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Temps de lecture estimé : 35 mn
29/04/15
Résumé:  De retour au pays, il doit préserver sa réputation face au plus grand scandale que son pays naissant ait eu à faire face.
Critères:  fh ff ffh fbi couple couplus extracon extraoffre cocus collègues ascenseur travail fellation pénétratio fsodo hdanus québec
Auteur : Sweetguyqc            Envoi mini-message

Série : Le pouvoir et ses aléas

Chapitre 02 / 08
Québec brûle-t-il ?

Épisode 1 : « Deutsche Gefahr  » : Nouvellement élu et nommé ministre des Finances, il doit renégocier un pacte fiscal avec ses homologues des grandes puissances lors d’un sommet en Allemagne. Le ministre des Finances allemand pense bien le tenir dans ses griffes mais, suite à un heureux coup du destin, tel sera pris qui croyait prendre. Lors du voyage de retour, il apprendra que le Premier Ministre de son pays n’est pas aussi blanc qu’il l’aurait cru.



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Québec brûle-t-il ?



À peine arrivée sur le tarmac, il aperçut Sara dans son court imperméable noir qui l’attendait devant le cortège de voitures officielles. Il l’embrassa et lui indiqua de monter, ce qu’elle fit. Audrey monta à bord par l’autre côté. S’essuyant le visage couvert par le crachin sévissant à l’extérieur, il vit sa chef de cabinet sur le siège opposé au sien. Elle brisa le silence, le visage impassible :



Cette dernière, assise à côté d’elle, tourna légèrement le visage et exposa les récentes révélations. Pendant ce temps, Sara mit une main sur la cuisse de son conjoint. Ce contact, bien que frugal, lui fit le plus grand bien. Le vol avait été mouvementé et il se sentait éreinté.



La dame détourna la tête et fixa Thomas, prononçant ce qui était pour lui une évidence :



Fixant le paysage de Sainte-Foy défiler par la fenêtre du véhicule, il était perdu dans ses pensées. Il se demandait principalement s’il avait fait le saut en politique pour voir sa réputation salie à la première occasion. Le silence devint pesant dans la voiture et ce fut la poigne de plus en plus serrée de Sara sur sa cuisse qui le ramena à la réalité. Il se tourna vers elle.



Elle prit son téléphone dans sa sacoche et composa le numéro. Il s’étira le bras et appuya sur le bouton de la fonction « mains-libres ». Après quelques sonneries, il entendit la voix du vieil homme.



Un long silence s’ensuivit.



Les deux femmes assises à l’avant le regardaient attentivement sans rien dire, les yeux bien ouverts. Sara, quant à elle, avait lâché sa cuisse et il crut observer sa main trembler.



Il raccrocha et redonna le téléphone à Sara qui le rangea prestement, comme s’il était radioactif.



Il appuya sur le bouton lui permettant de parler au chauffeur.



Ses deux employées quittèrent l’habitacle pour prendre un autre véhicule.



Sara le regarda, de plus en plus perplexe, pendant que la longue berline prenait la route de Montréal à des vitesses de plus de 200 km/h.


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L’atmosphère dans le lobby du club, chaude et tamisée, raviva en lui des pulsions qu’il devrait bien assouvir tôt ou tard. C’était une soirée achalandée et il croisa plusieurs personnes qui le félicitèrent des événements récents. Il s’approcha du bureau d’accueil et s’adressa à l’homme y prenant place.



Il enlaça Sara qui venait de déposer son imperméable au vestiaire et il l’entraîna vers la première porte. Ce long couloir qui l’avait tant intrigué lors de sa première visite était bien loin de ses pensées à cet instant.



Ils accédèrent à la salle sombre agrémentée de longues baies vitrées sans tain, et contrairement à son habitude, il la traversa en son centre, tenant Sara par la main. Il ne put s’empêcher d’observer deux femmes, jeunes et purement splendides, s’affairer sur une queue luisante. Cet organe était tellement petit que les deux femmes semblaient se l’arracher ; elles semblaient en éprouver malgré tout un grand plaisir. Dès que l’une l’avait en bouche, l’autre léchait les bourses offertes.


Dans la dernière grande salle, une orgie prenait avait lieu, et c’est une forte odeur d’ébats qui le marqua dès leur entrée. Au centre, les tables étaient vides ; en observant les ébats, il ne put remarquer un seul corps n’étant pas imbriqué dans un autre.



Il arriva devant les portes du salon privé. L’homme qui les gardait se déplaça de côté. Lorsqu’il les ouvrit, il vit le Premier Ministre, complètement nu, en train de besogner une femme noire qui aurait pu être sa fille. D’une trentaine d’années, elle se tenait penchée sur l’un des côtés d’un divan en cuir. Ses yeux s’adaptant progressivement à l’éclairage discret, il vit son patron, la base de la queue bien en main, s’apprêter à sodomiser la femme offerte.



Il vit alors l’homme d’État insérer son gland dans l’anus de la Noire. Celle-ci jouait avec son clitoris, produisant un son des plus excitants. Sa chatte, luisante, lubrifiait les mouvements de sa main sur son mont de Vénus.

Thomas s’approcha et tendit à la femme la robe qui était par terre.



La femme, bien que visiblement frustrée, enfila sa robe et quitta la pièce, non sans lancer un regard furieux à Thomas. Celui-ci alla se verser un scotch, desserra son nœud de cravate et prit place dans un divan d’angle pendant que le Premier Ministre se rhabillait. Une fois vêtu, il prit place dans le fauteuil opposé.



Thomas dévisageait de plus en plus l’homme qu’il avait devant lui, attendant visiblement une explication. Le Premier Ministre prit une grande respiration et le fixa, d’un regard calme.



En prononçant ses mots, il reposa son verre de scotch si brusquement qu’il lui éclata dans la main. Le laissant tomber par terre, il saisit une serviette en tissu avec laquelle il s’épongea la main, couverte de sang.



Il se leva et prit la direction de la porte, suivi de Sara. Il n’eut même pas conscience de parcourir le club en sens inverse, et lorsqu’il fut assis dans sa voiture, il se sentit étourdi.



Elle se pencha alors sur lui et défit sa braguette, sortant sa queue bien tendue. Elle le masturba avec vigueur tout en l’embrassant, enroulant sa longue autour de la sienne. Après quelques instants de ce manège, elle avala son organe, veillant à l’humidifier à souhait, le faisant entrer et sortir de sa bouche. Lorsqu’ils quittèrent le pont Jacques-Cartier, c’est avec un plaisir évident qu’il expulsa sa jouissance dans la bouche de Sara qui n’en manqua pas une goutte.


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Lorsqu’il se présenta à son bureau le lendemain matin après une courte marche dans le Vieux-Québec, ce fut pour le trouver complètement désert. La seule personne présente était une de ses adjointes qui s’enquit immédiatement de son désir pour un café, ce à quoi il répondit par l’affirmative. Ce serait une longue journée et il ne pouvait pas se passer de son traditionnel café malabar. À peine quelques gorgées prises, il se leva et prit la direction du bureau de sa chef de cabinet adjointe. Peut-être aurait-elle réfléchi à une solution ?


Lorsqu’il arriva devant la porte mi-close, les bruits qui parvinrent à ses oreilles ne laissèrent aucun doute sur le genre d’activité qui s’y déroulait. Après tout, il n’était pas encore huit heures, et elle aussi avait peut-être envie d’évacuer le stress.


Il observa par la porte et vit Benoît, assis sur le coin du bureau, le pantalon aux genoux. Accroupie devant lui se trouvait Audrey, la jupe retroussée et la chemise ouverte. Cette dernière, l’extrémité de la queue de l’homme en bouche, se livrait à une masturbation. Il remercia le Ciel d’avoir eu droit aux charmes buccaux de Sara hier, car si son excitation n’avait pas baissé, il aurait pu aller littéralement la violer à cet instant précis. Le jeune homme, qui semblait sur le point de jouir, tourna la tête en direction de la porte, observant la grande horloge.



Il vit alors l’homme se dresser et les joues de la femme prendre la forme caractéristique de quelqu’un qui s’apprête à déglutir. Il se força à rebrousser chemin, sentant sa queue dure dans son pantalon.

Lorsqu’il réintégra son bureau, il vit sa chef de cabinet bien assise, un épais dossier devant elle. Il prit place derrière son bureau, se sentant fatigué, mais surtout pour dissimuler son émoi.



La porte de son bureau s’ouvrit alors et les deux jeunes personnes firent leur entrée. Thomas observa attentivement Benoît et comprit pourquoi il avait l’air si détendu, malgré sa courte nuit de sommeil. Audrey, quant à elle, semblait en pleine forme ; avant qu’elle ne prenne place dans un fauteuil, il crut voir sur son chemisier une tache récemment frottée. Il sourit alors intérieurement, se disant que ces ébats à la sauvette pouvaient parfois laisser des traces.



La chef de cabinet se tourna vers lui :



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Il avait passé la journée dans ses bureaux avec son équipe à peaufiner, dans le plus grand secret, les détails de sa réorientation professionnelle. Sa chef de cabinet avait passé plusieurs appels, et sans mentionner trop de détails, ils s’étaient assuré que 54 députés du parti sur 83 allaient le suivre dans une éventuelle nouvelle aventure. Pour l’instant, cela ne l’assurait pas d’une majorité, mais des défections seraient aussi à prévoir dans l’opposition. Dans tous les scénarios qu’ils avaient échafaudés, la majorité parlementaire n’était jamais un facteur prédominant. Pour l’instant, tout ce qu’il désirait, c’était d’éviter le gros du scandale et de se poser en sauveur. Il se repassait une énième ébauche des événements à venir lorsqu’Audrey entra dans le bureau.



Audrey se déplaça de côté pour laisser passer le visiteur. L’homme avait une allure de professeur d’université dans ses manières et jusque dans sa tenue, son veston en tweed étant orné aux coudes de ces éléments si stéréotypés.

Ils se serrèrent la main en silence et prirent place dans deux fauteuils, du même côté du bureau.



Le ministre fit un signe de la tête à Audrey qui quitta le bureau en refermant la lourde porte capitonnée.



Le visiteur prit la chemise que le ministre lui tendait et commença la lecture du document de plusieurs pages. Thomas se leva pendant ce temps et alla devant une des grandes fenêtres, observant les passants sur la rue Saint-Louis. À ce moment, il se dit que sa stratégie devait fonctionner, sans quoi il serait perdu. Avoir l’équipe éditoriale de L’Express contre soi revenait, pour un politicien, à une condamnation politique.



Il resta face à la fenêtre et entendit son interlocuteur étouffer un rire.



Il se tourna et observa son visiteur, maintenant effondré dans son fauteuil.



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Il était resté de longues minutes planté devant la fenêtre après le départ de l’homme, se demandant s’il venait de prendre la bonne décision. Il se retourna lorsqu’il entendit du mouvement dans son dos. Sa chef de cabinet se tenait droite, entourée d’Audrey et de Benoît.



Karen… Depuis ces derniers temps, il l’avait complètement oubliée. Il dut très vite se rendre à l’évidence et accepter que ce document doive être signé afin de régulariser sa situation.



Il signa le document qu’on lui tendait.


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Bien assis dans son fauteuil, il savourait son troisième scotch. Quelques semaines à peine après avoir pris ses fonctions, il ne savait pas si tout cela n’allait pas s’arrêter dès le lendemain. Tout en regardant l’œuvre d’art accrochée au mur, il écoutait l’Adagio pour cordes, celui qu’il adorait tant. Ce Samuel Barber avait compris quelque chose, quelque chose qu’il ne comprendrait jamais. Cette pièce l’avait suivi depuis aussi longtemps qu’il se souvienne et le transportait dans un état d’une telle relaxation, d’un tel calme qu’il ne pouvait pas se séparer de cet enregistrement. Il se dit toutefois qu’il devrait un jour l’écouter dans un moment heureux, pour voir l’effet que ça lui ferait.



Sans détourner la tête, il répondit :



Il voulut répondre par l’affirmative mais n’en fut pas capable. Il avait toutes les raisons au monde de vouloir qu’elle reste pour partager un bon moment, et idéalement pour pouvoir goûter à ses charmes une deuxième fois. Mais il lui fit un signe négatif de la tête. Elle baissa les yeux et referma la porte derrière elle.

Il finit son verre et se leva, sentant un poids sur ses épaules. Ce poids qu’il avait connu dans son ancienne vie, juste avant d’effectuer une OPA. Mais c’était différent cette fois-ci.


En sortant du bureau, il vit son détachement de sécurité.



Sans attendre de réponse, il prit la direction de la terrasse Dufferin. Le temps était venteux, comme d’habitude dans ce quartier de la ville, et il marcha, retroussant le col de son veston quand le vent devenait insupportable. Les touristes, gambadant et souriants, prenaient des photos. Un couple de Japonais, le voyant s’approcher, lui demanda dans un anglais maladroit de les prendre en photo. Il accepta, content qu’ils ne le reconnaissent pas. Ce que ça faisait du bien de se faire traiter normalement ! Il leur dit même de se déplacer de côté pour avoir un meilleur arrière-plan. Il leur redonna leur téléphone, levant la main pour faire cesser le concert de remerciements et poursuivit son chemin.


Il s’accota finalement à la rambarde, sortant une cigarette de ses poches et l’alluma. Cette mauvaise habitude, il la quitterait un jour, mais pas ce soir. Ce soir, il plongeait dans le vide. Et cela justifiait une cigarette.


En observant le Château Frontenac, il se dit que beaucoup d’eau avait coulé sous les ponts depuis que cette offre de se présenter était venue. Pourtant, cela lui semblait hier. Et tout en lui semblant hier, cela semblait dater d’une éternité. Toutes ces décisions qu’il prenait étaient-elles les bonnes ? Cette fameuse brume de guerre l’enveloppait maintenant. Une seule chose était sûre dans sa tête : il n’avait jamais rien commis d’illégal, et il priait le Ciel pour ne jamais avoir besoin d’en commettre une. Le Premier Ministre, lui et ses acolytes, en avaient commis plus d’une. Et ils devaient payer. Était-ce toutefois le bon prix ? Il écrasa sa cigarette sur le sol et recommença à marcher en direction de la place de la Francophonie.

Arrivé, il vit une voiture, longue et noire, immobile, le moteur tournant. Franck, à ses côtés, le regardait.



Il embarqua dans la voiture, souriant une dernière fois au paysage qui s’offrait à lui.


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THOMAS BROWN, DÉGOÛTÉ, QUITTE LE GOUVERNEMENT.

UN SCANDALE SANS PRÉCÉDENT !


C’est cette Une qu’il vit sur le journal qu’il ramassa sur le perron de son appartement en sortant.



La seule chose qu’il put se demander à cet instant précis était de savoir le nombre d’heures de sommeil que cet homme s’octroyait. Franck lui ouvrit la portière et s’adressa à lui :



Thomas lui sourit et, chose qui ne lui ressemblait pas, il tendit le bras pour lui serrer la main.

Frank referma la portière dès qu’il fut assis, et c’est à ce moment-là qu’il alluma le téléviseur de sa voiture de fonction.


« …Hiroshima ne suffirait pas à expliquer les dommages faits par les révélations de ce matin. Selon toute vraisemblance, le Premier Ministre sera arrêté ce matin, parmi moult personnes. Ce scandale sans précédent concernant, entre autres, l’octroi du contrat de reconstruction du pont Champlain, place les autorités dans une situation où elles n’auront d’autre choix que d’arrêter le Premier Ministre. Thomas Brown, dans un article de L’Express de ce matin, décrit haut et fort les agissements de son parti, et de la classe politique en général. Dès les premières heures, un rassemblement à l’angle de Sainte-Geneviève et de Saint-Jacques en faveur du ministre des Finances… »


Entre les deux sièges, le téléphone s’illumina.



En raccrochant, il sourit à cette pensée.


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Depuis que cette réunion de la coalition avait commencé, tous les intervenants au microphone n’avaient pu s’exprimer plus de quelques secondes sans être interrompus par un concert d’applaudissements ou de critiques. Après tout, il était difficile de les blâmer pour un tel niveau d’excitation. À quelques mois d’une élection générale, toutes les personnes présentes dans la salle étaient quasiment assurées d’une réélection. Les révélations de ce matin venaient tout chambouler, et la horde de journalistes qui attendait à la sortie de la salle voulait des réponses. Ce matin, le Premier Ministre du pays, sept de ses ministres et quatorze députés des partis d’opposition avaient été arrêtés, à peine deux heures après la parution des journaux.


Trente minutes de ce régime étaient assez. Il fit signe à Audrey qui pressa les adjoints des députés présents vers la sortie. Dès qu’ils furent seuls, il prit son verre d’eau et le projeta contre le mur. Il se fracassa dans un vacarme assourdissant, et tous les députés se tournèrent vers lui.



Le ministre des Affaires étrangères, un des vieux routiers du parti, avait prononcé cette phrase d’un ton brusque. Sans décroiser sa jambe, Thomas le regarda.



Lorsque le ministre des Affaires étrangères compta 63 mains, il rajusta son nœud de cravate et quitta la salle.



La porte n’émit aucun son.


Le ministre des Finances ne disposant pas de bureau dans l’Hôtel du Parlement, c’est dans la salle des drapeaux au deuxième étage, juste à côté du salon bleu qu’il alla se réfugier en quittant l’assemblée. Il n’avait jamais vu autant de personnes devant lui, et certainement pas autant assoiffés de nouvelles que les journalistes parlementaires.

Il prit place dans le plus haut fauteuil et le rapprocha de celui de Sara. Il avait été bien content de voir qu’elle avait fait la route pour être avec lui, vraiment splendide dans sa courte robe noire.


Sa chef de cabinet, entourée d’Audrey, de Benoît et de quelques autres membres de son équipe lui adressa la parole.



La question sembla la prendre de court. Elle regarda Sara quelques instants et le fixa de nouveau.



Il regarda alors Sara de longues secondes. Cette dernière ne sut quoi faire, mais soutint son regard. Après un long silence, il se tourna vers sa chef de cabinet qui reçut un texto au même instant. Elle consulta son smartphone.



Et ce qu’il leur annonça à tous, à cet instant, généra instantanément un débat au volume élevé. Après cinq minutes, son équipe se tut et il prit la main de Sara, les fixant tous.



Il se leva avec Sara qui l’embrassa tendrement, et il prit la direction de la porte. Il se retourna avant de l’ouvrir.



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Dans l’antichambre du cabinet du Lieutenant-Gouverneur, il avait demandé à rester seul avec Sara. Dans cette grande salle emplie de boiseries, il lui fit face.



Elle se colla alors contre lui, mettant sa main gauche sur son entrejambe. Elle sentit sa queue durcir et continua à la palper.



La porte s’ouvrit et Sara abaissa la main rapidement.



Sara l’embrassa de nouveau. Il savoura ce contact.



Derrière les portes closes, il vit le grand homme, âgé mais très fringant, s’approcher de lui, la main tendue.



Ils prirent place dans de lourds fauteuils.



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C’est main dans la main avec Sara qu’il quitta la colline parlementaire à pied en direction de son appartement. Le vent printanier soufflait avec force, comme si Éole en personne avait décidé de balayer le pays. Il la serra contre lui, baissant la tête pour avancer avec plus de facilité.


Arrivés dans le hall de son immeuble, il appuya sur le bouton de l’ascenseur mais elle l’attira dans la cage d’escaliers. Sara l’appuya contre le mur et lui mit un doigt sur la bouche avant de se mettre à genoux devant lui.



Elle défit sa ceinture et prit sa queue bien bandée en main. Elle soupesa ses testicules et avala le membre en entier. Thomas sentit ses genoux fléchir au contact de cette bouche chaude, et il caressa les cheveux de sa douce en l’observant le sucer. Elle faisait aller et venir sa main, gardant son gland bien en bouche. Au moment où il allait venir, elle le retira et se releva.



Ils prirent l’ascenseur et accédèrent bientôt au penthouse. À peine sortis de l’ascenseur, il vit, dans son grand salon, deux femmes richement vêtues qui prenaient un verre. Karen et Anastasia lui sourirent et, toutes souriantes, se levèrent pour venir les embrasser.



Il prit place dans le salon, dénouant sa cravate. Il vit les trois femmes s’affairer dans la cuisine, échangeant ci et là de langoureux baisers. Mais lorsqu’il vit Karen caresser la poitrine d’Anastasia et l’embrasser dans le cou, il se dit que ça allait être une très belle soirée.


Il prit son BlackBerry et lut ses courriels. Plus tard dans la soirée, il aurait des entretiens téléphoniques à accorder à plusieurs medias. Cela tombait mal, mais il venait quand même de bousculer le paysage politique et il comprenait qu’on ait des questions à lui poser.



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Il avait débouché une de ses meilleures bouteilles de vin pour l’occasion, et l’accord mets-vin fut un des plus réussis de sa vie. Les trois femmes avaient concocté un très bon dîner, et l’atmosphère était des plus agréables. Sara avait eu une bonne idée, et il prenait plaisir à discuter avec son ex-femme et son amie.



Les femmes éclatèrent de rire.



Anastasia gloussa.



Karen sourit, le visage soudainement rouge.



Thomas se leva, observant longuement les femmes.



Sara glissa une main entre les cuisses de Karen, la faisant instantanément gémir.



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À peine dans son bureau, il se mit en ligne avec son cabinet. Audrey lui répondit.



Il se servit un scotch et alla se caler dans son fauteuil. Au moment où il prenait place, il entendit un grésillement caractéristique sur la ligne. Sur le téléviseur en sourdine, il voyait une image flatteuse de lui en dessous de laquelle était inscrit « Entrevue exclusive ». Si elle était exclusive, pourquoi en donnait-il trois autres dans les prochaines minutes ? Ah, ce sensationnalisme !



Il se surprit à rire, franchement.



Il entendit à ce moment-là un cri de jouissance, à peine étouffé. Il se leva en trombe et se dirigea vers la porte entrebâillée de son bureau. Il faillit laisser tomber le téléphone d’excitation lorsqu’il vit le spectacle qui s’offrait à lui. Sara, complètement nue, était allongée de tout son long sur le divan. Une jambe sur le dossier, elle se faisait lécher par Anastasia. Cette dernière, à quatre pattes, titillait son clitoris tout en lui insérant des doigts. Sara, les yeux fermés, semblait voler d’un orgasme à l’autre. Anastasia, elle, était délicieuse à regarder, simplement ornée d’un porte-jarretelles dont le string était déjà absent. Karen, semblant en transe, léchait et pinçait les mamelons de Sara, sa main gauche bien enfouie dans son propre plaisir, à genoux à côté des ébats en cours.



La communication fut coupée et Audrey revint en ligne.



Il ferma la porte et alla se rasseoir, cette fois bien dur dans son pantalon, souhaitant que ces entrevues filent à la vitesse de l’éclair.


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Une fois la dernière entrevue terminée, il put respirer de nouveau.



Il raccrocha, le sourire aux lèvres et alla ouvrir la porte. Ce qu’il vit lui coupa le souffle.

Karen, bien assise dans un fauteuil, se caressait les seins pendant qu’Anas et Sara, entre ses jambes, la léchaient assidûment, arrêtant de temps à autre pour s’embrasser goulûment avant de se remettre à la tâche. Gémissant très légèrement, Karen avait les yeux mi-clos, toute à son plaisir.



Sara arrêta ses caresses et mordilla l’oreille d’Anas tout en répondant à Karen.



Et elle prit alors la tête d’Anastasia et l’enfonça dans la chatte de Karen, qui laissa sa tête retomber en arrière, gémissant maintenant fortement.


C’est à grand peine qu’il réussit à se dévêtir, éprouvant même une légère douleur au moment d’enlever son caleçon, devant tasser de côté sa douloureuse érection. Sara le vit finalement et s’approcha de lui. Restant à genoux, elle l’avala sans demander son reste, le masturbant franchement d’une main et glissant l’autre entre ses cuisses, titillant l’anus de son homme du bout des doigts. Il se ferma les yeux et savoura le contact de la langue sur sa hampe.



Anastasia sortit la tête des cuisses de son amante et tourna la tête dans leur direction…



Pendant que Karen se mettait à quatre pattes sur le divan, Sara lui donna quelques derniers coups de langue et fit quelques va-et-vient dans l’anus avec un doigt. Il faillit venir, mais put se retenir. Il s’approcha des fesses de son ex-femme et présenta son gland à l’entrée.



Il poussa son gland, et bientôt toute sa queue dans la chatte de Karen qui s’effondra, gémissant fortement. Il agrippa ses hanches et la martela, d’abord délicatement, mais très rapidement avec plus d’assurance. Les deux autres femmes prirent place à leurs côtés, se masturbant langoureusement. Il avait oublié les sensations que la chatte de Karen pouvait lui fournir, et c’est avec grand plaisir qu’il s’insérait en elle vigoureusement.



Il donna plusieurs grands coups et resta finalement bien figé en elle au moment précis où il sentit son corps parcouru de soubresauts. Elle sembla chercher son souffle, haletante, avant de se coucher de tout son long sur le divan, la tête sur les cuisses de Sara, qui lui caressa les cheveux.



La queue bien droite, il vit alors Anastasia écarter les jambes.



Sans attendre, il se positionna entre les cuisses offertes et s’inséra d’une seule poussée. Maintenant complètement obnubilé par son plaisir, il la pénétra avec force, la sensualité étant complètement absente. Tout en la martelant, il lui léchait ses petits seins, gardant parfois un mamelon en bouche pendant de longues secondes. Lorsqu’il sentit la jeune femme proche de l’orgasme, il lui agrippa les cheveux et les tira vers l’arrière, offrant tout son cou à ses baisers et mordillements. Elle cria son orgasme avec puissance et il dut se retirer rapidement, échappant à son éjaculation pour la deuxième fois en si peu de temps. Il tomba à la renverse sur la moquette, au pied des trois femmes.



Sara s’avança, et à la vue de ses gros seins parfaits, il crut éjaculer pour de bon. Elle s’accroupit sur lui, saisit sa queue et, la tenant bien droite, s’y empala lentement. Karen et Anastasia prirent place à ses côtés et échangèrent des baisers avec lui. Sara levait les fesses lentement avant de se laisser retomber de nouveau. Il sentait chacune des veines de son pénis palpiter, et quand son amante se relevait, il levait les fesses pour pouvoir rester à l’intérieur le plus longtemps possible.



Sara augmenta alors le rythme, semblant possédée du démon, et après plusieurs montées et descentes, elle rejeta sa tête en arrière, les mains bien en appui sur la poitrine de l’homme, et s’abandonna à son orgasme. Quant à lui, échangeant de langoureux baisers avec Anastasia pendant que Karen lui caressait le corps, il se laissa aller au sien, sentant son sperme brûlant remplir Sara. À chaque fois que son liquide sortait avec force, elle semblait prolonger son orgasme. Après de longues minutes de ce traitement, Sara vint de blottir contre lui, et leurs deux amantes d’un soir les caressèrent longuement.



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Alors qu’il s’habillait au petit matin, il ne pouvait que difficilement quitter des yeux le lit où ses trois amantes de la nuit dernière dormaient dans les draps souillés de leurs ébats. Après avoir embrassé Sara sur le front, il quitta son appartement dans la pénombre la plus totale. Quand il sortit dans la rue, il accueillit avec bonheur la légère brise matinale qui finit de refroidir ses ardeurs. Il releva le col de son manteau et prit la direction du Parlement, marchant vers l’ouest sur la rue Saint-Louis. En passant devant son bureau, il fut tenté d’y entrer mais décida de poursuivre son chemin. Après tout, il devait se préparer pour sa conférence de presse qui aurait lieu dans une heure.


Tout en évitant les flaques d’eau sur le sol, il se remémora la suite des événements de la nuit dernière. Il n’avait pas trop su vers quelle heure, mais il s’était réveillé bien au chaud dans la bouche d’Anastasia qui le suçait doucement. Entre Karen et Sara qui dormaient à poings fermés, la situation l’excita instantanément. Dans la pièce faiblement éclairée, elle le laissa sortir de sa bouche et lui fit signe de se taire, avant de recommencer son manège. Au bout de longues minutes, il regarda parmi les draps et aperçut une bouteille de lubrifiant. Oserait-elle ?


Elle vint finalement, très délicatement, s’asseoir sur lui ; et comme il l’espérait, elle présenta son organe à l’entrée de son anus. Il s’aperçut rapidement qu’elle l’avait préalablement préparée. Elle se sodomisa littéralement sur lui, faisant tout le travail et contrôlant ses mouvements pour ne pas réveiller leurs comparses. Il dut se contrôler pour ne pas crier lorsqu’il sentit ses premières giclées de sperme quitter son corps, déclenchant l’orgasme de son amante. Cette dernière dut mordre sa main pour éviter d’exprimer vocalement son bonheur. Quelques instants plus tard, ils dormaient de nouveau, lui vautré contre Karen, et Anastasia enlacée avec Sara.


Complètement perdu dans ses pensées, il ne vit pas tout de suite la voiture avancer tranquillement sur l’étroite rue dans sa direction. Quelques enjambées plus loin, il la vit toutefois dans le reflet des vitres d’un café. Il trouva étrange qu’à cette heure plus que matinale une grosse berline de la sorte le suive à quelques dizaines de mètres derrière lui. D’une couleur pâle, il se dit qu’elle ne pouvait pas transporter des agents de ses services. Ses sens en alerte, il se sentit replonger dans les pires moments de son service militaire, lorsqu’un pistolet en main, il devait faire feu dès qu’il percevait une menace dans un stand de tir rempli de cibles de méchants, mais également d’enfants et de femmes. La voix de son instructeur lui revint en mémoire : « Ne faites confiance à personne d’autre que vous-même. Si vous vous croyez en danger, c’est que vous l’êtes. »


Sans trop savoir pourquoi, il tourna à droite sur la rue Sainte-Ursule. Les rues étaient désertes, et lui qui appréciait pourtant tant la solitude habituelle de ces lieux de si bonne heure, il se surprit à souhaiter qu’un groupe de Japonais en voyage sortent d’un café. Mais il était trop tôt pour cela. Tout en déambulant vers le sud, il entendit la voiture stopper et des portières s’ouvrir. Il sortit son Zippo de sa poche de manteau, et se servant de sa face parfaitement lustrée, il l’utilisa comme miroir. Deux hommes s’élançaient maintenant dans sa direction. Un homme de ménage sortit d’un café, les mains chargées de sacs qu’il déposa sur le bord du trottoir. Thomas s’approcha de lui et entama la conversation, se positionnant face au sud pour voir l’arrivée de ceux qu’il identifiait comme étant des opposants.



Les yeux de l’homme s’agrandirent alors qu’il reconnaissait son interlocuteur, mais celui-ci n’avait d’yeux que pour l’homme vêtu d’un long manteau qui s’approchait de lui, maintenant à quelques mètres. C’est lorsqu’il vit celui-ci sortir un pistolet muni d’un silencieux de sous son manteau que les événements s’enchaînèrent. Il repoussa l’homme de ménage à l’intérieur de la porte et s’élança vers son assaillant. Celui-ci, surpris, ne vit pas le coup venir. Thomas abaissa son arme d’un mouvement vif et lui assena un coup de coude sous le nez, juste à l’endroit où cela fait le plus mal. L’homme s’effondra par terre. Saisissant l’arme qui était maintenant sur le sol, il se tourna pour faire face au deuxième homme. Alors qu’il pivotait, il sentit des éclats de pierre l’atteindre au visage. Le collègue de l’homme qu’il venait d’étendre au sol faisait feu sur lui avec une arme automatique.


Thomas se cacha derrière une voiture, dont il entendit bientôt les vitres voler en éclats. Se penchant sous la voiture, il vit les pieds de l’homme approcher d’un pas fluide et parfaitement contrôlé dans sa direction. Il sortit le chargeur de l’arme qu’il avait en main et constata qu’il était plein. 14 cartouches. Alors que l’angle de provenance des tirs allait augmentant, ne faisant aucun doute sur le fait que son assaillant se rapprochait, il se pencha de nouveau et fit feu dans le pied de l’homme. Celui-ci, déstabilisé, n’eut même pas le temps de voir Thomas se redresser. Le ministre des Finances l’atteignit d’un tir en plein front qui le projeta en l’arrière. Il maintint sa position de tir et s’approcha, bottant finalement l’arme des mains de l’homme. C’est alors qu’il sentit un goût amer dans sa bouche.

Portant la main à son visage, il constata qu’il avait une coupure de plusieurs centimètres sous l’œil droit.



Tournant la tête à gauche et à droite, il vit plusieurs hommes en complet foncé avancer au pas de course dans sa direction. Il sentit finalement la main de Franck saisir délicatement l’arme que son patron avait en main.

Il fut rapidement embarqué dans une voiture qui prit en trombe la direction du Parlement.

Un garde du corps le palpa des pieds à la tête et, satisfait, se rassit dans le siège opposé. Alors qu’il arrivait au siège du pouvoir, il ne sentit quasiment pas le sol alors qu’on l’escortait dans un local sécurisé du sous-sol. Son équipe l’y attendait, et Audrey remercia le Ciel à voix haute lorsqu’il entra.


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Il dut repousser les ambulanciers qui lui prodiguaient les premiers soins alors que toute son équipe, autour de lui, était concentrée sur les écrans de leurs smartphones.



Audrey s’approcha de lui.



Un grand homme s’approcha, son arme de service bien en vue à la ceinture.



Audrey se rapprocha de lui.



Cette dernière phrase venait de lui échapper un peu plus violemment qu’il n’aurait voulu, mais il parvint toutefois à ses fins.



Il se leva, ajusta sa cravate et enfila son veston. Le col de sa chemise était taché de sang, et la coupure qu’il avait au visage s’étirait de son œil droit jusqu’à la naissance de son cou.



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Les journalistes réunis devant la porte des Amérindiens semblaient subjugués par le portrait qui s’offrait à eux. Le ministre des Finances, le prétendant le plus sérieux au poste de Premier Ministre, avait été victime d’un attentat ce matin. Sa blessure récente continuait à saigner légèrement, et de multiples hommes armés entouraient la scène. Derrière l’homme d’État se trouvait l’ensemble des membres de la députation qui l’avaient appuyé.



Sans dire un mot de plus, suivi de son équipe restreinte, le visage sérieux, il prit la direction de son autobus de campagne qui attendait non loin. Alors qu’il en gravissait les marches, il se retourna et salua les journalistes et ses partisans. Atteignant finalement l’arrière du long véhicule, il prit place dans un fauteuil de la pièce qui lui était réservée et il fut bientôt rejoint par son équipe.



Sérieuse, soudain très concentrée comme si elle était prête pour une guerre, elle prit un dossier et le feuilleta.



Il sortit son téléphone de sa poche et vit qu’il avait manqué dix-sept appels de Sara. Il fit glisser son nom et porta le téléphone à son oreille.



Il raccrocha et vit dans sa liste de textos une communication qui lui était adressée, provenant du chef de la sécurité.


09:24 - Ne faites confiance à personne. Nous entreprenons une vérification complète de votre personnel. Jusqu’à avis contraire, vous serez sous très étroite surveillance.


De mieux en mieux…


Il observa par la fenêtre et vit le paysage de la Grande-Allée défiler. Le vent s’était levé et le temps était au gris. Il décrocha le téléphone et composa le numéro de la seule fille de sa chef de cabinet.




À suivre