| n° 19217 | Fiche technique | 20840 caractères | 20840 3768 Temps de lecture estimé : 16 mn |
30/09/19 corrigé 05/06/21 |
Résumé: Que se passe-t-il après ? Le mari accepte-t-il l'infidélité de sa femme ? Séparation ou explication ? | ||||
Critères: #drame #vengeance fh extracon amour jalousie dispute | ||||
| Auteur : Et après (Ni candauliste, ni libertin, j'aime imaginer l'après.) Envoi mini-message | ||||
Prologue :
J’ai beaucoup apprécié le scénario du récit « 24 heures » écrit par Parisfou. Sauf la fin que j’ai trouvée trop simple, et l’humiliation du mari inutile. J’en ai imaginé une autre où le mari, voyant sa femme baiser avec un autre, n’accepte plus le contrat passé.
Je vous le propose, en espérant votre avis. Quelle est la fin la plus crédible ?
Je vous invite à lire le récit « 24 heures » écrit par l’épouse, avant de poursuivre celui-ci écrit par le mari.
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Lui
Depuis une semaine, mon esprit part dans toutes les directions, à quoi joue-t-elle ? A-t-elle un amant ? Il me faut garder le contrôle de la situation. Si elle avait voulu me quitter, elle l’aurait fait depuis longtemps. Elle finira bien par me pardonner mes petites escapades.
Si elle ne m’avait pas repoussé depuis toutes ces années, jamais je n’aurais eu l’idée de me réfugier dans les bras d’autres femmes qui ne m’ont jamais apporté qu’un plaisir éphémère. Pas l’amour recherché, le sien.
Je suis chez nous comme elle me l’a demandé, j’attends devant l’écran de mon ordinateur… J’espère la voir revenir, m’embrasser et arrêter ce jeu idiot. Mais non, elle me présente celui qui lui a appris tout ce qu’elle me refuse depuis vingt ans.
La lumière s’allume, elle est à l’image avec son amant, je le déteste, je la déteste. Elle semble très à l’aise, nue avec lui. Je la vois l’embrasser, faire l’amour avec cet homme que je ne connais pas. Je ne peux supporter la voir le sucer, elle ne me l’a fait que quelques fois avant notre mariage. Et elle continue… Elle tourne son visage vers la caméra, vers moi, me nargue, non elle ne va pas… si, elle me regarde dans les yeux, je devine l’orgasme qui déforme son visage. Elle n’a jamais autant joui avec moi, est-ce ma faute ? Je comprends pourquoi elle me repoussait, me forçait à l’abstinence, elle se réservait pour son amant, il n’y a plus de doute.
C’est décidé, j’arrête ce jeu. Je comprends que pour elle ce n’était pas un jeu. Je ne me branlerai pas dans ses sous-vêtements comme elle l’a prévu, quelle perverse ! De rage, je déchire ses strings, ses petites culottes, ses soutiens-gorge transparents achetés pour un autre. Je les laisse en tas sur le lit, bouts de tissus ridicules.
Sur l’écran, elle chasse son amant, depuis quand le connaît-elle ?
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Récit original
Je fis descendre Jacques qui commençait sérieusement à m’écraser. Je me sentais maintenant comme une araignée ou une mante religieuse qui, une fois l’acte consommé, se précipite pour faire disparaître un mâle devenu inutile.
Après quelques mots hésitants (il cherchait aussi une excuse pour rentrer chez lui rejoindre je ne sais qui !) je le raccompagnai nue jusqu’au palier.
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Lui
L’écran ne me cache rien. Nue, allongée sur le lit, jambes écartées, suprême humiliation, elle veut que je la découvre dans cette position le corps couvert de sperme. Elle me regarde, triomphante :
Je coupe l’image, ma décision est prise, je m’en vais. À son retour, la maison sera vide. Il y a un hôtel pas très loin, un sac est vite prêt.
Pour connaître ses réactions, je branche une webcam dans le salon, cachée sur une étagère. Je pourrais ainsi la voir arriver sur mon ordinateur portable.
Je ne sais plus quoi penser, entre la colère et la culpabilité d’être à l’origine de cette soirée. Je lui laisse une petite lettre d’adieu, bien en vue sur la table.
Au moment où je quitte notre appartement en claquant la porte, elle doit croire que je suis en route pour venir la rechercher.
Dans la chambre d’hôtel, j’installe mon ordinateur et contrôle que tout fonctionne bien… notre salon apparaît à l’écran, silence, l’appartement est vide.
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Elle
Dans une demi-heure, tu seras là. La leçon aura porté ses fruits, tu auras compris, je te retrouverai, mon chéri. Je pourrai enfin te faire tout ce que je viens d’apprendre, tu aimeras, tu n’auras plus besoin d’aller voir ailleurs…
Mais les minutes passent, quarante-cinq minutes, une heure… toujours rien, ce n’est pas normal, l’ordinateur est éteint, impossible de te joindre, tu dois être sur la route. Je te rappelle, ton téléphone est sur répondeur, l’ordre claque « je t’attends ».
Une heure trente, deux heures, je dois me rendre à l’évidence, tu ne viendras pas. C’était pourtant les ordres, tu devais m’obéir jusqu’au bout. Tu vas me le payer, non, mais !
Je commande un taxi… encore attendre… Bloquée par des embouteillages… j’arrive enfin chez nous, un peu essoufflée. La maison est silencieuse. Que se passe-t-il ? Je commence à m’inquiéter.
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Lui
Les yeux rivés sur l’écran de mon ordinateur, je suis allongé sur le lit de cet hôtel où je viens d’établir ma nouvelle demeure, pour combien de temps ?
Rien ne se passe, l’écran est vide.
Je somnole un peu, mais un bruit attire mon attention, notre porte vient de s’ouvrir, je te vois, tu as l’air surprise, étonnée que je ne sois pas là, en colère d’avoir dû rentrer seule.
Tu marches dans le salon, indécise. Tu montes à l’étage, je t’entends dévaler notre escalier avec à la main les restes de tes sous-vêtements. Tu as compris que je n’ai pas respecté tes consignes.
Un peu affolée, les yeux déjà rougis par les larmes qui ont du mal à couler, tu remarques enfin le mot que j’ai laissé sur la table du salon.
Tu te laisses tomber sur notre canapé.
Ma chérie … Puis-je encore t’appeler comme ça ?
Tout d’abord, je te prie de bien vouloir m’excuser de ne pas être venu te chercher, mais c’était au-dessus de mes forces. Tu as voulu me faire passer un message, il est bien reçu. Toute cette semaine, tu m’as humilié, j’ai tout accepté me sentant un peu honteux de ma conduite, me sentant coupable, j’espérais ton pardon. J’étais certain que tu n’irais pas au bout de tes menaces.
J’ai maintenant compris que tu as saisi cette occasion pour me faire comprendre qu’il y a des années que tu vas chercher ailleurs ton plaisir. J’ai compris pourquoi tu me repoussais si souvent, tu te réservais pour tes amants. J’ai compris que ta fatigue n’était qu’une excuse. J’ai compris tes petites robes, tes petites tenues pour sortir, jamais pour moi.
Bravo pour la technique, je ne te connaissais pas ces dons, tout ce que tu m’as toujours refusé. Tu dois avoir une longue expérience, acquise avec combien d’amants ?
Je te prie de m’excuser de t’avoir fait perdre tes plus belles années, tu aurais dû me parler plus tôt. Maintenant, tu serais libre de mener ta vie comme bon te semble.
Ce soir, je n’ai pas suivi tes dernières instructions, de toute manière je sais que tu aurais recommencé avec ton amant, alors à quoi bon ce jeu pervers. J’ai compris combien tu aimais cet homme, ton plaisir était évident.
Je te laisse avec lui, je ne suis pas gentleman, mais comprenant que tu ne m’aimes plus, je ne m’imposerais pas.
Tu trouveras une bouteille de champagne au frais, pour pouvoir fêter ta victoire.
Je t’aime et ne désire que ton bonheur.
Sois heureuse,
Ton ex-mari,
PS : Je te laisse la maison, les enfants y ont leurs habitudes, à moins que tu ne préfères garder notre studio en souvenir.
Elle s’écroule sur le canapé, m’appelle, pleure, me jure sa fidélité, se traite d’idiote, de conne, s’excuse…
Elle ne sait pas que je la vois, que je l’écoute, ses cris me chavirent le cœur,
Et toi, as-tu pensé aux enfants, as-tu pensé à moi ? Je deviens grivois, « c’est vrai qu’avec une bite dans le cul, tu ne devais pas penser à grand-chose ».
Elle se calme, affalée sur notre canapé, ma lettre à la main.
Pour m’occuper, je revois les photos qu’elle m’a envoyées, celles qu’elle a mises sur le site pour draguer, plus putes les unes que les autres. Vraiment, je la connaissais bien mal. Je visionne le film de sa journée avec Jacques, j’ai tout enregistré ; ça me fait mal, mais je ne peux m’empêcher de regarder en boucle : l’arrivée dans la chambre, elle se laisse déshabiller, nue il l’embrasse. Là, elle prend plaisir à le sucer. Sans aucune appréhension, sans aucune hésitation, elle se fait baiser.
Il est en terrain conquis, il la pénètre, impossible que ce soit la première fois, ce ne peut être qu’avec un amant, pas un inconnu comme elle essaie de me le faire croire. Je me fais mal à regarder ces images. Ce final face à moi, les yeux rivés sur la caméra, son amant l’encule, son cul m’a toujours été interdit, « c’est sale », disait-elle. J’ai mal, mais ne peux quitter mon écran du regard. Quel orgasme ! Elle jouit en me souriant. Un rictus lui déforme le visage, de douleur ou de plaisir ? C’est effrayant.
Après j’ai coupé, insoutenable… mais j’y reviens, comme pour me punir une nouvelle fois.
L’idée me vient de tout mettre sur le net, ses photos de pute, la vidéo… que tout le monde puisse voir sa traîtrise… ses collègues, sa famille, nos amis… non je ne peux pas… je t’aime encore. Je ne te veux pas de mal.
Dans le fond j’aimerais la croire, croire à une simple vengeance, sous le coup de la colère elle a dérapé sans en mesurer les conséquences, sans pouvoir faire machine arrière. Mais le mal est fait, je suis blessé, je ne peux oublier.
Je pense à ses copines, mauvaises conseillères. Savent-elles exactement ce qu’elle a fait ? Elles doivent déjà avoir vu les photos, j’envoie la vidéo à Agnès, après tout elles ont le droit de savoir, c’est un peu grâce à elles.
Je reste une grande partie de la nuit les yeux rivés sur l’écran, où ma femme prostrée ne bouge plus. Je m’endors aussi.
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Elle
À force de pleurer, je m’endors sur notre canapé, la lettre de mon mari dans les mains. C’est trop injuste. J’ai été idiote, qu’ai-je fait ? Aveuglée par ma colère, par mon besoin ridicule de vengeance.
On frappe à la porte, je me réveille, « quelle heure est-il ? », « où suis-je ? », « ai-je fait un mauvais rêve ? ».
Agnès et mes amies sont là, pourquoi ? Je ne comprends plus… je les mets au courant de la situation, je n’y crois toujours pas, mon mari n’est plus là, il m’a quittée.
Agnès lance la vidéo.
Les commentaires des copines fusent :
Je ne dis rien, je baisse la tête,
Quel compliment ! Ce n’est pas moi, ça.
Mes copines en rajoutent :
La tête baissée, j’éclate en sanglot, du bout des lèvres :
En sanglots, je leur montre la lettre.
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Lui
En les entendant, maintenant je pense qu’elle dit vrai, j’ai envie de la croire, de lui pardonner, de la serrer dans mes bras, de nous retrouver. Comment faire sans perdre la face, ni lui laisser reprendre le dessus, j’ai eu ma dose d’humiliation, je ne pourrais plus rien accepter. Mais je ne veux pas la perdre.
Quoi faire ?
Les jours passent, je ne suis pas retourné travailler, elle non plus. Je passe mes journées à regarder mon écran, à essayer de la voir… elle, elle traîne dans la maison, l’âme en peine.
Sur mon téléphone, je trouve plein de messages, de longs messages « elle m’aime, elle s’excuse, elle me jure sa fidélité… ». Je ne réponds pas.
Sur l’écran, je la regarde vivre au ralenti. J’écoute ses monologues, elle crie, se traite de tous les noms, me demande de revenir comme si je pouvais l’entendre. Plusieurs fois, j’attends qu’elle sorte pour passer à la maison chercher quelques affaires. Elle s’aperçoit de mon passage, elle s’en veut d’être sortie.
Je ne l’ai pas vue monter une seule fois dans notre chambre, elle dort habillée sur le canapé. Solitude juste coupée de temps à autre par la visite ou le coup de téléphone de ses amies.
Ses copines essaient de la soutenir, de lui remonter le moral. Hypocrites, en bonnes copines, elles ne sont pas fâchées de ce qui lui arrive. Elle, toujours la meilleure, une belle maison, un mari, un enfant, le bonheur parfait, « mon cul, oui » comme dirait la copine au langage de charretier.
Il faut pourtant qu’on se parle. Un jour, je décide de passer chez nous, de toute façon j’ai besoin de linge propre. Elle est étendue sur le canapé comme tous les soirs… Elle me regarde entrer pleine d’espoir, je ne dis rien, pas un mot, même pas bonsoir, je monte dans notre chambre prendre une valise que je remplis de vêtements et de quelques papiers.
Elle ne veut pas me laisser repartir comme ça, il faut que l’on s’explique. Je n’attends que ça.
Une fois lancée, un vrai moulin à parole. Elle me redit tout ce que j’ai déjà entendu cent fois sur le répondeur de mon téléphone, elle n’a pas d’amant, Jacques est une rencontre sur internet, elle ne le reverra jamais plus.
À mon tour, je déballe tout ce que j’ai sur le cœur :
Elle me dit tout ce qu’elle a ressassé depuis mon départ : mes aventures, son attitude vis-à-vis de moi, sa fatigue avec la maison, le travail, les enfants. Le fait qu’elle m’ait négligé, repoussé pendant tant de temps, elle s’excuse, me demande pardon.
Je n’attendais qu’un geste d’elle. Je la serre dans mes bras, je l’aime, je la crois. Enfin, nous nous retrouvons. Une nuit d’amour, celle notre réconciliation.
Au matin, elle me réveille par des petits bisous, agréable, très agréable. Ses lèvres descendent le long de mon torse, mon ventre, atteint le pubis, elle me saisit la queue, mais au moment où elle va me prendre dans sa bouche, des images repassent dans ma tête, je la repousse vivement :
Elle comprend, ne dit rien, se fait tendre, on s’embrasse, on se caresse. Nouvelle tentative, devant sa bonne volonté, je la laisse me prendre entre ses lèvres, elle me suce, me pompe le gland, je suis bien dans sa bouche, je serre les poings imaginant le plaisir de l’autre. Au moment de jouir, je tente de m’échapper, elle me retient dans sa bouche, pour recevoir un jet puissant… elle avale… blottie contre moi, sa tête contre mon épaule :
Nous restons l’un contre l’autre, j’ai encore envie d’elle, je veux lui faire l’amour avec tendresse, lentement, comme avant, pas la baiser comme cet autre qui ne pensait qu’à son plaisir.
Caresses, baisers… elle se retourne, presse ses fesses sur ma bite maintenant bien raide. C’est au-dessus de mes forces, non pas comme ça, pas comme lui…
Elle insiste :
Et pour la première fois, après avoir bien caressé son petit trou, j’investis lentement ses fesses, enfonçant ma bite au plus profond. Je la tiens par les hanches, son cul bien tendu, je la pilonne comme j’ai pu voir sur les sites pornos sur lesquels je me branlais il n’y a pas encore si longtemps. Elle se crispe, le plaisir la gagne, je la regarde, elle est belle quand elle jouit, ce n’est plus ce visage déformé par la douleur qui me hante toutes les nuits. Je me répands en elle… petite pause, nous ne bougeons plus. Elle se retourne, se colle à moi, sa peau est douce, je l’embrasse en essayant d’oublier…
Ce n’est pas encore aujourd’hui que nous retournerons au travail…
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Épilogue
Notre vie a repris, le boulot, la maison, les enfants, une vie faite de petits bonheurs. Non pas la petite vie bourgeoise « d’avant », nous sommes plus proches, plus amoureux que jamais. Nos enfants sont surpris de ne plus entendre de disputes…
Avant de reprendre le travail, nous sommes partis loin pour une nouvelle lune de miel. Bonheur au soleil, sur la plage en plein hiver.
Malgré ses protestations, j’ai mis en vente notre petit studio, celui où, étudiants, nous nous sommes connus. Le témoin de nos amours, mais aussi de sa trahison.
Un soir, je rentre un peu plus tôt à la maison après le travail et trouve mon épouse avec ses trois copines en train de prendre le thé, enfin plutôt un bon verre de whisky. J’embrasse ma femme, et sans leur dire bonjour je jette un regard méchant aux trois copines, montrant la colère qui monte en moi (je sais bien simuler).
Elles me regardent toutes les quatre avec étonnement, ma femme leur ayant sûrement expliqué notre réconciliation. Avant qu’elles n’aient pu répondre, je continue :
Silence général, je regarde Agnès dans les yeux, elle rougit.
Agnès se décompose, j’ai visé juste, j’ai fait mouche, je vois bien que je l’ai blessée, je le regrette un peu, mais je continue :
Cette fois, même le « charretier » est offusquée.
Figées, elles regardent ma femme qui ne sait quoi dire pour leur venir en aide.
… Silence…
Elles se lèvent et s’en vont sans un mot…
Ma femme est outrée. Je sens sa colère, je me retourne, elle a la bouche ouverte prête à crier… Avant le moindre reproche, j’éclate de rire, un grand éclat de rire qui l’empêche de parler.
Elle me regarde surprise de me voir aussi décontracté et étonnement calme,
Elle éclate de rire à son tour,
Je la prends dans mes bras et l’embrasse tendrement :