit signe de la rejoindre. Encore inconscient d’esprit, mes jambes prirent le relais de la tête.
Tout aussi inconsciemment que mes jambes m’avaient porté jusqu’à elle, ma main droite les extirpa de ma poche.
Si j’étais prêt, demandeur même, à avoir un semblant de début d’explication, je la suivis, me demandant ce que moi, ce pantin désarticulé, cette marionnette se mouvant ne sachant plus comment, allait pouvoir révéler de ce qu’elle ignorait encore. Les faits, plus que les mots, venaient une fois encore de me prouver, si besoin était, que souvent ils en disent plus que la parole.
Pas plus étonné de la voir sélectionner le troisième étage, le mien, ni plus de la voir glisser dans la serrure de la bonne porte des deux que compte l’étage la bonne clef, je la suivis après qu’elle soit entrée. Mon trousseau de clefs posé sur ma console, dans mon entrée, comme je l’aurais fait en temps normal, elle dit :
Obéissant j’avançai, ne sachant comment. Obéissant, je fermai la porte, d’une main dont j’avais repris le contrôle. Et, obéissant encore, mes lèvres se rejoignirent.
Assise, sur mon divan, imperméable déboutonné, mais néanmoins fermé, elle me regarda arriver dans mon salon, puis m’installer dans mon fauteuil, ce fauteuil au cuir tant usé d’avoir partagé mes solitudes. Le temps, ce satané et satanique temps qui m’avait tant ressourcé lors de mes longues journées, me terrifiait tout autant que de la voir si calme, souriante, immobile.
À quoi jouait-elle ? À m’enfoncer encore plus bas que je n’étais déjà ?
Impossible. J’étais déjà aux tréfonds de l’embarras. Je n’étais plus qu’une enveloppe sans vie, sans pensée, sans volonté.
Moi qui avais fantasmé sur son cul, pour le coup, j’y étais ! Pas le sien. Le mien. Et heureusement !
Je l’écoutai, simplement, longuement, comme déconnecté de la réalité, ne percevant du monde externe que sa voix grave, pénétrante, ainsi les basses des enceintes tonitruantes me faisaient vibrer tous les organes chaque week-end. Si j’avais acquis l’art et la manière, de longues années durant, à parvenir et, surtout, entretenir cet état, certes en m’aidant de l’alcool, ce lundi-là, à jeun, je n’avais rien fait pour. Pourtant je perçus chaque mot, individuellement, avant de les accorder ensemble, et comprendre ce que cette succession révélait.
Le débit était lent, enfin, pour elle, et le ton doux. L’océan d’explications qu’elle déversait me noyait. J’étais en apnée lorsque je perçus ces deux derniers mots qui me firent enfin reprendre souffle.
Je n’ai jamais aimé mon prénom. Très tôt j’ai instauré, imposé presque, PY (paille). Mais l’entendre de sa bouche, de cette bouche qui m’avait conquise, et dont j’étais épris même silencieuse, fermée, ou en cul-de-poule lorsqu’elle tétait une cigarette, ou entre-ouverte lorsque d’elle s’échappaient les souffles du bonheur lorsque je la menais, lentement, vers le plaisir, mon plaisir, ou encore grande ouverte lorsque d’elle s’échappait un rire tonitruant, je revins enfin à la réalité.
Elle me laissa reprendre vie, sans ne plus rien dire, tout autant qu’enfin rassembler, assimiler, et comprendre chaque mot de ce long aveu, tout en insufflant et expirant un air qui avait jusqu’alors frappé mes tympans plus que nourris mes cellules. À mesure que l’oxygène abreuvait à nouveau mon être, je reprenais vie. Comme une seconde naissance. Mais consciente cette fois.
Elle était ma voisine de palier depuis plus de trois mois donc. Je l’avais croisée à de nombreuses reprises, sans ne jamais la voir, trop dans ma bulle. Elle avait provoqué, à maintes et maintes reprises, des croisements de chemins voulus sans y paraître, mais jamais je ne l’avais remarquée, ni même simplement aperçue. Alors elle m’avait observé, suivi, espionné, durant plus d’un mois, afin de comprendre, me comprendre et enfin oser le provoquer cet instant idéal qui ferait, et avait fait qu’elle ne soit plus transparente, anonyme, inconnue. Ayant compris mon fonctionnement elle passa à l’action au moment idéal, parfait, au verre de croisière, lorsque la réalité de la vie est encore présente, perceptible, bien que l’esprit ailleurs. Loin. Ce que peu avait compris, et beaucoup ne comprendrait jamais, elle, après m’avoir cerné, s’en servit, le fit sien, de cet instant. Sans en abuser, mais juste pour la provoquer, la magnifier, cette rencontre attendue, désirée depuis toujours.
J’étais plongé dans mes pensées, loin en moi, d’elle, lorsque, pour la seconde fois de mon existence, je l’entendis avec le même plaisir mon prénom.
Si elle avait haussé le ton, ce ne fut pas la puissance qui me réveilla, mais bel et bien de l’entendre prononcer un prénom détesté jusqu’alors. Dans sa bouche, plus que l’apprécier, je le portais enfin fièrement, ce prénom rejeté.
Je la regardai se lever, sachant maintenant que le pas loin était derrière la seconde porte du palier, pensant qu’elle allait la chercher cette drogue sienne, en me privant de la mienne, elle. Elle sortit son trousseau de clefs de la poche de son imperméable, puis, plutôt que se rasseoir, elle le retira, cet imperméable que j’avais si délicieusement observé en la suivant, et me le tendit en disant :
J’appréciai de la voir se rasseoir, puis croiser les jambes, avant de sortir.
Dans son entrée, un seul et unique cintre attendait, patiemment accroché à un seul et unique crochet. Avec un soin extrême, puisqu’elle y tenait énormément, je l’accrochai, puis le lissai plusieurs fois d’une main délicate afin d’en supprimer un inexistant pli. Après avoir vérifié qu’il pendait parfaitement, je repris ma route.
Son intérieur, tout aussi cosy et blanc que le mien était moderne et noir, tout aussi meublé, quoique sans excès, que le mien était épuré au strict minimum, m’accueillit. Mais elle avait soif, et j’avais une mission, aussi allai-je jusqu’au réfrigérateur, renfermant autant de bouteilles de coca light que le mien gardait de bières au frais, puis je pris le chemin du retour sans prendre, perdre plutôt, plus de temps.
Elle n’avait pas bougé. Elle attendait. M’attendait. Moi. Ce Pierre-Yves qu’elle connaissait depuis la primaire.
Bouteille en main, j’allai chercher un verre.
Sans lui répondre, je la servis.
Putain ! ce rire ! Qu’il m’était doux. Et enfin reconnu. Plus grave, mais pas très différent pour qui s’en souvenait maintenant. Parfaitement.
Un peu déçu, perdant ainsi une vue frontale pour le moins agréable, j’obéis, fixant son pied se balancer lentement. Ce qui, somme toute, combla ma déception d’un plaisir autre, mais tout aussi hypnotisant.
Ce n’était pas une question.
Elle l’ouvrit, en extirpa une cigarette, l’alluma du briquet que j’avais acheté, lui aussi, le lendemain même de notre rencontre, préférant, de loin, une allumette pour m’en allumer un de cigare. Mais je n’en avais pas envie. Plus envie. J’avais une bien autre et plus forte dépendance. Je l’avais elle. Elle qui fuma, silencieuse, et but son verre, lentement, de ces lèvres qui tantôt tétaient un filtre, tantôt suçaient un verre.
Le petit arrêt, léger, mais perceptible, qui parcourut son corps, surtout ce pied que je ne pouvais quitter des yeux, me fit tressaillir bien plus qu’elle.
Elle n’avait pas dit je peux, mais je veux. Alors…
Sans tourner la tête, elle me la prit en main, cette longueur qui n’avait pas faibli. Puis elle alluma une autre cigarette, qu’elle fuma, regardant devant elle, sans bouger la main qui l’enserrait, cette longueur qu’elle avait dit vouloir voir, mais qu’elle appréciait des doigts et non de vue, ce qui était loin de me déplaire, jusqu’à, sans l’écraser, déposer son mégot au centre du cendrier.
Merde ! C’était quoi toutes ces questions ? Que voulait-elle que je lui avoue ? Elle m’avait épié donc elle savait !
Avant toi, la plus belle rencontre de ma vie ? Yeux fermés je répondis :
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue, et que j’aime, et qui m’aime
Et qui n’est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m’aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d’être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? – Je l’ignore.
Son nom ? Je me souviens qu’il est doux et sonore,
comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L’inflexion des voix chères qui se sont tues.
(Paul Verlaine)
Lorsque je rouvris les yeux, et tournai enfin la tête, ce que je vis me rassura autant que me
transpercer le cœur. Des larmes coulaient de ces yeux qui me regardaient, roulant lentement sur ses joues, rosies.
Puis elle m’offrit sa bouche. D’un petit jeu de langue pour commencer, puis sur cette longueur qu’elle parcourut de tout son long, avec une douceur infinie, avant mes bourses, qu’elle appréciait, de toute évidence, tout aussi douce que l’était sa langue.
Elle stoppa ses divines caresses juste à temps, me laissant haleter quelques secondes avant de m’offrir le sien, de sexe, tout aussi doux et humide qu’était ma longueur lisse et roide. Rôles et offrandes inversés, je pris le relais de la mienne, de bouche, sur et dedans non pas une longueur, mais une crevasse tout aussi ouverte et vivante que j’avais le sexe dressé et tremblant. J’avais le sentiment que j’aurais pu la flatter, la dévorer des heures durant sans parvenir à l’emporter. Non contrarié, mais sous le charme de découvrir qu’elle pouvait, à sa guise, et si longuement, commander ainsi son corps, ce que moi j’étais dans l’incapacité totale de faire, je m’abreuvai d’un liquide bien plus goûteux que toutes les bières que j’avais déjà avalées n’avaient jamais révélées.
Merde ! J’avais pensé aux cigarettes, mais pas plus au coca light qu’aux préservatifs.
Si elle n’était pas la première, la trentaine bien passée, je n’avais que quelques pénétrations au compteur. Et toujours protégées. Alors oui, elle pouvait être aussi certaine, sans preuve écrite, que je l’étais tout autant que j’étais certain qu’elle l’était.
Jusqu’à ce jour, la seule peau que ma longueur connaissait, avant elle, était celle d’une main, mais, lorsqu’elle se pénétra, car c’était bien elle qui me prenait et non l’inverse, se laissant lentement glisser, ce que je ressentis était une sensation aussi nouvelle que grandiose. C’était à la fois doux, humide et ferme. Yeux fermés, j’avais tant concentré toute mon attention sur la longueur qu’elle engloutissait, si délicieusement, que j’avais l’impression de ressentir les battements de son cœur, tambourinant à une cadence aux antipodes de son geste. J’ouvris les yeux, une seconde tout au plus, et ce que je vis me confirma que ce n’était pas les siennes, de pulsations cardiaques qui galopaient, mais les miennes. Ce n’était pas normal. Pas humain. Pas moi. Mais qu’importe ! Je devais, pour ce réel dépucelage tardif, apprécier plus que me poser la moindre question.
Putain ! que c’était bon. Trop. Beaucoup trop.
Elle le sentit ce premier jet. Elle s’immobilisa, et attendit.
Quoi ?
Que je reprenne le contrôle, pensai-je.
Elle ne bougeait plus, et moi j’osais à peine respirer.
Pourquoi ?
Afin de voir si ma longueur n’allait pas me faire défaut.
Le plaisir, immense, que j’avais éprouvé durant ce début de pénétration, et celui, bien moins puissant de cette éjaculation avortée, m’effrayèrent plus que tout. Mais je ne perdis pas la rigidité qui la maintenait depuis le matin en éveil cette longueur. Plus rassuré qu’elle, qui reprit un délicat mouvement mis en pause forcée, elle se laissa à nouveau aller, toujours aussi lentement, jusqu’à la sentir, enfin, assise et donc entière en elle, ma longueur. J’en étais presque soulagé. Du moins sur le coup, car elle commença à se masturber, et moi à sentir ses doigts, aux longs ongles rouges vernis, griffer en cadence un pubis sans aucune protection lui aussi de poils. C’était aussi plaisant de ressentir ces morsures, cadencées et externes, que celles, intérieures, qui me la mordaient, cette encore longueur. Elle se branlait tout en me pompant la queue. Elle ne bougeait pas du bassin, et pourtant j’avais l’impression qu’elle me la parcourait de haut en bas, de bas en haut, frénétiquement, cette longueur au gland suintant. Et ces bruits ! Pas ceux de nos respirations, mais ceux que faisait cette main pataugeant dans ce mélange de nous deux.
C’en fut trop. Bien trop pour cette première. Je ne pouvais plus lutter, alors j’abandonnai. M’abandonnai. Lâchement, mais, obéissant.
Je coulai déjà, et je ne pensai pas avoir de quoi contenter cette demande, mais, surpris, je les sentis naître, grandir, fuser, ces quelques jets, tout comme elle les accueillit de contractions synchrones.
Elle continua, sans moi, qui recevait un plaisir autre qu’être toujours en elle, la sentant toujours et encore se contracter, m’en demandant toujours et encore plus de ce moi avec lequel elle se menait, lentement, à la porte du plaisir ; jouant avec ce clito baignant dans cette union de nous deux, jusqu’à ce que tout homme normalement constitué ne puisse plus maintenir plus longuement.
Ayant débandé, j’étais en panique. Elle n’avait joui, et moi si ! Complètement perdu. Ne sachant plus que faire ou dire, j’attendis, yeux fermés, jusqu’à la sentir bouger. Instinctivement, si je puis dire, puisque n’ayant aucune expérience en la matière, je compris, d’emblée, lorsque je sentis ses lèvres sur les miennes. Alors, mettant un point d’honneur à finir ce que j’avais commencé, je ne les quittai pas de la bouche, ces lèvres douces, odorantes et recrachant cette part d’elle que je connaissais déjà, et de moi que je découvrais, jusqu’à ce qu’elle explose enfin.
J’avais les mains posées sur ses fesses, non pour la retenir, mais pour en découvrir, de leurs galbes, la douceur de rondeurs jamais encore parcourues des doigts. Pour autant, m’avait-elle déjà compris au point de tousser sans chercher à m’en priver de ces trois petits jets d’après jouissance ?
Décidément, tout est si, trop, délicieux avec, depuis, elle…