| n° 17540 | Fiche technique | 49698 caractères | 49698Temps de lecture estimé : 29 mn | 30/08/16 corrigé 06/06/21 |
| Résumé: En 1970, Jacques vit dans une communauté hippie où les expériences sexuelles sont multiples. Ce qui n'empêche pas de rencontrer l'Amour. | ||||
| Critères: fh grp jeunes frousses rousseurs copains poilu(e)s forêt campagne amour voir exhib nudisme | ||||
| Auteur : Drulin Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : 1970 Chapitre 03 / 07 | Épisode suivant |
Résumé des épisodes précédents :
« Sous la pluie »
Les années 1970 étaient une époque sans SIDA. Cela ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de MST, mais les antibiotiques rendaient guérissables la plupart de ces maladies, telle la syphilis. La menace était donc moindre.
C’est à Paris que Leïla a rencontré Jacques. Le jeune homme découvre avec elle – et à sa demande – une sexualité basée sur la fougue, la brutalité, une certaine dose de cruauté. Leïla, qui est en couple avec un jeune homme fortuné, le quitte avant qu’on ne lui mette la corde au cou par un mariage. Elle veut rejoindre une communauté hippie dans le sud de la France. Elle persuade Jacques de l’accompagner.
« La communauté »
Au sein de cette communauté, Jacques découvre une nouvelle façon de vivre et effectivement une possibilité d’expérimenter une sexualité libre, saine et décomplexée. Les membres sont, tout au long de la journée, totalement ou partiellement nus et les expériences sensuelles multiples.
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Jacques, qui s’occupe des brebis, travaille en étroite collaboration avec Emmanuelle. La jeune femme rousse, le visage et le corps parsemés de taches de rousseur, s’occupe avec lui de la traite, de la confection des fromages et du soin des bêtes. Généralement, il y a un roulement dans les tâches au sein de la communauté, mais étant donné que personne n’a d’expérience dans ces matières, tous les deux s’occupent principalement et presque exclusivement de cette activité. D’autant plus qu’elle est une des rares sources de revenu, les fromages étant vendus sur un proche marché.
En effet, Jacques ne s’est jamais comporté avec Emmanuelle comme il le fait avec les autres filles de la communauté. Pourtant, la jeune fille est très belle, son visage est plein de charme, ses cheveux roux tombent en cascade sur ses épaules. Sa poitrine, parsemée d’éphélides, a des rondeurs exquises sans aucune pesanteur ; les tétons bruns finement dessinés s’érigent facilement et sont haut perchés. Elle exhibe sans vergogne, bien que sans ostentation, ses avantageux appâts. Son corps, tout en ayant des contours agréables, n’est pas lourd, avec des membres longs et ravissants. Laissant sa pilosité à l’état naturel, comme la plupart des filles hippies, les touffes de poils qui ornent son pubis et ses aisselles sont tout aussi rousses que sa crinière. Cette toison est peu drue, aussi arrive-t-il fréquemment que ses lèvres intimes apparaissent au détour d’un déplacement ou d’une posture ; elles sont d’un rose très pâles, presque blanc et ont la fraîcheur de la rosée du matin. D’ailleurs lorsqu’elle est assise en tailleur ou au moment de sa toilette en commun avec les filles et les garçons, elle ne montre aucune gêne ou appréhension à exhiber, volontairement ou non, ses parties génitales. Elle est excessivement belle, terriblement séduisante, et Jacques ne sait que répondre à l’interpellation. Il parvient à articuler :
Il est trop heureux de l’invitation pour repousser la ravissante rouquine qui se trouve en face de lui. Elle est totalement nue après avoir ôté la tunique qu’elle met pour faire le fromage. Son corps magnifique est d’une sensualité délicieuse. Lui-même, avant de la culbuter sur la paille, retire prestement son bermuda pour laisser apparaître une verge qui indique bien qu’il n’est pas insensible aux charmes d’Emmanuelle.
Ce qui le frappe lorsqu’il est dans les bras de la jeune fille, que son corps est contre sa chair fraîche, lorsque sa bouche se colle aux lèvres roses et pulpeuses, c’est l’odeur. Une fragrance capable de chambouler les sens, piquante, animale et sauvage. Jacques est transporté dans un univers émotionnel particulièrement sensuel. Lui reviennent en mémoire, comme un flash, les paroles de la chanson d’Aristide Bruant, Nini peau d’chien :
Elle a la peau douce
Aux taches de son
À l’odeur de rousse
Qui donne un frisson
Et de sa prunelle
Aux tons vert-de-gris
L’amour étincelle
Dans ses yeux d’souris…
Jacques, tout en continuant à échanger de sensuels baisers avec Emmanuelle, lui caresse les seins. La peau est douce, soyeuse, et la chair est élastique sous la pression de ses mains. Les pointes s’érigent avec arrogance ; il les gratifie de baisers, puis les happe, les tète voracement comme le ferait un bébé.
Il malaxe et baise ces deux fruits qui se rapportent mieux que jamais à l’étymologie du mot sein : sinus, qui en latin signifie « courbe, sinuosité, pli ». Ils sont pleins de vie, bougeant au rythme de la respiration d’Emmanuelle ; ils se meuvent au moindre de ses mouvements.
Lorsque les deux lolos sont bien durs, que les mamelons sont turgescents comme ceux d’une femme qui allaite, Jacques vient à la rencontre du sexe humide de sa partenaire. Elle ouvre complaisamment les jambes, exhibant son sexe brûlant de désir. Le garçon le flatte avec la langue alors que ses mains continuent à caresser la poitrine dressée et sensible. Il tente de refréner ses ardeurs. Pourtant le désir est trop grand et il ne peut rester plus longtemps hors de cette femme, alors il s’allonge sur elle. Emmanuelle sent le membre, dur et frémissant, se présenter à l’entrée de son sexe. Il la pénètre par petits coups, entrant juste son gland dans les muqueuses du vagin pour en ressortir aussitôt.
C’est d’un seul coup qu’il s’enfonce dans le vagin. Les pubis entrent en contact, les poils bruns se mêlent aux poils roux. Elle pousse un soupir de contentement ; depuis le temps qu’elle attend cet instant, c’est un soulagement. Jacques commence à faire des va-et-vient dans l’humidité du conduit. Cela dure longtemps et procure une jouissance phénoménale à la jeune femme. Lui, ressent un bien-être qu’il n’a pas connu avec les autres femmes de la communauté. Certes, elles lui ont procuré du plaisir, il a joui avec elles, mais là il y a autre chose, une fusion à la fois physique et mentale. Leurs corps s’embrasent autant que leur âme, ils ne font plus qu’un seul être, se trouvant sans avoir besoin de se chercher. Jusqu’au moment où elle a un orgasme. Jacques continue ses mouvements, et un second orgasme traverse le corps d’Emmanuelle. Bientôt l’homme s’immobilise, lui aussi est traversé par une puissante jouissance en expulsant sa semence dans le puits investi et offert. Une fois vidé, il se retire et se couche sur le côté. Ils restent tous deux immobiles, regardant le plafond de la grange qui a abrité leur coït.
Remis de leur jouissance, ils se lèvent et vont se baigner dans la rivière pour effacer les traces de leurs amours.
Jacques accepte ce compromis. Chaque jour il retrouve Emmanuelle avec laquelle il fait l’amour de façon très douce, avec énormément de sensualité. Ils installent un matelas dans le grenier, derrière les ballots de foins pour nourrir les bêtes l’hiver. Nombreux sont ceux qui devinent que Jacques et Emmanuelle entretiennent des relations sexuelles fréquentes, mais comme la jeune femme reste attachée à sa liberté et continue à se comporter comme par le passé, personne ne trouve à y redire. D’ailleurs, ils ne sont pas les premiers à constituer un couple aux mœurs très libres dans la communauté. Ils sont tous aussi discrets qu’eux.
Avec les autres femmes, cela devient pour Jacques une séance de baise agréable physiquement, mais qui psychologiquement ne lui apporte pas grand-chose. Son cœur reste accroché à Emmanuelle. Ce qu’il aime, c’est baiser ces filles de façon différente qu’avec sa chérie, en y mettant une ardeur qui n’a rien de sensuel. Il couche parfois avec Leïla qui le trouve changé et qui découvre chez son ancien amant un partenaire beaucoup plus entreprenant, plus dominateur, ce qui n’est pas pour lui déplaire. Il n’a plus aucun complexe à se présenter, le sexe bandé devant une fille pour l’inviter à partager sa couche, il multiplie les trios avec deux filles et parfois avec une fille et un autre mec. Des pratiques bien différentes de celles qu’il partage avec Emmanuelle.
Celle-ci aime faire l’amour avec Jacques, et si elle se donne à d’autres hommes, c’est que ceux-ci l’ont accueillie alors qu’elle était au plus mal. Elle ne veut pas se couper d’eux ; ainsi, son corps et son sexe sont les meilleurs remerciements qu’elle leur offre. Cependant, il ne faut pas se tromper : Emmanuelle aime le sexe, elle trouve un plaisir complet à faire l’amour. Se faire prendre par l’un ou l’autre des hippies de la communauté la ravit. Elle ne ressent aucune obligation à le faire. Elle prend énormément de plaisir à s’ébattre avec ses compagnons dans des jeux multiples, parfois avec plusieurs partenaires, et comme elle est bisexuelle avérée et militante, elle partage de sublimes moments tant avec des hommes que des femmes.
À présent, tout en continuant à obtenir du plaisir d’hommes et de femmes, rien ne l’enchante plus que de prendre en main la verge rigide de Jacques, de la branler délicatement avant de la porter à ses lèvres. Elle s’étend sur le corps de son amant, la tête au-dessus du sexe qu’elle gamahuche. En même temps, le jeune homme s’approche du bas-ventre ; elle reçoit des doigts jouant un divin concerto sur les lèvres vaginales et des flatteries à l’entrée de son anus. Si elle daigne placer son pubis devant le visage de son amant, c’est alors de la langue qu’il flatte son sexe, formant ainsi un sensuel 69. Emmanuelle a l’idée de placer la queue dans son sillon mammaire afin de la branler avec ses deux seins. C’est un moment terriblement jouissif d’avoir cette queue qu’elle astique et le cul du garçon sous les yeux, venir titiller l’anus d’un doigt, tandis que lui caresse sa chatte aux poils roux et son clitoris. Elle aime également diriger le « sceptre de Cythère », comme elle aime à l’appeler, dans son intimité en se plaçant au-dessus de lui. Elle vient s’empaler doucement jusqu’à s’asseoir sur lui. Elle ressent un plaisir ineffable d’être totalement remplie, et la jouissance arrive par paliers lorsqu’elle monte et descend sur la colonne de chair. Tout cela se fait avec la douceur et la sensualité qu’aime Jacques.
Mais elle adore également lorsque son amant la sodomise, lorsqu’elle se met à quatre pattes. Jacques sait ce qu’elle attend et il enfonce tout doucement sa tige dans l’anus délicat mais bien ouvert et détendu de la jeune fille. Une fois bien calé, il commence des va-et-vient en s’agrippant à ses hanches. Ses mouvements sont amples, lents d’abord, puis progressivement il en accélère le rythme.
Le plaisir de se faire prendre ainsi la transporte dans un autre monde. C’est une métamorphose. Elle geint sous les coups de reins de plus en plus rapides, de plus en plus intenses. Elle devient une marionnette sous les coups de boutoir. Son anneau se contracte sur la verge tendue et inquisitrice. Elle atteint alors rapidement l’orgasme jusqu’à ce que Jacques s’immobilise et jouisse au fond d’elle. Ce sont des orgasmes communs qui les laissent pétrifiés. Les deux amants doivent rester immobiles pour reprendre leurs esprits.
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La communauté où résident Jacques et Emmanuelle n’est pas coupée du monde ; elle vit en contact étroit avec les autres communautés du même type qui se trouvent dans le sud de la France. Aussi ses membres se sentent-ils séduits par la lutte des paysans du Larzac menacés par une expropriation géante du plateau pour l’implantation d’un camp militaire gigantesque. C’est Michel Debré qui un jour d’octobre 1971 encercle de rouge sur une carte d’état-major tout un périmètre en déclarant :
Le camp militaire qui fait 3 000 hectares doit passer à 14 000 hectares. Des fermes, des villages, des terres agricoles doivent être volés. Mais c’est sans compter le soutien de milliers de défenseurs qui veulent défier l’État. De nombreux rassemblements ont lieu et c’est une véritable résistance qui s’organise sur le plateau. Les 17 et 18 août 1974, lors du « Rajal del Guorp », Jacques et Emmanuelle viennent se mêler aux quelque 100 000 participants. Certains n’hésitent pas à parler d’un « Woodstock français ». Même si le vecteur d’émancipation sexuelle n’est pas présent, les volontés du retour à la terre et du pacifisme correspondent tout à fait au centre d’intérêt des hippies.
Ce voyage dure quatre jours : deux journées de voyage aller et retour et deux jours de festivités et de manifestations contre cette expropriation inacceptable. Par moments, c’est une marée humaine qui envahit les lieux. On a l’impression qu’une armée de milliers de fantassins avance de colline en colline sur le plateau. Mais ces troupes sont sans armes ; elles sont là pour protéger la nature, le droit au sol, et elles demandent la paix. On leur explique le combat qui se déroule depuis 1971 :
Durant ce court séjour, Emmanuelle et Jacques nouent des liens encore plus étroits. Ils sortent de leur communauté et se retrouvent dans un lieu où personne ne les connaît. Ils ponctuent leur voyage d’arrêts où ils ne manquent pas de se prodiguer de douces caresses. Emmanuelle, lorsqu’elle prend le volant, montre ses seins à son passager qui vient les titiller ; de même, lorsque c’est Jacques qui conduit, par moments sa compagne sort sa queue de son pantalon et la branle. Cela se termine souvent derrière un buisson à quelques mètres de la route et des voitures qui passent, pour une rapide saillie.
La Provence où est située leur communauté est belle, mais il y a de quoi être conquis par les paysages infinis du Larzac, des collines qui épousent un ciel immense, des chemins bordés de buis, des maisons bâties comme des chapelles romanes de pierres sèches avec leurs toits de lauzes. À pied, inutile de suivre un sentier : il vaut mieux prendre un repère et suivre le cap. Sur le plateau du Larzac, il n’est pas difficile de trouver un coin désert – même si la foule est toute proche – afin de s’isoler pour quelques doux moments, de jour comme de nuit. Et les deux amants en trouvent plus d’un.
Emmanuelle et Jacques, après deux jours de révolte, s’en retournent à leur communauté, sachant que le combat qui continue sur le Larzac n’est par un conflit lointain. Les revendications des habitants du Larzac peuvent très bien un jour être les leurs.
Les hippies se doivent de participer à ce genre de lutte. Aussi dans leurs actions non-violentes, ils sont confrontés aux forces de l’ordre qu’ils appellent les « pigs ». Ceux qui ne sont pas hippies sont affublés du surnom de « straight ». Les slogans récurrents lancés dans les manifestations sont, comme à l’origine, « peace and love », « flower power » ou « make love not war », éventuellement repris en français en formant avec leurs doigts un « V » qui est à la fois le symbole de la paix et de la victoire. C’est par ces caractéristiques que les hippies se reconnaissent et revendiquent leur culture, tout en se différenciant de la culture occidentale consumériste.
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Dans la communauté, tous savent à présent que Jacques et Emmanuelle éprouvent l’un pour l’autre plus que de l’amitié. La jeune femme passe de plus en plus de nuits en compagnie de son amant, même si elle continue à accepter des étreintes en dehors. Pourtant, en ce qui concerne les hommes, cela devient de plus en plus rare. Certains éprouvent une certaine gêne vis-à-vis de Jacques, un relent bourgeois du respect du couple régulier rejaillissant chez eux. Ils croyaient s’être définitivement écartés de ces sentiments, mais ils sont toujours là, présents au fond d’eux. Lorsqu’ils baisent Emmanuelle, ils ont l’impression qu’elle trompe son amoureux, ce qu’ils réprouvent. D’ailleurs, lorsqu’elle fait l’amour avec un autre homme que son amoureux, elle met un peu plus de distance, se relâche moins, même si elle donne toujours autant de plaisir à ses partenaires et qu’elle en prend également. Par contre, les pérégrinations saphiques d’Emmanuelle restent constantes et fréquentes. Elle ressent toujours autant de contentement dans les bras d’une fille, trouvant ainsi la douceur, la tendresse, la suavité qu’elle goûte tant. Même si Jacques, elle l’avoue volontiers, la comble en la matière.
Lorsqu’elle est absente, Jacques prend son mal en patience de fort divertissante et agréable façon, car il y a toujours une fille pour venir partager sa couche, jouant le rôle de « remplaçante ». La réputation qu’il s’est fait de toujours donner du plaisir à ses partenaires joue en sa faveur. Souvent, Emmanuelle vient le rejoindre dans la nuit lorsque les cabrioles avec son partenaire s’interrompent. Elle s’allonge contre lui, et la présence de la « remplaçante » ne la dérange pas. Elle ne la chasse pas, bien au contraire, puisqu’elle trouve ainsi une partenaire avec qui partager des étreintes saphiques, d’autant plus qu’elle sait que Jacques raffole de ces spectacles de deux femmes faisant l’amour. Parfois, si la fille est moins bisexuelle, c’est lui, Jacques, qui bénéficie du tempérament volcanique de ce duo de filles qui s’occupe de son corps et de son sexe. Il n’est pas rare qu’il honore l’un des deux cons brûlants devant les yeux extatiques de l’autre fille. Parfois même il visite l’intimité des deux filles avec son bâton de pèlerin, l’une après l’autre ou allant de l’une à l’autre, jusqu’à ce que son jus aille se répandre sur leurs peaux bronzées.
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La conscience politique des hippies se matérialise par un fort engagement antimilitariste, notamment contre la guerre du Vietnam. La lutte menée sur le causse du Larzac témoigne également de ce combat pour la paix et la liberté. Il y a également la lutte pour les droits des femmes. Les hippies ont toujours admis et soutenu que les femmes étaient les égales des hommes en matière sexuelle. Mais il y a un autre combat à mener : le droit à l’avortement. C’est un sujet auquel Emmanuelle est très attachée.
Emmanuelle a un spasme violent et éclate en sanglots.
Ce n’est que quelques minutes plus tard, s’étant calmée, qu’Emmanuelle peut s’expliquer :
Dans cette recherche de l’émancipation de la femme, les actions sont diverses. Certains pensent que la seule façon de faire bouger les choses, c’est de montrer frontalement que la femme peut jouir comme un homme. Un jour un couple arrive à la communauté qui semble intégrer les valeurs hippies. Après quelques jours de vie en commun, ils expliquent la raison réelle de leur passage.
Sans qu’ils s’en rendent compte, le mouvement hippie est à l’origine d’une représentation de la nudité moins répressive qui envahit le domaine public. La nudité apparaît dans les publicités et les magazines érotiques se vendant en kiosque. Ainsi Liv Lindeland est la première playmate à dévoiler sa toison en janvier 1972 dans le magazine Playboy. Quant à la toison pubienne bien visible dans le poster central, il faut attendre mars 1973. En France, il a fallu encore patienter quelques années. L’éducation sexuelle est alors enseignée au collège et les minijupes font leur apparition. C’est la libération des mœurs. Des films traditionnels montrent des acteurs (surtout des actrices) nus et des rapports sexuels, même s’ils sont simulés. À l’époque, les censures sont fréquentes au cinéma ou en littérature. Les revendications des hippies arrivent à modifier ceci, puisque la censure disparaît (presque) après l’élection de Valéry Giscard d’Estaing 1974. On voit apparaître sur les écrans des images qu’on n’aurait pas crues possibles. Cependant, l’ouverture est de courte durée, puisqu’en janvier 1976 est promulguée la Loi du « X », mettant la production des films pour adultes au pilori avec l’absence de toute subvention et une taxation plus importante.
Il s’avère que le couple est là pour faire un premier casting, voir qui dans la communauté est prêt à tourner dans un film porno.
Leïla, toujours aussi volcanique, accepte tout de suite de tenter l’expérience.
Leïla et l’homme commencent à faire l’amour devant la communauté d’une façon assez bestiale et sans originalité. Leïla accepte sans sourciller des étreintes assez violentes. Puis, après une fellation, un cunnilingus et une pénétration profonde dans un con gluant, l’homme se retire pour éjaculer sur son visage.
Le couple repère Jacques, qu’ils trouvent particulièrement photogénique, mais celui-ci décline la proposition. Il n’a aucune envie de participer à ce genre de réalisation, et Emmanuelle lui lance un regard plein de gratitude. Elle n’est pas convaincue par les explications de ces deux visiteurs.
Ils sont trois, deux filles et un gars, à accepter, après des essais concluants, de venir tourner un film pornographique. On leur donne rendez-vous dans une ferme isolée dans la Drôme où les filles devront faire « un bout d’essai » avec le producteur. Pour le garçon, il lui suffira d’exhiber son membre en érection pour confirmer que cette partie de son anatomie est photogénique et prête à l’emploi. Puis, s’ils conviennent, ils tourneront dans un film. Seul le producteur est décisionnaire sur le choix des actrices et des acteurs et de ce qu’ils devront faire.
Leïla, lorsqu’elle arrive sur le lieu du tournage, rencontre le producteur, Michel Duppal, un homme bien en chair d’une cinquantaine d’années. Le regard qu’il pose sur la jeune femme est franchement libidineux.
Leïla s’exécute ; elle est là pour jouer à poil, donc ne trouve pas anormal qu’on lui demande d’apparaître dans son costume de scène.
Michel Duppal lui malaxe les seins, puis insinue une main sur son abricot sous sa toison brune teinte au henné tout comme sa chevelure. Leïla, sans gêne, écarte les jambes pour lui faciliter l’accès.
Lorsque Leïla et les deux autres acteurs reviennent à la communauté après leurs premiers tournages, leurs amis veulent savoir comment cela s’est passé. En trois jours ils ont tourné deux courts-métrages, sans avoir de contacts physiques les uns avec les autres. Les filles ont eu quelques partenaires biens membrés rencontrés un instant avant le tournage, tandis que le garçon a dû maintenir de longues périodes d’érection et satisfaire au total six partenaires féminines.
Alors tu te paluches pendant que la technique se met en place, ou la fille te donne un coup de main pour maintenir la tension si elle est sympa. Il s’agit de ne pas de jouir trop vite non plus ; on jouit dans un timing qui est imposé : 10, 15 minutes… Il faut également surveiller sa position, car la queue qui entre et sort de la moule de la fille doit bien apparaître à l’image. J’ai entendu plusieurs fois « Décale-toi, on voit rien… » Il faut donc faire des pénétrations légèrement sur le côté. Et puis, ne jamais éjaculer dans la fille : toujours à l’extérieur. Ils veulent que le sperme jaillisse et vienne s’étaler sur le postérieur, les poils de la chatte, les nichons, ou – le must – sur le visage de la nana qui, ensuite, ouvre en grand la bouche pour montrer qu’elle a du foutre plein la bouche.
Enfin la seconde fille qui avait postulé pour un rôle s’exprime :
En 1974, après plus de trois ans passés dans la communauté hippie de la Drôme, Jacques reçoit une lettre de sa mère qui lui intime l’ordre de venir pour les obsèques de son frère.
[ à suivre ]