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n° 19074Fiche technique18425 caractères18425
Temps de lecture estimé : 11 mn
10/07/19
corrigé 06/06/21
Résumé:  Laurent et Alice font connaissance, d'abord à la terrasse du bistrot, puis plus tard au restaurant.
Critères:  fh hplusag grosseins
Auteur : Fantasmatique            Envoi mini-message

Série : Evolution

Chapitre 02
Confessions

Avis aux lecteurs : Le texte qui suit est sorti de mon imagination fantasmatique. Toute ressemblance avec des faits réels et (ou) des personnes existantes ne serait que pure coïncidence.




Résumé de l’épisode 1 :

Un homme ayant des rapports difficiles avec les autres, parce qu’il a du mal à se confier, voit jour après jour une très belle femme à la terrasse d’un café. Il ne sait pas comment l’aborder, d’autant plus qu’il la croit mariée, mais un jour il se lance…






Pendant la demi-heure qui suit, nous commençons à faire connaissance, et nous reprenons le tutoiement de façon assez naturelle. Alice m’apprend qu’elle aura trente-cinq ans cette année, qu’elle est maman de deux filles qui sont de fausses jumelles, qui s’appellent Léo et Léa, et qui vont avoir dix-huit dans un peu plus d’un mois et demi. Elle me l’a dit en rougissant légèrement et en m’observant, s’attendant peut-être à une réaction négative de ma part. Mais elle paraît soulagée lorsque je lui souris, avant de répondre que j’ai quarante-cinq ans, que si je suis célibataire, j’ai été moi aussi marié, mais que je suis divorcé, et que j’ai un fils qui pour sa part a vingt-deux ans.


Je ne suis absolument pas choqué par le fait que cette femme ait eu des enfants aussi jeunes. Ni lorsqu’elle m’avoue ensuite en s’empourprant encore un peu, que son mari avait vingt-huit ans de plus qu’elle. Qu’elle l’a épousé alors qu’elle n’en avait que seize, après avoir été émancipée par ses parents, qui étaient des amis à lui. Et elle devient carrément écarlate, lorsqu’elle ajoute que jusqu’à aujourd’hui, il a été le seul et unique homme dans sa vie.


Je ne pensais pas que nous irions si vite, pour ce qui est de nous raconter les détails intimes de nos vies respectives, et au moment où je m’apprête à lui parler de moi de manière plus circonstanciée, je reçois un message sur mon téléphone portable. Il s’agit de mon ami Marc avec qui je travaille, et qui me dit :


« Elle a l’air canon, la nana que tu es en train de draguer à la terrasse du bistrot d’en face. Mais je te rappelle qu’on a une réunion à 14 heures ! »


Je regarde alors ma montre, pour constater qu’il est déjà deux heures moins le quart, et je dis à Alice sur un ton désolé :



Elle me fait alors un sourire, avant de répondre :



Pris d’une inspiration subite, je lui demande :



Je comprends alors qu’elle n’a pas l’habitude de sortir, même avec des amis, puisqu’elle m’a déjà avoué que les hommes sont absents de sa vie. Par conséquent, j’ajoute de peur d’être allé un peu trop vite en besogne :



Cette remarque la fait sourire, nous échangeons nos numéros de téléphone, et je la quitte en la laissant payer mon café, comme elle me l’a gentiment proposé.


L’après-midi se passe pour moi comme si j’étais sur un petit nuage, étant donné que cette réunion qui a son importance ne dure qu’une demi-heure. Ensuite, entre deux taquineries de la part de Marc, qui me demande entre autres si j’ai parlé de Charlène et lui, à celle qu’il appelle ma nouvelle conquête sur un ton ironique, j’échange des textos avec cette dernière. C’est moi qui lui envoie le premier :


« Quel genre de cuisine tu aimes ? »

« Toutes, à condition que ce soit sans chichis. J’aime les choses simples. »

« Moi aussi. Italien, ça te va ? »

« Étant donné que je suis à moitié ritale, ça devrait le faire. »


Un peu plus tard, c’est elle qui engage une nouvelle discussion :


« Tu aimes les femmes qui se maquillent ? »

« Non. »

« Et celles qui portent des chaussures à talons ? »

« J’adore ! Surtout lorsqu’une fois qu’elles les ont mises, elles sont toujours plus petites que moi… »

« lol. »


Et enfin, un peu avant de terminer ma semaine de travail, je lui envoie un nouveau message :


« Si tu veux que je vienne te prendre chez toi, il faudrait que tu me donnes ton adresse… »

« 25 impasse des alouettes. »

« OK. J’ai réservé pour 8 heures, par conséquent je passerai te prendre vers 7 heures 30. »

« J’ai hâte d’y être, et je serai prête. »



J’ai de légers doutes en ce qui concerne ce dernier point, étant donné qu’avec les nombreuses femmes qui ont jalonné ma vie, même si aucune d’entre elles ne s’y est arrêtée très longtemps, je les connais quand même un peu… Par conséquent, je suis surpris lorsque j’engage ma Dodge Challenger à sept heures vingt-cinq, dans une impasse d’un quartier de la ville dans lequel je ne suis jamais venu auparavant, de constater que celle avec qui j’ai rendez-vous m’attend déjà devant le portail d’une villa, qui a l’air confortable. J’ai failli ne pas la reconnaître, tant son apparence est différente de celle que j’ai pris l’habitude de voir tous les jours de la semaine, et ce depuis deux mois.


Alice porte à présent une robe rouge, qui met en valeur son teint mat, ainsi que sa chevelure aile de corbeau qui n’est pas attachée ce soir en chignon, mais en une queue de cheval haute qui descend jusqu’au milieu de son dos. Son vêtement est léger puisqu’il s’arrête à mi-cuisses, et il est tenu en haut par des bretelles, avec un décolleté qui doit laisser la part belle à sa plantureuse poitrine. Mais pour l’instant, cette dernière est cachée par un châle bleu nuit noué sur le devant. Pour compléter sa tenue, elle a aux pieds des escarpins de la même couleur que sa robe, avec des talons aiguilles noirs qui mesurent pour le moins dix centimètres de haut, et probablement plus par coquetterie que par frilosité, une paire de bas fumés presque de la même teinte que sa peau.


Je réalise alors que dans le but de me plaire elle a fait un effort vestimentaire, alors que pour avoir l’air cool j’ai troqué mon costume de boulot, contre un jean un polo et une paire de mocassins. Cependant, même si je me traite mentalement d’idiot, je ne suis pas pour autant démoralisé, étant donné que je sais qu’elle a pour habitude de s’habiller simplement.


Lorsque je me suis garé devant sa maison, je me dépêche de sortir de ma voiture pour aller lui ouvrir la portière passager, tandis qu’elle s’avance d’une démarche gracieuse, qui montre qu’elle est habituée à porter ce genre de chaussures. Mais une fois qu’elle s’est assise, elle me dit en rougissant avant que je ne referme la portière sur elle :



Je souris, car bien que je vienne de me faire remettre en place, je suis content de constater que la femme qui m’a fait tomber sous son charme, ne s’est pas transformée en poupée de luxe. Même si j’apprécie sa nouvelle tenue vestimentaire, que je trouve terriblement sexy.


Avant d’aller la rejoindre je regarde la villa dont elle est sortie, et j’aperçois deux personnes qui m’observent par une fenêtre située à l’étage. Je comprends immédiatement qu’il s’agit des filles d’Alice, et alors que je m’attendais à ce qu’elles soient ses clones, je constate que l’une d’entre elles a des cheveux clairs et peut-être roux, tandis que ceux de l’autre sont plus sombres. Cependant elle n’a pas hérité de la crinière de jais d’Alice, mais elle me semble plutôt être brune. Je leur fais un petit signe amical, pour bien leur montrer que je ne suis pas un vilain monsieur qui est venu leur enlever leur maman. Si la première en se voyant découverte en train de nous espionner se recule précipitamment, la seconde me répond par le même geste, tout en m’adressant un sourire.

Après que je suis retourné dans la voiture, et tandis que je commence à rouler en direction du centre-ville, Alice me dit amusée :



Inquiet je ne l’étais pas, et je pense au contraire que si nous commençons une histoire sérieuse avec leur mère, ces filles qui sont presque des femmes, seront plus facile à apprivoiser que si elles n’avaient que douze ou treize ans.


Nous arrivons cinq minutes avant l’heure au restaurant dans lequel j’ai réservé, et une fois à l’intérieur nous sommes menés directement à notre table par une serveuse. Étant donné que je suis un habitué de cet établissement, j’ai demandé par téléphone à ce que nous soyons placés dans une alcôve, à l’intérieur de laquelle nous pourrons discuter à l’abri des oreilles indiscrètes, à condition de ne pas parler trop fort. Lorsqu’elle s’est assise, Alice enlève son châle en rougissant légèrement, et je découvre son décolleté qui tient toutes ses promesses. Sa poitrine est plus que généreuse, puisque je l’évalue mentalement à un 95F, et je la trouve très appétissante. Lorsqu’elle se rend compte que je l’observe, elle s’empourpre un peu plus, et elle me dit de sa voix douce et grave, qui est devenue légèrement rauque sous le coup de l’émotion :



Je dois dire que cette révélation m’interpelle, non seulement parce que nous nous connaissons à peine, mais qu’en plus elle implique que bien qu’elle ait été chaste pendant des années, Alice a déjà décidé que notre relation allait dépasser le stade de la simple amitié. Tout comme sa franchise c’est pour moi une excellente nouvelle, et je réplique avec humour :



Elle éclate alors de rire, probablement soulagée par ma réaction, et je dois dire que j’aime beaucoup les sons cristallins émis par sa bouche.


Une fois que la serveuse est venue prendre notre commande et qu’elle est repartie, nous commençons à discuter, et étant donné que je sais l’essentiel de ce qu’Alice a vécu avant de me rencontrer, même si elle n’est pas entrée dans les détails, j’estime que c’est à mon tour de faire la même chose. Ce n’est absolument pas dans mes habitudes de me confier, on m’a même souvent reproché le contraire, mais avec cette jeune femme que je ne connais pourtant que depuis ce midi, je sens que c’est différent. J’ai un peu de mal à définir ce qui nous lie, tant les sentiments que j’éprouve pour elle sont nouveaux pour moi, mais c’est un peu comme s’il m’avait toujours manqué quelque chose pour être complet, et qu’elle était venue combler ce vide.


Par conséquent, et étant donné qu’elle a été honnête avec moi, en tout cas c’est ce que j’espère, je suis résolu à l’être tout autant. Par conséquent je lui parle de mon fils Henry, je lui raconte les relations qui ont suivi mon divorce, toutes ratées et stériles, et je ne m’interromps que lorsqu’on nous apporte pour commencer nos apéritifs, puis ensuite nos entrées et une bouteille de vin blanc. C’est seulement au moment d’intégrer Marc et Charlène à mon histoire, sans avoir l’intention de cacher que j’ai avec eux une relation d’un genre très particulier puisque nous pratiquons le triolisme, que j’hésite de peur de gâcher la complicité qui s’est installée entre elle et moi.


Mais je finis par me lancer et, étant donné qu’Alice se contente de m’écouter en silence, sans avoir l’air d’être choquée, je continue. Ce n’est qu’une fois que j’ai vidé mon sac, et que la serveuse nous a apporté le plat de résistance avant de nous laisser seuls, qu’elle me demande :



Alice réfléchit quelques instants au sujet de ce que je viens de lui révéler, le temps que la serveuse débarrasse nos assiettes, puis elle me dit :



Alice me fait alors un petit sourire, avant de répondre :



Nous nous interrompons quelques instants, le temps qu’on nous serve les desserts, puis elle me dit :



Puis elle ajoute, en rougissant encore une fois :



Cette répartie me montre qu’Alice a en plus de l’envie d’entreprendre une relation avec un homme, moi en l’occurrence, celle de changer sa façon d’être afin de devenir une femme libérée. Je pense que son mari, qui à cause de leur différence d’âge devait avoir à ses yeux l’apparence d’un second père, ne lui a jamais donné l’occasion de s’épanouir sur le plan sexuel, bien qu’ils ont probablement dû être amoureux l’un de l’autre.


Cela me donne de nouvelles perspectives quant à la suite des évènements, à condition bien entendu que j’aie analysé correctement la situation.



À suivre…