| n° 18857 | Fiche technique | 42116 caractères | 42116Temps de lecture estimé : 31 mn | 23/02/19 corrigé 14/11/23 |
Résumé: Romain a trouvé du travail en province ; il est logé chez Julien et Véronique. Pendant qu'il surprend les ébats amoureux de ses hôtes, il partage son plaisir avec sa femme Caroline restée à Paris. | ||||
Critères: f h fh hh couple douche telnet amour cérébral noculotte fmast hmast fsodo | ||||
| Auteur : Rimaye Envoi mini-message | ||||
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Résumé épisode précédent :
Romain vient d’arriver dans une petite ville de province. Il est hébergé par Julien et Véronique, un couple libertin qu’il entend faire l’amour dans la chambre voisine…
La lumière éclatante du soleil levant inondant ma chambre me réveilla. Je m’étais endormi sans même fermer les volets. Le réveil indiquait 6 h 30 du matin. Je rassemblai péniblement mes souvenirs mais mon esprit restait confus, embrumé. Non, je n’étais plus à Paris ; Caroline ne dormait pas à côté de moi dans cet immense lit blanc.
Le puzzle se remettait en place, petit à petit. Nous étions mercredi ; j’allais entamer le troisième jour de mon nouveau travail. Et cela faisait trois jours que j’étais arrivé chez Julien et Véronique qui m’hébergeaient le temps que je trouve une maison pour emménager avec Caroline. Julien et Véronique formaient un couple charmant avec qui je passais d’excellentes soirées à deviser devant un bon repas. Nous avions un grand nombre de centres d’intérêt en commun : sports, lectures, musiques… Nous étions vraiment faits pour nous entendre, et j’étais certain que Caroline partagerait mon avis.
Là, les pièces s’assemblaient de façon plus chaotique. Presque chaque soir, mes hôtes faisaient l’amour. Après tout, il n’y avait rien de mal à cela, mais je les entendais très distinctement, ce qui faisait naître en moi une excitation qui confinait au voyeurisme. Hier soir, à travers l’embrasure de la porte de la salle de bain commune à nos deux chambres, je les avais contemplés en pleine action pendant de longues minutes. Véronique, qui était tournée vers moi, m’avait-elle vu ? Je ne pouvais en être certain, mais c’était possible.
Mais la pièce la plus tordue de ce puzzle était ce qui s’était passé plus tôt dans la journée. Après être allés courir, Julien et moi avions pris notre douche ensemble dans la grande cabine assez grande pour tenir à dix. Et pris d’une pulsion inexplicable, je m’étais mis à le masturber, après qu’il m’eut expliqué pratiquer l’échangisme avec Véronique. Il s’était laissé faire sans protester et m’avoua ensuite avoir adoré cela. Qu’est-ce qui m’avait pris ? Je n’avais jamais été attiré par les hommes. Je n’avais jamais été infidèle à Caroline. Et d’un coup, deux barrières se brisaient. Ce souvenir m’obsédait, et ce qui me mettait le plus mal à l’aise était qu’il m’excitait au plus haut point.
Le puzzle était maintenant complet, je pus me lever et aller me doucher. Le chaud ruissellement sur ma peau acheva de me réveiller et de remettre mes pensées à l’endroit, en prenant soin de cacher les plus gênantes au fond de mon cerveau. Je descendis ensuite préparer le petit déjeuner.
La cafetière ronronnait lorsque Véronique fit son apparition dans la cuisine, la mine encore endormie. Elle portait une simple nuisette à fines bretelles bleue qui lui descendait à mi-cuisses. Ce frêle morceau de soie dissimulait à grand-peine une magnifique paire de seins dont les tétons formaient deux petites pointes.
Je feins d’être moi-même mal réveillé pour justifier mon mutisme. Véronique ne se découragea pas et poursuivit :
Julien entra dans la cuisine, ne nous laissant pas l’occasion de poursuivre, enchaînant sur un copieux petit déjeuner. Tout en mangeant mes tartines beurrées, je repensais à notre conversation. Je ne pouvais m’empêcher de rapprocher la dernière phrase de Véronique avec sa bisexualité que m’avait révélée Julien. Encore une pièce tordue de ce puzzle… et pourtant, ce moment de complicité avec ce couple si charmant, attentionné, et en même temps si visiblement amoureux l’un de l’autre, m’emplissait de bien-être. Cette amitié naissante me semblait reposer sur des fondations solides… s’il n’y avait eu ces pièces tordues.
Ma journée se déroula sans problème. Mon nouveau travail était très intéressant, avec beaucoup de choses à apprendre sur un métier que je connaissais peu. Ma nouvelle équipe était très sympathique et unie. Je dus décliner à contrecœur leur invitation à aller boire un verre en sortant du bureau, car je devais aller visiter une maison.
La maison était très jolie, située dans un quartier pavillonnaire, avec un grand jardin. Son seul défaut était d’être un peu loin de mon travail. Et elle souffrait de la comparaison avec la maison de Julien et Véronique. En quoi exactement ? Je n’arrivais pas à y mettre des arguments objectifs. Peut-être tout simplement parce qu’ils n’étaient pas là. Cette maison manquait d’âme…
Je saluai l’agent immobilier et pris le chemin du retour à pied, en traversant le centre-ville et ses belles maisons de pierre. J’eus tout le loisir d’y réfléchir au long de ma promenade. Cette maison était libre. Je pouvais emménager lundi si je le souhaitais. Mais quelque chose me retenait. Arrivé à la porte et pénétrant dans le jardin, l’explosion de fleurs me saisit. Je choisis de faire le tour de la maison pour en profiter. Cet endroit exhalait le bien-être et la sérénité.
J’arrivai sur la terrasse où mes hôtes prenaient un verre en m’attendant. Julien portait un t-shirt moulant qui mettait en valeur son corps d’athlète, et un short long. Décontracté mais classe. Véronique portait une robe rouge à bretelles très sexy. Elle devait faire tourner toutes les têtes en passant dans la rue…
Je vis un voile de déception sur le visage de mes deux hôtes. Julien dit :
Leurs efforts non dissimulés pour me retenir me touchaient… et m’ôtaient l’envie de me précipiter. Je n’avais pas envie de songer aux arrière-pensées qu’il pouvait y avoir dans cette proposition. Ils avaient l’air sincèrement désireux de me retenir. Mais je ne voulais pas capituler aussi facilement :
La soirée se poursuivit autour d’un plateau de tapas en devisant de choses et d’autres. Je me sentais bien avec eux. Le courant passait comme si nous étions amis de longue date. Nous n’avions de cesse de nous étonner du nombre de centres d’intérêt que nous avions en commun, de nos goûts musicaux aux voyages que nous avions faits.
Le soleil commençait à se coucher lorsque mon téléphone sonna : c’était Caro. Je pris congé de mes hôtes et montai dans ma chambre pour lui parler au calme. Après avoir demandé de ses nouvelles (elle s’ennuyait toute seule, n’avait pas la motivation de sortir le soir), je lui racontai l’état de mes recherches :
À ce moment de la conversation, je me rendis compte que j’approchais d’un terrain très glissant. Je n’étais même pas sûr qu’il fût raisonnable que je coure de nouveau avec Julien. Quant à rentrer dans les détails de cette séance de sport et de ses suites… il n’en était pas question, malgré les conseils de Julien. Pourtant Caroline ne laissa pas tomber ce sujet :
À cet instant de la conversation, Caroline changea brusquement de sujet. Visiblement, cela la gênait. Nous nous mîmes à parler de l’organisation du déménagement prévu pour dans trois semaines. Puis, après quelques mots tendres, nous nous souhaitâmes bonne nuit.
Resté seul dans ma chambre, je me repassai la conversation ; je n’arrivais pas à comprendre pourquoi Caroline avait coupé court au sujet de Julien et Véronique. Je ressentais en elle une gêne que je ne lui connaissais pas. En y repensant, nous n’avions jamais été très portés sur le sexe, et c’étaient des sujets que nous n’abordions que rarement. Je dus me rendre à l’évidence que je ne savais pas grand-chose des fantasmes ou des blocages de la femme qui partageait ma vie depuis plus de 15 ans. J’en éprouvais un grand regret. Je sortis pour aller aux toilettes.
Devant la chambre de Julien et Véronique, je marquai une pause inconsciente et tendis l’oreille. Comme j’aurais dû m’y attendre, des soupirs s’échappaient à travers la porte. Je n’en revenais pas de leur appétit sexuel inépuisable. En comparaison, ma vie intime était d’une platitude morne : une petite branlette de temps en temps, un coït le dimanche soir, lorsqu’il n’était pas remplacé par une sortie en ville. Et pourtant, ce n’était pas faute d’avoir une femme attirante… Simplement le temps nous faisait défaut. Eux semblaient avoir tout leur temps… à passer à s’aimer.
À mon corps défendant, je tendis l’oreille. J’entendis des chuchotements. C’était Véronique. Je distinguai à peine ce qu’elle disait.
S’ensuivit un bruit de succion, et des gémissements plus appuyés de Véronique.
Elle poussait maintenant des petits couinements de souris. Je l’imaginais à quatre pattes, Julien dans son dos, le visage disparaissant entre ses deux superbes fesses… Vision insoutenable.
Je devinais la scène aussi distinctement que si elle se déroulait sous mes yeux. Véronique rugissait réellement de plaisir. Lançant de temps à autre un petit juron obscène tandis que le gros membre viril allait et venait dans son joli cul. Entre mes jambes, mon membre vibrait d’excitation. Ne voulant pas faire de bruit, je me réfugiai dans ma chambre où les cris de Véronique parvenaient sans obstacle.
Mon téléphone vibra. Un SMS de Caroline
C : Tu dors ?
R : Non. Toi non plus ?
C : Non, j’arrive pas à dormir. Je repense à ce qu’on s’est dit.
R : À quel sujet ?
C : Julien et Véro
R : T’en penses quoi ?
C : C’est chaud
R : C’est ça qui t’empêche de dormir ?
C : Oui. Tu vas me trouver bizarre.
R : Mais non.
C : Ça m’excite en fait.
R : Moi aussi tu sais.
C : C’est vrai ?
R : Oui, impossible de rester stoïque !
C : Là ils le font ?
R : Oui. Je crois qu’il la sodomise.
C : Quoi ! Comment tu sais ça ?
R : À ce qu’ils se disent.
C : Il y a vraiment des gens qui font ça ?
R : Ça t’excite ?
C : Je sais pas. C’est un fantasme, oui. De là à le faire. Ça doit faire mal !
R : En plus vu la taille de son sexe ça doit pas être évident
C : Comment tu sais ça ?
R : (sentiment de solitude, délai très long pour répondre) Je l’ai vu sous la douche
C : Comment ça ?
R : Ben on a pris notre douche ensemble après avoir couru.
C : Avec un autre mec ?
R : (délai encore plus long… je ne veux pas lui mentir) Oui
C : (délai long) Mais il bandait pas sous la douche quand même ?
R : (trouvant une échappatoire proche du mensonge) Même sans bander, j’ai bien vu que son sexe était large.
C : En tous cas t’a regardé.
R : Ben oui. Ça te choque ?
C : (réponse étonnamment rapide) Non en fait.
R : Je suis sûr que tu ferais pareil avec une femme.
C : Je crois aussi.
R : Coquine.
C : Comme toi.
R : (à côté, une explosion de plaisir sonore vient d’avoir lieu. Ils se sont brusquement tus) Ils ont fini (+ un smiley qui cligne de l’œil).
C : Ils ont de la chance.
R : Oui, moi aussi j’ai envie.
C : De quoi ?
R : Ben de toi. T’avais compris quoi ?
C : De faire comme eux ?
R : Pourquoi pas ? Tu aimerais ?
C : Si tu me le demandes doucement.
R : Je te le demande doucement.
C : Quoi ?
R : Caro, veux-tu que je te sodomise ?
C : Romain, oui, je veux que tu me sodomises.
R : Caro, tu es folle.
C : Non, je t’aime.
R : Tu penses ce que tu as écrit ?
C : Tu peux le sauvegarder.
R : Tu me fais bander, là.
C : Et moi je mouille, mon chéri.
R : Tu te caresses ?
C : (après une bonne minute) Oui. Et toi ?
R : (faute d’orthographe à force de ne taper que d’une main) : Aysi
C : ?
R : Aussi. Tu fais quoi ?
C : (après une autre bonne minute) : Tu es indiscret.
R : Tu es ma femme.
C : Je mets mon index dans ma bouche.
C : Je le descends sur mon ventre.
C : J’atteins mon petit bouton.
C : Il est trempé et dur.
C : Et toi ?
R : Je caresse ma bite du bout des doigts.
R : Elle est très dure.
C : Comme j’aime
R : Oui. Moi aussi j’aime ton petit bouton dur et trempé.
C : Il est en manque de ta langue.
R : C’est réciproque.
C : Continue.
R : J’ai le gland gonflé.
C : À croquer !
R : Je le caresse
R : Tu sais, je suis pas loin…
C : Moi aussi chéri.
R : Je viens.
C : (une bonne minute plus tard) : J’ai joui !
R : Moi aussi !
C : On est fous ?
R : Non, je t’aime c’est tout.
C : J’adore te redécouvrir après 15 ans de vie de couple.
R : Pareil ma belle.
C : T’es l’homme de ma vie.
Puis quelques autres SMS d’adieu. Et la conversation prit fin.
**********
Le lendemain matin, je me réveillai le corps encore vibrant de mon échange virtuel de la veille avec Caroline. J’avais une magnifique érection. Que je dissimulai tant bien que mal dans mon boxer avant de descendre déjeuner. Julien et Véronique étaient déjà là.
Comme je restais sans réaction, il poursuivit sous l’œil amusé de Véronique :
Un SMS de Caroline m’interrompit :
C : Coucou, mon amour. Tu as gardé mon SMS ?
R : (après quelques minutes, une fois tranquille) Je garde tous tes messages ma chérie.
Heureusement que mon nouveau travail me passionnait, car les sujets de distraction ne me manquaient pas. Je me faisais fort de m’impliquer à fond dans l’organisation de mon équipe pour ne pas me laisser submerger par mes pensées. À 11 h 45, nouveau message :
C : Tu vas courir ?
R : Oui.
C : Sois sage sous la douche.
R : ??? (Mais que voulait-elle dire ?)
Le cœur battant la chamade, je m’absentai aux toilettes pour relire notre échange de la veille, ce qui me fit bander comme un âne, mais je ne trouvai pas trace de la moindre allusion à ce qui aurait pu se passer avec Julien sous la douche. Comment avait-elle pu s’imaginer qu’il s’agisse d’autre chose qu’une douche entre sportifs, comme cela se pratiquait dans de nombreux sports ? Elle n’était sans doute pas familiarisée avec la pratique (moi non plus du reste). Elle ne répondit pas à mes points d’interrogation, me laissant à mes supputations.
Je rejoignis Julien à l’heure au rendez-vous, l’estomac un peu contracté. Cette séance fut plus éprouvante que la première. Julien avait-il accéléré ? Ou était-ce moi qui étais fatigué ? Je me laissais distancer dans une côte au milieu d’un petit bois. Julien m’attendait au bas de la descente suivante au niveau d’un petit pont sur un charmant ruisseau.
Nous repartîmes à un rythme plus raisonnable, et je parvins à suivre Julien jusqu’à la maison. Arrivés dans le hall baigné de soleil, nous défîmes nos chaussures, et Julien dit :
Et joignant le geste à la parole, il retira son t-shirt et monta l’escalier. Je lui emboîtai le pas. Le hammam débordait de vapeur. Y plonger nos corps transpirants était un vrai délice. Je fermai les yeux, autant pour savourer cette sensation que pour éviter de regarder Julien.
Au bout d’un moment, je rouvris les yeux. Julien me regardait en souriant.
J’étais bien décidé à m’instruire sur le sujet, pour pouvoir répondre à la demande de Caroline.
Julien s’était levé et son sexe était maintenant fièrement dressé à quelques centimètres de mon visage. Joignant le geste à la parole il se retourna et s’appuyant sur la paroi de la douche, me présenta ses fesses. Si j’avais toujours été attiré par les fesses des femmes, je ne m’étais jamais imaginé dans une telle situation. Ses fesses étaient musclées, nettement moins arrondies que celle de sa femme. Blond, il était naturellement peu poilu. En avançant ses fesses vers moi, il m’ouvrait son intimité, me dévoilant sa rosette ronde et étonnamment proéminente. La peau semblait ensuite se prolonger jusqu’à ses testicules pendants et recouverts d’un duvet blond.
Je n’osais bouger, comme tétanisé. Mon corps était dans un état de tension extrême, et je bandais à en avoir mal. Mais mon cerveau se refusait à tout mouvement. Ou plutôt une partie de mon cerveau. L’autre avait abandonné la partie. Je tentai de superposer l’image de Caroline. Mais elle me souriait d’un air polisson. « Sois sage » disait-elle. Mais que pensait-elle vraiment ?
Julien se retourna, me présentant à nouveau sa virilité en majesté. Il entreprit de se masturber. Il m’encouragea du regard. Alors, je me levai et l’imitai. Nous nous faisions face désormais, chacun se branlant à un rythme lent et régulier. Je me sentis tout d’un coup rassuré. Je maîtrisais de nouveau la situation, je n’avais plus l’impression de franchir la double ligne rouge de l’adultère et de l’homosexualité. Je m’abandonnai à mon plaisir, le laissant monter doucement. À côté de moi, Julien faisait de même, caressant doucement son sexe épais. De temps à autre, il me jetait un coup d’œil plein de complicité et d’encouragement.
Je jouis le premier, étonné par la puissance du jet de sperme qui atteint les jambes de Julien. Cela déclencha son propre orgasme en une fontaine de foutre blanchâtre, alors que je peinais à garder mon équilibre sous l’intensité du plaisir. Je m’assis sur le banc de bois. Julien me rejoignit, haletant.
Nous finîmes de nous doucher sans un mot. Julien en sifflotant, moi perdu dans mes pensées. Certes cette fois-ci, je n’avais pas touché Julien. Mais je me sentais tout de même sur une pente très glissante. Je sentais que je ne résisterais pas à ce désir d’essayer que je sentais au fond de moi. Bien que venant de jouir, je ne pouvais me défaire d’un sentiment de frustration. Et je savais que c’était le regret de ne pas avoir saisi une occasion d’assouvir un fantasme profondément enfoui en moi.
J’admirais l’insouciance de Julien. Il avait l’air de pouvoir tout se permettre en matière de sexe, et ceci sans rien cacher à Véronique. Je comprenais bien que c’était mon absolue fidélité à Caroline qui m’empêchait de me livrer. La tromper m’était insupportable. À cet instant, mon téléphone vibra :
C : Ça s’est bien passé ?
R : Dur dur ce midi.
C : Qu’est-ce qui était dur ?
R : T’es bête ma chérie.
Mon après-midi fut égayé par cet échange avec Caroline. J’étais stupéfait par le caractère polisson qu’avaient pris nos échanges. Pour être honnête, nous n’avions jamais été très imaginatifs en matière sexuelle. Bien que nous aimant très profondément, nous n’avions jamais ressenti le besoin de varier les plaisirs. Nous n’en parlions jamais, non par excès de pudeur, mais sans doute parce que nous n’en éprouvions pas le besoin. Notre relation sage nous suffisait.
Notre échange de la veille avait visiblement changé beaucoup de choses. En plus d’y prendre du plaisir, cela avait éveillé des envies de nouveaux jeux coquins. Nous échangeâmes ainsi plusieurs messages équivoques au cours de l’après-midi, mais il ne fut plus question de Julien. Comment Caroline en était arrivée à imaginer qu’il se fût passé quelque chose entre nous deux me plongeait dans un abîme de perplexité. Mais surtout, cette éventualité, loin de la révolter, semblait l’amuser, voire l’exciter.
**********
Le soir arriva. Je rentrai en passant par le bois qui bordait le parc de bureaux où je travaillais et où nous avions été courir à midi, ce qui rallongeait le trajet, mais permettait de profiter du calme d’une nature préservée.
Comme tous les soirs, je rejoignis mes hôtes sur la terrasse baignée de soleil. En sirotant un jus de fruit, nous parlions de choses et d’autres. Puis Véronique demanda :
Julien me regardait d’un air amusé en faisant non de la tête.
Je les regardai avec des yeux ronds. Julien, qui était assis à côté de Véronique, posa sa main sur sa cuisse et la remonta jusqu’à la bordure de sa robe d’été en coton vert. Sous mes yeux ébahis, je vis disparaître sa grande main sous l’étoffe légère. Pour faciliter le passage, Véronique s’allongea légèrement sur le canapé, entrouvrant un peu les cuisses. Placé comme j’étais sur le côté, je ne pouvais malheureusement rien voir. Si seulement je m’étais assis en face ! La quasi-totalité de l’avant-bras de Julien disparaissait maintenant sous la robe de Véronique. Je devinais que sa main bougeait haut entre ses cuisses. Je vis Véronique fermer les yeux et réprimer un soupir de plaisir.
Cela dura un temps… indéfini. Je les regardais, interdit. Julien rayonnait, Véronique semblait perdue dans ses sensations. Puis Julien ressortit sa main d’un air triomphant. J’aurais juré que ses doigts luisaient…
On en resta là. Peu après, nous montâmes nous coucher. Véronique et Julien se tenaient par la main ; je me dis que j’allais une nouvelle fois avoir droit à un concert de gémissements. Allongé dans mon lit, la verge au garde-à-vous, je les imaginais se dévêtir en s’embrassant, les caresses se faisant plus pressantes et précises… quand mon téléphone sonna.
Je me rendis compte que je lui avais posé une question très gênante, car j’avais moi-même du mal à lui avouer que je me caressais « dans son dos ». Mais comme elle m’avait répondu avec franchise (j’en étais étonné, je ne m’étais jamais imaginé que ma femme pût se masturber en mon absence), je jouai moi aussi la sincérité :
Le sang battait dans mon sexe turgescent. J’avais fermé les yeux, imaginant Caroline se donnant du plaisir. En me contorsionnant, j’avais réussi à me déshabiller, et maintenant complètement nu, je caressai ma verge dure comme du bois.
Cela dura une minute, deux peut-être. Caroline gémissait, sanglotait presque, de l’autre côté du téléphone. J’étais laissé seul à ma bandaison tellement puissante qu’elle me faisait mal. Je n’osai toucher mon sexe pantelant tant il était devenu sensible ; de temps à autre, une grosse goutte translucide perlait sur mon gland violacé.
Tandis que Caroline reprenait ses esprits à l’autre bout du fil, des gémissements bien connus se firent entendre de la chambre voisine.
Mes gestes suivaient sa voix. En effleurant la base de mon gland, une décharge m’avait électrisé, profonde, partant de très profond en moi, puis irradiant tout mon corps. Avec fulgurance, je la sentis gagner mon fondement, mon anus, parcourir ma verge en un éclair, puis exploser dans mon gland en expulsant un jet d’une puissance inouïe, suivi d’un second, et les suivants, que je ne comptai plus, défaillant de plaisir.
Je me levai et allai sur la pointe des pieds me poster devant la porte de leur chambre dans le couloir. J’étais nu comme un ver, des gouttes de sperme maculant mon ventre et ma poitrine. Les gémissements continus de Véronique retentissaient dans le couloir. Je tendis le téléphone contre la porte pour que Caroline en profite. Bien que venant de jouir, je sentis mon sexe durcir à nouveau. Je les imaginais faisant l’amour – d’autant plus facilement que je les avais déjà vus. Véronique semblait subir un orgasme d’une longueur incroyable. Elle marmonnait des sons inintelligibles, des mots déformés par le plaisir. Puis Julien mêla ses râles aux siens. Il jouit en riant, en disant :
Je rentrai furtivement dans ma chambre et repris le téléphone :