| n° 15002 | Fiche technique | 13149 caractères | 13149 2306 Temps de lecture estimé : 10 mn |
29/05/12 corrigé 11/06/21 |
Résumé: Étienne continue d'explorer son don. Après une découverte surprenante, il profite de celle-ci pour s'immiscer dans l'intimité de son entourage. | ||||
Critères: #fantastique fh collègues voir noculotte intermast | ||||
| Auteur : Bichon_92 Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : La mémoire perdue Chapitre 02 | Fin provisoire |
Résumé de l’épisode 1 :
Je suis sorti du coma après un accident de la route. Je retrouve le domicile conjugal mais n’ai toujours aucun souvenir de ma vie avec Laure mon épouse. Les premières séances avec une spécialiste des troubles de la mémoire me font avoir des « visions » que je mets sur le compte de l’imaginaire malgré leur réalisme.
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Bien qu’assidu à ces séances, les progrès au niveau de ma mémoire en sont toujours au même stade : le néant.
Par contre, mon cerveau tourne à plein régime : chaque nouvelle séance apporte son lot d’images toujours aussi peu contrôlées. J’ai l’impression de générer un univers parallèle dans lequel je suis un observateur transparent aux yeux des autres.
Depuis quelques séances, j’ai de plus en plus de facilité à visualiser ou tout au moins imaginer les sujets dont Solange, la « psy », me demande de me souvenir. Il me suffit désormais de fermer les yeux et de me concentrer pour qu’apparaisse la personne quasi instantanément.
À ces mots, je me concentre et la vision de ma femme est quasi instantanée. Je la vois dans son bureau, le téléphone en main : elle est assise dans sa chaise. Je me plais à la décrire : son jean, sa chemise blanche et ses petits mocassins noirs. Je tente alors de lire la suite comme on le ferait avec un magnétoscope. Je sursaute sur le fauteuil : sa tête m’a semblé avoir changé de direction.
Solange quitte la pièce. À travers la porte, je l’entends me sommer de me concentrer. Les cinq minutes qui suivent m’épuisent et me plongent dans le sommeil.
La voix de Solange résonne dans ma tête et me sort de la léthargie. Debout devant moi, elle me tapote les joues doucement pour me faire reprendre conscience.
Et je raconte à Solange ce que j’ai vu : un premier flash où elle était derrière la porte, puis une suite d’images hachées où elle défaisait sa jupe. Au fur et à mesure que celle-ci glissait le long de ses jambes, l’image devenait de moins en moins saccadée. Elle avait ensuite ôté ses chaussures à talons, prenant soin de ne pas marcher sur la jupe. Et puis j’eus l’impression d’être dans cette pièce quand elle décida d’enlever son collant : le tissu roulait sur ses hanches, la blancheur de sa peau contrastait avec le noir de son string. Mes yeux suivirent le collant jusqu’à ce que la dernière pointe du pied ne soit visible. Quand ses mains attrapèrent son string sur ses hanches, elle le fit glisser jusqu’à mi-cuisses et d’un mouvement de jambes, celui-ci tomba au sol. Debout, elle me donnait la vision de son sexe à la toison fournie, naturelle. C’est à ce moment-là que je perdis connaissance.
Solange, le visage rubicond, relève doucement sa jupe.
Solange, tout en me parlant, me tourne le dos et dévoile ses fesses nues sous le voile de son collant pour corroborer ses dires.
Sur le chemin du retour, les idées se bousculent dans ma tête : comment est-ce possible ? Suis-je fou ? Mais tout ceci s’efface bientôt de mon esprit pour laisser place à mon imagination et à toutes les indiscrétions qui me sont offertes. Plus qu’une idée en tête, vite rejoindre l’appart et mettre en pratique ce qui me semble irréel.
Dans mon canapé, je m’allonge confortablement. Par où commencer ? Un brin de concentration… Solange est toujours dans son bureau, sûrement avec un autre patient. Ma femme est à son bureau sans que cela ne m’intéresse plus. Je reste cependant focalisé sur elle et j’arrive à la suivre lorsqu’elle se déplace chercher une feuille à l’imprimante. À peine quelques minutes et je fais une pause car je sens la lourdeur de mes paupières. À midi, je reprends mon manège, observant l’une puis l’autre. Quand Solange quitte son bureau, c’est pour aller aux toilettes : je découvre avec plaisir qu’elle n’a pas changé de tenue depuis notre rendez-vous, plus exactement elle est toujours nue sous son collant. Je l’observe se réajuster dans sa glace. Sait-elle que je la contemple en ce moment ?
Lorsque ma femme rejoint le domicile, nous échangeons sur la stagnation côté mémoire, mais je fais abstraction des progrès récents de mon cerveau. La soirée passe vite et je m’assoupis très vite dans le lit.
Plusieurs jours se succèdent ainsi. Solange me fait travailler ma mémoire et la fatigue inhérente à ma concentration est de moins en moins présente, me permettant ainsi de m’évader longuement dans mes pensées. Nous travaillons aussi sur mes compétences : adjoint au directeur financier, mes souvenirs sur la finance, sur la gestion semblent intacts. Certes je n’ai aucune idée des dossiers sur lesquels je travaillais avant mon accident mais l’organigramme de la société et son activité me semblent si familiers.
Je m’étais habitué à rester à la maison. Lundi, mardi, jeudi et vendredi j’errais dans la maison à faire plein de petites choses : du bricolage, du jardinage, la télé… et ma télévision à moi ! Le mercredi, je le passais avec ma femme le matin et les enfants le reste de la journée.
Deux sentiments opposés se juxtaposent : l’appréhension de retrouver mes collègues et leurs questions, et le fait d’avoir d’autres contacts que ceux de ma psy et de ma femme. Certes, j’ai une capacité à voir les choses mais je n’y arrive qu’avec mon entourage, qu’avec les personnes que je côtoie. J’ai bien essayé de voir au travers de gens dans la rue, mais vainement.
Trois jours plus tard, 9h15, j’entre dans cette immense tour.
Je monte au deuxième étage machinalement et je ne suis pas étonné de connaître le chemin de mon bureau. Un bureau partagé, trois postes, deux occupés et un bureau où rien ne dépasse.
Nous nous retrouvons tous les trois à bavasser autour d’un café. Chloé me donne les dernières nouvelles de la société en même temps que Simon commente ce qu’il reste à faire.
Je leur explique mes désagréments tout en retournant au bureau. Chloé, l’assistante, est une grande femme. Tout au plus 30 ans, elle en fait pourtant plus : un visage marqué, les épaules basses, un look peu soigné dans des vêtements amples. Malgré cela, on perçoit sans l’ombre d’un doute de la gentillesse et presque du charme dans sa voix quand elle parle.
Dure matinée : faire le tour des bureaux, prendre ses marques, mettre un nom sur chaque visage, ou sur un joli derrière… Je me ballade avec mon carnet en main à prendre des notes comme me l’a conseillé Solange. Tout le monde est aux petits soins pour moi ! Le déjeuner puis l’après-midi, je participe à toutes les réunions pour me familiariser avec mon environnement.
Lorsque je rentre le soir, c’est un calepin rempli de notes dans la poche qui me tient compagnie. Je raconte brièvement ma journée à ma femme puis prétexte un besoin d’isolement pour relire mes notes.
19 heures. Page par page, je m’installe chez mes collègues. Chloé est chez elle et fait la cuisine. Je rajoute une note dans mon carnet :
Je sors de ma rêvasserie pour rejoindre la famille. Nous dînons, couchons les enfants et nous installons au lit devant la télé. Laure, la tête sur mon torse la regarde alors que je me connecte avec Rose. C’est avec délectation que je la vois dans les bras d’un homme.
Dans un canapé, ils sont l’un contre l’autre, s’embrassant comme deux jeunes amoureux. Rose a la main dans le caleçon de son homme alors que celui-ci lui caresse les fesses par-dessus une nuisette. Très vite, le caleçon descend sur les cuisses et Rose le caresse librement. Elle enserre sa tige et se redresse pour lui ouvrir le chemin de sa fourche. Un doigt glisse le long de son ventre et vient caresser le jolie V dessiné par une toison proprement rafraichie. Continuant entre ses chairs, Rose a les lèvres ouvertes par les doigts qui la fouillent. Il ne se passe que quelques minutes avant que celle-ci n’enfourche la verge tendue et qu’elle ne l’accueille entre ses cuisses. Devant moi, ils font l’amour, je vois leur corps gesticuler, se déplacer sur ce canapé, variant les positions pour m’offrir un spectacle plus qu’érotique.
Je sors brusquement de cette rêverie : un spasme vient de traverser mon corps. Pendant toute cette vision, Laure, ayant senti mon sexe se tendre, m’a caressé. Ainsi lorsque j’ouvre les yeux, je jouis dans la main de ma femme qui continue de me branler doucement. Le ventre maculé, je me détends alors qu’elle tourne la tête vers moi.
L’espace d’un instant, j’ai failli lui dire que je faisais un rêve, un rêve où je voyais un couple copuler… Je lui en veux presque de m’avoir interrompu : la vision de cette fille sous les coups de reins de son homme était tellement plus bandante que nos galipettes conjugales.
Je me lève alors pour aller me nettoyer. À mon retour dans le lit, Laure a éteint la télé et me souhaite bonne nuit.
Allongé, je n’ai plus envie de dormir. Les yeux fermés, je repense à mon calepin et à ses sujets, mais mes songes restent bredouilles et rien de bien excitant ne m’empêche de m’endormir.