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09/03/19
corrigé 14/11/23
Résumé:  Caroline est arrivée. La nuit de retrouvaille avec Romain est l'occasion de découvrir le plaisir de la sodomie. Mais les relations avec Julien et Véronique deviennent de plus en plus ambigües, avec des premières propositions indécentes...
Critères:  fh couple amour cérébral noculotte lingerie intermast fellation pénétratio fsodo -amouroman
Auteur : Rimaye            Envoi mini-message

Série : Deux plus deux

Chapitre 03 / 10
Deux plus deux

Résumé épisodes précédents :

Romain a trouvé un nouveau travail dans une petite ville de province. Il est hébergé depuis une semaine chez Julien et Véronique. Chaque soir, il surprend leurs ébats amoureux et partage son plaisir par téléphone avec Caroline, sa femme, restée à Paris. Mais il a également des relations (très) ambigües avec Julien sous la douche, après le sport.





Le vendredi était arrivé. C’était peu dire que j’attendais le train de 21 h 30 avec impatience. La journée m’avait paru interminable, et pourtant j’aurais été incapable de dire ce que j’avais fait. Je crois que j’avais été manger avec mes collègues à midi. Et le soir, chez Julien et Véro, nous avions mangé à l’intérieur, un orage nous ayant chassé de la terrasse. À 21 h 15, je saisis un parapluie et pris le chemin de la gare.


Julien et Véronique habitaient à quelques rues seulement de la gare, et j’arrivai en avance. J’attendis, presque seul sur le quai. Quelques personnes étaient venues attendre des proches. Caroline était partie de Paris quatre heures auparavant – c’était un long voyage. Et pour moi une longue attente. Finalement, l’annonce du train retentit dans les haut-parleurs de la gare. « Éloignez-vous de la bordure du quai s’il vous plaît ! ».


Le train s’immobilisa. C’était un petit TER de seulement deux voitures. Je scrutai les quelques voyageurs qui descendaient. Je vis aussitôt Caroline. Elle était éblouissante, plus belle encore que dans mes souvenirs (une semaine que nous ne nous étions pas vus !). Vêtue d’une robe d’été rouge, elle pliait avec précaution ses belles jambes fuselées chaussées d’escarpins pour descendre de la marche du wagon avec sa lourde valise. Elle n’avait pas eu le temps de revêtir un gilet, et ses frêles épaules nues frissonnaient dans l’air refroidi par l’orage. Ses longs cheveux noirs et bouclés descendaient en cascade sur ses épaules. Elle avait 35 ans, la plénitude des femmes, me dis-je.


Aussi vite que ses escarpins le lui permettaient, elle accourut vers moi. Je fis le chemin en sens inverse, avec hâte, mais mes jambes n’arrivaient pas à accélérer, retardant avec délice l’instant où elle se blottirait contre moi. Elle s’arrêta à un mètre de moi et me sourit. Qu’elle était belle ! Je fondis d’amour en plongeant mon regard dans ses yeux verts. Et je l’attirai à moi, la serrant dans mes bras. Nos lèvres se mêlèrent, nos langues se mélangèrent. Ses petits seins fermes libres de tout soutien-gorge se pressaient contre moi, son ventre se frottait contre le mien, contre mon sexe qui prenait vie avec inconfort dans mon pantalon.



Il nous fallut dix minutes pour revenir chez Julien et Véronique, avec quelques pauses pour s’embrasser. Nous parlions peu mais nous regardions beaucoup, avec de grands sourires. Sa beauté me fascinait toujours autant. Je me dis que c’était une chance que je partageais avec Julien, d’avoir une belle femme.


Ils nous attendaient tous les deux dans le hall lorsque nous ouvrîmes la porte. L’accueil fut des plus cordiaux.



Caroline rougit à cette remarque prononcée par une autre femme qui brillait elle aussi par sa grande beauté. Les deux femmes se jaugèrent. Et s’adoptèrent en quelques secondes. Véronique entraîna Caroline par la main pour lui faire visiter la maison. Je restai au salon avec Julien qui me servit un verre.



À cet instant, les deux femmes revinrent de leur visite, nous empêchant de terminer notre conversation. Je tentais de dissimuler mon trouble à Caroline qui descendait l’escalier d’un air enchanté.



Caroline me regarda d’un air incrédule. Puis, comme je lui confirmai d’une moue honteuse, elle dit avec un grand sourire :



Et, à mon grand étonnement, elle se leva, nous tourna le dos, et remonta doucement sa robe sur ses cuisses. Elle le fit très lentement, nous retenant en haleine. En même temps, elle me fixait d’un œil provoquant. À côté de moi, Julien n’en perdait pas une miette. Finalement, remontant encore un peu la fine étoffe de coton, elle dévoila une dentelle rouge vif enveloppant sa fesse droite galbée, et s’y plongeant délicatement – un tanga que je ne lui connaissais pas.



Caroline dévisagea Véronique avec intensité. Son visage s’était fermé. J’attendis avec anxiété sa réaction. Puis elle éclata de rire.



Alors Véronique répéta exactement le même geste que Caroline, tournant ses fesses vers nous, et nous regardant d’un air mutin. Elle remonta doucement sa robe sur ses cuisses (je me rendis compte que les deux femmes étaient vêtues de robes de coupes identiques, mais de couleur différente – celle de Véronique était verte), ralentissant avant d’arriver à ses fesses qu’elle dévoila, peu à peu, puis de plus en plus, nues, galbées, la peau moirée… Elle finit par dévoiler le petit élastique du string qui lui enserrait la taille. Puis elle fit retomber la robe, cachant cette vision de rêve à nos regards.



Je remarquai la soudaine familiarité de Véronique, qui faisait écho dans ma tête à la proposition de Julien. Tous deux avaient les yeux tournés vers ma femme qui se contorsionnait pour retirer sa culotte en essayant de ne pas (trop) leur dévoiler son intimité, en faufilant ses mains sous sa robe pour se saisir de l’élastique. Ils ne cherchaient aucunement à dissimuler l’intérêt, voire l’excitation que cette scène suscitait en eux. Je pense même que Julien bandait, si j’en jugeai à la bosse qui déformait son pantalon. Finalement, le petit morceau d’étoffe rouge brodée de dentelle apparut sous la robe, Caroline effectuant des contorsions de ses jambes pour la faire descendre. Je vis (et Julien et Véronique le virent certainement aussi tant ils regardaient avec attention) que le tissu était mouillé. Elle tenta de le dissimuler en accélérant le mouvement, mais ce faisant, elle leva la jambe pour la faire passer, nous dévoilant l’espace d’un furtif instant l’ombre de son sexe nu. Puis elle prit la culotte et l’enserra dans sa main et vint la déposer dans le creux de la main de Véronique.



Je crois que Caroline commençait à saisir ce que Véronique éprouvait pour elle. Je perçus son trouble à son absence de réaction ; elle restait plantée là au milieu du salon, interdite. Pour lui venir en aide, j’intervins :



Me saisissant de sa valise, je montai l’escalier derrière elle, suivi par Véronique et Julien. Arrivés dans la chambre, Caroline s’assit sur le bord du lit et pris sa tête dans ses mains.



Je m’assis à côté d’elle et la pris par les épaules. Je l’embrassai dans le cou, derrière l’oreille. Elle se laissa aller contre moi. Je continuai à la couvrir de baisers, humant l’odeur de sa peau, mordillant ses épaules sur laquelle je fis glisser délicatement une première bretelle de sa robe. Puis une seconde. Je m’enivrais de sa peau douce et délicate. Je me tournai un peu face à elle et pris sa bouche entre mes lèvres. Elle me l’offrit avec fougue, sa langue venant à la rencontre de la mienne pour un baiser fiévreux. Mes mains se saisirent de ses épaules dénudées pour la faire venir à moi.


Tout en l’embrassant, je la dévorais des yeux. Ses beaux yeux verts étaient grands ouverts, me dévisageant en retour, humides d’émotion. Mes mains descendirent sur ses bras pour la débarrasser des bretelles de la robe qui tomba sur son ventre, dévoilant ses seins que je n’osai effleurer pour l’instant, me contentant de les contempler, lâchant sa bouche pour un instant. Ils étaient de la taille d’une grosse pomme, et ronds de même. Caroline avait l’une des plus belles poitrines qu’on pût rêver, ferme et douce – elle n’avait nul besoin de soutien-gorge.


D’une main habile, je défis la fermeture éclair de la robe et la fis allonger au milieu du lit, tout en défaisant mon t-shirt à la hâte. Je vins m’allonger sur elle pour sentir ses seins contre ma poitrine et l’embrasser encore. Je ne pouvais détacher mon regard du sien, hypnotisé par sa beauté et par l’amour que j’éprouvais pour elle. Mais mes mains ne restaient pas inactives, descendant sur ses hanches galbées et maintenant dénudées. La robe était maintenant descendue sur sa taille.


Elle se redressa et vint défaire ma ceinture et ma braguette, libérant mon sexe encore maintenu dans mon boxer qu’il déformait. Elle le flattait à travers le tissu, insistant là où une tâche d’humidité naissait. Elle poursuivit ses caresses sur mes fesses et mon dos. Ses doigts m’électrisaient, jouant avec les poils autour de mon nombril, griffant mon torse avec douceur, puis redescendant dans mon dos pour s’insinuer entre mes fesses où ils descendirent, descendirent… jusqu’à effleurer mon anus où ils s’attardèrent quelques instants, caresse nouvelle pour moi. Jamais elle ne m’avait fait cela.


Je m’écartai un instant pour me défaire de mes derniers vêtements. Maintenant nu comme Adam, et bandant comme un satyre, je fis descendre le morceau d’étoffe rouge boudiné autour de sa taille le long de ses hanches, de ses fesses, de ses cuisses, de ses jambes, et finalement de ses pieds. Je contemplai sa nudité et son intimité offerte. Son triangle de poils noirs soigneusement taillés se détachait sur sa peau rose. Je déposai un baiser sur son pied, sans détacher mon regard de mon objectif, ces deux plis de chair plus foncée et luisante entre lesquels pointait un bouton de chair encapuchonné.


Je remontai sa jambe avec lenteur, m’attardant sur chaque grain de beauté, faisant le tour de son genou, puis de l’autre, léchant l’intérieur de ses cuisses pour en apprécier mieux le goût salé. Arrivé au pli de l’aine, je me détournai quelques instants de mon objectif. M’écartant un peu, je contemplai ma Caroline abandonnée, offerte à mes caresses, les yeux fermés. Son souffle s’était fait plus court, plus profond. Je déposai un baiser sur ses lèvres entrouvertes. Elle ouvrit les yeux :



Je redescendis sur ses seins pour les embrasser, en titiller les mamelons érigés du bout de la langue. Je les pris entre mes lèvres, les léchai, les aspirai. Puis repris mon exploration sur son ventre plat, son nombril noueux, où perlaient des gouttes de sueur. Puis le galbe de ses hanches charnues. Je poursuivis en direction de ses fesses, la faisant basculer sur le côté. Elle était maintenant en chien de fusil, le genou gauche remonté contre la poitrine, dressant vers moi ses deux fesses rondes que je pris à pleines paumes.


Je les embrassai avec fougue, les léchai, les malaxai. Ma langue se fit plus précise en arrivant dans le sillon qui séparait ces deux globes de chair vivante. Elle y descendit doucement, centimètre par centimètre. Caroline commençait à gémir de plaisir, m’encourageant de mouvements de hanches. J’arrivai à cette petite rosette de chair fragile. Jamais je ne l’avais touchée ainsi. Un peu intimidé, j’avançai le bout de ma langue, déclenchant un gémissement plus fort que les autres. Je m’enhardis, en faisant le tour, en appréciant le goût épicé inconnu. Un coup de langue dans le centre de la cible déclencha un « Oh ! » de surprise, aussitôt suivi d’un mouvement des fesses m’encourageant à poursuivre.


Mais pour l‘heure, j’avais autre chose en tête. Quittant la rosette, je m’avançai entre ses cuisses pour goûter à l’abricot bien mûr qui s’offrait à moi. Il luisait de plaisir que je gouttai. J’étais là en terrain connu. Ce goût m’enivrait, je m’en régalai, allant le puiser à la source profonde entre les plis de chair de plus en plus douce et subtile que je dépliai du bout de la langue. Enfin, après m’être repu de nectar, je parvins au bouton de rose qui pointait sous son capuchon de chair. Je l’embrassai avec tendresse, et l’aspirai entre mes lèvres.


Caroline se mit à gémir avec plus de précipitation sous l’effet de cette caresse. Je poursuivis donc avec enthousiasme. À chaque passage de ma langue sur son clitoris, elle gémissait de plus belle, m’encourageant à poursuivre d’un déhanchement plus prononcé, puis de sa main dans mes cheveux.


À ma bouche je rajoutai mes doigts. D’abord le majeur, que j’insinuai dans son vagin détrempé, en caressant la face intérieure, la plus sensible, sans m’arrêter de lécher son clitoris. Puis je rajoutai mon index, élargissant le passage élastique, le ramonant avec douceur. En quelques instants, j’eu la main entièrement trempée de sa mouille que j’aspirais goulûment, me délectant de son goût parfumé.


Alors, ressortant mes doigts de sa grotte, je vins titiller la petite rosette de chair du bout de mon index, le trempant de cyprine glissante. Puis je tentai le passage. Il s’ouvrit sans peine, et mon doigt s’enfonça dans son cul. Surprise, Caroline poussa un gémissement encore plus fort que les autres (Julien et Véronique devaient certainement nous entendre maintenant).



Tout en continuant mon cunnilingus, je poursuivais mon lent ramonage de son anus, l’accompagnant d’un mouvement circulaire. Quand il fut bien détendu, je remplaçai mon index par mon pouce, m’attirant les encouragements de Caroline. Alors, je décidai qu’il était temps de passer à autre chose. J’aspirai les dernières gouttes de mouille qui coulaient sur mon visage, puis l’enfourchai. Mon sexe glissa d’un coup dans son vagin. Ainsi offerte, je pouvais explorer son intimité jusqu’au plus profond d’elle. Je la menai à l’orgasme en quelques instants seulement. Il fut puissant et dévastateur. Elle hurla littéralement son plaisir, déchaînée comme je ne l’avais jamais vue ni entendue, donnant de grands coups de hanches et de fesses qui faillirent me déstabiliser. Je sentis son vagin se contracter puissamment autour de mon sexe qui était lui aussi au bord de l’explosion. Il fallait pourtant que je me retienne, car je n’avais pas fini.


Lorsqu’elle se fut calmée, sa respiration ayant repris un rythme plus régulier. Je sortis de mon fourreau de chair et repris mes caresses sur son anus.



Je déposai un baiser dans son cou et approchai mon gland de son anus maintenant entrouvert. Mon cœur battait la chamade. J’allais sodomiser Caroline ! Je poussai. Je fus surpris de la facilité avec laquelle mon gland fut avalé et disparut dans son fondement, suivi de toute ma verge que j’introduisis lentement. Je fus surpris de cette sensation de chaleur très différente de celle du vagin familier. J’étais en même temps serré à la base de mon sexe, et presque libre de bouger au-delà, moins enserré que je ne l’étais habituellement.



J’entamais alors un lent va-et-vient ; à chaque mouvement, mes testicules venaient se coller contre son sexe. J’étais autant grisé par ces sensations nouvelles que par la vue de mon sexe pénétrant de toute sa longueur l’anus distendu de ma femme. Le plaisir montait en moi, comme une vague puissante, voilant peu à peu ma vision. Caroline y répondait en écho, emportée par la même vague. Criant notre plaisir, nous jouîmes de concert, moi par saccades puissantes, Caroline dans un long cri orgasmique qui la laissa presque inanimée pendant de longues minutes, tandis que mon sexe mollissant glissait doucement hors d’elle en laissant un filet de foutre luisant.




**************



L’eau qui coulait sur mon corps apaisa mes membres ankylosés. J’admirai ma femme dégoulinante d’eau, qui semblait s’abandonner sous ce flot régénérateur, les mains jointes derrière la tête penchée en arrière. Je me surpris à bander de nouveau en contemplant l’eau ruisseler sur ses seins ronds, couler sur son ventre, et ruisseler le long des poils entortillés de son pubis. Je m’approchai d’elle pour la savonner. Éteignant la douche, elle se laissa faire.


Tandis que mes mains glissaient sur son corps, un bruit venu de la porte voisine nous tira de notre extase. Caroline ouvrit les yeux et m’interrogea du regard. Le bruit était sans doute possible ceux de Julien râlant de plaisir. J’éteignis la douche et posai mon doigt sur la bouche de Caroline et, immobiles, nous tendîmes l’oreille. Le bruit croissait progressivement, comme la marée montante. C’était un râle indistinct, parfois ponctué d’un « Oh oui » ou d’un « C’est bon ». Il se fit cri lorsque Julien explosa :



Caroline me jeta un regard interrogateur. Je pense qu’elle avait saisi que Véronique venait d’avaler la jouissance de son homme. Elle-même s’y était toujours refusée. Le fait qu’une autre puisse le faire, là, presque devant-elle la troublait profondément. Son regard se porta à mon sexe qui se dressait de nouveau entre mes jambes. Alors, sans un mot, elle s’agenouilla devant moi et goba mon gland durci. Accompagnant ses lèvres de ses mains, elle me prodigua la fellation la plus exquise que j’eusse jamais subie. Sa main gauche me caressait les testicules avec douceur, tandis que la droite massait doucement ma verge en suivant le mouvement de ses lèvres.


Elle m’avalait tantôt profondément dans sa gorge, tantôt se concentrait sur mon gland dont elle enserrait la base de ses lèvres humides avant de le faire ressortir entièrement, luisant de salive. Sa main gauche poursuivait ses investigations et je sentis un doigt me caresser timidement l’anus, puis se faire plus précis. Ses lèvres parcouraient mon gland gonflé à un rythme frénétique qu’elle ralentissait ensuite pour me faire profiter du plaisir qu’elle me prodiguait.


Alors que je venais de jouir un quart d’heure plus tôt, il ne fallut pas longtemps pour que je sentisse la vague de plaisir me submerger une autre fois. Mes jambes se raidirent lorsque le spasme libérateur arriva du plus profond de moi. Il s’initia dans mon anus que Caroline caressait, puis remonta lentement la hampe enserrée dans sa main, pour exploser entre ses lèvres ouvertes.



Caroline poursuivit sa caresse sans s’arrêter, recevant dans sa bouche et dans sa gorge la chaude récompense de ses caresses. Elle n’en perdit pas une goutte. Et lorsqu’enfin elle sentit que je ne lui donnerais plus rien, elle se redressa sur ses jambes, et vint m’embrasser à pleine bouche. Son baiser avait un goût inhabituel, celui de ma semence, un peu âcre, mais pas désagréable, surtout partagé de langue à langue, de bouche à bouche. Nous restâmes ainsi enlacés de longues minutes.



**************



Le soleil devait être levé depuis longtemps lorsque je me réveillai. La lumière filtrait à travers les volets. Dans le grand lit blanc où j’avais passé de longs moments de solitude ces derniers jours, Caroline dormait, en chien de fusil, la nuisette remontée sur la taille, dévoilant sa sublime paire de fesses. Dans cette position, les deux globes de chair s’entrouvraient et laissaient entrevoir l’abricot de chair dorée entre ses cuisses. Attendri, je la caressai doucement. Ne résistant pas à la tentation, ma main vint cueillir le fruit. Il était chaud et s’ouvrit doucement sous mes caresses, laissant couler son nectar que je portai à la bouche pour m’en délecter.


Caroline dormait-elle encore quand un spasme de plaisir la secoua et que son clitoris rendit les armes entre mes doigts ? Je n’eus pas envie de le lui demander. Ouvrant les yeux, elle me gratifia d’un large sourire en disant :




**************



Julien et Véronique étaient déjà attablés lorsque nous descendîmes prendre le petit déjeuner. Une cafetière chaude, des tartines et un couple souriant nous attendaient.



Après un copieux petit déjeuner avalé dans la bonne humeur et parsemé d’allusions coquines, nous remontâmes nous préparer dans notre chambre. J’étais en train de fouiller dans mes affaires à la recherche de la tenue la plus appropriée lorsque Caroline s’approcha, la mine sombre :



Caroline revint quelques minutes plus tard avec tout ce qu’il lui fallait.



L’appel de Julien depuis le bas de l’escalier mit un terme à notre discussion. Il était temps de partir.



**************



Julien et Véronique nous avaient programmé une visite complète de la ville, en commençant par le centre. Malgré quelques promenades au cours de la semaine, je la découvrais vraiment, avec ses ruelles pavées bordées de vieilles maisons à colombages, ses ponts franchissant une rivière poissonneuse, ses places ombragées, ses terrasses où se prélassaient les habitants dans la douce chaleur du mois de mai. Julien en connaissait chaque recoin, avec ses histoires, ses légendes et ses secrets. Véronique n’était pas en reste, nous indiquant toutes les bonnes adresses, et aussi celles à éviter.


Les deux femmes semblaient s’entendre à merveille. Régulièrement, elles s’arrêtaient devant une boutique et menaient des conciliabules à voix basse, commentant probablement le prix où la qualité de tel ou tel vêtement. De temps à autre, Véronique attrapait Caroline par la main pour lui montrer une nouvelle vitrine.


Julien et moi marchions derrière elle, nez au vent, admirant discrètement ces deux beautés en robes légères qui mettaient en valeur leurs charmes. Nous ne pouvions réprimer un sentiment de fierté à l’idée que cette belle brune et cette jolie blonde étaient à nous.


Arrêtées devant un magasin de lingerie, nos deux beautés discutaient à voix basse. Je compris qu’il était question du tanga de dentelle rouge, mais ne saisis pas les détails. Après une minute de discussion, Véronique dit :



Je l’accompagnai tandis que nos compagnes disparaissaient dans la boutique. Nous nous attablâmes à une terrasse sous un grand platane qui nous prodiguait son ombre bienfaitrice.



À cet instant, les deux femmes sortirent de la boutique, un sac à la main. Je remarquai que Caroline avait l’air soucieux. Véronique, elle, rayonnait.



Julien nous emmena au bord de la rivière qu’une terrasse surplombait, l’eau apportant un peu de chaleur sous le soleil de midi. Le service était discret, sympathique et efficace. La nourriture simple, originale et délicieuse. Nous passâmes un long moment à deviser de choses et d’autres sans qu’aucun sujet tendancieux ne soit plus abordé. Je profitai de l’instant, heureux de constater que le courant passait bien avec Caroline, comme je m’y attendais. Au cours de la semaine, j’avais noué des liens de complicité avec Julien et Véronique, et la présence de Caroline, loin de les distendre, les renforçait. Je voyais dans les discussions coquines que nous avions la marque de cette complicité qui seule pouvait permettre de se « lâcher » ainsi. Bien que ces discussions me troublassent, elles étaient aussi le signe d’une grande confiance qui nous liait, nous autorisant de nous aventurer en terrain glissant.


En sirotant mon café, laissant les deux femmes discuter, je me fis la réflexion que cette complicité s’était installée toute seule, rapidement, naturellement. Je les regardai tous les deux, et un sentiment de bonheur m’envahit. J’étais très troublé par ce sentiment nouveau, inconnu. Inconnu, vraiment ? Je regardai ma femme, Caroline, l’amour de ma vie, si belle, pleine de vie et de bonheur. En sa présence aussi je ressentais cette impression de plénitude, de sécurité, de confiance. N’est-ce pas ce que l’on appelle simplement l’amour ?



**************



L’après-midi, Julien et Véronique nous emmenèrent visiter les quartiers périphériques, en s’éloignant progressivement du centre-ville. Nous marchâmes beaucoup, traversant des quartiers pavillonnaires, quelques cités de petits immeubles, et des zones commerçantes. Partout il était facile de se déplacer à pied, des promenades étant aménagées le long de la rivière, ou sur des contre-allées des grandes avenues. Il y avait également plusieurs parcs très fleuris à cette période de l’année. L’ensemble de la petite ville respirait la tranquillité et la douceur de vivre.


La fin de notre périple nous amena à côté de mon bureau que je pus ainsi montrer à Caroline. Pour rentrer, nous prîmes par le petit bois. Arrivés au petit pont, au lieu de remonter le raidillon sur la rive opposée, Julien prit un petit sentier qui longeait le ruisseau. Ce sentier était mal marqué et disparaissait par endroit sous la luxuriante végétation printanière. Au bout de quelques minutes, nous arrivâmes au confluent avec la rivière principale dont le lit était ici très encaissé, la berge opposée remontant presque à la verticale sur plusieurs mètres. Cette cuvette concentrait les rayons du soleil comme dans une serre, la chaleur était étouffante. Le sentier semblait s’arrêter là.



Nous prîmes le chemin du retour, nous frayant un passage entre les branches et les hautes herbes.



**************



Le crépuscule nous trouva sur la terrasse, sirotant une tisane, et parlant de nos vies, de nos goûts, de nos projets en arrivant ici.


Véronique et Caroline semblaient vraiment s’entendre à merveille et faisaient régulièrement des apartés, nous laissant, Julien et moi, poursuivre la conversation principale. Nous parlions de nos projets de course à pied (Julien essayait de me convaincre de nous entraîner pour un marathon), lorsque la conversation des filles parvint à mon oreille.



Caroline l’écoutait, captivée, les yeux humides, revivant elle aussi sa propre expérience douloureuse. Véronique poursuivit.



Le silence s’établit. Plus personne ne parlait. J’observais m’a femme assise dans le fauteuil à côté de moi, les joues rosies, l’œil luisant. Elle avait écouté Véronique avec attention, penchée sur l’accoudoir, focalisée sur ses paroles. Elle s’était maintenant renversée en arrière, les jambes croisées, sa robe relevée en haut des cuisses, perdue dans la contemplation du fond de sa tasse d’infusion. Je devinais son souffle court au soulèvement de sa poitrine.


Face à moi, Véronique avait pris la main de Julien, emmêlant ses doigts avec les siens. Leur beauté, était saisissante. En un coup d’œil on percevait l’amour qui les liait. Elle me fixa de ses grands yeux bleus finement soulignés au mascara. Je soutiens son regard. Nous restâmes ainsi à nous sonder pendant de longs instants. Cette femme était indéniablement très belle et désirable. Je ne savais dire au juste ce que j’éprouvais pour elle. Du désir ? Peut-être, oui, même si je m’en défendais. De la sympathie ? De l’affection ? Ou plus ? Son regard rivé dans le mien, elle m’ouvrait son âme. Mais la décrypter n’était pas chose aisée. Il me semblait y voir la simplicité, la franchise, la bonté.


Julien se leva. Son grand corps musclé nous dominant tous, le pantalon visiblement déformé à l’entrejambe sans qu’il cherchât à le dissimuler. On eût dit une statue grecque… La nudité en moins… et l’érection en plus. Je jetai un œil à Caroline, me demandant si elle avait remarqué. Elle avait les yeux tournés vers lui et souriait, ce qui ne fit qu’accroître encore mon trouble.



Nous nous levâmes tous et suivîmes Julien dans l’escalier. Arrivés devant la porte de nos chambres, nous nous souhaitâmes bonne nuit en nous faisant la bise. La joue de Véronique était chaude. Le contact me parut durer plus longtemps que nécessaire. Je fis de même avec Julien, sans me poser de question, comme si c’était naturel. Je sentis sa peau légèrement râpeuse contre la mienne, son souffle chaud contre ma peau, son regard posé sur le mien.



**************



Je me déshabillai et me couchai rapidement. Mes pensées s’entrechoquent dans ma tête, le sang battait dans mes tempes. Et je bandais, naturellement.


Caroline revint des toilettes alors que je me masturbais doucement, presque sans y faire attention, sous les draps. Son arrivée interrompit mes réflexions (ou plutôt le flot de mes pensées, car je ne parvenais pas à les ordonner en un tout cohérent et réfléchi). Je remarquai ses joues rouges et une petite ride sur son front, preuve qu’elle cogitait elle aussi.


Je la regardai se dévêtir devant moi. Sa dextérité pour descendre la fermeture Éclair de sa robe dans son dos ne cessait de m’étonner. Malgré ses contorsions, elle le faisait avec grâce, sans aucun effort. Les fines bretelles glissèrent sur ses épaules, puis, comme une vague, la robe coula sur son corps, et elle fut nue devant moi, juste vêtue d’un string de dentelle mauve que je ne lui connaissais pas. Du reste, je ne me souvenais pas l’avoir jamais vue avec un string. Devant ma mine interrogative, elle m’expliqua :



Caroline ne répondit pas et vint se coucher à côté de moi, appuyée sur ses coudes, sa tête à quelques centimètres de mon torse, ses yeux verts rivés aux mien. Nous restâmes comme ceci, les yeux dans les yeux, durant de longues minutes. Je rompis le silence le premier :



Elle ne finit pas sa phrase. Je complétai mentalement : « …depuis que je t’ai rencontré ».


Je la fixai avec intensité. Nous éprouvions les mêmes sensations à l’égard de nos hôtes. Des sensations qui allaient au-delà de l’amitié. Plus j’y pensais, plus cela s’imposait à moi avec évidence. Caroline me le confirmait. Mais je n’arrivais pas à mettre un mot dessus. Il me fallait encore du temps.



Nous nous tûmes un court instant, nous regardant avec intensité. Elle s’était maintenant rapprochée de moi, son bras gauche reposant sur mon torse et soutenant son menton. Il y avait une tension palpable. Ses yeux lisaient, je sentais son cœur battre la chamade contre le mien. La bouche sèche, je poursuivis :



Nous nous tûmes pendant de longues minutes, chacun réfléchissant à ce que nous venions de dire, les yeux dans les yeux. Nous venions d’évoquer la possibilité d’aborder des rivages inconnus pour nous. Et que nous jugions jusqu’ici interdits. En fixant des conditions, certes… mais je sentais au fond de moi que ces conditions étaient déjà réunies. J’étais certain que Caroline le sentait elle aussi.



Elle se tourna sur le côté, le temps de retirer son string et sa protection périodique, puis revint vers moi pour m’aider à retirer mon t-shirt et mon caleçon. Elle s’allonge à sur le dos, offerte. Je la regardai quelques instants, admirant sa beauté abandonnée, livrée à mes caresses. Puis je m’allongeai sur elle, d’abord sans la pénétrer, ressentant sa peau contre la mienne, la rondeur de ses seins contre ma poitrine, son ventre contre mon ventre. Mes mains parcouraient son corps, de sa fine taille à sa nuque, sans oublier ses cuisses, ses chevilles, ses orteils. Elle avait fermé les yeux, et sa bouche entrouverte appelait la mienne. Je la pris et l’embrassai avec une tendresse infinie.


Je bougeai enfin mon bassin. Tout en poursuivant mes caresses et mes baisers, j’approchai mon gland de l’entrée de la grotte ensanglantée, sans hâte pour mieux la préparer. Mon membre glissait sur son ventre, laissant une traînée luisante sur sa peau sur ses poils pubiens. Ma verge écarta ses grandes lèvres, se glissant dans son humidité, tandis que mon gland se frottait à son clitoris érigé. Je poursuivis ainsi pendant de longues minutes, sans encore la pénétrer, sentant son plaisir monter, son regard se voiler, son souffle se raccourcir.


Elle poussait maintenant de petits gémissements à chaque mouvement sur son clitoris. Elle m’encourageait à aller plus loin de ses hanches, mais je voulais prendre le temps de laisser encore monter son plaisir. Elle finit par me supplier : « Oh Romain, maintenant prends-moi, viens en moi sinon je vais jouir sans toi.


Comment y résister ? Cédant à sa supplique, je m’approchai de l’entrée de la grotte de chair. Mon gland était tellement gonflé de plaisir qu’il fut se frayer son chemin entre les replis de chair moite avant de pénétrer dans l’antre. Je m’y introduisis avec lenteur, en éprouvant la chaude douceur centimètre par centimètre. Pour tout dire, aller plus vite m’aurait fait aussitôt jouir. Bien niché au fond d’elle, mon pubis frottant son clitoris, je fis une pause pour admirer Caroline, totalement offerte, les longs cheveux noirs et bouclés formant une auréole autour de son visage — son expression de félicité extatique lui donnait une allure de sainte… Je l’embrassai encore sur la bouche, sur ses paupières closes, puis entamait un lent va-et-vient en elle. Son plaisir montait doucement et inexorablement, chaque mouvement l’approchant d’un orgasme libérateur.


Cette lente, très lente montée l’amena à un sommet orgasmique qui la fit hurler de plaisir. Cela me parut durer des heures — bien que ce ne furent sans doute que quelques secondes durant lesquelles son corps entier s’abandonna à des spasmes de plaisir qui faillirent nous déséquilibrer, et qui m’emportèrent à mon tour. J’éjaculai en elle, au plus profond d’elle, par jets puissants et saccadés, mêlant mes cris de plaisir aux siens, m’abandonnant totalement à son corps comme elle s’était livrée au mien.


Nous restâmes enlacés et emboîtés de longues minutes, profitant de la chaleur du corps de l’autre, de sa douceur, échangeant de tendres caresses. Puis je la libérai du poids de mon corps en roulant sur le côté. Ma verge pendait entre mes jambes, sanguinolente. Elle y jeta un coup d’œil et me sourit.


Après une douche rapide, je m’endormis comme une enclume, la main sur la hanche de Caroline.