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Temps de lecture estimé : 20 mn
12/07/10
Résumé:  Une jeune professeur de langue accepte l'invitation d'un de ses élèves.
Critères:  fh fhh fplusag jeunes couleurs profélève grossexe danser fsoumise exhib hmast intermast facial fellation cunnilingu préservati pénétratio confession -consoler
Auteur : Elodie S      Envoi mini-message

Série : Abou ou l'Origine du Monde selon Youssef

Chapitre 01 / 03
Abou ou l'Origine du Monde selon Youssef (1 / 3)

Je viens de terminer mon cours de Première-3 et range tranquillement mes affaires.


Mon portable sonne. Un SMS de Patrice. – Patrice est mon ami depuis plus de trois ans, le seul point d’ancrage en région parisienne pour la provinciale que je suis. Depuis quelques mois, je le sens plus distant qu’avant, moins attentionné, mais il est vrai que ses responsabilités dans cette grande banque en temps de crise l’absorbent et qu’il est toujours entre deux avions, entre New York, Dubaï et Singapour.Nous avons prévu de partir en amoureux à Deauville ce week-end !


J’ouvre le message, et le sol se dérobe sous mes pieds : « Ne serai pas en France ce week-end, et t’annonce mettre un terme à notre relation à partir de ce jour ». Le goujat ! Me larguer ainsi, par SMS, avec un message genre lettre de licenciement, comme une vieille chaussette, à quelques heures de notre départ !


Je titube, éclate en larmes et m’assieds péniblement sur ma chaise de prof, devant une classe désertée. Je suis anéantie, les larmes ruissellent, j’oscille entre haine et dégoût.


Un bruit me fait sursauter. Quelqu’un est rentré dans la classe. Combien de temps suis-je restée ainsi, vautrée, le visage entre les mains ?


Je risque un œil : c’est Abou, un élève de Première. Que va-t-il penser de sa prof, pleurant, prostrée sur son bureau ? Mon maquillage a dû couler et je dois donner une piètre image de moi.


Abou est un grand gaillard de dix-neuf ans, originaire du Bénin, piètre élève – du moins en espagnol – mais c’est un leader pour la classe, sans doute parce que c’est le capitaine de l’équipe de basket du Lycée et probablement le plus grand en taille ; il fait plus d’un mètre quatre-vingt-dix. Je l’apprécie plutôt, car j’ai l’impression qu’il m‘aide à remettre de l’ordre dans la classe quand je suis victime de chahuteurs. Il me regarde, surpris, de ses yeux ronds :



Je n’arrive même pas à lui répondre, les sanglots me bloquent la voix.



Je n’ai même pas la présence d’esprit de réaliser combien ce compliment est déplacé venant d’un élève.



Il s’approche de moi et a un geste étrange : il pose sa main sur la mienne. Je sursaute à ce contact. Ses mains sont très larges, avec des doigts très longs, presque des mains de pianiste.



Moi qui fais la guerre en classe pour éviter l’argot, je ne relève même pas que j’ai un « mec » et que je suis bien « gaulée ». Je suis sensible seulement au message de réconfort que je sens dans ses propos.



Il hoche la tête, s’approche de moi et je sens son souffle à l’odeur de tabac. Dans un élan de lucidité, je me dis que basket et cigarette ne font pas bon ménage…



Sans trop réfléchir, je lui marmonne mon adresse qu’il note avec soin sur un bout de papier chiffonné qu’il sort de sa poche. Puis, dans un geste de galanterie surprenante de sa part, il serre sa main posée sur la mienne et me fait descendre de l’estrade. Je ramasse mon sac, mes cours et passe devant lui vers la porte. Au moment de la franchir, il me saisit par le coude et dépose un baiser sur ma joue. Je sursaute de surprise, m’attendant à tout sauf à çà…






J’ai vite oublié cet intermède en arrivant chez moi. Agacée par les programmes TV alors que j’aurais dû être dans un douillet petit hôtel de Deauville, je décide de faire le ménage à fond dans mon deux pièces, ce qui n’était pas arrivé depuis près d’un mois, Fourbue mais toujours animée d’une rage profonde envers Patrice, je m’endors tard en rêvant malgré moi des étreintes que je n’ai pas eues depuis trois semaines et que je n’aurai plus !


Durant l’après-midi du lendemain, je repense à l’invitation d’Abou. Accepter une invitation d’un de mes élèves de six ans de moins que moi est une chose dont je répugne. D’un autre côté, j’ai été sensible à ses gestes empreints d’attentions devant mon profond désarroi, et je ne veux pas rester à penser à mon ex-amant qui doit probablement passer du bon temps aux USA alors que je tourne en rond dans mon appartement. En plus, je suis invitée dans une maison de diplomate, il ne peut rien m’arriver de fâcheux !


Bon, je décide de ne pas prétendre une quelconque migraine et de me jeter à l’eau. Je ne sais trop comment m’habiller pour cette soirée, puisque la seule chose que je sais, c’est que je pourrai danser. J’opte finalement pour une tenue à la fois féminine et pas trop sexy, un petit tailleur noir gentiment décolleté avec une veste blanche, des escarpins assortis et des dessous coordonnés en vichy rouge et blanc.


À 18 h précises, la sonnette retentit, et j’entends la vois d’Abou :



Hum, il connaît mon prénom !


Abou est sapé comme un rappeur, costume et chapeau noirs, chemise blanche qui le fait paraître encore plus grand. La voiture dans laquelle il me fait monter est une vieille guimbarde américaine, rouge pompier. Il me présente le chauffeur, un dénommé Youssef, à la coiffure rasta, et les deux couples assis à l’arrière. Ce sont tous « ses cousins », mais j’ai l’impression qu’il a un certain sens de la famille particulièrement élargi ! Je m’installe à l’avant entre Youssef et Abou.


Je constate très vite que notre chauffeur me reluque sans vergogne, et que ses yeux sont plus accaparés par mon buste et mes cuisses que par la route. J’ai beau tirer sur ma robe pour rester décente, rien n’y fait. Comme il a tendance à accrocher de la main le tissu à chaque changement de vitesse, je me serre contre Abou qui, le plus naturellement du monde, finit par passer un bras par-dessus mes épaules.





La maison où nous arrivons est une vaste bâtisse en meulière sur deux étages avec un grand jardin et un hangar ouvert. Quatre musiciens accordent leurs instruments au fond de celui-ci, alors que des saucisses et des boulettes de viande attendent à côté d’un grand barbecue. Il y a environ une soixantaine de personnes, à part trois ou quatre métis, toutes les autres sont noires. Quelques gamins courent dans les jupes de grosses matrones qui tiennent des bébés à même leur hanche.


Je sens que l’arrivée de la seule blanche que je suis provoque un léger flottement, vite couvert par le son des instruments et la reprise des conversations. Je suis frappée par la diversité des tenues. Certains hommes ont des costumes noirs ou gris, plutôt stricts, comme Abou, les autres sont en jean avec des chemises aux couleurs vives ; quelques femmes sont vêtues à l’occidentale, mais la plupart ont des boubous aux teintes chatoyantes. Les bretelles de leurs soutiens-gorge aux tons criards sont clairement visibles, voire les soutiens-gorge eux-mêmes, et je me surprends à jalouser leur chute de rein particulièrement marquée et l’opulence de leur poitrine, moi qui ne suis pas habituellement complexée de ce côté-là (je fais du 85 C ou D suivant les modèles).


Abou est un cicérone particulièrement attentionné et visiblement très populaire. Les hommes lui font l’accolade et les femmes l’embrassent avec empressement. Il me présente un à un tous ses « cousins » dont j’oublie instantanément les noms… qui sonnent tous en « ou ». Lorsqu’ils parlent leur langue, je n’y comprends goutte mais, heureusement, ils s’adressent à moi en français, souvent avec un accent savoureux. Je suis un peu sur la réserve, car Abou me présente directement comme sa prof d’espagnol. Je le sens particulièrement fier d’être accompagnée par la seule blonde de la soirée, et qui plus est, sa professeur.


Les musiciens jouent des musiques très rythmées, et tout le monde marche en se déhanchant. Moi aussi, je me mets à déambuler aux accents du zouk, du rap ou du merengue. Abou m’offre un grand cocktail coloré et me rassure en me disant que la danse est le meilleur antidote aux effets que ne manque pas de me faire l’alcool. Nous croisons plusieurs fois Youssef dont le regard est toujours aussi enveloppant, et qui tente de lier la conversation avec moi dès qu’Abou a le dos tourné. À part ce regard qui me donne l’impression d’être nue, je me sens bien…


Abou trempe une boulette de viande dans de la sauce colorée et me la tend. Je l’avale sans méfiance et la recrache dans une quinte de toux épouvantable. Pratiquement du piment pur ! Tout le monde éclate de rire, j’ai les larmes aux yeux et dois être plus rouge qu’une pivoine. Abou appelle une dénommée Naïma qui m’emmène gentiment dans une salle de bain plutôt défraîchie ; je constate les ravages subis par mon maquillage et maugrée d’être tombée dans ce piège. Elle me confirme que c’est une tradition, au Bénin, d’offrir aux étrangers des mets particulièrement épicés et de se moquer d’eux lorsqu’ils les avalent sans méfiance. Lorsque nous revenons, Abou m’attend avec un nouveau grand verre que je bois comme une assoiffée.


Deux nouveaux musiciens rejoignent l’orchestre, et la musique monte de plusieurs tons. Heureusement, il n’y a pas de voisins immédiats ! Les rythmes sont géniaux, presque tout le monde danse. À tour de rôle, un couple rejoint le centre de la piste et danse autour des autres qui frappent des mains. Les poses sont particulièrement osées et miment parfaitement l’amour, le bassin de l’un partant à la rencontre de celui de l’autre. Je suis grisée par cette atmosphère pleine de sensualité et d’érotisme, et lorsqu’Abou et moi sommes poussés vers le centre, j’y vais carrément, sans aucun préjugé, poitrine agressivement cambrée et ventre en avant. Abou danse particulièrement bien, un peu à la Mickael Jackson, et nous devons faire un bis sous un tonnerre d’applaudissements. Parfois nos sexes se touchent, parfois nos bustes se rejoignent. Cette musique est vraiment envoûtante. J’ai dû danser comme une forcenée plusieurs heures de suite, avec de très brèves pauses dont profite Abou pour m’offrir toujours aussi galamment des grands cocktails aux couleurs chatoyantes et aux goûts fruités.


Tout d’un coup la lumière a baissé, il y a eu une annonce dans leur langue et la musique est devenue douce. J’ai compris que le moment des musiques plus lascives, type slows, était arrivé. Tout naturellement, Abou s’est approché de moi et a passé ses mains autour de ma taille. Mes yeux arrivent juste à hauteur de son buste où pend une petite croix argentée, et je dois lever la tête à attraper un torticolis pour le regarder. Je ne mesure qu’un mètre soixante deux, et il me domine d’une tête et demie.


Après plusieurs morceaux, il s’arrête un instant, puis revient avec une cigarette au goût acre qu’il glisse entre mes lèvres. Bien qu’assez peu portée sur les paradis artificiels, grisée par l’ambiance et la musique, j’aspire de longues bouffées. Voilà plus de cinq heures que nous nous déhanchons sur la piste…


Nous pouvons enfin parler, et je le remercie de m’avoir fait oublier mes chagrins grâce à son invitation. Il me sourit, et ébauche une petite caresse sur mes cheveux, laissant ensuite sa main sur mon cou. C’est la première fois depuis notre rencontre dans la salle qu’il touche ma peau nue, et je sens des radiations grisantes descendre le long de ma colonne vertébrale et se perdre dans mes reins. Je m’abandonne à son rythme, passe mes mains autour de ses épaules et frissonne. Soudain, il glisse un doigt coquin dans l’entrebâillement de mon décolleté et me glisse d’une voie rauque :



Je lui souris… Il me rend mon sourire… C’est vrai que de tout là haut, il peut facilement plonger les yeux dans mon soutien-gorge. Dans la pénombre, je vois surtout ses dents quand il sourit et le blanc de ses yeux, mais je sens la caresse de son regard coquin qui descend dans mon décolleté.



L’obscurité l’empêche de voir le rouge qui me monte au front. Je susurre :



Je suis bluffée par sa réplique, et lui rétorque :



Ce qui est une traduction pour le moins lointaine, mais qui me touche droit au cœur. Vais-je parvenir à faire d’Abou un brillant hispanophone Je suis émue, et il mérite récompense. Je m’arrange donc pour me rapprocher du coin le plus isolé de la piste, prends sa main et la pose sur la fermeture éclair dans le dos de ma robe. Comprenant immédiatement l’audace de ce geste, il la fait glisser à moitié et tente de faire sauter l’agrafe. C’est bientôt à deux mains qu’il s’escrime sans succès.



Il faut finalement que je lui donne « un coup de main » pour qu’il vienne à bout de l’agrafe récalcitrante. Comme il n’y a pas de bretelles, il s’en saisit directement et le glisse dans sa poche, puis reviens, d’un coup de doigt fripon, fermer derrière et tirer devant pour mater « mes trésors enfin libérés »


Je me fais chatte contre lui, et ses larges paumes, jusque là plutôt sages, s’animent peu à peu… Les autres couples autour de nous flirtent aussi sans gêne.


L’une de ses mains remonte le long de ma cuisse en soulevant ma robe, l’autre m’enveloppe une fesse et la masse en douceur. Les radiations que génèrent ses caresses sur ma peau reprennent, je sens mes seins durcir, leurs bouts pointent. J’éprouve des fourmillements que je connais trop bien dans le bas-ventre. Je me frotte contre lui et sens son membre durcir instantanément. Je dois lutter pour qu’il ne remonte pas ma robe jusqu’à la taille, avec sa main qui court le long de ma cuisse.


Il change de stratégie, et la glisse sur mes seins, en pinçant doucement les pointes à travers le tissu. J’ai la tête qui tourne, il me porte presque, puis, tout d’un coup, me passe un bras sous les genoux, me soulève et m’emmène vers la porte de la maison. L’une de ses mains sous ma robe a même glissé sous ma culotte et glissé sur mes fesses. Il gravit les deux étages, comme s’il portait une poupée, et entre dans la première chambre. Sur le lit, j’ai le temps d’apercevoir Naïma, suçant goulûment un sexe masculin de belle taille tout en se faisant pilonner par derrière par un autre homme dont la coiffure rasta ressemble fort à Youssef.


La seconde chambre est vide, et Abou me dépose avec douceur sur le ventre… Je sens ma fermeture descendre, ma robe glisser, je me soulève un peu pour l’aider à ôter ma culotte et me retrouve plaquée, toute nue, la tête dans l’oreiller, par ses grosses paluches.


J’entends le froissement de ses vêtements sans pouvoir le voir car sa main maintient ma nuque. Il glisse l’autre sous mon ventre et me fait replier les genoux… Sa bouche râpeuse se pose à mi-chemin entre ma chatte et mon anus et entreprend un délicieux ballet entre les deux. C’en est trop, j’éclate en un violent orgasme avant même qu’il ne m’ait pénétrée. Mes cris se perdent avec ceux de la chambre voisine.


Je reprends doucement mon souffle, les battements de mon cœur s’apaisent. Ses doigts tracent de douces arabesques sur le haut de ma croupe. Je me sens si bien que je ne veux pas bouger. Il en décide autrement et me retourne avec douceur et fermeté. J’entrouvre les yeux et le vois se reculer, ses yeux pèsent sur mes seins, sur ma chatte. Ses yeux s’abreuvent de ma nudité…



J’ouvre grand les yeux, et soudain LE découvre ! Je ne suis pas une oie blanche, mais jamais je n‘avais vu un tel engin. En un éclair, je me remémore nos conversations d’adolescentes sur la virilité des blacks, et le jour où nous avions regardé entre filles une vidéo porno qui avait pour seul intérêt d’étayer nos conjectures…


IL est particulièrement orgueilleux, massif à la base, long et légèrement recourbé, avec un gros gland tout rose au bout entièrement décalotté… Abou doit être circoncis. En tout cas, il a bien perçu mon regard, et a un sourire fier en constatant mon étonnement. Il s’avance vers moi et fixe l’intérieur de ma chatte toute baveuse. Je tends la main vers son braquemart mais il esquive et repousse mes genoux… Je sais qu’ainsi, je lui offre une vision totale de mon intimité ouverte… Son doigt effleure mon clito, je réagis au quart de tour… Il pousse mes genoux contre mes seins et passe mes jambes sur ses épaules en me disant :



Je dois le supplier pour qu’il attrape dans mon sac un préservatif et se l’enfile en maugréant. Il ne lui couvre que le tiers du sexe, et si je ne suis pas, comme certaines, à mesurer les hommes au centimètre près, je reconnais que j’ai vu un peu juste… Une étrange idée me traverse l’esprit : cela devait être pour Patrice, les mois sans pilule !


Il repose mes jambes sur ses épaules et approche LA bête près de mon ventre. Il s’arrête juste à l’entrée, je sens son gland sur mes petites lèvres. Puis fermement, inexorablement, il s’enfonce en moi et je le sens buter contre ma matrice. De nouveau, un violent orgasme me saisit, je n’ai jamais précédemment eu ce sentiment d’être autant « remplie », de plénitude de femme comblée dans tous les sens du terme… Lorsque je reprends mes esprits, Abou n’a pas bougé, le sexe toujours aussi gros, aussi dur, immobile bien calé dans ma grotte.


– On peut dire que tu pars vite, toi, ma coquine ! Cramponne-toi, ça va repartir !


Il entreprend de puissants et réguliers allers et retours entre mes reins. Une nouvelle idée saugrenue me traverse l’esprit. C’est étrange cette manière qu’il a de me faire l’amour comme il l’entend, à son rythme, sans sembler se soucier de moi, inexorable et puissant, alors qu’il n’a que dix-neuf ans… Est-ce le reflet de son caractère, une expérience des femmes déjà importante, ou une caractéristique innée des Blacks ?


Mais très rapidement, j’arrête de penser et reçois en moi ses coups de boutoir monstrueux… Et me voilà qui pars pour une troisième fois, sans qu’il arrête son pilonnage de plus en plus intensif. Et lorsqu’il se met à gronder et que je sens, à travers le préservatif, ses longs jets de semence battre contre mon utérus, je repars pour une quatrième vague en feulant. Jamais cela ne m’était arrivé de jouir ainsi quatre fois de suite. Est-ce pour cela que je m’endors comme une masse ? Ou l’alcool, le shit et la danse ? Je l’ignore, mais je me colle contre le corps d’Abou et rejoins Morphée




Lorsque j’ouvre un œil, une pâle lueur glauque filtre à travers le rideau. Les papiers peints aux murs sont élimés et de mauvais goût. J’ai un peu mal au crâne (ça, je le sais, c’est l’alcool) et surtout l’impression qu’un bataillon m’est passé sur le ventre. Mes muscles sont endoloris comme jamais.


Ma robe, ma culotte, mes escarpins traînent sur le sol. Les vêtements d’Abou sont, eux, soigneusement rangés sur la seule chaise. Il dort d’un sommeil profond sur le dos, une main posée sur mon sein. Comme je lui tourne le dos, j’essaie de me retourner sans le réveiller.


Il a toujours sa petite croix argentée sur le torse. Celui-ci est glabre et, lorgnant sur son bas-ventre assez peu velu, je me demande comment on peut avoir une tignasse aussi drue et être si peu poilu sur le corps. Sa peau est tellement noire qu’elle paraît presque bleue, et le contraste de mes doigts sur sa peau me fascine… Son abdomen est du genre « tablette de chocolat », puissant et musclé. Je ne peux m’empêcher de le parcourir du dos de la main. Ma curiosité est bien entendu attirée par LA Bête, l’ayant finalement peu vue et même pas touchée lors de nos torrides ébats ; je me dis qu’il me faut tenter une reconnaissance subtile pendant qu’il ne m’impose pas son rythme infernal.


Avec des ruses de sioux, j’arrive à ôter sa main de mon sein et à repousser son bras sans l’éveiller. Je rampe sur le lit pour établir mon observatoire avancé entre ses jambes assez écartées. Ses bourses sont incroyablement gonflées et pleines. Je les frôle, elles frémissent, pleines de virile semence. Son membre, bien qu’au repos, est imposant. L’attache est ferme, massive. Le gland me semble un peu plus rouge que la veille, et un petit filet s’en échappe. Encore une drôle d’idée me traverse l’esprit : la semence des blacks est-elle de la même couleur que celle des blancs ? Je ne vais quand même pas partir à la recherche du préservatif de la veille ! Et je me demande, une fois de plus, par quel miracle un bout de chair inerte peut autant grossir et devenir si dur…


La tentation est trop forte, je recueille dans ma main l’une de ses bourses, et n’arrive pas à prendre les deux à la fois… Immédiatement, LA Bête se dresse à la verticale, tel un ressort. J’arrête tout mouvement, à l’écoute de son souffle. Il me semble qu’après une légère accélération, il retrouve un rythme normal et profond. Je soupèse son « sac-à-bébé », comme l’appelle ma meilleure amie. Il est lourd, dense, frémissant de vies et de promesses. LA Bête est de plus en plus dressée, tel un mât. Je veux connaître son goût, et me hisse sur les coudes pour en lécher le méat. De nouveau, immobilité totale, j’ai cru l’entendre grogner. Je me dis que jamais je n‘arriverai à ingurgiter un tel mandrin sans me déchirer la mâchoire…


C’est alors que je sens sa main venir se poser sur ma nuque et l’appuyer sans équivoque vers L’Objet de mon étude. Pourtant, ses yeux sont clos, son rythme respiratoire régulier. Rêve-t-il, ou joue-t-il avec mes nerfs ?


Devant la taille de L’Obstacle, je décide de jouer la diversion. Comme, enfant, j’adorais commencer les esquimaux par le côté, je joue de la langue de la base vers le sommet, en décrivant de petits cercles autour de son énorme bourgeon final. Évidemment, sa main pèse de plus en plus fort sur ma nuque, et je vais devoir trouver un Plan B.


C’est à ce stade de ma réflexion que la porte de la chambre s’ouvre d’un seul coup et que je vois surgir le dénommé Youssef intégralement nu avec son machin pointant en avant.



Et il se campe assez près de moi en me matant avec ce regard si lubrique qu’il m’a déplu dès le début.

Je lâche LE Bâton d’Abou et tente de cacher ce que je peux de mon anatomie avec mes mains.



Bien entendu, Abou s’est réveillé, et sourit en me voyant me recroqueviller entre ses jambes pour tenter de masquer ma nudité.



Il m’est arrivé deux fois dans ma vie, avec un ex, de faire l’amour avec deux hommes. Mais je trouve Youssef profondément repoussant et bondis comme une furie vers la salle de bain. Au diable mon exhibitionnisme.


La porte que j’ouvre n’est pas une salle de bain, mais une penderie étroite dont je dois tenir le loquet fermé, avec la main… J’entends les deux africains éclater de rire… Même Abou s’y met !


Ils me font comprendre qu’ils peuvent ouvrir la porte quand bon leur semblera… Je crie, sanglote, sans sentir un véritable appui de la part d’Abou. Je les entends parler dans leur langue Finalement, ils ouvrent la porte malgré mes efforts pour la retenir ; Abou me prend par la main et m’attire vers le lit. Youssef reste les bras ballants, le regard mauvais et inquisiteur.



Je manque de m’étrangler en devinant le sens du mot « encore » et la volonté de mon élève de me « former ». Je reprends peu à peu mon sang-froid et, le regard baissé, je m’approche DU Sexe d’Abou, qui se redresse à nouveau sous mes doigts. J’ai bien du mal à faire le tour de son gland avec mes lèvres, et dois activer mes mains simultanément. Un bref regard derrière moi me révèle que Youssef se masturbe énergiquement en se rinçant l’œil.


Je reprends Abou entre mes lèvres et le taquine de la langue. Je sens son plaisir monter peu à peu, mais soudain Youssef vient poser ses mains sur mes fesses et insère brutalement ses doigts dans ma vulve. J’ai mal, les coups de boutoirs d’Abou ont laissé de douloureux souvenirs. En plus, ne veux pas qu’il me prenne sans préservatif. Je recrache Abou, qui grogne violemment. Je lui explique la situation, il fait signe à son compère de s’approcher et prends ma main gauche pour la poser sur la queue de l’autre. Me voilà suçant mon amant tout en masturbant son cousin…


Je sens la respiration de Youssef, s’accélérer et assez vite celui-ci éclate en longs jets qui me souillent les côtes et la croupe. C’est au tour d’Abou d’émettre un grognement bestial, il s’arc-boute et un flot de semence sous pression m’envahit la gorge. Je n’arrive pas à tout avaler et dois le recracher malgré moi. Il se redresse instantanément en râlant, dirige son pieu entre mes seins en les serrant l’un contre l’autre… Cinq nouveaux jets puissants me maculent des joues jusqu’à la chatte. Nous retombons tous deux, prostrés et enlacés.




C’est une petite claque d’Abou sur la fesse qui me réveille. Cette fois, le soleil se répand dans la pièce à travers les rideaux. Il est déjà habillé, et son costume noir paraît sortir de chez le teinturier. Je me lève péniblement, mon corps est couvert de sperme qui sèche, je suis fourbue, surtout le ventre et les reins. Je demande à Abou s’il y a une salle de bain, il hoche la tête en signe d’ignorance… Je ne vais pas ouvrir toute les portes, après ce qui s’est passé hier, à la recherche d’une douche. Je prends un drap à l’aspect déjà suspect et me frotte vigoureusement… C’est déjà ça ! Lorsque je ramasse ma culotte, Abou s’en saisit et la glisse dans sa poche. Hum, collectionne-t-il les dessous de toutes ses conquêtes féminines comme des trophées ?


C’est alors qu’Abou a un geste qui me fait complètement craquer. Il me prend, nue, dans ses bras, je sens le tissu râpeux de son costume sur ma peau. Il se penche et m’embrasse… Un vrai baiser de cinéma, avec sa langue qui s’enfonce profondément dans ma gorge encore âpre de sa semence, qui va et qui vient comme un petit sexe. Je vacille, et il écrase son puissant abdomen et son torse contre mes seins. Lorsqu’il me relâche, j’ai la tête qui tourne, et dois m’agripper à lui.


Je me glisse sans plaisir dans ma robe chiffonnée et nous descendons… Nous croisons une femme et quelques hommes en descendant. Abou les salue, je baisse les yeux en sentant leur regard sur mon corps, et devine le sens des commentaires dans leur langue. Je retrouve le petit cabinet de toilette de la veille et m’enferme. Mon visage me fait peur : j’ai de larges cernes mauves autour des yeux, un teint de papier mâché et les cheveux en bataille. Je pare au plus pressé et, avec des kleenex, essaie de faire disparaître les traces laissées par les hommes sur ma peau. Abou frappe à la porte, nous devons rentrer !


Nous reprenons les mêmes places dans la guimbarde, et très vite les « cousins » assis à l’arrière s’endorment. Abou pose une main virile sur ma cuisse et remonte le tissu de ma robe jusqu’à l’aine… Je suis toute nue dessous. Par trois fois, Youssef tente le même geste, par trois fois, je le repousse. À la quatrième, de guerre lasse, je le laisse faire en lui demandant d’être sage… Je niche ma tête dans l’épaule accueillante d’Abou et somnole…


Je suis réveillée par des rires et des coups de klaxon. Je réalise qu’ils ont profité de mon sommeil pour remonter les pans de ma robe sur mon nombril et que j’offre ma chatte aux regards gaillards de deux hommes dans une camionnette qui roule à côté de nous… Furieuse, je rabats ma robe et tance Abou. Il est vraiment capable du pire et du meilleur. Ils s’échangent dans leur langue des commentaires et s’esclaffent.


Nous arrivons chez moi, je descends, Abou tente à nouveau le coup du baiser cinéma. Je le repousse, je lui en veux de m’avoir exhibée à mon insu, et puis je ne veux surtout pas être reconnue avec lui dans mon quartier.


Dimanche, 18 h… Je me prélasse dans mon bain. J’y ai vidé un flacon entier de sels de bain, et je sens avec volupté mes pores se libérer des restes de sperme et s’ouvrir de nouveau à la vie. Seul mon minou ressent encore la violence des assauts qu’Abou m’a fait subir Mes neurones reprennent, eux aussi, vie. Jamais je n’aurais pensé vivre une aventure de 24 h avec une telle frénésie. Jamais non plus je n’avais atteint une jouissance sexuelle aussi intense et répétée.


Je m’en veux un peu de m’être ainsi « lâchée », et d’avoir succombé comme une débutante dans les bras d’un de mes élèves noirs, à la fois séduisant, craquant, maladroit (enfin… pas au lit) et macho ! Trois ans de routines sexuelles, trois semaines d’abstinence ne peuvent justifier mon comportement. Comme le disent mes lèves, j’ai « la honte » !


Mais il est impossible, pour moi, malgré moi presque, de donner une suite à cette liaison. Les rumeurs au Lycée vont bon train et certains profs ne sont pas les derniers à les propager. Il y va de ma carrière à l’Éducation Nationale. Le seul hic, c’est que je retrouverai Abou mardi dans ma classe de Première-3