| n° 13952 | Fiche technique | 33736 caractères | 33736Temps de lecture estimé : 20 mn | 29/07/10 corrigé 12/06/21 |
| Résumé: Abou redouble d'exigences. | ||||
| Critères: fh fplusag jeunes couleurs profélève essayage cinéma école fsoumise hdomine chantage lingerie intermast fellation pénétratio confession | ||||
| Auteur : Elodie S Envoi mini-message | ||||
| Épisode précédent | Série : Abou ou l'Origine du Monde selon Youssef Chapitre 02 / 03 | Épisode suivant |
Résumé du chapitre précédent : À la suite d’une rupture, j’ai accepté l’invitation à une soirée d’un de mes élèves, Abou, jeune Béninois de 19 ans. Grisée par l’ambiance, je lui ai cédé. Au retour, alors que je somnolais, Abou et son oncle, Youssef, ont profité de mon sommeil pour me dénuder dans la voiture qui nous ramenait. J’angoisse à l’idée de retrouver Abou dans mon cours…
Plus se rapproche mon cours avec la Première-3, et plus l’appréhension m’envahit. Quel va être le comportement d’Abou à mon égard après tout ce qui s’est passé entre nous ?
Je décide de faire une interrogation surprise, cela m’évitera d’avoir un rôle actif et me permettra de prendre de la distance . J’évite soigneusement le regard d’Abou lorsque les élèves rentrent en classe. Évidemment ça ronchonne lorsque j’annonce un devoir sur table, d’autant plus que la classe précédente, la Première-4, n’en a pas eu… Pendant une heure, mal à l’aise, j’évite tout contact visuel avec mon jeune amant. J’ai du mal à ne pas accrocher son regard que je sens insistant, lorsque je suis à mon pupitre. Dès la fin de l’heure, je fais ramasser les copies et m’éclipse sans demander mon reste… Ouf, j’ai pu éviter le piège, je suis tranquille jusqu’à jeudi ; enfin, si je ne le rencontre pas dans les couloirs du lycée !
Le lendemain, tranquillement, je corrige les copies chez moi. C’est un exercice que je déteste, je trouve fastidieux de retrouver les mêmes âneries répétées dans la majorité des devoirs. Tout d’un coup, je sursaute : je suis arrivée à la copie d’Abou dans laquelle est glissée une lettre soigneusement pliée. L’écriture est plutôt enfantine et peu lisible. Je respire à fond et commence sa lecture (fautes d’orthographe corrigées !) :
Mon Elodie,
Tu es si sexy avec ta petite robe noire qui me permet de regarder tes seins par-dessus ou par les côtés. Pourquoi viens-tu au lycée en cachant ces trésors que j’ai tant caressés ? Tes jupes sont démodées, tes chemises trop lâches… Je te veux bien plus femme !
Il est vrai que je prends soin, lorsque je viens au lycée, d’éviter tout ce qui pourrait exciter les jeunes mâles qui me font face de la Seconde à la Terminale. Déjà que certains profs me trouvent beaucoup trop jeune, malgré mes diplômes, pour faire des remplacements avec des adolescents presque adultes !
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Je te demande de venir habillée comme tu l’es à la ville, en découvrant tes jambes et ta gorge.
Tu peux venir avec ta robe noire, je l’adore, et sans que ta poitrine soit prisonnière de quoi que ce soit… Tu es si bonne quand tu danses, quand tu fais l’amour, quand tu prends ton pied. Voici mon numéro de téléphone, appelle-moi et donne-moi le tien. J’ai un plan pour nous deux ce week-end.
Je t’embrasse partout. Youssef qui est à mes côtés, aussi. Il meurt d’envie de te revoir.
Abou
Rajouté à la hâte, pendant le cours, un post-scriptum :
Comme j’étais avec toi ce week-end, je n’ai pas pu réviser mon cours. Ne me mets pas une mauvaise note !
Je suis estomaquée… Quel culot ! Il va me le payer !
Sa copie est une des plus mauvaises de la classe. Prise malgré tout de remords, je lui mets la moyenne qu’il ne mérite pas.
Je réfléchis à la meilleure manière de me sortir du guêpier dans lequel je me suis fourrée tête baissée, en succombant à ses avances comme une oie blanche. Enfin, je ne suis pas restée inactive, je me suis laissé envoûter, et je l’ai même un peu provoqué en dansant ou en lui permettant d’ôter mon soutien-gorge. Ma seule issue : l’ignorer et l’éviter !
Le jeudi, j’ai le cours de Première-3 juste après le déjeuner. J’ai du mal à avaler quelque chose, j’ai une boule dans le creux de l’estomac. Je ne peux pas à nouveau leur coller une interrogation écrite ! J’ai choisi avec soin une jupe de jean qui m’arrive au mollet et une blouse lâche serrée au cou. J’évite toujours son regard et fais mon cours d’une voix blanche… Lors de la remise des copies, j’entends Abou m’interpeller :
Il est toujours assis contre le mur du fond de la classe, pas loin de la fenêtre, à côté d’un dénommé Ahmed qui joue lui aussi dans l’équipe de basket. Je vais comme un automate vers lui… Il me montre sa copie posée sur son bureau. Je me penche et regarde. Horreur, sa main s’est glissée sur mon mollet, remonte sous ma jupe, atteint déjà mon genou. Je m’éloigne d’un geste brusque mais il me glisse un papier froissé dans la main.
J’essaie de maîtriser mon souffle et mon émotion afin de calmer les mouvements de ma poitrine. Je dois avoir les joues rouges, j’ai l’impression que mes élèves le voient. Ont-ils perçu le brusque écart que j’ai fait lorsque j’ai senti sa main remonter le long de ma jambe ?
Le cours s’achève et je reste volontairement un bon moment avec une des élèves que je préfère afin de ne pas le croiser.
Ce n’est qu’une fois dans ma voiture que je sors le petit papier roulé en boule qu’Abou m’a glissé dans la main.
Tu ne m’as pas écouté, ta tenue est nulle à chier… Je viens chez toi ce soir à 18 h 30, fais-toi très salope, j’ai très envie de te baiser, tu vas aimer…
Abou
De pire en pire ! Je réfléchis à toute vitesse. Je ne vais pas rentrer chez moi ce soir à l’heure habituelle. Même seule, je vais me faire un McDO, puis un ciné. Je ne veux pas le voir chez moi.
Je n’ai pratiquement pas suivi le film, d’ailleurs un navet nul, et observe les alentours de mon immeuble en rentrant. Je m’engouffre dans mon appartement. J’ai réussi à l’éviter !
Reste le cours du vendredi après-midi, le dernier de la semaine. J’ai à nouveau choisi des vêtements particulièrement neutres. Je commence à savoir comment éviter son regard qui pèse sur moi, et me garde bien de passer au fond de la classe derrière le dernier rang pour éviter tout risque de contact. Lorsque finit le cours, j’adopte le même stratagème et converse avec des élèves. Abou traîne un peu avant de sortir, et dépose un papier plié sur mon pupitre, devant tout le monde, sans même un regard. J’attends encore une dizaine de minutes et arrive à regagner ma Twingo en même temps qu’une autre enseignante.
Avant de démarrer, je déplie son message :
Mon Elodie,
Je serai chez toi ce soir à 21 h, fais-toi très belle et très sexy, je te ferai l’amour toute la nuit comme on ne te l’a jamais fait, ce sera encore mieux que la dernière fois !
Abou
PS : Tu t’es vraiment fringuée n’importe comment aujourd’hui encore !
J’appelle la seule vraie copine que j’ai en région parisienne pour lui proposer une sortie le soir même. Elle décline, elle a un plan avec son mec. Puisque c’est comme ça, je me barricaderai chez moi ce soir !
En y arrivant, je vérifie que personne ne me guette, prends mon courrier et monte me fermer à double tour. Tant pis si mon réfrigérateur est presque vide !
Après une douche réparatrice, j’ouvre mon courrier. Les factures habituelles, un courrier de ma banque me signalant que je suis à découvert (c’est hélas fréquent) et une enveloppe avec seulement Elodie écrit à l’encre rouge. Étonnée, je l’ouvre. Elle contient une photo papier qui me fait sursauter : on y voit un sexe de femme blonde, jupe blanche relevée largement sur les hanches, qui me rappelle immédiatement le tableau de Gustave Courbet, l’Origine du Monde, si ce n’est qu’il est blond et beaucoup moins fourni, et qu’une main noire est posée, côté droit, dont le pouce en écarte nettement la grande lèvre, laissant apparaître les lèvres intimes. En arrière-plan, les visages du couple sont visibles, à la différence du tableau de Courbet, mais celui de la femme a été rayé au stylo. Celui du black, bien qu’un peu flou, est reconnaissable : c’est Abou ! Je retourne la photo, où une écriture en rouge signale :
Elodie, tu dois être très gentille avec Abou !
Youssef
Une chape de plomb me tombe sur les épaules. Les salauds, ils m’ont prise en photo à mon insu lors du retour de notre folle nuit à Cergy, et je suis victime d’un chantage. Des images folles me traversent l’esprit. Victime de la traite des Blanches, je m’imagine faisant le trottoir rue Saint-Denis dans une mini robe moulante rouge pompier, nue dans une caravane de chantier attendant des ouvriers affamés de sexe, arpentant le port de Marseille à la recherche de marins en goguette privés de femmes depuis des mois ou, plus agréable, courtisane en robe d’apparat attendant le bon vouloir du Sultan dans le Harem de Topkapi, complotant contre ses rivales…
Étrangement, moi qui ai la larme assez facile, je ne pleure pas. Porter plainte ? Je suis majeure, ne semble pas du tout contrainte sur cette photo et suis à côté d’un de mes élèves tout juste majeur ! Bref, tout à fait consentante. Ai-je été droguée ? Trop de gens m’ont vu monter à l’étage dans les bras d’Abou la semaine dernière de mon plein gré, après avoir fumé un joint ! Voilà ce qui t’arrive, me dis-je, pour t’être laissé charmer par un jeune black de dix-neuf ans et avoir succombé à ta sensualité dans ses bras accueillants !
Je regarde à nouveau la photo. Les contours de mon sexe sont bien visibles, l’entrée rose de ma chatte fait tache et poils blonds et peau blanche contrastent avec le noir profond de la main. En arrière-plan, le visage d’Abou, bien que flou, laisse deviner un sourire de fierté sur ses lèvres. Je n’arrive pas à voir si je suis identifiable car mon visage est trop crayonné. Ma décision est prise, je vais recevoir Abou ce soir, et il va me rendre des comptes.
Service minimum ce soir, un pantalon en jean, un grand t-shirt et aucun maquillage. Il sonne, je lui ouvre, furieuse. Il me fait un grand sourire, il a dans les bras un joli bouquet et une bouteille de champagne. J’esquive son baiser en le repoussant sèchement, pose ses cadeaux sans ménagement dans la cuisine et le fais asseoir de l’autre côté de la table du salon.
De surprise ses yeux roulent dans ses orbites, et j’ai presque l’impression… qu’il pâlit !
Je regarde Abou, il a l’air sincère. Ce n’est plus le fier macho, il ressemble à un jeune garçon qui aurait poussé trop vite. Je cherche la faille. Sa version des faits paraît logique, ou tout au moins vraisemblable. Une grande lassitude me saisit, et j’éclate en sanglots…
Cela me fait du bien de pleurer. Je sens qu’Abou viens s’asseoir sur l’accoudoir à côté de moi, il passe délicatement son bras autour de mon épaule et sèche mes larmes une à une avec un kleenex.
Je crois que je suis restée prostrée au moins un quart d’heure. Abou n’a pratiquement pas bougé, passant de temps en temps le revers de sa main avec douceur sur ma joue ou mes cheveux. Calmée, je prends délicatement sa main et la pose sur ma poitrine. J’ai besoin de réconfort. Ses doigts bougent à peine, et il me murmure :
Je pose la main sur la sienne, la caressant doucement. La sienne s’anime très lentement, traçant des arabesques autour de mes seins. Il les pétrit à travers le tissu et mon soutien-gorge, je me sens mieux. Je soulève mon t-shirt, il me regarde, me sourit, et dit :
Je me penche en avant pour lui en faciliter l’accès. Il finit cette fois par trouver l’ouverture de l’attache et libère délicatement mes seins. Ses grosses lèvres s’en approchent, et il me tète. Il ressemble à un bébé goulu. Des ondes parcourent mon corps, descendent dans mon bas-ventre. Je prends sa main, et la pose sur la braguette de mon jean. Je sens des ondes dans mon ventre ; il relève la tête, et m’embrasse goulûment. Encore le baiser cinéma ! Je ferme les yeux et tangue entre ses bras. Je frissonne, je suis bien, j’ai à nouveau craqué ! Je sens son cœur battre sous ma main glissée sous son t-shirt. Nous restons sagement enlacés, sa main toujours immobile sur mon sexe, jusqu’à ce qu’il me dise d’une petite voix :
Je me relève et, seins nus, vais vers la cuisine. Le joli bouquet et la bouteille de champagne sont restés sur la table. J’arrange le bouquet, mets la bouteille au congélateur et inspecte son contenu. Dans l’embrasure de la porte, Abou me regarde tel un chasseur sa proie. Et je réalise combien j’aime être sa proie !
Nous partons tous deux d’un franc éclat de rire. Visiblement, il n’a pas l’habitude de mettre la table, et aucune idée de l’endroit où se rangent les couverts. Pourtant, ma cuisine est minuscule.
Lorsque j’apporte la pizza, il a rempli les coupes de champagne. Nous trinquons et, volontairement, j’appuie mes seins toujours nus sur son épaule en le servant.
Je rougis, nous trinquons à nouveau, il m’embrasse en recrachant dans ma bouche une rasade de champagne. Lorsque je lui sers une deuxième part de pizza, il accroche un doigt dans la ceinture de mon pantalon au passage, la dénoue et le descend sur mes chevilles. Je me retrouve en culotte, et m’excuse :
J’en profite pour me frotter à lui. Je trouve très sensuel de sentir le contact de ma peau nue contre ses vêtements. Il dévore presque toute la pizza, et je lui sers une glace.
Je lui réponds en faisant glisser une langue gourmande sur mes lèvres, et nous finissons le champagne.
La table desservie, Abou s’installe autoritairement sur mon lit en bas de jogging, il installe l’oreiller pour bien voir.
Mon dressing est dans le petit couloir qui va à la salle de bain. J’en ferme la porte et, moqueuse, choisis d’abord un ensemble sloggy en simple coton blanc que je mets à la gym, style « petit bateau »
Je reviens avec un ensemble coordonné La Perla, rouge et noir, que j’adore, avec de troublantes transparences et des volants de dentelle. Je marche en remuant la croupe comme une professionnelle.
Il applaudit, et me donne 18/20. Je réalise qu’il bande. Je m’en prends à mon tour à sa ceinture et lui arrache en une fois pantalon et caleçon. LA Bête se déploie immédiatement en pointant vers le plafond. Il veut m’attraper mais je l’esquive et retourne vers la salle de bain. Je réapparais en porte-jarretelles blanc, string et soutien assortis. J’hérite d’un nouveau 18.
Je continue mon show, reçois pas mal de bonnes notes en prenant des poses de plus en plus lascives. SA Queue est de plus en plus grosse, et il se caresse négligemment. Je reviens finalement entièrement nue et en posant toujours. Cette fois, je me laisse saisir par les hanches et il me jette sans ménagement sur le lit. Je lui ai demandé de prendre les préservatifs qui restaient dans mon sac (souvenir de Patrice). À ma grande surprise, il s’éclipse puis revient avec un certificat récent, fait par le médecin du lycée, de dépistage. Comme quoi la prévention a du bon.
Il n’en fallait pas plus pour me faire chavirer !
Raconter par le détail cette nuit brûlante avec Abou relève de l’impossible, tant il m’a comblé les sens. Cependant, je la résumerais ainsi.
J’ai aimé :
• Abou est un amant extraordinaire, très attentif à mes réactions et j’ai adoré la manière dont il a alterné la force et la douceur, le style macho et celui d’adolescent fragile.
• Sa manière de me remplir complètement, au sens premier du terme.
• Son incroyable fougue, et sa facilité à repartir à l’assaut de mon corps sans répit.
• L’originalité des poses qu’il m’a fait prendre, tout en reconnaissant que, vu la taille de SON Engin, celles qui m’ouvraient le plus, la levrette ou les jambes sur ses épaules, étaient pour moi les plus intenses.
• Le goût de sa peau et celui de sa semence.
• Son souci d’être patient, attendant ma jouissance et sa manière d’alterner moments forts et moments doux, même quand il était encore raide.
• La manière dont ma chatte s’est adaptée à SON Pieu, car, cette fois-ci, je n’ai pas eu mal après.
• Et tout simplement, sa présence à mes côtés au moment même où j’en avais besoin, et les moments de répit où je me lovais tendrement contre son corps.
• Et c’est encore meilleur quand on peut se permettre d’éviter les préservatifs.
J’ai redouté :
• La réaction des voisins à mes cris de jouissance. Heureusement, ils étaient partis en week-end.
• Le moment où il a voulu me sodomiser, car je n’ai pas pu, IL était vraiment top gros !
Ce n’est que vers 11 h que je me suis réveillée, les sens totalement comblés, Abou dormant à côté de moi d’un sommeil pour le moins réparateur. Son visage reposé est celui d’un adolescent. Mes draps sentent l’amour, et je me suis souvenue des paroles de la chanson : « Je l’ai serrée si fort que les draps s’en souviennent ». J’ai contemplé un moment le corps de mon jeune amant, ce sourire satisfait qui semblait flotter sur ses lèvres, l’ébène de cette peau d’homme que je n’aurais jamais imaginé dans mon lit.
Lorsque le corps est bien, l’esprit est plus agile. Il me faut coûte que coûte détruire les photos de l’Origine du Monde, du moins celles qui me concernent directement s’il y en a plusieurs. Par ailleurs, j’ai à nouveau craqué pour Abou, mais je ne le regrette pas, j’ai passé une nuit proprement merveilleuse. J’ai l’intime conviction qu’Abou était sincère lorsqu’il m’a raconté l’épisode de la voiture, et donc je dois en faire mon allié, pour récupérer ces photos ; mais il est manifestement sous l’influence de son cousin (son oncle ?). Comment m’en assurer ? Une idée germe dans mon esprit… EURÊKA, comme disait l’autre.
En me levant doucement pour ne pas l’éveiller, je me rends compte que je déborde de toute la semence d’Abou. Une douche réparatrice, mon déshabillé le plus coquin, et me voilà faisant le café.
Heureusement, il me reste deux croissants congelés. J’arrive avec le café fumant et les croissants. Il dort encore. Je repousse le drap et effleure SON Mandrin. Celui-ci se redresse, enfin à moitié, et mon bel étalon noir ouvre un œil endormi. Je joue avec L’Objet, il ouvre le second œil, et son regard s’allume. Est-ce l’odeur du café, ou mon déshabillé ? Probablement, les deux, car il m’enveloppe la croupe d’une main pour la flatter et attrape un croissant de l’autre. Je lui baise les lèvres en le remerciant pour la plus belle nuit d’amour que j’ai jamais connue, lui tends un café fumant. Il s’étire, me palpe comme un maquignon et découvre ses belles dents blanches d’un ravissant sourire.
Après une telle nuit d’amour, nous sommes en confidence ! L’air de rien, je lui suggère que c’est quand même mieux quand on est tous les deux sans Youssef pour me mater et le sonde sans en avoir l’air sur leurs rapports. Tout en continuant à m’effleurer des doigts, il m’explique que Youssef, c’est un peu comme son père, qui est resté au Bénin, Que c’est grâce à lui qu’il a pu obtenir des papiers et étudier en France, et que, si je le connaissais mieux, je saurais l’apprécier. Je comprends parfaitement le double sens par mieux connaître, mais joue l’innocente (il m’arrive de l’être !).
Tout naturellement, cela m’amène à l’interroger ensuite sur les pratiques échangistes dans son pays. Il me parle de liberté, d’envies, de nature. Mais je devine sans mal que c’est l’homme qui a toute la liberté de mœurs, et la femme celle de ne rien refuser, surtout pas celle de refuser d’écarter les jambes. Enfin, je ne peux pas jouer la féministe avec ce que je viens de vivre. Pendant ses propos, sa main continue à parcourir mon corps, mais j’ai plus le sentiment d’être flattée comme une belle pouliche que d’être caressée comme cette nuit. Ses yeux semblent me dire : cette chair est à moi.
Puis j’interroge Abou sur les papiers qu’il m’a fait passer concernant mon style de vêtement lors de mes cours. Il m’avoue naïvement sa fierté de coucher avec une blanche ce dont rêvent nombre de ses concitoyens, et avec une de ses profs en plus ; il me dit qu’il est sûr que la moyenne de la classe serait meilleure si j’attirais un peu plus le regard, me citant la prof de physique, une forte rousse au décolleté débordant. Je reste perplexe, mais ne le fais pas paraître, et lui dis :
Je lui avoue qu’en fait, je n’en ai pas dans ma garde-robe… Il me propose de m’accompagner en acheter un. Pourquoi pas, pourvu que ce soit loin de mon quartier et du lycée pour ne pas être reconnue ? Puis j’interroge Abou sur les photos, il se renferme un peu et me dit qu’il est prêt à voir avec Youssef pour les récupérer.
Bien que ma douche soit petite, nous la prenons ensemble, nous savonnant mutuellement. Mon amant est particulièrement préoccupé par ma toilette intime, et je constate que, quand même, quand il bande, son sexe est un peu moins dur que la veille !
Il est déjà tard quand nous finissons nos ablutions, et Abou se dirige résolument vers le dressing où il a vu que je rangeais mes dessous. Il farfouille dedans et, après réflexion, me tend mon ensemble coordonné La Perla rouge et noir, en me précisant avec humour que le noir sied à une blonde ! Être l’objet de son regard pendant que je l’enfile me fait un étrange effet. Un strip-tease à l’envers ! Le voilà devant ma penderie, où visiblement son aisance est moindre. Il hésite entre ma fameuse petite robe noire et une petite jupe plissée turquoise qu’il choisit finalement, puis me tend un caraco orange. Visiblement, ce n’est pas un spécialiste de l’harmonie des couleurs ! Je le lui fais remarquer, et il opte finalement pour un corsage blanc, très simple, mais que je trouve beaucoup trop transparent vu la couleur de mon soutien-gorge. Il balaye d’un geste l’objection ; il est vrai que j’ai pu constater que les Béninoises ne se souciaient guère ni du mélange de couleurs, ni de la discrétion de leurs sous-vêtements !
Il y a du monde en ce samedi après-midi dans ce grand centre commercial. Dès l’entrée, je suis frappée par le regard des gens sur notre couple. Un sentiment de malaise m’oppresse, et j’ai l’impression, sinon d’avoir la peau noire, du moins d’être regardée comme un animal sauvage ou une délinquante ; j’ai certes une jupe courte et un corsage assez transparent, mais les hommes me regardent encore plus lourdement, et les femmes chuchotent à notre passage.
Une blanche avec un noir ! S’ils savaient qu’il y a l’élève et sa prof d’espagnol !
Abou n’en a cure, probablement habitué à ce type d’attitude et me tient la main en regardant les vitrines. Nous mangeons un sandwich rapide et continuons notre promenade. Abou me pousse gentiment dans un magasin de lingerie. Je demande les modèles de soutien-gorge à ouverture sur le devant. La vendeuse nous propose plusieurs modèles, et j’opte pour un ensemble coordonné jaune transparent, avec un mini string (j’adore avoir des dessous assortis). Lorsque j’entrouvre le rideau pour appeler Abou pour voir le résultat, il arrive tout timidement en s’étonnant de me voir avec le string sur ma culotte. Je dois lui expliquer que c’est ainsi partout lors des essayages, qu’il est interdit, pour des raisons d’hygiène, d’enfiler le slip directement sur soi ; il me dit que cela me va super et me suggère de garder sur moi le petit ensemble. J’en informe la vendeuse, ôte l’ancien, remets le neuf, mais au moment de sortir, Abou revient avec un shorty noir et le soutien-gorge assorti déniché je ne sais où.
Abou m’a trouvé un ensemble digne d’un sex-shop : la culotte type shorty est largement fendue sur le devant et le soutien-gorge s’arrête sous la pointe des seins !
Ne voulant pas le contrarier, je fais un nouvel essayage, dès que la vendeuse apporte les tailles appropriées. Son sourire complice m’incite à croire qu’elle n’est pas étrangère au choix de ce modèle. Abou revient, toujours un peu moins timidement, jette un œil, et je vois sa bouche faire un O de satisfaction.
Me voilà devoir régler les deux ensembles, je vais de nouveau recevoir une lettre de mon banquier ! Au moment de sortir de la boutique, je me rends compte que je ne peux pas décemment traverser le centre commercial ainsi habillée, mes seins sont apparents, alors que je subissais déjà des regards lourds. Je dois retourner en changer. Abou refuse et, grand seigneur, ôte sa veste et me la passe sur les épaules. Me voilà flânant avec sa veste qui ressemble à un grand manteau. Je dois en plus la serrer sur mon buste !
Merveilleux quand on est déjà trop (mal) regardée par les gens ! Je suggère donc à Abou une séance de cinéma qu’il accepte. Nous n’avons pas trop à attendre pour le film, et Abou, dans la queue, fait glisser sa veste sur mes épaules. Je croise son regard que je trouve particulièrement coquin. Il me glisse à l’oreille :
Il a décidément l’art de me faire rougir devant tout le monde et, lorsque nous gagnons nos places, je sens un vif intérêt masculin et de la réprobation féminine.
Je m’absorbe dans le film, mais rapidement je sens la main d’Abou, passée sur mon épaule, jouer avec les boutons de mon corsage, qu’il ouvre un à un. La salle n’est pas pleine, mais j’ai l’impression qu’un homme qui m’avait précédemment regardée entrer, assis à quelques fauteuils, me fixe avec insistance. Je confie mon anxiété à Abou ; non seulement le manège de ses doigts ne cesse pas, mais je vois un sourire éclairer la blancheur de ses dents.
Lorsqu’il ne me reste plus que le dernier bouton, il englobe mon sein gauche de sa main, joue avec mon téton puis avec la pression, qui cède assez vite : me voilà dépoitraillée au ciné ! Il titille mes pointes qui durcissent puis pose ses doigts sur ma cuisse. Je veux me rajuster, mais il arrête mon geste de sa main inactive. Sa paume migre en une douce caresse vers l’intérieur de ma cuisse, puis fait pression pour me forcer à m’ouvrir. Ses doigts remontent maintenant avec lenteur, je n’arrive pas à me plonger dans le film et évite de regarder mon voisin vers la gauche.
Il touche maintenant mon shorty et décrit de petites figures autour de son ouverture. Il doit sentir que je deviens mouillée… Et c’est ma propre main, malgré moi, qui le pousse à entrer dans la fente du tissu. Là encore, avec une infinie délicatesse, il me caresse les lèvres du dos de l’ongle. Je m’ouvre encore plus, ma jupette remonte. Une onde de plaisir me traverse lorsqu’il frôle mon clitoris. Je m’agrippe aux accoudoirs, ferme les yeux, me mords les lèvres pour ne pas crier et un flot vient inonder ses doigts… Je tremble de jouissance pendant un long moment et lorsque j’ouvre les yeux, je vois son visage tout près du mien, observant mon plaisir. Je dépose un baiser sur ses lèvres.
J’ai complètement perdu le fil du scénario du film. Maintenant, il me faut réparer les dégâts. J’ai la chatte toute poisseuse, les doigts aussi, et redoute de tacher mon chemisier en le reboutonnant. J’y parviens presque au moment où s’allument les lumières. Au moment où je me lève avec Abou, nous croisons le regard du voisin qui nous gratifie d’un grand sourire et d’un geste éloquent… Nouveau fard !
La traversée du mail jusqu’au parking, emmitouflée dans la veste, s’effectue au pas de charge. Alors que je conduis, Abou s’amuse à nouveau à retrousser ma jupe et à jouer avec l’ouverture du shorty qui, décidément, l’excite au plus haut point. Je dois le réprimander sérieusement pour éviter l’accident. À peine arrivés chez moi, alors que je suis encore dans la cuisine, il me saisit par les hanches, m’assois sur la table, place mes mains en arrière, retrousse ma jupe et sort son gros pénis sans même ôter son pantalon. Il le glisse à même la fente de mon dernier rempart et entre sans résistance au plus profond de moi…
Je me dis que cet investissement aura eu une vie bien courte, puis les vagues déferlent, je suis au nirvana !
Il se rajuste après m’avoir inondée de ses sucs, car il doit partir, il a un match de basket et doit se lever aux aurores. Je regarde les grosses taches entre mes cuisses où se mêlent nos humeurs. C’est impressionnant de voir tout ce que peut cracher mon bel étalon noir. J’ai droit au baiser cinéma, il me demande mon numéro de portable. J’y mets une condition : qu’il s’engage une fois de plus à ne plus tirer sur PC ou papier les photos prises par Youssef avant que nous le rencontrions. Il jure la main sur le cœur, griffonne mon numéro et claque la porte.
Après une rapide toilette intime qui me confirme que mon shorty tout neuf n’a pas résisté à ses violents assauts et s’est déchiré sous ses coups de boutoir, je glisse sous ma couette et retrouve le monde des rêves des femmes amoureuses, comblées et épuisées…