| n° 16778 | Fiche technique | 69292 caractères | 69292Temps de lecture estimé : 37 mn | 25/04/15 |
| Résumé: Maintenant élu, il devra faire ses preuves lors d'un sommet en Allemagne. Ce voyage prendra une tournure inattendue... | ||||
| Critères: fh hh hagé couple couplus extracon extraoffre cocus collègues hotel fête travail telnet contrainte vidéox facial fellation pénétratio hsodo québec | ||||
| Auteur : Sweetguyqc Envoi mini-message | ||||
| DEBUT de la série | Série : Le pouvoir et ses aléas Chapitre 01 / 08 | Épisode suivant |
Il releva les yeux et observa l’hôtesse. Elle devait avoir à peine vingt ans, et son uniforme la rendait excessivement délicieuse. Toutefois, il n’avait pas le cœur à ce genre d’écart.
Il y avait à peine dix jours qu’il avait été assermenté à la fois comme membre de la législature et, contrairement aux coutumes en la matière, en tant que Ministre des Finances. Personne ne fut surpris de la situation car, aux yeux de tous, cela semblait la chose à faire. Il y avait même bien longtemps qu’une nomination n’avait pas été accueillie avec un tel enthousiasme. Dès le soir de sa victoire, à peine les résultats avaient-ils annoncés, sa vie avait basculé. Il se revoyait encore, entouré de toute son équipe de campagne, prendre une succession d’appels de félicitations.
Le changement le plus visible était évidemment ce détachement de sécurité le suivant maintenant partout. Six hommes, se relayant en trois équipes, n’avaient cesse de vérifier les pièces où il voulait aller avant qu’il y entre. Il pouvait toujours faire ce que bon lui semblait, mais disons que sa capacité à agir de manière spontanée s’en était trouvée grandement affectée.
La semaine dernière, son premier conseil des ministres s’était somme toute bien déroulé. Lorsqu’il avait pénétré dans la grande salle de cet austère bâtiment de la Colline parlementaire, cela faisait très précisément 72 heures qu’il recevait briefing sur briefing. En prenant place dans son siège, devant les visages parfois envieux et parfois apeurés de ses collègues, il n’avait pu s’empêcher de sourire, se sentant littéralement au sommet de son art.
Le Premier Ministre n’avait eu que des bons mots pour lui, le présentant comme un joueur étoile qui mettrait, dans les derniers mois avant l’élection générale, de l’ordre dans les finances de l’État. Il avait pris la parole et expliqué à tous son plan, qui fut chaleureusement accueilli. Avant de quitter la salle, à la fin de la réunion, le Premier Ministre était venu le voir, lui murmurant en souriant :
Après cette réunion, il s’était dirigé vers son ministère. Lorsqu’il pénétra dans ses bureaux, ce fut pour les découvrir meublés selon ses désirs. Il avait été impressionné par la rapidité avec laquelle les œuvres d’art qu’il avait choisies étaient déjà aux murs. Sa directrice de cabinet, cette femme aux airs de mère supérieure, l’attendait dans un des trois sièges devant son imposant bureau de chêne.
Suite à sa victoire, sa première décision avait été de la nommer au poste de chef de cabinet. Elle pouvait faire des miracles, et il la voulait pour gérer son équipe. Une étrange conversation s’était alors tenue.
Elle avait vite appris comment il fonctionnait. Sa brillante carrière dans les officines du pouvoir lui serait sûrement très bénéfique. Depuis le premier referendum, elle avait accompagné les plus grands dans les changements qu’ils avaient implantés. Les ministres passent, mais ce genre de mandarin reste, survivant aux différents changements de gouvernements.
Il s’était alors calé bien profondément dans son fauteuil et avait observé son immense suite. Lui, qui toutes ces années avait décrié la manière dont les gouvernements géraient les affaires, était maintenant en position de faire changer les choses. Et à cet instant, il avait pris la décision que c’est ce qu’il ferait.
La charmante hôtesse était réapparue, verre à la main. Il la remercia et l’observa à nouveau s’éloigner avant de fermer la porte de la section avant de l’avion. Le gouvernement en possédait deux, et il savoura le fait de pouvoir en profiter pour traverser l’océan.
À 33 ans, lui, Thomas Brown, nouveau Ministre des Finances de son pays, se dirigeait vers l’Europe pour négocier avec ses homologues du Comité restreint de l’Organisation Mondiale des Finances un nouveau pacte fiscal. Ses collègues de la députation n’étaient qu’un jeu d’enfant comparativement à ce qui l’attendait. Un léger stress s’empara de lui et il voulut se lever pour accéder à la partie arrière de l’avion pour revoir ses discours avec son équipe ; mais il choisit finalement de leur laisser faire leur travail. Le micro-management ne payait que rarement dans ce genre de travail.
« Monsieur le Ministre, Mesdames, Messieurs, nous sommes présentement à 33 000 pieds d’altitude. Notre atterrissage à l’aéroport international de Berlin est prévu dans 90 minutes. Nous vous souhaitons… »
Il se sentait malgré tout bien devant les défis à venir. Sara, qui était venue le saluer à l’improviste avant son départ dans le salon VIP de l’aéroport, y était peut-être pour quelque chose. Dans cette pièce, alors qu’un tourbillon de journalistes et d’employés du cabinet étaient dans celle attenante, elle l’avait gratifié d’une splendide fellation. Rapidement, il avait défailli dans cette bouche qu’il connaissait maintenant si bien. Et comme elle était venue, elle l’avait embrassé et discuté avec lui avant de quitter, lui souriant abondamment. C’est avec peine qu’il avait été capable de reprendre son contrôle et de revoir avec son équipe les derniers préparatifs.
Un bruit se fit entendre à la porte.
La porte s’entrouvrit.
Audrey, sa splendide chef de cabinet adjointe entra. Mince, élancée et aux yeux d’un vert irradiant, elle avait accepté de quitter son poste au sein de la plus importante banque d’affaires du pays pour se joindre à son équipe sur un simple claquement de doigts. De cela, il lui serait toujours reconnaissant. De plus, il ne lui connaissait pas de relation, ce qui n’était pas pour l’attrister. Peut-être avait-elle l’esprit libertin, tout comme lui…
Benoît, c’était ce jeune homme, sorti de l’université l’année dernière. Lorsqu’elle avait été approchée, elle n’avait posé qu’une seule condition : qu’il soit dans l’équipe. Il avait donc été engagé au poste d’adjoint aux politiques économiques. Prétentieux et assuré, il lui avait immédiatement rappelé le jeune homme qu’il était il y a quelques années. Récipiendaire de toutes les bourses de ces années d’université, il aurait pu se dégotter un emploi excessivement bien payé. Pourtant il était là, dans cet avion.
Ils prirent place dans le fauteuil d’angle et il les observa, se demandant qui parlerait le premier. Ce fut Audrey qui le fit, après avoir croisé ses longues jambes.
Il prit le document que Benoît lui tendait. Après quelques lignes, il leva les yeux.
Cette compilation, composée majoritairement d’informations confidentielles, prouvait – hors de tout doute – que le gouvernement allemand était littéralement en train d’acheter plusieurs grandes entreprises de chez lui. Il voulut leur demander comment ils avaient obtenu ces informations, mais il se ravisa.
Audrey leva la tête, le regard perçant au travers de ses lunettes.
Il prit une grande gorgée de son scotch et fixa le hublot. C’est en observant les nuages défiler dans la nuit qu’il répondit :
Ils quittèrent la pièce et il appuya sur le bouton de son interphone. Un employé du standard le mit en contact avec Sara en quelques secondes.
Il raccrocha et finit son verre. La fin de leur conversation l’avait pris au dépourvu. Mais pourquoi avait-il posé cette question à propos du club? Doutait-il déjà ?
Fermant les yeux, il posa ses pieds sur la table basse, bien décidé à profiter de cette dernière heure de vol. Ce sommet s’annonçait finalement plus dur que prévu. Et les paroles de sa chef de cabinet lui revenaient en tête en boucle : « Monsieur, sachez que vos homologues ont déjà beaucoup de métier. Ne prenez rien pour acquis, et ne faites surtout pas confiance à qui que ce soit. Je resterai ici gérer votre cabinet, mais sachez qu’à la moindre occasion ils ne feront qu’une bouchée de vous. Il sera temps de mettre votre avantageuse réputation à profit. Ils n’ont pas ménagé vos prédécesseurs… »
Il poussa un long soupir, sourit, et prononça d’un ton calme :
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Sara avait été surprise par cet appel. Habituellement, si proche d’un rendez-vous aussi important, Thomas préférait être dans sa bulle et se refermer sur lui-même. Il lui avait tout de même fait très plaisir en la contactant. Depuis si longtemps qu’elle souhaitait partager sa vie avec cet homme, elle n’en revenait pas encore.
Tout s’était déroulé si rapidement… En à peine quelques semaines, elle avait emménagé avec lui et ce furent des moments de pur bonheur qu’ils avaient partagé. Dans la fleur de l’âge, ils vivaient sans se soucier de ce qui inquiète tant leurs congénères habituellement : l’argent.
Complètement nue, elle s’étira dans le lit et sentit la peau chaude du grand Noir qui était à ses côtés. Les dernières heures lui revinrent en mémoire. Un cinq-à-sept bien arrosé, et elle avait revu Adrien. Cet homme avec lequel elle avait failli tomber amoureuse il y a de ça plusieurs années l’avait conquise à nouveau, pour l’instant d’un soir. Il l’avait raccompagnée, et c’est de chauds moments qui avaient suivi. Une lourde odeur de sperme flottait dans la pièce, et elle en sentit même couler sur sa poitrine, partiellement figé.
Elle reprit soudain contact avec ce qu’elle venait de faire. Elle aurait pu tout lui avouer. N’était-ce pas là exactement ce qu’elle lui avait pourtant demandé ? Mais depuis les dernières semaines, ils s’étaient à peine vus.
La voix grave la séduisit de nouveau et elle ne put y résister. Elle chassa ces pensées et se tourna vers lui, cherchant son organe du bout des doigts.
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Le bruit des roues touchant la piste l’éveilla brusquement. Lui, qui avait toujours trouvé ridicule la norme voulant que l’on doive s’attacher pour les atterrissages, grimaça en observant qu’il ne s’était pas attaché ; et pourtant, il était toujours en vie. Il resserra son nœud de cravate et prit le café qu’un des stewards lui amena. Il savoura son cappuccino qui finit de le réveiller. Après tout, son corps se sentait encore endormi, mais il était maintenant plus de midi ici. L’avion s’immobilisa sur le tarmac et il vit finalement Audrey qui passait la tête dans sa cabine.
Il enfila son veston, sortit de la cabine et mit les pieds sur la plate-forme à l’extérieur de l’avion. Le temps était splendide et le vent soufflait en petite brise. Cette tradition de revue de la garde, il l’avait toujours trouvée ridicule ; mais, fonction obligeant, il s’y plia de bonne grâce.
Audrey le suivait, le reste de la délégation l’attendant plus loin à proximité du convoi. C’est au bout de ces trois rangs composés d’hommes et de femmes aux regards de marbre qu’il aperçut son homologue allemand. Cette homme, petit et bedonnant, les yeux pétillants, lui tendit la main qu’il saisit et ils prirent la pose pour les caméras. Malgré la brise printanière, il crut sentir une vague odeur de schnaps émaner de son homologue. Il se dit que les Allemands ne faisaient pas mentir leur réputation. Les journalistes s’approchèrent et il se dit instantanément qu’il détesterait pour toujours ce genre de séance.
Son homologue lui serrait la main avec une force suffisante pour lui briser les doigts et continuait de le fixer dans les yeux. Après quelques secondes de silence, il se tourna vers Audrey, l’interprète allemand semblant hésiter sur le sens à donner à ses paroles. Elle s’approcha et lui souffla à l’oreille :
Il continua à fixer son homologue.
Elle se figea quelques instants mais traduisit bientôt l’intégralité de ses paroles. Hans Werber écouta sans le quitter des yeux, et sitôt la traduction terminée il éclata de rire, lui donnant un coup sur l’épaule qui faillit lui faire perdre pied.
Werber regagna sa limousine, et le cortège allemand disparut en trombe. Il se tourna vers les journalistes de son pays qui l’avaient accompagné dans ce voyage.
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Lorsqu’elle se réveilla, Sara s’aperçut qu’elle était seule dans le grand lit. Elle se demanda l’espace d’un bref instant si elle n’avait pas rêvé tout ce qui s’était déroulé cette nuit mais observa le désordre de la chambre et ne put que se rendre à l’évidence : elle, qui avait demandé exactement le contraire à Thomas, l’avait réellement trompé. Elle aurait pu le contacter avant pour l’en aviser mais, l’alcool et le désir aidant, elle n’en avait rien fait.
Cette nuit en avait été une de pure luxure. Cet Adrien, elle le connaissait depuis l’université, et ce genre de nuit, ils en avaient eu plusieurs durant cette période de sa vie. Mais il avait décidé de se marier et ils s’étaient rapidement perdus de vue. Quel hasard cela avait été de le croiser hier soir dans ce bar branché !
À deux reprises, il l’avait fait jouir de manière virulente avant de lui éjaculer sur le corps. Il n’avait donc pas changé ses habitudes, semblant considérer comme normal ce genre de finition, ce qui n’était pas pour lui déplaire.
Elle se dit qu’elle devrait avoir une conversation avec Thomas ; mais comment trouver les mots ? Sara quitta le lit et prit la direction de la douche, se sentant comme une criminelle voulant effacer toute trace de son crime. Pourtant elle ne pouvait s’empêcher de sourire en coin en pensant à tous les plaisirs qu’elle avait reçus la nuit dernière.
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Cette phrase, Audrey l’avait prononcée avec un ton de voix à la limite de l’autoritaire pour quelqu’un qui s’adressait à un membre du Conseil exécutif. Dans cette grande chambre, l’atmosphère devint lourde.
L’ensemble de son personnel quitta le grand salon de sa suite rapidement.
Et après tout, pourquoi ne lui dirait-il pas ? Elle était liée par à peu près trente ententes de confidentialité. Et effectivement, pour bien le protéger, elle devait savoir.
Cette femme à la beauté absolue lui plut davantage instantanément.
La grande femme s’élança vers la porte ; il ne put quitter ses fesses des yeux, se demandant à quel point il lui aurait été difficile de la mettre dans son lit. Et il en vint rapidement à la conclusion que cela aurait été facile. Mais quelles auraient été les implications de cette baise? Ne pouvant répondre à cette question, il choisit de ranger ces pensées au fond de son esprit et ouvrit un des documents préparatoires à ces trois jours de sommet.
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Au château de Willemburg – cette ancienne demeure impériale du sud de Berlin – les délégations française, japonaise et allemande étaient déjà arrivées. Le banquet commençait dans quelques heures, mais des discussions de la plus haute importance y avaient pourtant déjà lieu. Dans une grande pièce feutrée aux portes en bois fermées, les ministres de ces pays échangeaient sur les discussions à venir.
Celle-ci déglutit et observa Werber.
Cette discussion aurait pu être de la plus grande banalité, mais l’activité à laquelle se vouaient les protagonistes la rendait pourtant des plus particulières. La Française, femme accomplie qui trônait au sommet des sondages en vue des prochaines présidentielles, avait la jupe remontée sur les hanches. Penchée sur un grand divan, elle avalait la queue de Werber qui, le ventre bien en vue, avait la tête penchée vers l’arrière. Derrière celle-ci, le Japonais la pistonnait à petits coups, ses hanches bien en main. La chose aurait pu être agréable, mais la queue du Nippon était bien trop petite pour déclencher en elle un orgasme.
Depuis quelques mois, elle n’avait eu d’autre choix que de se soumettre à ce genre de séance. Cela lui plaisait bien, mais elle aurait préféré avoir eu le choix. Lors d’un sommet en Norvège, elle avait craqué pour un garde du corps du ministre allemand. Celui-ci les avait surpris, et sans qu’il eût besoin de dire quoi que ce soit, elle avait compris que si elle désirait que ses aventures restent secrètes, elle avait intérêt à s’envoyer en l’air avec lui, à l’occasion. Si au moins ce grand garde du corps était encore là pour la satisfaire… Mais il avait été rapidement réaffecté. Et en gobant à nouveau la queue de Werber, elle se dit que ce dernier l’avait au moins bien fait jouir par son petit trou, ce à quoi elle n’avait pas rechigné.
Elle sentit le sperme allemand lui remplir la bouche et elle continua sa masturbation pendant que le Japonais accélérait ses mouvements. Sans être venu, il se retira d’elle et elle se releva, replaçant sa robe et ses seins à l’intérieur de son chemisier. Werber, la queue maintenant molle, observa le Japonais qui changeait de condom. L’Allemand se retourna, offrant ses fesses.
Elle ne comprit pas la phrase mais se douta du sens à donner à celle-ci.
Elle vit le Japonais se placer derrière l’Allemand et entendit celui-ci gémir au moment où la petite queue s’insérait dans son postérieur, le Japonais affichant un regard heureux.
Elle prit son sac à main et quitta la pièce en se disant que dès qu’elle en aurait la possibilité, elle mettrait fin à ce genre de séance.
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Lorsque la voiture arriva dans le château, il réajusta pour une dernière fois son nœud papillon. Étant depuis toujours opposé par acquis de conscience au nœud pré-noué, il se faisait toujours un devoir de le nouer lui-même.
À ses côtés dans la voiture, Audrey était purement splendide dans sa longue robe noire. Elle prenait ses courriels sur son BlackBerry et lui transmettait de temps à autre une information qu’elle jugeait importante, sans le regarder. Il observait son corps et reprit rapidement conscience avec le fait qu’il avait récemment mis ses envies sexuelles de côté, mais qu’elles semblaient remonter à la surface. Il pouvait voir sa main toucher la cuisse légèrement découverte, et c’est à grande peine qu’il réussit à ne pas le faire.
Elle se tut lorsqu’il sortit de la voiture. Le château était très certainement un des plus imposants bâtiments qu’il lui avait été donné de voir de toute sa vie, et les flambeaux qui le ceinturaient finissaient de lui donner une allure terrifiante.
On lui présenta un nombre incalculable de gens dont il oublia aussitôt le nom ; Audrey le suivait, lui murmurant à l’avance le nom de ces interlocuteurs. Plus de trois cents personnes seraient présentes ce soir, et il était sans conteste la personne la plus populaire de cette assemblée, lui, le nouveau venu. Beau gosse, riche et nouvellement membre du cercle restreint des personnes les plus puissantes de la planète. Les femmes qu’on lui présentait semblaient toutes plus séduisantes les unes que les autres, et il sentit ses sens en émoi. Ces femmes, il les aurait toutes baisées.
Il pénétra dans un grand salon dont les portes se refermèrent immédiatement derrière lui. Les murs étaient couverts de livres et, en parcourant les titres, il se dit que les Allemands avaient toute une histoire en matière de littérature. Dans un coin, le feu crépitait. Il entendit finalement Werber, bien assis dans un large fauteuil dans un angle de la pièce s’adresser à lui.
Il lui désigna un siège en face de lui dans lequel il prit place. Dans un lourd verre se trouvait son scotch préféré. Il en prit une gorgée et redéposa le verre.
L’Allemand afficha une mine dégoûtée pendant quelques instants et le fixa.
Il aurait voulu pouvoir enregistrer cette conversation. Le cynisme ambiant envers la politique en aurait pris pour son grade.
Thomas finit son verre et se leva, boutonnant son smoking.
Il se dirigea vers la porte ; la main sur la poignée, il se retourna.
Il prit De la guerre, qui était bien en vue sur une table basse et le projeta aux pieds de son interlocuteur, sur l’épaisse moquette. L’Allemand ne broncha pas d’un iota.
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Le souper se déroulait à merveille, et Thomas appréciait réellement la compagnie de son confrère anglais, à côté de lui à la table. De vingt ans son aîné, ils développèrent rapidement une complicité qui impressionna les membres de leurs équipes.
Partageant plusieurs points en commun, dont les plus importants étaient en fait le service militaire qu’ils avaient chacun fait dans la Marine et la grande passion pour l’Histoire, une amitié s’était très vite dessinée. Pendant qu’un orchestre de chambre jouait et qu’on servait les plus grands vins, il avait échangé des opinions avec l’Anglais.
Sa curiosité fut piquée, mais le souper se poursuivit dans une ambiance des plus cordiales. Audrey, à ses côtés, semblait d’une humeur radieuse, le vin n’y étant pas étranger.
Lorsque les convives passèrent dans un autre grand salon pour le reste de la soirée, Bill le prit par le bras et l’amena sur la grande terrasse. Il prit les cigares qu’un de ses assistants lui tendait et en remit un à Thomas. Tirant de grandes bouffées, ils marchèrent dans la nuit naissante, verre de scotch bien en main. Au loin, le son du bal devenait de plus en plus diffus. Le téléphone cellulaire de Bill émit un son, et ce dernier le consulta avant de le remettre dans sa veste.
Il l’entraîna derrière un petit muret à un bout de la terrasse. Là, il se retrouva face à un homme en smoking noir portant sur son veston le badge des services de sécurité allemands.
L’homme en veston s’avança alors calmement vers eux et serra la main de Bill.
Et il s’éloigna, les laissant seuls. Thomas, pétrifié par ce qui venait de se dérouler, fixa Bill. Tout en se hissant sur le muret de pierre, ce dernier se tourna vers lui.
Thomas se hissa à son tour et regarda par la grande fenêtre que Bill lui désignait des yeux. Ce qu’il vit le laissa sans voix.
À l’intérieur, couché sur un grand tapis, Hiromito Tagashi, le ministre des Finances japonais se faisait sodomiser à grands coups par Hans Werber. Ce dernier s’insérait de tout son long dans le fondement du Japonais dont les fesses était si huilés qu’elles luisaient dans la pièce éclairée par quelques petites lampes de lecture.
L’Allemand martelait le Japonais à un tel point que ce dernier devait agripper l’épaisse moquette pour ne pas se déplacer sous les assauts, le visage déformé par le plaisir.
Thomas sortit son appareil et déposa son verre sur le rebord de la fenêtre, le cigare toujours bien en bouche. Très soigneusement, sans trembler, il commença à enregistrer la scène.
Bill, à ses côtés, tirait de longues bouffées de son cigare hors de prix. Il filma pendant de longues minutes. Lorsque l’Allemand se retira pour asperger le postérieur du Nippon, il cessa de filmer et descendit son piédestal, bientôt suivi par son nouvel ami de circonstance.
Sous le choc, Thomas suivit Bill en direction de la terrasse sur laquelle ils furent bientôt rejoints par Camille Lagarde, ministre française de l’Économie.
Ils prirent place autour d’une table à l’écart, et Thomas saisit son paquet de cigarettes dans sa poche de veston. Il n’avait jamais raffolé des cigares et il désirait fumer ce qu’il avait l’habitude de fumer. Il s’alluma avec son Zippo qu’il referma d’un mouvement sec du poignet.
Il décida de ne pas porter attention au fait qu’il lui disait que la Française était déjà au courant de la situation.
Ainsi donc, Audrey et son personnel ne s’étaient pas trompés. Thomas se tourna alors vers la Française.
La grande femme à l’allure distinguée se raidit sur sa chaise et le fixa longuement avant de répondre.
De tels mots venant de la bouche d’une telle femme rendaient la situation quasiment hilarante.
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Le chemin de retour à l’hôtel s’était déroulé très rapidement, escorté par une force policière plus qu’imposante. Audrey, à ses côtés, parcourait pour une millième fois de la soirée ses courriels.
Il sortit de sa torpeur et tourna le regard vers elle.
Elle lui fit un grand sourire qui lui donna littéralement envie de lui sauter dessus. Son décolleté brillait, éclairé par la lumières des gyrophares, et sa poitrine était tout ce qu’il y avait d’invitant.
Son téléphone cellulaire sonna, et il fut surpris par le son qu’il entendit. Sara ? Le message s’afficha :
« Chéri, je t’ai trompé. Pardonne-moi, mais c’était très bon. Fais de même si tu le désires ; j’ai hâte de te voir à ton retour. »
Il eut brièvement de la difficulté à se concentrer, mais cela lui revint très rapidement. Après tout, la chose ne le surprenait pas outre mesure. Le seul problème à l’heure actuelle, c’est qu’il aurait aimé qu’elle soit là en ce moment pour la sodomiser, sans préliminaires. Après tout ce qu’il avait vu et le stress enduré ces dernières heures, il avait très envie de s’envoyer en l’air.
Il actionna la vitre séparant les deux sections de l’automobile.
Le cortège continua, sirène hurlante en direction de son hôtel, mais la voiture dans laquelle ils avaient pris place tourna silencieusement dans une petite rue de banlieue.
Elle lui sourit, toute gêne ayant maintenant disparu de son regard. Elle posa sa main sur sa cuisse, remontant à la limite de l’endroit où elle aurait pu sentir son organe et s’arrêta net. La voiture s’immobilisa finalement sur le parking d’un motel ; le garde du corps sortit, disparaissant vers l’accueil. Audrey ne bougeait pas sa main ; il s’alluma une cigarette, descendit la vitre arrière et il en prit de longues bouffées, songeur.
Il sentit le souffle d’Audrey s’approcher de son oreille.
Sa main palpait maintenant complètement son organe et il ferma les yeux de bonheur.
Frank monta en voiture et lui tendit une clef.
Ils descendirent de voiture et prirent la direction de la chambre.
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Sara était très en paix avec ce qu’elle avait écrit. Thomas et elle ne se voyant quasiment plus, elle avait craqué pour une soirée torride avec un amant, et elle l’avait regretté. Non pas de l’avoir fait, mais de l’avoir fait sans le dire à Thomas. Elle était tellement excitée et enivrée par l’alcool qu’elle n’y avait même pas pensé. C’était maintenant chose faite. Elle aurait aimé qu’il réponde, ne serait-ce qu’une insulte. Mais rien.
Ses émotions étaient troubles. Toutes ces habitudes acquises durant des années de cachotteries avaient-elles repris le dessus ?
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Et c’est précisément ce qu’il fit. Dans cette chambre de motel glauque d’un quartier miteux de Berlin, lui, ministre en visite officielle, baisait sa chef de cabinet adjointe. Il oublia tout et se concentra exclusivement sur le plaisir qu’il était en train de donner. Cette petite Audrey criait son plaisir alors qu’il la prenait par derrière. Elle ne lui avait pas donné le choix, se positionnant de la sorte après qu’elle lui eût procurée une fellation qui avait failli le faire éjaculer dès les premiers instants.
Le BlackBerry de son employée sonna, et malgré les assauts qu’elle subissait, elle tendit le bras pour le saisir, tombant à plat-ventre sur les draps. Thomas se laissa emporter dans la chute, continuant ses coups de boutoir.
Elle tourna la tête vers lui, l’implorant du regard de cesser la pénétration durant l’appel. Le sourire en coin de Thomas lui fit comprendre qu’il n’en avait nullement l’intention. Elle ferma les yeux et prit l’appel, sa main libre crispée sur le drap.
Elle raccrocha et déposa son appareil.
Elle mit la tête sur un oreiller et se détendit complètement pendant que son ministre repartait à l’assaut de plus belle.
Au bout d’un long moment, alors qu’Audrey criait son orgasme depuis de longues secondes, il se retira et lui aspergea tout le bas du dos, projetant son sperme jusque dans ses cheveux avant de s’effondrer dans le lit, aux côtés de son amante d’un instant.
Quelques minutes plus tard, ils étaient de retour à la longue berline. À peine assise, Audrey s’assoupit, blottie contre lui.
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À son réveil, il se sentit parfaitement reposé. N’ayant dormi que cinq heures, cela le surprit, mais ses vieux réflexes de son passage dans la Marine semblèrent reprendre le dessus. Il se sentait littéralement prêt pour la guerre, et il sourit en se disant que c’était ni plus ni moins ce qui l’attendait pour les prochains jours.
La deuxième pensée qui lui vint en tête était de savoir s’il avait commis une erreur avec Audrey hier. Il ne se posait pas souvent ce genre de question, mais il était toujours délicat de s’envoyer en l’air avec la fiche de paie. Lorsqu’elle avait quitté la berline hier à un coin de rue de l’hôtel – question de ne pas éveiller les soupçons – il ne savait pas ce qu’elle avait fait.
Sitôt douché et habillé, il sortit de sa suite et vit son équipe de surveillance. Frank s’approcha de lui, lui tendant une tasse de cappuccino.
Sur un clin d’œil, il prit la direction de la grande salle de réunion de son équipe. Ce qu’il y vit, malgré l’heure matinale, le jeta par terre. La salle était pleine de membres de son cabinet, qui discutaient de manière animée. La pièce sentait le café froid, et à voir les regards tirés, il sut que son équipe n’avait pas beaucoup dormi. Il aperçut Audrey à l’autre bout de la salle, en pleine discussion avec Benoît et son état-major. Ils étaient, de toute évidence, les deux seuls qui s’étaient octroyé le droit de dormir un peu. Elle était resplendissante dans un tailleur beige.
Suite à cette phrase qu’il avait prononcée d’un ton calme, il prit place dans le premier fauteuil disponible ; la salle se tut. Il dut pousser une pile de papiers épars pour faire de la place à sa tasse.
Se déplaçant pour lui faire face, Audrey le regarda, une lueur au fond des yeux. Eux seuls pouvaient comprendre ce qui se cachait dans ce regard.
Ils avaient toutes les raisons au monde d’être frileux, car ce Werber pouvait anéantir leur carrière par un seul envoi anonyme à un grand quotidien.
Benoît poursuivit son long exposé de la situation économique internationale précaire dans laquelle son pays se trouvait, chose qu’il n’était pas sans savoir. Tous les faits qu’il énonçait ne faisaient que renforcer la situation plus que délicate dans laquelle il se trouvait.
Il prit la dernière gorgée de son café et réajusta ses boutons de manchette, toisant la salle du regard.
Dans le silence le plus absolu, il quitta la salle, laissant son auditoire perplexe.
Audrey marcha rapidement jusqu’à sa hauteur.
Il arrêta de marcher et fit signe à ses gardes du corps de leur laisser un peu d’intimité.
Il poursuivit sa marche, tâtant le téléphone qui se trouvait dans la poche de son veston. Sa stratégie devait fonctionner ; si ce n’était pas le cas, c’est elle qui aurait eu raison : ce serait, littéralement, à terme, la fin de sa si jeune carrière.
Dans la voiture qui l’amenait au château, il observa le téléviseur qui diffusait le bulletin d’après-midi de l’autre côté de l’océan. Derrière la journaliste se dressait le château dans lequel il se trouverait dans à peine trente minutes, devant lequel les drapeaux des délégations participantes battaient au vent.
« Oui, Pierre. Dans quelques heures à peine, celui que tous considèrent comme un sauveur fera face au plus grand défi de sa carrière politique naissante : il devra convaincre ses homologues que les ententes les liant tous doivent être maintenues. Pour ce faire, il fera face au ministre allemand Hans Werber, le leader des délégations qui désirent réformer le pacte. Selon nos sources, cette position est majoritaire et les dés seraient donc pipés d’avance. À l’image de la météo qui sévit ici, l’avenir semble sombre pour le nouveau ministre… »
Il éteignit le téléviseur et s’alluma une cigarette. Il avait toujours eu des difficultés à comprendre pourquoi, dans les films de son enfance, on offrait une cigarette comme dernier plaisir à un condamné. Toutefois, à cet instant précis, il comprenait.
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Autour de la grande table ronde se trouvaient les huit ministres des délégations participantes. Derrière eux prenait place le personnel politique ; ils avaient tous le visage rivé sur leur smartphone. Thomas se demanda à cet instant précis de quoi ces réunions avaient l’air, à l’époque où ces appareils n’étaient même pas encore une vague idée dans la tête de leur futur concepteur.
Hans Werber, complètement à son opposé, se leva pour prendre la parole. Audrey approcha par l’arrière.
Elle rejoignit sa place, et Thomas fixa le grand Allemand qui soutint son regard.
Bill, assis à sa droite, lui lança un regard de connivence et se pencha vers lui.
Il se reconcentra sur l’Allemand, qui était maintenant dans l’exposé très technique de sa proposition. Se souvenant de son père pour qui audi alteram partem était la chose la plus importante, il prit quand même la peine de l’écouter. Après 45 minutes de cette présentation, il se rendit à l’évidence : sans un grand coup, son pays courrait à la ruine. Sa décision était prise.
Lorsque Werber se rassit, il fut applaudit par quatre délégations. Thomas fixa longuement le ministre japonais, ce petit être prétentieux qui n’avait même pas daigné le saluer la veille. Il applaudissait avec aplomb et calme, le visage impassible.
L’ensemble des participants et des personnes dans la salle le fixèrent immédiatement avant de reporter leur attention sur Werber, qui resta complètement de marbre.
Le visage de l’Allemand devint immédiatement rouge et, l’espace d’un bref instant, il sembla avoir de la difficulté à respirer. Thomas, le regard fixe, continuait de l’observer en silence, serrant instinctivement ses poings sous la table, ne pouvant pas être sûr que l’Allemand ne viendrait pas l’attaquer.
Il se leva et disparut promptement. Audrey vint alors le voir.
Il prit la même direction que l’Allemand, ne se retournant même pas sur son passage. Il pénétra dans le salon et Werber claqua la porte derrière lui, restant à quelques pas de lui, fulminant.
Il lui tendit le smartphone, et ce faisant il démarra la vidéo. L’Allemand sut immédiatement ce qu’il verrait sur l’écran et il s’effondra dans un divan, lançant le téléphone dans le feu.
Alors que l’Allemand reprenait ses esprits dans le grand fauteuil, il s’alluma une cigarette, de laquelle il prit une grande bouffée.
Il écrasa sa cigarette sur le sol du bout du pied et prit la direction de la sortie. Sans se retourner, il assena le coup final :
Il claqua la porte en sortant.
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Sa délégation, très surprise de le voir revenir aussi rapidement, voulut lui poser plusieurs questions mais il les esquiva pour aller rejoindre ses homologues français et anglais sur la terrasse, à l’écart de tous. Bill posa la première question :
Audrey apparut.
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Werber avait le teint pâle et s’efforçait de sourire. Il remarqua que la délégation japonaise était déjà partie, un problème important venant sûrement de faire surface sur cette île lointaine. Il sourit intérieurement. Pas qu’il appréciait particulièrement le fait de mettre ses adversaires dans ce genre de position, mais après tout, ce n’est pas lui qui avait lancé les hostilités.
Lors des traditionnelles prises de photos qui s’ensuivirent, il échangea une poignée de mains avec Werber, les deux hommes souriant à grandes dents. C’est toutefois lors de la traditionnelle mêlée de presse qui suivit qu’il prit conscience de l’effet que ça aurait sur la politique au pays. Il apparaissait déjà comme l’homme qui avait fait plier l’ours allemand, ce qui avait été impossible jusqu’à maintenant. Les medias se perdaient en conjonctures sur les tenants et aboutissants de ce sommet écourté de deux jours et aux conclusions plus que surprenantes, mais il avait maintenu le cap, et avait attribué une bonne partie du mérite à son homologue allemand et à ses capacités de conciliation.
Dans l’automobile qui les ramenait à l’aéroport, Audrey se tourna vers lui et finit par lui parler, n’ayant pas osé le perturber avant.
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Plusieurs heures plus tard, confortablement assis dans sa suite de l’avion gouvernemental, il ruminait les événements des derniers jours. Sara avait couché avec un autre homme sans le lui dire, ce qui aux termes même de leur entente constituait une tromperie. Et il avait fait la même chose peu de temps après. Il s’accorda finalement sur ce qu’il avait fini par identifier comme de l’orgueil et décrocha le téléphone. Il fut content d’entendre sa voix.
Lorsqu’il raccrocha, il put entendre son personnel festoyer dans la cabine arrière. N’était-ce pas là après tout un coup de maître qu’il venait de réussir ? Lui, le deuxième ministre des Finances de son pays naissant, il venait de faire plier les plus grands. Après quatre ans de dures tractations avec le Canada, la république naissante du Québec venait d’écrire l’Histoire. Et c’était lui qui en porterait la paternité. Son pays n’aurait jamais pu s’en remettre si cette nouvelle entente avait été ratifiée. Il se sentit soudainement très épuisé, et il ressentit même de la frayeur à la pensée de ce qui aurait pu se passer si cet Allemand n’avait pas un penchant pour les relations homosexuelles. Parfois, dans la vie, il faut compter aussi sur la chance.
Il étira ses pieds pour les poser sur la table basse et tomba endormi.
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Il ouvrit les yeux, un peu perdu, mais aperçut le doux visage d’Audrey qui le dévisageait. Il lut immédiatement l’inquiétude sur son visage.
Le Premier Ministre n’avait pas de chalet. C’était le nom de code du Club.
À suivre