| n° 19084 | Fiche technique | 62398 caractères | 62398Temps de lecture estimé : 36 mn | 15/07/19 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: Une femme mariée découvre que son mari fréquente de sites de rencontre et décide de remettre les choses au clair. | ||||
| Critères: fh extracon telnet humilié(e) jalousie exhib confession -vengeance | ||||
| Auteur : Parisfou Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Le contrat Chapitre 01 | Épisode suivant |
C’est épuisant de se battre avec des ados qui n’en ont rien à foutre. Il y a eu Parcoursup – l’inscription en étude supérieure – et son cortège de stress. Pour moi aussi c’est la fin de la saison. Cela fait des mois que je me donne à fond dans mon travail. Le peu de temps libre est accaparé, kidnappé même, par des ados immatures.
Du coup, ma libido est au plus bas et c’est mon mari qui encaisse les coups et sert de défouloir à ma mauvaise humeur. Il a qu’à m’aider davantage, après tout !
Je me néglige à la maison. Pourtant à quarante-huit ans je suis encore une belle femme. Brune, avec des fesses (trop) rebondies, mais encore bien fermes grâce au Pilate ! En semaine, au bureau – à la Défense, près de Paris – je porte de robes de printemps et reste toujours soignée. À la maison, des vieux jeans, des pyjamas, des culottes coton hors d’âge… Je me change dès que je rentre, comme pour sortir de cette vie de femme active et rêver d’un peu de confort. D’un peu de TV. Qu’on me foute la paix. Nous ne manquons de rien, sauf de sérénité.
Tout se répète ainsi chaque jour. Et c’est l’ampleur des disputes entre mon mari et mon fils qui rythme mes soirées. Avec une variante : les hurlements des jeux vidéo. Nos rares câlins conjugaux varient entre l’indolore, et la petite satisfaction en trois minutes chrono. Pas de temps à y consacrer. Je crois que j’ai définitivement perdu la fougue de ma jeunesse. Je lutte de moins en moins pour préparer mon corps à la période estivale et son cortège de maillots. J’ai abandonné la taille 38 pour la 40, plus confortable sans remord ni regret. Je commence à envisager le 42 sans combattre.
Dimanche nous sommes allés avec les enfants et une cousine voir un spectacle. J’ai pris quelques photos de nous avec le portable de mon mari.
Mardi, à la veille du départ pour un week-end prolongé à Barcelone – l’avion est à 17 h le lendemain –, j’emprunte son portable avec ma fille pour utiliser son WhatsApp, et m’envoie les photos prises avec son iPhone.
Je sens tout de suite que ça le contrarie, qu’il n’est pas à son aise. Il me demande trois fois en deux minutes si j’ai fini !
Qui est cette Isa avec qui il a une conversation récente ? Et cette Carole ? D’habitude il a surtout des contacts masculins à cause de son travail. Elles ont un trop beau sourire sur leur profil WhatsApp !
Je fais semblant de rien et finis d’envoyer mes photos. Ma fille s’en va et je regarde rapidement. Ce con a invité Isa – une salope de blonde avec une grosse poitrine – au restaurant (un truc super). Ils flirtent ! Je ne dis rien et repose le téléphone. Il a là l’air d’avoir été sauvé des eaux quand il m’a vu reposer son portable. Faut pas me prendre pour une gourde ! J’attends qu’il s’endorme. Facile : il ronfle comme une vielle locomotive.
Son portable est son pire ennemi, son complice maudit. Pas besoin de lui offrir 30 deniers. C’est presque trop facile. Tout s’étale au grand jour. Les conversations avec Isabelle et Carole. Les photos de nu que Carole lui a envoyées. Les rendez-vous (que des restaurants). Ses états d’âme. Cette touriste américaine qu’il a rencontrée il a deux jours et qui lui a envoyé toutes ces photos de visite touristique à Paris… Et ses commentaires. Ce qu’il leur a écrit !
J’ai compris. Il fréquente un site de rencontres. Pas d’application sur son iPhone. Mais comme son PC garde en mémoire les mots de passe, j’ai pu y accéder très vite. Je prends quelques copies d’écran et prépare deux mails. En fait, je veux lui forwarder des mails de Carole et sa photo. Je n’envoie rien dans l’immédiat. On part en week-end presque comme si de rien n’était avec les enfants. Mais au fond de moi, j’ai la sensation qu’il a compris et que l’orage est pour bientôt.
Je ne sais pas si c’est parce que je m’en fous qu’il fréquente ou si c’est parce que je n’ai pas encore fini d’analyser la situation.
En sortant de la Sagrada Familia – la cathédrale de Barcelone – je profite de ce que les enfants marchent un peu devant, pour lui demander qui c’est cette Isa avec ces gros nichons sur WhatsApp.
Bla, bla, bla… il nage. Il est mauvais. Pas crédible. Il transpire. Essaie de changer de sujet. Même pas capable d’être discret ! Je serais pas allé chercher si c’était pas si simple. Le con. Le très, très con !
Je fais semblant d’accepter ses explications bancales et nous terminons notre week-end. Comme si de rien n’était, je lui accorde même un câlin conjugal. Service minimum et limité à mon seul plaisir, il s’est terminé tout seul. Je profite des visites pour réfléchir. Pour préparer la suite.
La vengeance est bien entendu un plat qui se mange froid. Toutes les femmes le savent.
Lundi matin vers 9 h, de retour à Paris, pendant que je suis dans le RER, je lui fais suivre les mails avec les photos d’écran. Juste des extraits de conversation. Sans aucun commentaire.
J’attends…
Il essaie de me rappeler. De me contacter. Tél., mail, WhatsApp. Ne manque que les signaux de fumée. Je ne réponds pas. Je suis bien dans un tunnel non ?
Dix minutes. Quinze messages ou appels.
Je lui envoie quatre selfies de moi, pris ce matin pendant qu’il prenait son petit déjeuner.
Sur le premier, je me suis prise en photo par dessous. On voit les poils de ma chatte, une minime jupe à paillette et mes seins en contre-plongée. Pareil sur le deuxième, mais mes tétons sont vraiment bien dressés, et très durs. Ma poitrine ne tombe pas du tout malgré mes quarante-huit ans. Sur le troisième, c’est un gros plan de ma foufoune poilue. On distingue clairement les lèvres entrouvertes et les bords de la jupe à paillette. Dans la quatrième on voit mes doigts avec mes bagues de fiançailles et mon alliance tenir un stylo de bureau ; profondément enfoncé dans ma chatte.
J’ajoute ces commentaires sur les messages suivants que j’envoie en rafale :
« Laquelle (photo) je mets pour mon profil, à ton avis ? »
« C’est plus classe avec la bague et le stylo ? Ça fait plus intello ? »
« Parce que je voulais dire que je cherche un mec cultivé qui veuille bien m’accompagner au musée le dimanche après-midi. »
« Ou se balader à Paris et aller dans des restos chics… Remarque il y a le menu sur la photo » (vous l’aurez compris, celui de ma chatte avec le stylo dedans).
« Oups, j’ai laissé l’alliance ! Mais c’est peut-être recommandé. »
« Au fait, j’entame un régime aujourd’hui, histoire de maximiser mes chances. Alors peux-tu acheter des haricots verts, stp ? »
« Au fait, vu du bas, ils sont pas mal mes seins, ça peut faire illusion non ? »
« Je peux même indiquer mon niveau d’anglais, ça devrait suffire pour ce type de conversation… Les Amerloques sont pas trop saute-au-paf. Ça va bien à la vierge effarouchée que je suis. »
« Trèves de gauloiseries, je vais essayer de faire vite mon boulot ce matin, histoire de me libérer du temps pour moi, et pas pour les enfants et le mari pour une fois ! »
« Ah quand même avant de bosser, c’est quoi les autres sites, que je m’inscrive en même temps ? »
« Remarque, je peux envoyer directement à mon carnet d’adresses, j’ai de la chance d’avoir des collègues, et des amis d’ailleurs, pourquoi se restreindre ? »
« Peut-être une chance qu’il y en ait un qui me laisse la parole et m’écoute de temps en temps, et plus si affinités (je laisse tomber Hervé, il parle trop). »
« Merci d’avance de tes conseils avisés. »
Un peu plus tard vers midi, je lui envoie le WhatsApp suivant :
« J’ai vu avec Ingrid ce matin (NDLR : sa copine avocat qui vient juste de divorcer). Si on tombe d’accord rapido, le divorce peut être rapide. C’est mieux pour les enfants. Florence risque de partir bientôt de toute façon, et Émile rapidement aussi. »
Il me propose de déjeuner ensemble. Je décline. Pas envie de jouer à une de ses poules.
Vers 18 heures 30, il me relance pour me demander vers quelle heure j’arrive. Je suis dans le RER pour rejoindre mes copines dont l’une d’elles donne un concert de chant chinois (très chiant !). Mais je me garde bien de le lui dire.
Pour toute réponse ; je lui renvoie une photo de sa grosse blonde et ajoute :
« Je ne suis pas patiente, j’ai hâte que cela matche, je te dirai… ça aussi ça te fait bander ? (parlant de la photo) Génial, trop contente pour toi. »
« N’oublie pas de changer les draps, stp. »
« Occupe-toi des draps et du reste, pour moi c’est fini d’être la boniche qui bosse de 6 h à 23 h (lave-vaisselle, linge…). Pour la bouffe on mangera mal, c’est pas grave. »
Nous échangerons ainsi pendant une demi-heure, le temps que le métro arrive à République.
Et je conclus par :
« Y a que le cul qui t’intéresse ! T’en as rien à foutre de ma vie, jamais vu un mec aussi égocentrique. Cette fois, c’est mon tour.
Ras-le-bol des ordres. Si tu continues à me harceler, je ne rentre pas ! »
Terminé les échanges maintenant. J’arrive à mon rendez-vous.
Il arrête enfin ses SMS après un dernier :
« Beaucoup de gens ne se sont pas compris un moment. Si tu veux, venge-toi et reviens avec le sourire. C’est pas un ordre. Je ne t’envoie plus rien jusqu’à ton retour et tu pourras savourer ta vengeance ! Je sais que je l’ai cherché, mais ne fais pas de connerie sur un coup de tête. Dis-moi où tu es vers 10 heures que je vienne te chercher et te ramener à la maison. Je t’aime. »
Il est 20 h.
Je peux enfin profiter de ma soirée avec mes copines. Le concert est assez barbant, et du coup, je n’arrête pas de cogiter. Je ne veux pas baisser les bras. Après le concert qui s’est terminé vers 21 heures, j’en parle à mes copines. Elles sont unanimes toutes les trois : je dois faire quelque chose de fort. L’une me conseille de me rapprocher de mon mari et d’être plus beaucoup plus tendre. Elle pense que c’est juste un incident de parcours. La deuxième opte pour une solution radicale. Bon faut dire qu’elle vit seule. Elle n’a gardé personne plus de deux ans ! La troisième est plus originale, elle me recommande le match nul, voire la vengeance. Elle s’est séparée quelques mois de son conjoint cet hiver avant de se réconcilier.
Il n’arrive pas à tenir parole et vers 21 h 30 je reçois un message me demandant s’il peut venir me chercher. Je ne réponds pas. Il est encore trop tôt. Laissons-le souffrir un peu. Qu’il pense que tout se passe bien pendant mon rendez-vous. Je fais lire nos échanges à mes copines. J’en profite pour finaliser ma stratégie et me mettre en ordre de combat sur leurs conseils avisés.
À 22 h 45 seulement, je lui dis que j’arrive dans dix minutes à la station de métro Alexandre-Dumas.
Nous allons boire un verre en terrasse près de la sortie de métro. Le temps est doux en ce début juin. Après quelques échanges alternant entre colère et sentimentalité, nous rentrons. Je suis fatiguée, et je me laisse conduire bras dessous, bras dessus, profitant d’un moment d’intimité. Arrivés à la maison, nous passons un moment vraiment torride tous les deux. Il semble vraiment sincère dans ses regrets. Mais ce n’est que la partie charme-séduction de mon opération. La première partie.
Je me décide à lui dire en éteignant :
**********
Mardi, arrivée dans le métro j’appuie sur le bouton envoi du mail :
À : mon mari
Cc :
Cci : mes trois copines,
Objet : Contrat de mariage.
Mon chéri.
Tu reçois ce mail pour que tout soit clair entre nous. Le mariage est un contrat. Comme dans tout contrat il y a des clauses très importantes qui peuvent entraîner sa rupture. Il peut aussi être suspendu ou amendé pour des causes majeures et sérieuses. Certaines clauses n’ont pas été respectées ces derniers mois.
Compte tenu de ces graves manquements, Il convient de suspendre les engagements contractuels qui me lient à toi pour une durée de 24 heures. À cette suspension temporaire, il faudra également appliquer des pénalités adaptées à la nature de l’infraction commise. Cela a pour but de réparer le préjudice subi.
La suspension aura lieu rapidement et je te préciserai par message la date exacte. Pendant cette suspension, tu ne chercheras en aucune façon à entraver aucune de mes actions, ou de celles entreprises par un tiers à mon endroit, et tu te conformeras strictement à mes instructions.
Pour préparer cette suspension, il faut d’abord que tu m’inscrives dans un site de rencontres pour adultes.
Ensuite, d’ici à cette date, tu resteras dans le salon que pour t’occuper des enfants et que lorsque je t’y autoriserai. Tu ne chercheras jamais à me contacter le premier, et te contenteras de répondre que de manière courte et concise à mes messages. Tu me porteras assistance dans mes démarches préparatoires à simple réquisition verbale ou écrite.
Pendant la suspension proprement dite, tu devras rester à la maison et attendre mes instructions détaillées au fur et à mesure de la journée ou de la nuit.
Ce n’est pas la peine de répondre à ce mail. Sauf pour me dire soit que tu acceptes la suspension et les sanctions, soit que tu préfères que nous mettions fin à notre contrat de mariage. D’ici à la suspension effective, il y aura un moratoire pendant lequel aucun rapport conjugal ne pourra être exécuté.
Si tu choisis la première option, tu dois signer le mail avec la mention « bon pour accord puis ton nom et la date. Je l’agraferai à notre contrat de mariage avant éventuellement de le faire aussi enregistrer à l’étude de Maître Axxx, notaire à Paris XX.
Bien cordialement,
Ta femme ou future ex-femme.
**********
À onze heures, Il avait choisi la première option et me renvoyait le scan du mail signé.
À 17 heures, je l’ai relancé :
« Tu en es où avec le site de rencontres ? Tu as choisi Gleeden, Adopte un mec ou Tinder ? Peut-être Meetic ? Évite « Disons demain ». Et pas un site trop trash et direct. Ni un site de cougar pour ados attardés. Je ne suis pas une salope à la recherche de grosse bite. Juste une épouse fidèle qui veut tirer un bon coup pour savoir à quoi ça ressemble, et se faire brouter correctement le minou par un mec normal, juste pour se venger. »
Il m’a proposé qu’on aille dans un club libertin et de choisir sur place. Il a promis que j’y serais libre. Et puis quoi encore ! Je ne vais pas en plus l’aider à trouver des pétasses dans mon dos ! S’il veut reluquer des nichons, il n’a qu’à se branler en regardant les photos des miens !
Non. Je lui ai dit que je voulais qu’il arrange quelque chose pour vendredi prochain et qu’il me présente des candidats potentiels le plus vite possible. D’ici là, qu’il en profite pour réfléchir à sa conduite tandis que moi je vais en profiter pour me faire belle. De toute manière, avec ou sans son aide, il sera cocu et je m’enverrai en l’air.
Nous ne nous nous sommes plus adressés la parole ni d’échange de mail de la journée.
Les enfants couchés, j’attrapai ostensiblement mon vibromasseur, en lui disant de descendre se coucher pour que je puisse regarder mon feuilleton, Hercule Poirot, à la télé. Et je m’endormis, épuisée par les émotions de ces derniers jours.
Le mardi soir, les enfants avaient chacun de leur côté une soirée. Nous sommes donc « libres » à la maison, mon mari et moi. J’en profite pour prendre un bain puis je m’installe ostensiblement devant le PC, simplement vêtue d’un nouveau body et d’un kimono rouge que je venais juste d’acheter en fin d’après-midi. Le kimono ne me recouvrait que jusqu’à mi-cuisse. Avec cette chaleur, j’aimais bien me promener à moitié nue dans la maison et le regarder mater sans qu’il ait la moindre chance.
II ne bouge pas et allume la TV.
C’est pas grave. L’ordinateur est un peu plus loin dans la même pièce. Je commence seule sur Tinder. Après tout, c’est ce site qu’il a utilisé pour me tromper depuis six mois. C’est assez simple, et très rapidement je lui demande sa carte bleue pour régler l’abonnement, sans opter pour le renouvellement automatique, comme cet imbécile !
Il essaie de venir m’espionner, mais je le repousse. Il n’a pas voulu m’aider. Il ne va pas non plus me surveiller !
Il tente différentes stratégies de réconciliation-séduction. Je lui rappelle mon ultimatum : soit je m’octroie une soirée de liberté totale, soit il ne me touche plus jamais, soit on divorce.
Alors il reste planté devant la télé à me regarder pianoter, explorer le site. Je croise et décroise mes jambes. J’attrape même machinalement un stylo rond que je mordille doucement avant de le glisser machinalement dans mon vagin.
Cela suffit à rompre un peu la glace et il rapplique immédiatement. Je suis sur l’album photo de la famille et rien ne me convient vraiment. Mais bon, on dirait que les hommes aiment bien « baiser les femmes au foyer ». Celles des autres en particulier, ou celles sans foyer. Mais rarement les leurs. Je laisse mon mari devant le PC et descends passer une robe plus décente. Au passage en me levant, j’enlève mon stylo et le pose sur la table devant lui en lui demandant de le nettoyer, s’il veut bien, et file me changer.
Puis je lui demande de me prendre en photo ; ce qu’il fait admirablement. Les photos sont superbes et j’ai l’impression d’avoir dix ans de moins.
Je lui en fais choisir trois (de type habillé), et lui demande conseil pour l’annonce. Pour le texte, je préfère rester sobre et hésite entre :
• Femme trompée cherche beau mâle pour vengeance,
• Femme délaissée qui peut encore servir,
• Épouse fidèle (mais ça, c’était avant).
Au final j’opte pour quelque chose de plus neutre et de discret comme : « La vie est faite pour être belle, chacun doit en avoir sa part ».
Il me fait remarquer que nos voisins ou amis risquent de me reconnaître. Je lui réponds que si c’est Alex, pas de soucis… Et que si c’est une copine, ça nous fera l’occasion de rigoler. Il peut aussi envoyer un mail à tous ses copains pour qu’ils suspendent leur abonnement pour éviter de tomber sur moi !
Et je me remets nue, juste avec mon kimono pour voir tranquillement les effets de mon annonce sur la gent masculine.
Je sens mon mari qui s’énerve de me voir tapoter sur le clavier en sa présence. Il a bien compris que je ne suis pas sur « école directe ». Je lui demande gentiment d’aller rincer mon vibromasseur et d’aller se coucher. Je l’ai assez vu et j’ai besoin d’être seule (je veux dire, seule avec le site). Qu’il profite plutôt de sa soirée avec la tablette pour m’acheter d’autres sous-vêtements (taille M ou 38/40 et bonnet B). Ça lui fera passer le temps. Et ça lui rappellera les catalogues des 3 Suisses de sa jeunesse !
J’éteins toutes les lumières du salon et me laisse entraîner dans des dialogues plus ou moins futiles, tout en jouant de temps à autre, avec les poils de ma chatte. J’adore les faire friser.
Enfin j’accroche sur un homme. Je matche. J’envoie sa photo et un extrait de conversation à mon mari par SMS. J’envoie aussi une photo de ma chatte légèrement humide. Et je lui pose la question :
Mon mari vient me rejoindre à toute allure. Trop tard je me suis réfugiée dans la salle de bain avec mon tél., et mon vibromasseur. Je mets de la musique et n’écoute pas ce qu’il essaie de me dire à la porte.
Jacques à l’air de ressembler un peu à mon mari. Taille moyenne, poids normal, une barbe de trois jours bien entretenue, quelques poils blancs et l’air bien habillé. J’ai cru comprendre qu’il est dentiste ou quelque chose comme ça. Je l’ai choisi surtout pour bien montrer que personne n’est irremplaçable.
Je profite de mon bain pour me prendre en photo. J’en jette la moitié, car on voit trop les petits bourrelets. Pas si facile de faire un joli selfie. Et ce, sans mouiller le téléphone ! Avant de sortir, j’envoie un dernier message à mon mari :
« Quitte le salon immédiatement ! Je ne veux surtout pas te croiser ce soir. Si tu es parti dans deux minutes, tu auras droit à une petite récompense pour te faire patienter en attendant ton cocufiage. Si je te croise, je rajouterai un autre rendez-vous. Je ne veux pas que tu me gâches ma soirée et je veux m’endormir en pensant à Jacques. »
Deux minutes plus tard, la voie est libre et je peux retourner vers la TV.
Comme promis, je lui envoie un petit message avec une photo de mon gros derrière. C’est la « petite récompense ». Cette fois j’ai mis le bout de ma brosse de maquillage entre mes fesses. J’ai posé le téléphone sur le sol. Et on voit bien les poils du pinceau qui dépassent, ainsi que mon sexe légèrement entrouvert et mouillé (je sors du bain).
J’ajoute :
« Tu crois qu’il aimera aussi mes grosses fesses ? Je vais me préparer doucement à le recevoir cette semaine. On sait jamais et je ne voudrais pas le décevoir et passer pour une « vierge effarouchée » ou une femme désexualisée. Ne t’inquiète pas, en rentrant tu pourras me faire la toilette. Je ne pense pas que je pourrais t’accueillir immédiatement entre mes cuisses, mais peut-être le lendemain, si j’ai pu passer une bonne soirée.
En attendant, je te souhaite une bonne branlette. N’oublie pas de bien te masser les couilles en même temps (on peut faire ça tout seul ?). Si tu veux essayer de mettre un truc dans ton cul – il y a peut-être pas que moi qui suis une vierge effarouchée – je te conseille de regarder vers la table de nuit. Je t’ai laissé un beau stylo. Tu sais celui de la photo de lundi. Passe-le sous l’eau avant. Juste essaye une fois pour voir comment ça fait, tu me raconteras. Bises mon chéri, bonne nuit et à demain. »
J’attends un peu et rien ne se passe. J’essaie de me coucher, mais je n’ai pas vraiment sommeil. Tout tourne trop vite dans ma tête. Je finis par rallumer l’ordinateur du salon. Je veux savoir comment prouver à mon mari que je ne suis pas une « vierge effarouchée, une frigide ». Après quelques conseils « techniques » sur des journaux féminins, je finis par consulter un des sites pornographiques qui ressemble à ceux qu’il lit en douce. Je l’ai déjà surpris, mais j’ai toujours fait semblant de rien. L’acte d’amour est détaillé en catégories. Scindé en petits fragments. Je comprends vite que ce qui intéresse le plus les hommes – si on se base uniquement sur les statistiques de fréquentation des différents menus –, ce sont par ordre décroissant : les contributions amateurs. Dans les sous-catégories, les Milf (je dois en être) et les femmes matures ainsi que la lingerie coquine, et les fellations. Physiquement, chattes poilues et épilées semblent avoir un public aussi nombreux.
Je me concentre donc sur les vidéos me permettant d’améliorer ma pratique de la fellation, et finis après quelques visionnages par trouver le jeu amusant, comparant le savoir-faire de telle ou telle de mes consœurs.
Je prends bien soin avant d’aller me coucher, deux heures plus tard, de ne pas effacer l’historique.
Le mercredi est plus calme et je le laisse souffler jusqu’au déjeuner du surlendemain. J’ai peu d’échange avec Jacques, prétextant un emploi du temps bien chargé. Je n’ai pas envie de tomber amoureuse ou de refaire ma vie. Je veux juste être (un peu) méchante !
Jeudi midi, je lui envoie à nouveau un message.
« Chéri, fais dîner les enfants et assure-toi que ton fils a commencé ses révisions. Le bac c’est la semaine prochaine. Je vais chez l’esthéticienne et ne rentrerai que vers 20 h ou 20 h 30. Marre des épilations discount. J’ai pris un cabinet assez haut de gamme. Ensuite ils me font un petit massage relaxant aux huiles chaudes.
Quand les enfants seront couchés, tu m’aideras à choisir mes sous-vêtements pour ma « Date ». Comme ça tu n’auras pas de doute, quand tu me reverras en déshabillé, sur ceux que je portais ce jour-là.
Demain, j’ai posé ma journée. J’irai directement le matin à notre studio de Saint-Germain. J’en profiterai aussi pour faire un peu de ménage. Prépare-moi une paire de draps et deux serviettes propres. Tu trouveras ça dans la grande l’armoire.
Mais surtout va m’acheter une boîte de préservatifs à la pharmacie. Tu peux en prendre une normale et une fantaisie, au cas où je ne puisse pas prendre mon pied avec les normales. Je sais que tu as l’habitude de ce genre de course. Je compte sur toi. Surtout, donne-moi la note, je te rembourserai. Après tout, c’est pour ma consommation personnelle.
Et puis tu ne voudrais pas je m’en passe, n’est-ce pas ? Je ne pense pas que Jacques en aura pour un premier (et unique) rendez-vous. Alors c’est toi qui vois. Il vient juste de divorcer, il a l’air très propre, mais on ne sait jamais. Des fois aussi que tu m’aies refilé une saleté avec tes pouffiasses !
Pour les enfants, tu diras que maman a un concert avec ses copines et que ça risque de finir tard surtout s’il y a des rappels.
N’oublie pas mes instructions, mon chéri, si tu veux qu’on soit quitte et que j’efface ta dette. Remarque tu fais une bonne affaire : une seule journée contre des mois de mensonge. Je te rappelle que si tu essaies de gâcher ma journée. Je ne la validerai pas et il faudra en prévoir une autre. Et ainsi de suite jusqu’à ce que tu comprennes ou que je finisse par divorcer.
Donc :
Demain tu resteras l’après-midi à la maison. Tu prétexteras du télétravail. Interdiction formelle de venir à Saint-Germain et même dans le 5e ou le 6e arrondissement. Je ne veux pas te croiser entre le restaurant et le studio.
Si je t’envoie des messages, tu te contenteras d’accuser réception par « bien reçu, ma chérie » sans rien de plus.
Quand j’aurai fini, je t’enverrai un message et tu viendras me chercher. Je pense terminer entre 11 heures et minuit. Peut-être que ça traînera un peu, mais tu sais que j’aime me coucher tôt.
Tu viendras me chercher dans le studio. Si tu as respecté mes règles, et que tu viens me demander pardon, alors nous serons quittes.
En attendant, je te laisse remplir le sac de voyage (celui qu’on a utilisé pour Barcelone) avec les draps, les serviettes et les préservatifs. Si tu es vraiment gentil et fairplay, tu peux y ajouter une bouteille de champagne et des fleurs. Ça me fera plaisir en l’ouvrant. Ajoutes-y le coffret hammam, avec les huiles de massage parfumées, que j’ai acheté hier. Laisse le tout, dans la chambre que je puisse vérifier avant de monter vous rejoindre.
Bises, mon chéri et futur petit cocu.
À tout à l’heure. »
**********
Étonnamment, tout était en ordre en arrivant à la maison et le sac était préparé. Il n’y avait pas de fleurs ni de champagne, mais juste une bouteille de mauvais mousseux. Passons sur cette petite mesquinerie. Je l’ai reposé sur sa table de nuit.
Deux paquets de préservatifs. Avec dix capotes chacun. Et la petite note (je ne savais pas qu’il s’en vendait au petit supermarché au coin de la rue). Un de normales extra résistantes et une avec des picots.
Après le dîner, je descends dans la chambre et fais signe à mon futur cocu de me suivre. Tant pis pour son match de foot féminin. Je le fais asseoir sur le bord du lit à quelques mètres de ma garde-robe. Je me déshabille devant lui en prenant bien soin de faire comme s’il n’était pas là. C’est-à-dire sans chercher à plaire, mais de la manière la plus utilitaire possible.
J’étale les nouveaux sous-vêtements que je me suis achetés cette semaine, et quelques anciens. Il y a trois jolies culottes en dentelles, deux strings, un bustier, un body en résille – qui fait un peu genre Kardashian –, une guêpière noire et deux soutiens-gorge assortis avec les culottes en dentelles.
Je sors aussi la robe blanche que j’ai achetée pour l’occasion. Elle a un joli décolleté qui s’arrête juste au sommet des seins. Elle se porte cintrée à la taille avec une ceinture bleue. Elle m’arrive juste au-dessus des genoux. J’ai de jolis escarpins bleu-outremer (un peu flashy) pour aller avec. C’est un ensemble printanier. Cela rappelle un peu les mariages. L’ensemble me donne un air de Claudine à l’école. À la fois BCBG, mais avec une légèreté sensuelle et élégante. C’est plus chic que les photos de ses pouffiasses tout en étant une invitation aux jeux de l’amour et du hasard.
Après divers faux essais avec la guêpière, le body et les strings, qui me permettent juste en réalité de faire monter la pression chez mon mari, je termine les essayages par le bustier avec des motifs floraux et sa culotte assortie.
Il finit par opiner de la tête en regardant le bustier.
L’air malheureux, il descend son pantalon et son caleçon sur ses chevilles, et semble quémander ma main. Je lui tends un préservatif ordinaire.
Il s’exécute alors et déroule sans enthousiasme sur son sexe dressé le petit bout de latex lubrifié.
Pendant qu’il commence son travail manuel, tout en baissant les yeux en signe de gêne ou de soumission, j’attrape le pinceau de maquillage qui était resté sur la table de nuit. Cachée dans son dos, je lubrifie bien le pinceau avec ma bouche. Je crois même que j’en abuse un peu tant le contact avec mes lèvres m’excite.
Je l’enfonce dans son fondement sans crier gare. Un geste rapide, net et sans bavure.
Puis je me saisis de mon téléphone et prends plusieurs photos de mon mari ainsi humilié : le pantalon sur les chevilles, la bite dans une capote, face à un miroir et un plumeau dans le cul.
Arrivée dans le canapé, je récupère le vibro caché et laisse parler mon corps qui n’en pouvait plus. J’avais la gorge nouée et la chatte détrempée.
Comment ai-je pu dire de telles horreurs tout à l’heure ? Mais bon, pour une fois que ce n’est pas moi qui l’ai dans le cul !
**********
Arrive enfin ce vendredi tant attendu. Je me lève tôt et enfile un vieux jean rapidement pour éviter de croiser les enfants. Pas trop dans le mode « maman modèle » aujourd’hui. Mon futur cocu, essaie de me croiser dans le couloir.
Et je file dans le métro avec mon sac de péchés programmé. Je commence à comprendre Agatha Christie et son célèbre détective : ce qu’il y a de jouissif dans le crime, c’est la préméditation.
Je ne sais pas si je vais être déçue, si je vais m’éclater, si je vais tomber sous le charme, mais cela fait maintenant une semaine que je suis sous excitation permanente. Mes hormones se sont libérées. Mon corps tourne à 130 %. J’ai faim de sexe. Je veux me faire brouter, baiser, enculer.
Dans le métro, j’envoie un petit SMS à mes copines avec une photo du contenu de mon sac : ma jolie robe blanche, mon bustier et ses beaux hibiscus (NDLR pour les hommes : des dessins de fleur sur mon soutien-gorge), deux boîtes de préservatifs, dont une entamée, un coffret beauté, etc.
Réponse des filles :
« Arrête, tu nous fais envie. Profites-en bien ! Il l’a bien cherché ce crétin. Tu nous raconteras tout ça. Avec les détails croustillants. »
« Et si c’est un bon amant, pense à nous donner son 06. Lol ! »
rajoute Agnès, la plus coquine des trois.
Ce qu’il y a bien avec les copines, c’est qu’elles ne sont pas sponsorisées par le planning familial et encore moins par la paroisse.
Bref, enfin arrivée. Qu’il est beau ce studio. On y a mis des mois d’effort pour le décorer. Un petit nid d’amour. Une garçonnière féminisée ! On entre par la cuisine qui ressemble à une coursive (mon mari adore la voile). Puis on débouche – tout en passant devant le bureau – sur le salon et ses poutres apparentes. Fenêtre sur rue piétonnière à ma gauche, fenêtre d’atelier sur la salle de bain à ma droite. J’arrête là : le palace ne fait que 15 m².
Bon, un peu de ménage. J’installe les draps et replie le clic-clac, descends acheter un bouquet de fleurs et une bouteille de vin blanc d’Alsace (c’est pas trop aux filles d’offrir le champagne). Je mets les huiles et les savons parfumés autour de la baignoire. Je teste l’utilisation de la TV pour la musique d’ambiance (gros bof…). Bref, telle une belle hirondelle, je prépare mon nid d’amour. Et m’assure consciencieusement qu’il ne manque rien.
Si, un dernier détail ! J’appelle Agnès, et lui dit que c’est OK qu’on peut faire l’essai. Faut quand même dire que c’est elle qui me l’a suggéré lundi soir.
Alors j’ouvre le PC portable sur le bureau et lance un appel en visio. On cale les prises de vues ! Mais cette fois ce n’est pas pour le KGB, ni même la CIA que j’espionne ainsi, et la victime n’est pas l’acteur.
Agnès me demande si on peut faire un groupe face time pour qu’elles puissent en profiter aussi ! Sinon elles vont être obligées de se rabattre sur une série du genre « desperate housewife » ou « friends. » Et merde et puis quoi alors ! Et mon intimité ? Non, mais ! Elle me prend pour une Marseillaise ou une Chti !
OK, je suis mieux que Tabata cash, célèbre actrice porno des années 80, à qui je ressemble en moins vulgaire, mais c’est pas une raison. Et, c’est pas payé !
Maintenant il est temps de m’apprêter et de me faire belle.
**********
À 12 h 30, je rejoins Jacques devant la brasserie Lipp, boulevard Saint-Germain. À peine à 500 m. Mon cœur bat la chamade. J’ai l’impression d’avoir à nouveau dix-huit ans.
Il est bien habillé. Un jean noir, une chemise Ralph Lauren, une veste fine d’été, des souliers vernis. Il est plus chic que mon mari qui se néglige trop.
Avant même d’arriver, j’avais déjà la chatte en feu. Avec ma robe blanche, mes escarpins, mes sous-vêtements, mes jambes parfaites… j’étais Arlequine allant au bal.
Il fallut attendre la dernière huître pour que Jacques glisse enfin sa main sous la table. Je ne le repoussai pas, mais l’empêchait d’aller plus avant que le haut de mon genou. Je n’ai jamais été une fille facile. Je suis incapable de me souvenir de nos propos lors de ce déjeuner. Mais par contre, lorsqu’il fit tomber sa fourchette et qu’il se baissa sous la table pour la ramasser… Je n’oublierai jamais mes joues devenues brûlantes alors que sa main remontait le long de mon tibia…
Il eut, en sortant de table, la bonne idée de me proposer de faire quelques pas en direction du jardin du Luxembourg. Je pris son bras et nous avions tous deux tout l’air d’un couple légitime en goguette à la capitale.
Un défilé de gilets jaunes nous rappela à la réalité en nous barrant la route.
Je lui alors proposai alors de visiter mon studio.
La réponse n’a pas été négative.
Quelques pas plus tard, toujours bras dessus, bras dessous, nous voilà devant l’entrée de ce vieil immeuble. J’ai eu un instant de panique avant de faire le code d’entrée. Jacques a dû le sentir et il m’embrassa délicatement dans la nuque. Mes dernières hésitations partirent à la dérive…
Je m’avançai guidant mon beau mâle éphémère,
Dans les couloirs, jusqu’à l’escalier délabré.
Il suivait mes hanches comme une rare chimère,
Son regard d’acier sur mon postérieur fixé.
Le sort de mon pauvre mari était scellé,
Il serait donc dans une heure trompé et cocu
Car mon amant allait prestement me sauter.
Il aura, mes seins, mon vagin et même mon cul.
Je monte les vieux escaliers. Il suit sans mot dire.
Devant la porte fermée, je manque défaillir.
Empoignant la petite clé et mes hanches,
Il ouvre alors le chemin de ma vengeance.
Passé la porte, il m’empoigne et m’embrasse avec fougue. Je me sens bousculée, presque violée. Mais mon Dieu que c’est bon, putain, de rouler un palot à son prince charmant. Je veux bien être damnée et mon mari cocufié.
Mon sens pratique vient vite balayer le tourbillon de mes sens. Et j’envoie Jacques prestement visiter la salle de bain. J’ouvre le PC et lance un cruel et sauvage Face Time ! En ayant bien pris le soin de couper le haut-parleur et l’image entrante, mais en laissant le micro ouvert.
Un rapide coup d’œil avant de couper l’image entrante me permet de m’assurer la présence d’un public infidèle.
Jacques revient me dévêtir. Je tourne le dos à mon PC, assurée de savoir mon mari devant l’écran, et laisse Jacques me ceinturer.
L’ordinateur ne filme qu’à partir d’un mètre au-dessus du sol. Je suis partagée entre exhibitionnisme (en haut) et pudeur (en bas). Le son est lui entier et je surveille mes propos. La caméra me transforme en comédienne. Je ne suis plus tout à fait moi. Je suis dans la peau ce celle que Jacques va bientôt enfiler. Je suis devenue une actrice, une Mata Hari du XXIe siècle.
Jacques n’a pas conscience d’être ainsi observé et manipulé. Il ne s’étonne pas de me voir debout devant le bureau, dos à la fenêtre et face à au laptop pour me déshabiller. Il descend la fermeture éclair de ma robe avec douceur et un peu de maladresse. Je me penche en avant, souriant face à la caméra qui est la première à percevoir ma poitrine mise en valeur par les fleurs d’hibiscus sur fond blanc.
Il dégrafe doucement mon soutien-gorge, laissant quelques instants fugaces apparaître la pointe de mes seins. Mes tétons durcis disparaissent vite sous deux mains délicates. Je me mords les lèvres et baisse la tête laissant tomber mes beaux cheveux noirs sur mes épaules.
Quelques instants plus tard, Jacques abandonne ma poitrine et je sens, le long de ma colonne vertébrale, un doux zéphyr accompagner le mouvement d’une robe inexorablement attirée par la loi de la gravité.
Cette dernière sur mes pieds, il empoigne alors ma culotte. Elle suit le même mouvement. Je reste fermement accrochée au bureau, face à l’écran noir, la caméra est toujours allumée. Je rabats un peu l’écran de manière à exposer, à mon seul spectateur, la vue de ma chatte, entourée de deux mains écartant mes hanches, tandis qu’une tête blonde semble s’agiter dans mes fesses. C’est divin de sentir la douce langue embrasser mon petit trou et essayer doucement de s’y frayer un chemin.
Laissant Jacques à son doux ouvrage, j’envoie discrètement un petit SMS à mon mari.
« Tu pourras vérifier tout à l’heure si mon petit trou du cul a bien été entretenu en ton absence. Assure-toi de bien tout enregistrer, de mon côté et du tien – j’ai laissé l’écran noir ici –. Il faudra que je puisse vérifier que tu es resté devant l’‘écran pendant tout le spectacle, sinon ça ne comptera pas. Et il faudra encore que je donne de ma personne pour rattraper tes conneries.
Bises mon petit chéri. »
Jacques qui ne s’est rendu compte de rien se relève et m’entraîne vers le convertible. Je le déplie, exposant ainsi à la caméra cette petite zone étoilée d’habitude cachée et maintenant bien luisante.
Le lit est encore tout propre. Il n’y a que deux draps blancs. Celui du dessus est en tissu très léger pour l’été. La caméra ne peut l’apercevoir, car le lit est trop bas. Couchée, je profite de ces instants d’intimité hors cadre pour embrasser Jacques, et me laisser aller à de douces caresses. Nous ne parlons pas, et seul le bruit de nos baisers coupables vient rompre le silence et troubler l’angoisse du spectateur. Je prends mon temps, caressant le dos de Jacques, roulant dans ses bras en l’embrassant langoureusement, le laissant remonter ses doigts le long de mes cuisses. Je veux faire durer l’instant le plus longtemps possible.
Sentant mon amant devenir de plus en plus insistant, je me mets sur le dos et lui demande :
Mon mari adore me masser. J’aime quand il m’écarte les lèvres du bas et je n’hésite jamais à lui tendre mon abricot. Mais cette fois, c’est un autre qui va s’y essayer. Je ne sais pas exactement les limites du champ de vision de la caméra, mais je pense qu’on doit seulement pouvoir voir le dos nu de mon amant d’un après-midi. Accroupi sur mes mollets, les bras tendus, les mains pétrissant mes fesses comme du bon pain, Jacques laisse échapper quelques douces gouttes de son braquemart bien raide entre mes chairs dodues.
J’exagère très légèrement mes soupirs de satisfaction.
Jacques est assez dégourdi et avec l’aide de l’huile d’amande douce, j’ai l’impression de flotter, de vivre un petit rêve.
Mais je décide alors d’inverser les rôles et allonge Jacques sur le dos. Je me lève pour aller chercher un préservatif dans mon sac à main et l’ouvre devant la caméra, presque à la manière d’une publicité, puis le tends à mon amant.
Apparemment il connaît bien le mode d’emploi. Je viens alors me positionner accroupie sur son visage – mais de dos. Cela me permet d’avoir les yeux rivés sur le petit œil translucide de la caméra du PC. Elle est aussi inexpressive que Carl dans le film de Stanley Kubrick. Étrange sensation de ne pas savoir si on est observée ou pas. Mais je l’oublie rapidement grâce à la langue agile et délicate qui s’agite, tantôt sur mon petit bouton, tantôt dans mes profondeurs. La barbe de Jacques fait écho à ma douce fourrure, tandis que ses lèvres sont le miroir intime des miennes.
Jacques n’y tient plus. Il me saisit par les hanches pour m’empaler sur son mandrin dressé. Je me raidis et offre maintenant à l’œil inquisiteur, le spectacle de seins ballottant en rythme avec les « han » et les « ah oui ».
Je le sens exploser dans son cocon de latex, me poussant par ses saccades vers une jouissante sans retenue. Moi d’habitude si discrète, toujours silencieuse d’abord de peur de réveiller les enfants, puis être espionnée par les ados… Quelle joie de pouvoir laisser enfin éclater mon plaisir par quelques vocalises peu compatibles avec la vie en copropriété.
Je m’écroule enfin dans les bras de Jacques et nous nous endormons quelques instants.
Je profite du sommeil de mon amant, pour m’approcher du PC et le couper un moment. J’envoie un petit SMS à Agnès pour lui dire que je ne pourrais pas la retrouver vers 17 h cet après-midi. J’y joins une photo de la chemise de Jacques tombée sur ma robe blanche, à même le parquet. J’envoie un autre SMS à mon mari pour lui dire, que je relancerai peut-être la visio tout à l’heure et qu’il fasse dîner les ados vers 20 h.
Je modifie un peu le positionnement du PC pour qu’il puisse maintenant filmer la totalité de ma couche lorsque je le reconnecterai. Le plan n’est pas passionnant en ce moment, on y voit Jacques nu, affalé sur le côté, un drap sur les pieds. Pas très top. Je récupère le préservatif, encore plein, qu’il a jeté à terre, et le pose derrière le PC. Je profite aussi de ces quelques instants de solitude pour prendre quelques photos de la scène de crime et faire des selfies plus ou moins douteux.
Jacques commence à se réveiller, et je me dirige vers la salle de bain. Elle est séparée du mini salon par une verrière d’atelier. Un store déroulant me permet de me transformer en ombre chinoise laissant le plaisir à mon amant de me regarder prendre ma douche. Il peut utiliser mon portable pour prendre des photos s’il le souhaite et que je les lui enverrai demain. En revanche qu’il ne le fasse pas avec le sien. Je lui ai fait croire que je suis une femme un peu délaissée et que j’ai eu un petit coup de foudre après avoir consulté le site « par simple curiosité ».
Après des ablutions communes, ma foi assez sages, même si j’ai un peu joué la playmate devant le photographe, nous décidons d’aller prendre un l’air. D’abord dans le quartier de Saint-Germain, puis vers le marché aux fleurs et les quais de Seine avant d’aller dîner à proximité du studio. J’ai compris que Jacques devait, en fait, rentrer chez lui à une heure raisonnable. Nous faisons comme tous les touristes, et je me laisse régulièrement prendre en photo dans ma belle robe blanche. J’apprécie d’être admirée.
Après avoir dévoré ensemble quelques sushis, on décide d’aller boire un verre au studio. Puisque mon mari n’a pas mis de champagne dans le sac, j’ai pris dans le cellier de la maison une bouteille de Meursault blanc 2008. Un régal ! J’ai eu l’idée de cette petite cruauté supplémentaire grâce à Pierre Desproges.
J’envoie discrètement un message à mon mari pour lui dire que l’entracte est bientôt fini et qu’il n’oublie surtout pas de regarder la deuxième partie.
Profitant que Jacques se lave les mains dans la salle de bain, je rallume le PC qui est maintenant orienté vers le lit défait.
Je m’assois sur la chaise devant le bureau, avec la caméra du PC orientée vers mon plus beau profil. Jacques d’ouvre le Meursault. Il semble connaisseur. ! Il me tend un verre Nutella (il n’y a pas de verre à vin au studio), et je mets en scène ma dégustation, sans oublier de bien marquer le bord du verre (soyons cruelle jusqu’au bout !) de mon rouge à lèvres écarlate. Jacques, debout face à moi, apprécie le doux liquide alcoolisé qui coule dans sa gorge. J’en profite pour mettre mon plan à exécution et défais sa ceinture, et abaisse son pantalon. Lui debout, le slip sur les chevilles, moi assise avec ma robe blanche et son joli décolleté, la caméra très près de ma joue gauche, je fais passer mes cheveux noirs derrière l’oreille… et ma petite langue rose se glisse entre mes dents blanches pour frôler le petit gland violacé.
Les petites ridules disparaissent au fur et à mesure que l’objet de ma concupiscence grandit sous l’effet de mes baisers passionnés. La chanson de Serge Gainsbourg et France Gall trotte dans ma tête. L’oblong morceau de chair commence à boursoufler ma joue, et bien que de longueur raisonnable, sa circonférence rend ma respiration difficile. Aussi je lui facilite les entrées sorties : écartant la mâchoire pour ne pas risquer de l’irriter, salivant pour faciliter le doux va-et-vient, dodelinant de la tête à contre tempo ; non pour accompagner les mouvements, mais pour faire de ma bouche un puits inaccessible. Ainsi ce sexe ardent couvre et découvre comme les rochers de la baie de Saint-Malo bercés par les grandes marées. La caméra est toute proche. Peut-être à juste une longueur de bite moyenne.
Ma formation accélérée sur internet m’a bien servi. Je prends bien soin de régulièrement faire passer mon carré derrière mes oreilles pour laisser, à mon spectateur adoré, l’image la plus nette possible. J’ai mis mes jolies boucles d’oreille en or et lapis-lazuli qu’il m’avait offertes pour un anniversaire de mariage. Il me faut lutter contre les mains qui me caressent la tête et me maintiennent tendrement. Ma succion endiablée ne laisse pas mon partenaire indifférent bien longtemps. Un liquide doux et amer vient remplir ma bouche et déborder de mes lèvres pour finir de s’égoutter sur mon décolleté. La bordure de ma robe n’y échappe pas. J’ouvre grand mes yeux, regarde directement la caméra avec un sourire assuré avant de me pourlécher les babines et d’avaler ce reste de liquide épais difficile à définir.
Alors que le mollissant mandrin se retire, j’ai cru bon d’ajouter :
Jacques avait pris un ou deux selfies pendant que j’œuvrai. Il continua aussi de me photographier pendant que je me déshabillais. Il appréciait mes poses sensuelles dans lesquelles j’essayais tant bien que mal de mettre en valeur une courbure de hanche digne des grands peintres du XIXe siècle.
Une fois nue, je me mis à quatre pattes sur le lit. La tête vers la caméra, le derrière vers le mur. Je demandai alors à Jacques de vouloir encore me masser les fesses avec l’huile parfumée. Il se plaça donc derrière moi, son visage pour la première fois également, dirigé vers l’indiscrète caméra. Je sentais par un mince filet d’air que ma chatte était largement ouverte. Et les yeux grands ouverts, d’un air de défi, je plongeai un doigt entre mes deux rives pour aérer une foufoune déjà surchauffée.
Jacques me pétrissait les globes et passait de l’huile entre mes fesses. Je sentais son doigt s’insinuer doucement et ressortir sans insister. Il le fit plusieurs fois, développant chez moi un léger sentiment de frustration.
Petit à petit son sexe reprenait de la vigueur. Quand j’eus estimé qu’il était à nouveau utilisable, j’osai suggérer à mon amant d’utiliser un des préservatifs à picos, pour que je puisse ressentir pleinement sa virilité dans mon fondement.
Il m’enculait avec grâce. Ni trop fort ni trop doucement. J’alternai des moments de soumission, où il donnait du bassin, avec des danses suaves pendant lesquelles il ne bougeait plus. J’ondulais alors de gauche à droite.
Je m’efforçais de toujours bien regarder la caméra. J’aime m’appliquer dans ce que je fais, et cette partie de baise en « direct live » ne faisait pas exception. À bien des moments, je devais me pincer les lèvres pour éviter de laisser échapper des petites onomatopées. Cela n’eut qu’un temps.
Mes bras s’affaissèrent. La tête sur le matelas, le cul en l’air, c’est dans la position de l’autruche que je lâchais un rire sonore témoin d’une jouissance rare.
Surpris et peut-être un peu effrayé, mon partenaire décula immédiatement. Il se saisit de l’encombrant préservatif qu’il jeta – sans le vouloir, sur le clavier du PC. Je fus aspergée jusque dans mes cheveux. Puis, il s’écroula sur moi de sa masse, dans un grognement sauvage, ajoutant un « salope ! » teinté d’admiration.
Pas un bruit ne vient troubler ces quelques minutes. Un ange passa.
Je fis descendre Jacques qui commençait sérieusement à m’écraser. Je me sentais maintenant comme une araignée ou une mante religieuse qui, une fois l’acte consommé, se précipite pour faire disparaître un mâle devenu inutile.
Après quelques mots hésitants (il cherchait aussi une excuse pour rentrer chez lui rejoindre je ne sais qui !) je le raccompagnais nue jusqu’au palier.
**********
Un verre de vin blanc frais plus tard, je me mis la chatte face à la caméra. Je vérifiai que l’image était bien nette puis remis la transmission dans les deux sens pour m’assurer que mon mari était bien là. Je ne sais pas si les glaçons dans le Meursault ne troublaient pas un peu l’image sur le côté.
Toujours sans rien dire, j’attrapai le préservatif usagé que je fis osciller devant mes lèvres intimes rougies. Je le vidai de son précieux liquide, le roulant pour m’assurer de ne pas en perdre une goutte. Tout se fixa dans mes poils et je jouais quelques instants à tartiner ma douce et collante toison. Puis je pris la parole pour m’adresser pour la première fois de la journée à mon mari :
Je revins donc quelques instants plus tard avec un peu de crème démaquillante que je m’appliquai doucement sur l’anus. Mon spectateur avait l’air fixé sur le doigt caressant la petite étoile endolorie, mais je ne pouvais pas tout vérifier pour cause de torticolis.
Une fois ces soins de beauté terminés, je coupai à nouveau l’image et demandai par SMS à mon mari de venir me prendre au studio. Je lui précisai encore de ne pas me contredire et de ne pas m’adresser la parole pour ne pas briser le charme de cette journée. Sous peine de l’invalider.
Trente-deux minutes plus tard, il sonnait à l’interphone. J’étais toujours nue. Le temps qu’il monte jusqu’au troisième, je m’étais allongée sur la couche, les jambes écartées rappelant aux amis du musée d’Orsay le tableau de Courbet.
J’avais, pour parodier la célèbre toile mis un drap sur mon visage de manière à ce que mon mari ne puisse contempler qu’un corps anonyme, nu, vautré dans les draps, la chatte encore gonflée, les poils recouverts d’un sperme épais.
Je lui intimai l’ordre de mettre sa tête entre mes jambes. Il le fit sans enthousiasme. Il n’osait pas cependant se rebeller, de peur que je me saisisse de l’occasion pour renouveler une telle journée.
Sentant son souffle tiède à quelques centimètres de mon intimité fort bien visitée, je le sommai de me nettoyer avec sa langue. Il dut s’exécuter y mettant de plus en plus d’ardeur au fur et à mesure que les traces du passage de mon amant s’estompaient. Le devant terminé, je lui présentai mon côté pile, écartant largement mes fesses à l’aide de mes deux mains. Aucun doute possible sur mes intentions.
J’avais l’impression de dresser un chien ou un chat. De lui mettre la tête dans son pipi et de lui dire de ne plus jamais faire ça ici. C’était bien ça. Je voulais qu’il sente le sperme de mon amant. Je voulais aussi qu’il comprenne que je pouvais jouir sans lui. Plutôt trois ou quatre fois qu’une !
Une fois « propre » je lui ordonnai d’un ton autoritaire de se déshabiller complètement puis de se masturber devant moi. Je lui dis d’éjaculer sur ma chatte.
Quelques minutes s’écoulèrent avant qu’un mince jet moite vienne rejoindre depuis sa demie molle mon épaisse fourrure luisante. Le réservoir semblait vide.
Et le pauvre M. Propre dut s’exécuter à contrecœur.
Pas de réponse.
L’opération terminée, je lui demandai de tout ranger, de défaire le lit, puis de se rhabiller. Pendant ce temps j’en profiterai pour envoyer quelques WhatsApp. Qu’il nettoie aussi la baignoire, il me semble qu’il doit y avoir des tâches douteuses là-bas aussi. De toute manière, je ne prendrai un bain que demain matin seulement, à la maison.
Je m’assis nue devant le bureau et feignis d’ignorer sa présence en partageant quelques messages légèrement croustillants avec Agnès et mes deux autres copines. J’acquiesçai avec Agnès quand elle me dit que de tirer un bon petit coup, ça ne pouvait pas faire de mal au vagin. Elle est un peu crue, et je comprends que les mecs ne restent qu’un temps.
Nous sommes rentrés sans parler. Mon mari faisait attention à la route, ou faisait semblant de le faire. J’avais remis ma robe blanche légèrement relevée – je voulais en profiter jusqu’au bout. Pas de culotte. Si ça coule, il en sera quitte pour nettoyer les sièges en cuir de son range Rover tout neuf.
Comme convenu, à la maison il fila directement dans la chambre et je partis me coucher à l’étage des rêves pleins les yeux. Je le rejoindrai demain, sa punition levée.
Il a tenu parole. Nous pouvons maintenant reprendre notre contrat signé il y a plus de vingt ans chez Maître Axxx, notaire à Paris XXe.