| n° 17993 | Fiche technique | 15335 caractères | 15335Temps de lecture estimé : 9 mn | 12/07/17 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: La trentenaire séduite revient chez moi à la campagne. | ||||
| Critères: fh collègues médical fellation cunnilingu préservati pénétratio confession portrait | ||||
| Auteur : Belamy (Série interrompu depuis longtemps. Ai écrit d'autres choses.) Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : À la conquête de l'Est Chapitre 03 | Fin provisoire |
Résumé des épisodes précédents :
« Là où tout commence… » :
Je me rends compte que je travaille avec une beauté que je n’avais pas soupçonnée. Pour l’instant, rien de torride, mais… patience !
Je parviens à inviter Nathalia à la maison. Pourvu que tout se passe bien !
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La semaine suivante, Nathalia revint chaque jour. Je me précipitais sur le perron, alerté par le roulis cahoteux de sa vieille berline sur le gravier de la cour ; en aucun cas je ne voulais manquer le spectacle de son entrée.
Par la lunette arrière je l’observais alors qu’elle empoignait le rétroviseur central pour s’assurer une dernière fois de la bonne tenue de son décolleté. Elle en extrayait le cas échéant les mèches de cheveux baladeuses qui profitaient d’une liberté nouvelle. Nathalia réservait maintenant l’austérité de son chignon aux collègues de l’hôpital. Chez moi, des boucles brunes et souples caressaient ses épaules diaphanes.
Elle descendait dans un grincement de portière. Pas une fois il n’arriva que je la trouve moins que parfaite. J’avais exploré son corps de tous mes sens sans qu’aucun n’y trouvât jamais la moindre disgrâce. Je ne doutais pas du soin qu’elle prenait à choisir les robes discrètes et légères qu’exigeait la moiteur estivale. Hélas, à mes yeux avertis, ces étoffes futiles la couvraient davantage qu’elles ne la paraient, et j’envisageais avec délice l’heure de les voir tomber.
Elle franchissait la terrasse, s’arrêtait à deux pas de la porte et, sur la pointe des pieds, attrapait une branche du rosier gigantesque qui s’élevait près de la fenêtre. Immanquablement, elle courbait le bois tendre entre le pouce et l’index et portait une fleur à son nez. Elle buvait, les yeux fermés, la caresse veloutée des pétales sur ses narines et inhalait dans un sourire satisfait leurs réponses parfumées. Comme je me moquais de la voir saluer la plante avant même de me saluer, moi, à chaque fois qu’elle venait, elle m’expliqua que, de rituel, le mien était plus étrange encore que de la regarder admiratif et béat, perché sur la première marche mais sans jamais venir à sa rencontre.
Elle m’avait encore démasqué ; j’échouais à tempérer mes ardeurs. Ma passion outrageait sa pudeur. Elle se réfugiait dans les fleurs, fuyant les ronces scrutatrices dans lesquelles je l’empêtrais. Je ne trouvai rien à lui rétorquer et plaidai silencieusement coupable, me promettant de corriger cet impair.
La même scène se reproduisait à chacune de ses visites : après s’être enivrée du pollen que lui offraient les fleurs les plus hautes, quand elle avait fini d’en caresser les feuillages touffus et les troncs fragiles – à moins que ce ne fussent des tiges robustes – elle montait les quelques marches jusqu’au seuil, faisant résonner les talons de ses chaussures pourtant légères sur la pierre brute.
Je l’attendais patiemment, l’épaule appuyée dans l’encadrement de la porte. Elle entrait. Ce même regard fixe, était-ce une invitation, une provocation? Très rapidement, j’y trouvai une sorte de démission. Elle abandonnait ici toute retenue, elle faisait de moi l’objet de pulsions inavouables, insoupçonnables.
Elle me guidait vers cette banquette sur laquelle elle s’était laissé aller pour la première fois. Elle se calait systématiquement en cette place symbolique et célébrait cet instant, ce moment où elle avait cédé à mes avances, où je m’étais engagé auprès de son corps, auprès de son être. J’étais le coupable – c’est ainsi qu’elle voyait la chose – condamné à renouveler sa faute ; je devais porter la responsabilité pleine et entière quant à l’indignité dans laquelle elle s’était noyée.
Elle ne parlait jamais de cette relation passionnée qui lui avait volé sa vie d’épouse et de mère honnête ; pourtant, j’imaginais combien cette situation devait la tourmenter. Je lisais à travers elle ; je faisais avec ce que je devinais. Pas un mot sur le sujet. Je m’attendais à ce qu’elle m’en parle. J’attendais. Le timbre de sa voix changeait, ses yeux déjà noirs se faisaient plus sombres quand elle ouvrait ses jambes en remontant le col de sa jupe vers le ventre. Elle ne portait jamais de sous-vêtements.
Rien ne devait cacher ses intentions, ce qu’elle voyait comme une punition, peut-être. Elle saisissait l’arrière de mon crâne qu’elle croyait forcer jusqu’à ces lèvres déjà humides. Elle bombait le torse au départ lorsque je les happais, grandes lèvres dont je jouais de l’élasticité. Lorsque celles-ci se rétractaient lentement je pouvais laper les petites, suintantes à l’extrême, salées mais douces. Elle me repoussait quand, excité, j’embrassais trop ardemment son clitoris à la dureté sensible. J’entrais une langue raidie dans son vagin et la poussais aussi loin que possible avant de l’agiter par saccades frénétiques. C’était toujours le moment qu’elle choisissait pour fourrer ses mains sous mes épaules et, d’un geste brusque, m’intimait l’ordre de me dresser. Elle retirait tous les tissus qui cachaient mon sexe avant de l’enfoncer dans sa bouche.
Le temps de quelques aller-retours peu subtils, elle se repositionnait parfois sur les fesses, parfois se rallongeait et m’amenait tout contre elle, ses jambes encerclant mes hanches. Elle conduisait ensuite mon gland tendu aux portes de son vagin. Mes fesses, mes cuisses et les muscles joints aux lombaires se contractaient en même temps ; mon vît luttait un court instant et glissait à l’intérieur du vagin de Nathalia. Je m’amusais alors de l’entendre, le visage enfoncé dans mes pectoraux, invoquer dans sa langue natale une courte prière avant de se perdre en gémissements qui signaient l’approche d’un orgasme. J’en profitais alors pour intensifier les impacts que je lui adressais, et motivé par les cris stridents qu’elle poussait en m’agrippant les épaules, j’éjaculais en rasades puissantes dans le préservatif, souvent enfilé à la hâte quand je sentais la fin venir. Elle m’avait fait part à plusieurs reprises sans grande conviction de la possibilité de se passer de l’étui de caoutchouc et m’avait toujours laissé l’enfiler sans réitérer son offre. Il était arrivé quelques fois que je n’éjacule pas au moment de son orgasme, auquel cas elle me présentait sa bouche. Je me concentrais car elle aurait certainement pris une absence aride comme un aveu de déplaisir.
Pour dire vrai, la fellation n’était pas sa spécialité.
Quand elle englobait maladroitement mon sexe de sa bouche anormalement sèche, je pensais à Stéphanie. Elle travaillait dans la même maison que Nathalia et moi depuis quelques années où elle était affectée au ménage. Il se trouve que nous dînions ensemble chez moi régulièrement avant ma rencontre avec Nathalia. Initialement, une accointance sur des sujets politiques, aussi simples que gauchisants, avaient lié des amitiés respectueuses et paisibles entre nous. De plus, je m’intéressais à cette époque aux différentes pratiques de la pâtisserie ; j’aimais ce que ces actes décrivent les saisons qui les rythmaient : tartes aux fruits du printemps, gâteaux crémeux en hiver, sorbets délicats sur pâtes dentelées l’été, il y avait toujours à faire, à réfléchir et à prendre en compliments ravis. Ce qui expliquait aussi les invitations proposées à Stéphanie.
C’était une fille assez quelconque du point de vue physique ; elle ne présentait pourtant aucun défaut rédhibitoire. Ses yeux, son nez, ses joues, sa bouche méritaient même la qualification de beautés enchanteresses, mais était-ce leur jointure inharmonieuse ou simplement leur proximité maladroite qui dénotait tant que cette jeune femme qui aurait dû être une beauté fatale peinait à sortir de la classe des femmes banales. Bref, elle venait déguster mes réalisations très sucrées et mes analyses de l’actualité politique trop acidulées plusieurs fois par mois, en toute dignité. Jusqu’à ce vendredi d’automne.
J’avais passé une bonne partie de l’après-midi sur une charlotte à la mousse de châtaigne qui, il est vrai, se révéla une fois mise dans les assiettes à dessert de fin de repas d’une texture angélique accompagnant un goût divin. Stéphanie me remercia chaleureusement à maintes reprises en précisant combien pour elle naquit en cette soirée une évidence instinctive à savoir : c’était le meilleur gâteau qui lui ait été offert de déguster au cours de sa vie.
Elle cherchait le moyen de me remercier alors que je lui assurais que sa joie me comblait. Soudain elle cogna du plat de la main par deux fois nerveusement la surface de la table. J’interrompis alors mon monologue passionnant sur la corruption dégoûtante des successeurs de Nelson Mandela en Afrique du Sud. « J’ai trouvé ! » affirma-t-elle en hochant la tête pour marquer sa détermination. J’allais me moquer du fait qu’elle en soit restée aux délices mousseux du dessert quand elle déclama sa pensée : « Baisse ton futal ; je vais te sucer ! »
Non, elle ne plaisantait pas. J’étais surpris ; je pourrais difficilement affirmer le contraire. Nous n’avions pas bu plus que de raison : cette proposition n’était pas un effet de l’alcool, de celles que l’on regrette au lendemain. Je ne réfléchis pas longtemps et validai l’offre tout en regrettant un peu et avec crainte la nouvelle tournure que prenait cette relation ; sans raison, je le découvrirais bientôt.
Aux premiers déploiements de sa langue aux abords de mon méat, je compris qu’elle allait me remercier pour la valeur de mon art culinaire en le troquant contre une forme d’art qu’elle maîtrisait parfaitement. Pendant le quart d’heure suivant, elle fit montre d’un génie dont pourtant elle ne m’avait jamais dit un mot. En plus d’user de sa langue et de ses lèvres qui fermaient la cavité chaude et moite de sa bouche, tout était utile et délicat, des incisives qui mordillaient aux molaires qui compressaient. De l’intérieur de la joue qui lissait aux commissures des lèvres qui délicatement embrassaient. Je n’identifiai pas clairement tout les moyens utilisés. Je n’avais jamais vu bouche si riche !
Je ne me suis jamais lassé de la discipline de Stéphanie durant les mois suivants. Elle m’invitait à baisser mon bas quand venait mon heure, après quoi nous repartions sur nos préoccupations socioéconomiques, mes giclées ayant disparu à grandes goulées discrètes, bien plus discrètes que les cris qui m’agitaient alors.
La bouche de Stéphanie avait quelque chose de fascinant. Certains jours, dans les couloirs de la maison de retraite, je m’arrêtais pour fixer un instant ce gouffre de plaisir inouï. Même quand elle parlait avec une de ses collègues de la qualité modeste des lingettes ou de l’usure du lave-bassin hydraulique, je n’oubliais pas le secret extraordinaire de ce qui, pour l’heure, n’était aux yeux de tous qu’un puits de lamentations hygiénistes.
Bref, face aux succions un peu grossières et automatiques de ma fière conquête, le souvenir de Stéphanie ne pouvait que me revenir machinalement, sans regret. J’éjaculais alors sur les joues de Nathalia qui riait, satisfaite, avant de fuir à la salle de bain d’où elle revenait fraîche et disposée à sortir dans les champs.
En sortant dans la cour, je lançai l’hypothèse qu’elle passât le week-end entier en ma compagnie. En effet, Nathalia ne dormait jamais sous mon toit. Je présume qu’elle défendait ainsi le dernier rempart de sa loyauté matrimoniale. Sa réponse confirma mon intuition : « Ça ne serait pas bien. » Son ton ferme excluait toute négociation.
Je m’attendais à ce genre de réaction et n’en fus aucunement contrarié.
Aussitôt je fis diversion en évoquant le chemin d’une balade arborée. Elle valida la proposition, et sans m’attendre prit la direction du chemin de pierre à la sortie de la cour. Franchissant l’angle du hangar, je fus surpris de ce qu’elle ne m’eût pas attendu. Elle marchait d’un pas assuré quelques centaines de mètres devant moi. Quand elle se retourna et vit que je me lançais à ses trousses, elle pressa le pas. Malgré un goût fort peu prononcé pour la course-poursuite qui, déjà enfant, me semblait être une activité aussi fatigante qu’inutile, je la pris en chasse.
Alors que j’allais la perdre faute de suivre la cadence athlétique qu’elle imposait, je la vis se condamner. Essayant probablement de me semer, elle prit la tangente juste avant d’entrer sur la route goudronnée et s’engagea dans un champ en jachère. En bon maître des lieux, je savais qu’en entrant là elle ne pourrait ni sortir sans rebrousser chemin, ni se cacher, faute de végétation. Ledit champ aboutissait aux berges d’un ruisseau où je me posais parfois pour profiter de l’ombre fraîche et du clapotis de l’eau vive.
J’allais rejoindre Nathalia qui avait interrompu sa course à mi-pente et s’apprêtait à rebrousser chemin. Comme je m’approchais d’elle, je la vis, souriante, partir à pas chassés : le jeu, pour elle, n’était pas encore terminé. Il fallait y mettre fin. Tout de suite je sautai dans sa direction et l’attrapai par la taille. Elle fit semblant de se débattre ; je resserrai les bras. Son abdomen était légèrement musculeux et sa peau chaude. Elle se cabra d’un coup et nous tombâmes l’un sur l’autre dans l’herbe sèche. Après m’être assuré de ne pas lui avoir fait mal en tombant, je glissai lentement mes mains sous sa robe. Elle ferma la bouche, cachant sa denture magnifique sous des lèvres toujours souriantes.
Soudain elle s’assit sur le sol pour vérifier que la haie bocagère qui entourait le champ nous cachait de tout œil extérieur, puis elle se rallongea. « Encore… » souffla-t-elle, sans que je puisse discerner l’ordre ou la question. En embrassant son épaule découverte, je me rendis compte qu’elle avait utilisé mon savon. Son odeur m’était familière.
Encore une fois, elle tira sa robe vers le haut pour m’offrir son sexe rasé ; les rayons du soleil s’y reflétaient légèrement, preuve que déjà elle mouillait abondamment. Elle ne put retenir une pointe de déception lorsque je me levai d’un bond. Je la rassurai aussi vite que possible : « Non, non, c’est OK. Je veux juste qu’on descende sur la berge du ruisseau. »
À suivre.